CAVATICUS « Amentia » (demo 2006)

Aux dernières nouvelles, selon les dires d’une mongoloïde fange redresseuse de torts, qui, refusant toute affiliation avec les sphères Metal, considérées comme indignes d‘intérêt, s’évertue néanmoins à vouloir s’y incruster pour en régir les uses et coutumes à des fins plus que contestables, le nom de Cavaticus se voudrait être un hommage à je ne sais quel petit lézard arboricole… Hahahaha les cons… Qu’attendre, de toutes façons, de pseudos militants Neo-Païens tout juste bons, embusqués au plus profonds du XVIé arrondissement de notre puante capitale, à mener leur virtuelle et autiste résistance derrière leurs écrans plasma familial??? Qu’espérer de tout ce miasme de pseudos enfants de Thulé cultivant leurs plus risibles phantasmes entre les murs des plus cramoisies anciennes piaules de passes de la place Clichy ??? Rien, absolument rien… hormis, peut être, un monceau de groupes clones, parasites et sans intérêt, un fanzinesque ramassis de conneries, et autres maigres rassemblements sylvestres aussi utopistes qu’improductifs… certains aïeux subiraient un sacro-saint revers de médaille s’ils savaient… douce France…
Au delà, bien au delà, de toutes ces fadaises bien étrangères à l‘essence même du Black Metal, l’infernal et troglodyte duo Eriogerg / Tioneb, appuyé pour l’occasion de ce vieux salaud de Sperm. S. derrière le micro, est de retour armé de sa quatrième démo officielle.
Pour justifier sa démarche résolument agnostique, continuer à bâtir sa diatribe d‘une civilisation inhibée, qui, si pour les détracteur se veut être synonyme d’un non positionnement flagrant, aura, pour les esprits éclairés, le mérite d’offrir une démarche dénuée de toute castration futile pour mieux placer l’auditoire face à ce que n’aurais jamais du cesser de susciter le BM, le groupe nous immerge, cette fois, dans les tourments d’une obscure Touraine médiévale, bercée par le rythme incessant des croisades, hantée par le spectre de son plus obscurantiste seigneur de guerre, son plus sanguinaire grand inquisiteur, j‘ai nommé Foulques Nera, parfois déjà brièvement évoqué à l‘occasion de précédentes releases…
Encore une fois, et vous vous en doutez, Cavaticus ne s’est encombré d’aucunes fioritures ou arrangements stylistiques inutiles et pompeux mais, il était temps, au vu de nos plus récentes releases, pour ce projet, qui fut le premier à surgir de nos forge, de franchir un palier supplémentaire, et, c’est ainsi que l’effort de production a été délégué, sur douze pistes analogiques, à Ulcère Nécrosant, camarade de longue date (à dire vrai, le seul individu hors Metal n’ayant pas, au cour des âges, été purgé de la substantifique moelle relationnelle de cette raclure de Sperm. S…)… Et putain, quel coup de latte dans les valseuses pour une puissance sonique, une balance entre les instruments, encore jamais atteinte par le groupe.
A mon goût, Cavaticus bénéficie enfin du son qu’il méritait. Le jeu de guitares d’Eriogerg en ressort massif tout en conservant le grain lépreux ayant fait la gloire des première heures, et, ainsi exacerbé, permet de (re)découvrir sa très particulière essence, quasi bipolaire, en ce qu’il semble se situer à la continuelle charnière d’une tradition intégriste rappelant les premières heures d’Immortal ou l’héritage des Black Legions (« Legions Noires » pour les fashion victims…) et, d’inspirations plus contemporaines quelque part proches de Arkhon Infaustus ou Ad Hominem.
Au niveau des percussions, la frappe de Tioneb était déjà, auparavant, plus qu’impressionnante dans sa capacité à nier le stoïcisme, à cultiver une surenchère dans la folie et les changements rythmiques, mais, pour le coup je reste sans voix… Entièrement câblée, ses résonances m’inspirent les plus douces chimères… Je perçois l’ardeur d’une mitrailleuse lourde revisitant l’année 1944 au rythme furieux de bataillons entiers de tirailleurs Sénégalais succombant sous d’intenses salves… la furie de millier de bombes réduisant le faste de Londres à l’état de composte carbonisé… la violence d’un marteau pilon engloutissant les corps condamnés de monceaux d’orphelins en bas âges strictement inutiles en temps de troubles… le pilonnage douloureux de viols concentrationnaires… images d’Épinal…
On retrouve cette patte singulière parvenant à sonner, en toute spontanéité, « vieux Black Metal » tout en ne sombrant pas dans le piège du plagiat aveugle… instant rare… Cavaticus se transcende donc dans la droite lignée de ses précédents méfaits et, si changements il y a, ceux ci se situent au niveau des cycles vocaux, fruits d’une collaboration qui se faisait inévitable à mon sens. A en revitaliser le crépu coagulé d’une flasque nonagénaire au lendemain d’une bonne grosse descente d’organes lubrifiée à la laine de verre, le timbre de Sperm. S. se révèle, comme à son habitude, rongé par la haine et malsain, tout en voguant ici vers une verve hasardeuse, désagrégée et dérangeante inspirant Mütiilation (merde… est-ce encore un compliment???!?). Même s’il est un peu trop mis en avant (et là sera mon principal et unique reproche) c’est à ce stade que l’on ressent le plus, en accord avec certains détails des remerciements, l’atmosphère hautement narco-éthylique semblant avoir présidée cette vaste improvisation (car oui, les dix tracks de cette putain de rondelle ont étés entièrement enfantés sous le coup de l’impulsion la plus sauvage, comme à l‘accoutumée…).

Pour conclure, une simple écoute, relayée par la dissection du superbe artwork/lay-out, donne toute sa dimension à ce « Amentia » (traduisons littéralement par égarement, perte de raison, ou démence, avant que les moules rédactrices du zine (torchon?!?!???) Nuit & Brouillard (juifs & crevards ?!?!????) ne se mettent à y voir une ode à l’élevage d’escargots en Roumanie…). Cavaticus pousse ici tellement loin sa folie négatrice qu’il n’a même plus besoin de nommer ses tracks.

Verrukose Urethra

TRACKLIST

I) Untitled
II) Untitled
III) Untitled
IV) Untitled
V) Untitled
VI) Untitled
VII) Untitled
VIII) Untitled
IX) Untitled
X) Untitled

Durée totale: 37,16 mn

SOLD OUT