« Funestes Augures – Notre Tyrannie Retentira Outre-Tombe » (2005)  

Après plusieurs mois d’une aussi passionnelle qu’harassante fermentation, moult menus déconvenues et contretemps, voici que sort en ce jour des forges du camp R.U. cette « Funestes Augures – Notre Tyrannie Retentira Outre Tombe », double compilation Cd-r réunissant trente deux groupes des terres gauloises et québécoises pour plus de deux heures et demi d’Art Noir.

+++ CD I +++

C’est au défunt Stigma Diabolicum qu’il incombe d’introduire l’affront via un « Black Funeral » exhumé du sixième opus de la bête. Préambule tourbillonnant, effroyablement décharné et abrupte, au cœur duquel les plus fins gourmets ne tarderont pas à déceler l’abjecte créativité typique de l’esprit déchu de Luc Mertz ; Nauséeuse marque de fabrique sur laquelle nous aurons tout loisir de revenir par la suite...
(Contact: Luc Mertz / 24 Rue De Bordeaux / 57 970 Yutz ) 

Cette effluve Dark Ambiant éjaculée dans sa forme la plus cauchemardesque se révèle particulièrement propice à l’avènement du torturé « Dawn », track à paraître dans les entrailles de la prochaine démo de Pagan Eternal. A cette occasion le quatuor reprend les hostilités là où il les avait laissé avec son « Goatlord Devastation », première démo du nom, de part une substance primitive, intégriste, épileptique et maculée de hargne résonnant telle une froide et tourmentée mise à mort.
(Contact: nihilisticreverence@free.fr

En une verve toute aussi belliqueuses & sanguinaires mais empreintes de l’effronté feeling Old School qui le caractérise, Unholy War reprend le flambeau, offrant avec l’impressionnant appui rythmique d’Armageddon, batteur d’un Lord qu’il n’y a plus besoin de présenter, un « Winter War Commander » exclusivement enfanté pour cette compilation. Les esprits dévoués ayant eu la clairvoyance de s’intéresser aux deux premières déjections du bestiaire de Herr Mephisto ne pourront, en de pulsionnels headbangings, qu’instantanément retrouver son inflexible et tenace essence Black / Thrash ici exacerbée par quelques tranchantes et nerveuses envolées de solis.
(Contact: http://www.unholywar.org

Comme ressuscitant à lui seul le spectre le plus auguste et fanatique de la vieille scène sud gauloise, « Sous le Signe du Soleil », fragment de l’album « Nos Anciens Rituels » estampillé du sceau d’Unterwald emboîte le pas. Guidé vers les lignes de front par un halo intrinsèquement rustique l’art du trio s’érige tel un mégalithe des plus authentique et traditionaliste. Le jeu de corde de Waldpest suintant d’une implacable et hyperboréenne froideur nostalgique se révèle être aussi acérés que le coup de grâce s’abattant sur la carcasse ennemie à l’agonie ; Les percussions exécutées par Wolf Von Urwald fendent l’air telles une cohorte de larmes d‘aciers purifiant une terre souillée dans son honneur ; Et, les vocaux de Black Wood Majesty tantôt souverains dans leur timbre clair, tantôt lacérés d’une rancœur insondable résonnent comme le feraient les hurlements guerriers de l’être païen consommant dans le sang son sacrifice vengeur.
(Contact: black_wood_majesty@msn.com)


Désagrégée par un grain sonore aussi cru, fétide et gouleyant qu’un festin selon G.A. Romero, coutumière et rance haleine qui est à l’Art Noir ce que la teinte nauséeuse d’un Derrick est aux téléfilms germaniques, s’ensuit « Eternal Season Part I » d’un Ond Aand dont je n’ai de cesse de vanter les mérite, insufflé par un halo acoustique aussi énigmatique que primitif. Les relents cristallins de cette essence éthérée ne tardant pas, sur le même thème, à sombrer en un tourment saturé, c’est une entité, de prime abord, empreinte d’une morne monotonie qui s’impose. Mais, galvanisé par une montée en puissance très épique et percutante, son Art entre rapidement en ébullition, dévoilant une identité alambiquée, des plus originale et, par là, difficilement estampillable d’une simple étiquette, à la continuelle charnière de rages Black Métalliques barbares et rustiques, d’oppressions pesantes paraissant être puisées en la source du plus malsain des groupe de Doom, de suicides mélodiques puant de douloureux lendemains de défonces hypnotiquement digérées au Stoner le plus narcotique et, de coups de pieds au cul plus vigoureux, transpirant d’un passéisme heavy très Old Vein. De ce feeling étrange néanmoins intrinsèquement raw et résolument Black Metal s’exhale un organe vocal assez particulier mais, tout bonnement exceptionnel en ce que, tantôt hurlé, tantôt guttural et, au delà de la haine palpable, il dégage une souffrance quasi physique.
(Contact: ond_aand@yahoo.fr

Sur les saturations mourantes de ce vertige semblant avoir franchit, par je ne sais quel vortex impie, les couloirs du temps depuis les vestiges les plus décadents des seventies, prend son envol le premier groupe de Nouvelle France présent sur cette compilation. « Let The Night Come » emprunté à la première démo de Würm, entité ayant pour seul maître d’œuvre notre camarade Mortenak. Dans le droit lignage de ses plus nobles et sincères aînés, ce one man band, mené par un effort de production aussi rustique que les effluves viriles et odorantes d’un lendemain de banquet sylvestre, nous délivre un Black Metal Païen noble et contemplatif. Dominés par des percussions enivrées d'un instinct épique grandiose, rigide et déterminé, dont la froide et vacillante résonance peut, de temps à autres, inspirer Arnstadt, les riffs, dans leur monotonie quasi dépressive, sont une invitation de tout les instants à une nostalgique introspection vers le plus minimaliste folklore, les plus séculaires pensées. Un Art vaporeux forgé à l'ancienne aux allures de lancinant & hypnotique cycle sans fin vocalement déchiré par des émotions se consumant à la fois de fierté et de douleur.
(Contact: http://www.wurm.qc.tc

La plage suivante renferme un« Nihil », qui est probablement, et à titre personnel, mon hymne de prédilection du fantastique « Universal Void » du non moins excellent Wolok car, probablement le plus expéditif et sans merci tout en restant intrinsèquement malsain et nécrotique. Hormis lors du break très lourd, dépressif et dissonant qui préfigure l’explosion finale et, qui fait étroitement penser à certains plans des nouvelles créations de Blut Aus Nord, ce track ne consiste qu’en une alternance psychotique de deux riffs décharnés à outrance. L’essence qui s’en dégage est démentielle, le relief tout bonnement schizophrénique. Un track qui mérite totalement son appellation.
(Contact: devilishera@aol.com

Side project d'un Chaosbutcher dont le nom ne sera pas inconnu aux individus réellement dévoués ayant toujours sus s'intéresser en temps, en heure et, comme il se doit au combat métallurgique hexagonal et à ses plus honnêtes représentants, Abteilung 500 nous fait, l'espace du neuvième track, l'honneur de sa présence pour un "Der Todesweg" annonçant le premier album à venir. La pression montant inexorablement, la substance d’Abteilung 500 s’embrase rapidement telle une bombe artisanale réduisant en cendres une stave-church oubliée quelque part entre Fantoft et Sarpsborg par V. Vikernes lors de sa grande tournée nationale de 1992. Tout semble ici forgé avec sagesse dans les glaces éternelles les plus pures et immaculées et, l’art immortel qui en découle semble, en un tumulte de riffs d’une nostalgie quasi maladive, de percussions écrasantes et cliniques et, de hurlements ravagés par l’aversion la plus totale et douloureuse, s’ériger comme une foultitude de stalactites acérées et prêtes à vous perforer en tout instant. Noble, intégriste et sincère, ce « Der Todesweg » laisse indiscutablement présager du meilleur pour l’avenir.
(No Fukking Contact ) 

De retour vers des cieux plus païens, "Adel" de Nattvarg est une éloquente preuve de domination, en accord avec le périple sauvage et instinctif dépeint avec intimisme et forte personnalité dans l’album « Loup » d’où il est extrait . De part un effort de production puant le terroir le plus atavique, les riffs emplis de puissance, suscitent dans leur noblesse révérencieuse l'affirmation de soi ; Les martèlements de la boite à rythmes ne sont ici conçus que pour assommer quiconque souhaiterais défier le jeune loup. Le chant haineux et écorché déclame en sa distance spectrale une maturité nouvellement acquise avec force et vigueur.
(Contact: http://nattvarg.free.fr

Accablés par la récente et ultime révérence d'un Nordum en pleine ascension, il nous aurait été impensable de ne pas rendre à l'entité un dernier hommage et témoignage de respect via un "Le Seigneur M'a Trahit" puisé à même les tourments de "Vengeance Humaine", fantastique opus testamentaire gorgée de la haine la plus pure et sauvage; Devoir de mémoire savamment entretenu par des riffs tout bonnement massifs, véritables avalanches d’un givre assassin transpirant de nostalgie, de dégoût et de rage primitive ; Des percussions écrasantes où chaque frappe résonne tel un pilon déshumanisé ne désirant que répandre mort et chaos sous sa détermination implacable ; Un organe vocal semblant retranscrire des souffrances lointaines étouffées dans un blizzard sans nom ; Enfin, quelques synthés ajoutés exacerbant le tout en une noblesse hyperboréenne et désespérée. Que sais je encore, de simples mots ne sauraient suffire à retranscrire la grandeur de ce point final apporté à une oeuvre dont les seuls maîtres mots auront étés loyauté et intransigeance.
(No Fukking Contact) 

Conchié ou soutenu pour ses positions, pour ainsi dire, extrêmes quand aux rouages du milieu, et dans tout les cas remarqué pour son fond spirituel lucide, immoral & crasse ne pouvant laisser indifférent, Haine Noire, one man band enfanté par un certain Zagam, reprend les armes le temps d'un "Propagande De Terreur" totalement inédit et réservé à ce double crachat fielleux. L'on y retrouve instantanément l'aura exécrable, le feeling terroriste ayant marqué les précédentes déjections. Un artisanat des plus intransigeant suintant d'une fibre ravagée tellement primaire, et minimaliste qu'elle en devient manipulatrice pour un track tout en lancinance où riffs hypnotiques dérangés et, arpéges écorchés et discordieux m'inspirant un Craft sous xanax, copulent au grés de samples sadiques, moites et de vocaux pestiférés et fuyants. Tout simplement insane et suicidaire.
(Contact: http://www.hainenoire.fr.tc

Entièrement dévoué au mythe lycanthrope ancestral, Sons Of Fenris nous offre un bref retour à sa première démo via le track « Fenris ». En cette heure où un second opus se profile, l’on retrouve ici d’emblée, après un court sample introductif fort approprié, la verve de la bête de Werewolf : Un amoncellement barbare et tranchant de riffs transpirants d’une cristalline froideur, d’une ferme et belliqueuse détermination et d’une auguste nostalgie que seuls ceux puisant leurs substances au cœur des sanctuaires aussi paisibles que meurtris de Mère Nature savent enfanter ; Des percussions frénétiques programmées par Tyran qui, comme résonnant au rythme du fracas de plusieurs milliers de lames et malgré certaines particularités et instabilités de temps à autres, s’affirment en un perpétuel concassage, un tumulte épileptique aussi primaire qu’élaboré ; Et, ce spectre vocal qui, scandant à mon plus grand plaisir des lyrics écrits dans notre noble dialecte, semble résonner tel le râle rassasié de la bête victorieuse sur la vermine humaine, la gueule encore gorgée du sang de l’ennemi terrassé. Tapis dans l’ombre panachée de bois profonds, les enfants de Gaia veillent et portent un regard avide sur une civilisation humaine qui ne sera bientôt plus que l’ombre d’elle-même dans la terreur d’un règne animal reprenant ses droits.
(Contact: http://members.lycos.fr/sonsoffenrisbm

Un flux informe de vertiges lacérés, odieusement crasseux et porteur d'abominables effrois ne tardera pas à faire frénétiquement mousser le créateur des maniaques les plus acharnés du bestiaire de Yutz ; Car foutre (!!), ce "Dirt", arraché dans le sang et la souffrance au vingtième opus du nom, entièrement dédié à la Team D.U.K.E., renferme du très grand Zarach’ Baal’ Tharagh' tantôt plus épileptique et effréné que jamais, tantôt lourd et oppressant comme rarement il l'a été, à grand renfort d’apports occasionnels de Dark Ambiant en directe provenance du tombeau putréfié de Stigma Diabolicum. Un véritable déluge où la boîte à rythme se fait toujours aussi clinique et aléatoire, où la violence des riffs ( agrémentés de solos démentiels qui auraient fait chialer de dégoût le Euronymous de « Deathcrush » ou, le Zephyrous de « A Blaze…. » !!!) vous crache avec un minimalisme des plus rutilant au visage et, où les vokillz sont tels que seuls les relents gastriques écœurés d’un coprophage qui aurait du mal à digérer son petit déjeuner pourraient égaler !
(Contact: Luc Mertz / 24 Rue De Bordeaux / 57 970 Yutz ) 

A peine remis de la mise à Mort de Nordum, c’est désormais face à la décision de Körös de mettre un terme au traumatisant Nihilistic Kaos qu’il nous faut faire face ; Retraite annoncée aux lendemains de la sortie proche de la démo « Necro Sad » d’où le « Dead » ici immortalisé est issu. Ultime occasion donc pour les adeptes, dans l’attente de l’œuvre, de s’abreuver une dernière fois, en un déploiement des plus lourd et sentencieux, de ce feeling harsh, brut et simple ayant fait l’heure de gloire de déjections telles que « Demence & Perversion » ou « Alchimie De La Douleur – L’art De La Souffrance »; De cet ichoreux élixir qui, palpitant avec sobriété et froideur, repousse toujours un peu plus loin le fonds de l’abîme où l’auditeur initié saura sombrer avec dévotion et croyance; De ces râles inhumainement mutilés qui, s’exhalant du larynx ravagé de Körös, résonnent tels les chants et clameurs d’une Mort matérialisée. Somme toute, un intégriste point final apporté à un périple d’une droiture exemplaire.
(Contact: www.korosivdistro.fr.st)

Le chaos faisant rage, celles et ceux s’étant dans le passé foutriquement laissés pervertir par le séculaire Split tape partagé entre Krazumpath et Z’B’T’, observeront l’avènement de la plage suivante d’un œil des plus avide puisqu’elle renferme le très fédérateur « Blakk Metal Militia » de Krazumpath, l’un des projets parallèle de Lord Naggaroth, remarqué notamment pour ses méfaits au sein de l’excellent Devilish Era. En accord avec sa noble appellation, ce track, pouvant inspirer le Black Thrash d’un Desaster de part une touche quelque peu Pagan, suppure de riffs tous plus chaotiques les uns que les autres atteignant parfois des fréquences tellement épileptiques que toute tentative de reproduction par le premier novice venu se solderait d’une auto mutilation du poignet ou, d’une amputation des phalanges ; De percussions aussi cliniques que le seraient les débourrages aveugles d’un autiste armé d’un MG42 ravageant une place Saint Pierre en plein deuil pontifical ; Et, de phases vocales littéralement dégueulées apportant un dernier élan d’aversion tant elles résonnent telles les complaintes désespérées d’un lépreux en phase terminale. Froid, malsain, crade et necro, point besoin de plus de développements pour comprendre que l’authenticité et l’esprit originel sont ici clairement palpables.
(Contact: devilishera@aol.com

Enfin, à titre d’outro, le très narcotique Puanteur de Charnier ferme la marche de cette première procession sulfureuse. Distillé du très hermétique « Conglomérat de bulles iridescentes et du petit polyèdre kaléidoscopique », « Sphère d’Existence Mental » nous plonge dans un univers synthétique fait de pourriture, de déchets et de delirium tridimensionnels. En ce cauchemar vaporeux, l’on distingue quelques voix semblant tout droit sortie d’une radio des années 40. Des interférences brouillent la réception du message qui veut (sans doute) être transmis. La boîte à rythme nous inflige des rythmes froidement indus. Dans ce tout, l’on pense percevoir des bruits de nourrissons, à moins que ce ne soit notre imagination à l’agonie. Délicieusement infâme ….
(Contact: Alban Blaising / 7 Rue De La Poterne / 54 830 Gerbeviller )


+++ CD II +++

La temps de changer de rondelle n'ayant offert qu'un court répit, Zaghurim met instantanément en branle les perfides rouages du second chapitre de la pièce avec « Climax In Alchool Bath », l’un des supplices irréversibles de la longue et douloureuse descente aux enfers qu’implique la démo « ClimaXXX & Bondage “. Les drum sounds décadents feront à l’âme pure et égarée l’effet d’une horde de godes montés sur vérins violant son intimité rectale avec pour seul lubrifiant une crasse huile de vidange ; Et, alors que la douleur s’amplifiera, il ressentira dans le fuzz des cordes et des riffs, la froide morsure de l’acier pénétrant ses viandes ; Le dénuement glacial et le vertige immoral exprimé dans les effets sonores et les samples lui feront peu à peu lâcher prise tandis que les atroces déchirements lyriques de Xul Zaghurim le mèneront à sa perdition définitive, ne laissant plus derrière eux qu’un vestige d’humanité passée, un amas de viande et de fluides corporels, aujourd’hui corrompu dans sa moralité et dénué de toute conscience.
(Contact: http://devilishera.free.fr)

En un brusque retour à plus de rigidité, Velkä Mandu reprend le flambeau avec un très fidèle & conservateur « Destin Nocturne » extrait du Mcd « Born Under The Throne Of Chaos » à venir. Ce groupe s’impose d’emblée par une production des plus underground et méphitique qui rappelle à ceux qui ne l’auraient pas encore compris que cette « Funestes Augures – Notre Tyrannie Retentira Outre-Tombe » s’adresse à un public initié et non profane. De ce spectre hermétique mais ô combien caractéristique s’exhale un Raw Black Metal ancestral, malsain, dissonant, abrupte et éraillé qui sait intelligemment faire monter la pression et la maintenir pour mieux exploser dans le crane de l’auditeur. Ceux qui sont restés fidèles à la tradition devraient trouver en ce « Destin Nocturne » une authenticité et une rudesse rustique digne d’intérêt.
(Contact: http://www.velkamandu.liber-ivonis.com

Il est de plus en plus rare de trouver aujourd’hui des groupes sachant rester droits et fidèles passé le stade des démos. Epheles fait partie de cette inflexible & sincère caste. En témoigne « La Marche Des Oubliés » emprunté à l’excellent « Le Dernier Pardon ». Les riffs enfantés, dans une douleur semblant inouïe, entretiennent plus que jamais cette aussi effroyable qu’émotionnelle ambiguïté entre explosions d’une virulence épileptique des plus crue et brute se laissant submerger par une haine purement animale, et, rechutes pachydermiques plus raffinées, s’abandonnant, via divers arpéges ou mélodies saturées d’une froideur cristalline, à une mélancolie suicidaire proche du mal incurable. Le jeu de basse, bien plus présent que dans le passé, offre à l’ombre de la grande faucheuse ici implacablement incarnée un surcroît de profondeur abyssale ; Abîme funeste, théâtre d’une perpétuelle étreinte entre macabre décrépitude et haletant soubresauts d‘existence d’où s’exhale une fois de plus des claviers tellement viscéraux qu’ils luisent d’un inexplicable et morbitaire atavisme. Au firmament de ce noir édifice trônent en maîtres les vocaux de Nephtys ; Gravés à même le marbre sépulcral le plus émoussé, ils perpétuent, dans leurs déchirements résignés ou, leurs phrasés clairs plus cérémonieux, l’héritage laissé nombre de lunes plus tôt. Enfin, les percussions sont une grande première dans l’histoire d’Epheles puisque assurées par un véritable batteur. Il n’en faudrait pas plus pour vous convaincre de soutenir le groupe à l’heure où il forge dans l’ombre son second album.
(Contact: ephelesnephtys@aol.com

Selon un modus operandi bien moins fin et subtil mais tout aussi cruel, Wurzburg, l’une des nombreuses hystéries ultra underground de Luc Mertz, entérine la marche conquérante, déféquant sauvagement une essence proche d’influences telles que le Beherit de la grande époque, le Impaled Nazarene des débuts, ou, Gospel Of The Horns pour ne citer qu’eux. L’on croirait presque revenir en 1983 à l’époque de Skull Face mais, en beaucoup plus virulent avec des cordes plus acérées, épileptiques et meurtrières que jamais ; Un fuzz ayant gagné en aversion et toujours plus déstabilisant, vomitif ; Des drum sounds bien mieux maîtrisés qui de part une alchimie rythmique infernale martèlent nerveusement tels des pilons qui auraient étés coulés dans les forges les plus décadentes, malfamées et ignobles de Pandémonium ; Et, un spectre vocal à la perpétuelle charnière entre le Death Metal & le Black.
(Contact: Luc Mertz / 24 Rue De Bordeaux / 57 970 Yutz) 

Legolas menant désormais Searing Skull seul, il n'en demeure pas moins que l'entité a conservée toute sa grandeur, sa ligne directrice musicale et philosophique originelle tout en ne négligeant pas d’évoluer dans sa progression. En témoigne le track suivant qu'est "Life Follow Death" parut sur la démo "Visions From The Past". Galvanisé par une programmation des percussions plus contrastée et moins supersonique que dans le passé, mais, toujours aussi soignée et carrée l’art de Searing Skull franchit un palier supplémentaire dans les hautes sphères de la quintessence païenne. Les riffs possèdent tout les atouts rythmiques pour laisser exploser une opposition de tout les instants entre violence barbare, belliqueuse et, lancinances mélodiques empreintes de nostalgie, d’amertume, de grandeur passée mais, toujours sous jacente pour ceux qui, dans le sacrifice, y croient encore. Et, comment évoquer ce glacial et menaçant massif vosgien sans palper les profondes complaintes qui émanent de ses entrailles minérales les plus enfouies, tant ces rauques et intenses « murmures », semblant emplis à eux seuls du plus ancestral héritage, sont calés de façon accrocheuse et, se révèlent incroyablement intelligibles malgré l’utilisation de la langue de Shakespeare?? Un travail de composition et d’écriture tout simplement impressionnant et sincère qui vous éclatera à la tronche comme le feraient les forces de la nature les plus déchaînées.
(Contact: Saulas Julien / 34 B Rue Du Netzenbach / 67 130 Wisches) 

En directe provenance de la démo "Evil Archaic Order" parue courant 2004, surgit "Eternal Torments" du trio de Glorrior Belli et par là même, cette aussi typique qu'inexprimable aura Black / Death propre à la scène parisienne. Souffle méphitique, démoniaque et blasphématoire dégorgeant des flot de riffs épileptiques, tranchants tels les caresses d'une lame rituelle sous la gorge de l'enfant et, aussi meutrièrement avides que le seraient les éclats d'un guide de tronçonneuse s'invitant au repas de fin d'année d'une maison de retraite; De submergeant concassages qui, semblant se faire les mornes échos d'une atroce course aux armements intra terrestre, ne pourraient trouver d'équivalent, en terme de frénésie, que dans la folie aveugle d'une perceuse à coulisse pénétrant la boite crânienne de je ne sais quel endomorphe; Et de vocaux rauques, torturés et déshumanisés qui, à eux seuls, suffiraient à justifier le nom du track.
(Contact: http://gloriorbelli.free.fr

Un miasme méphitique d’obscurantistes émotions nihilistes, dépressives et suicidaires ayant au fil des lunes submergé son auguste dévotion d’antan à la dame verte et ses mystères, Lord Ipes Luciferia semble avoir désormais, de façon irréversible franchit les fragiles frontières séparant la vie et la Mort et le "Redemption In Suicide" ici régurgité suffit à lui seul pour s’en convaincre amplement. Des riffs vecteurs d’une oppression aussi glaciale que pachydermique et, des mélodies maudites suintants en tout instant d’un dissonant désespoir suppliciés par un acide et tranchant travail sonore, ce périple vers le naufrage ultime s’abandonne de tout ses fluides dans le spectre fuyant de troublants et hypnotiques apports synthétiques confinant les limites de la claustrophobie et dont certaines intonations, d’une pesanteur manipulatrice et d’une insistance quasi insoutenable, ne sont pas sans rappeler les abruptes interludes régnants sur un album tel que « The Mystical Beast Of Rebellion » de Blut Aus Nord. En cette perpétuelle émulation, les percussions se développent de façon évanescente, donnant à l’ensemble un visage quasi psychotrope, fantasmatique. Leurs consonances très indus semblent provenir d’un morne friche industriel bombardé au napalm où quelques machines oubliées poussent, en une coagulante sueur de rouille et de graisse, leurs derniers soupirs. Enfin, les vokills rauques, maladifs et sentencieux se marient à la perfection à l’atmosphère déshumanisée de cet hymne sans bornes à l’autodestruction.
(Contact: http://reverence.free.fr

La descente aux enfers se poursuit sur les prémices de "Jugement Dernier" d'un Belzebul une fois de plus avorté dans les limbes les plus viciées de l'esprit de Luc Mertz. Rarement l’effort de guerre n’a été aussi acharné dans les abysses, déployant, avec une dévotion sans limites à l’égard du grand accusateur divinisé, l’énergie frénétique et malsaine propice à ce que la monstruosité soit invoquée ! Peut on encore parler de riffs tant leur fréquence ne trouverais d’équivalent qu’en l’ultime et mortelle crise d’un épileptique défoncé au speed, tant leur feeling semble provenir du bouillon primitif le plus sauvage et enfoui, tant leur niveau de recherche atteint un degré de négation total et intransigeant de toute notion de beauté, de mélodie, d’harmonie, tant leur saturation est unique de part le malaise nécrosé et purulent qu’elle dégage ?!?!?! Les blast battent le feu de l’enfer avec une frénésie annihilatrice, les tempos plus mid sont tout autant qu’ils sont de sulfureuses danses macabres et, les lourdeurs ne sont que d’infernales pulsations ritualistiques, sanglantes et oppressantes ! Et putain, ces cymbales hurlant le martyr, saillantes à en écorcher vif le rectum des petites natures à un point qu’ils n’auraient même pas espérés lors de leurs errances libidineuses dans les sous sols du Queen !!!!! Enfin ces immuables vokills ! Cet innommable dépeçage hypnotique ! Cette mutilation lyrique absolue et quasi inimitable qui à eux seuls suffisent pour transubstanter Belzebul à mille lieux de toute humanité artistique et musicale !
(Contact: Luc Mertz / 24 Rue De Bordeaux / 57 970 Yutz) 

Faisant écho à la présence de Würm sur la première rondelle, Darkfield est la seconde entité Quebécoise à hanter les limbes de cette compilation; Entitée qui, composée de Mortenak à la guitare, la basse, aux vocaux et, de Kharmash dérièrre les fûts, impose ici un "Contre L'islam" puisé à même la démo "Requiem Aux Anciens" laissant clairement entrevoir ses positions ideologiques sans compromission. En un savoir faire très épique, éveillant de fantasmagoriques visions d'un chaos inquisitoire ravageant je ne sais quelle école coranique locale, les riffs surplombés de la noblesse hyperboréene la plus atavique fendent l'air calciné du front avec une hargne aussi vive que l’œil du bourreau le plus dénué de compassion, appuyés de percussions retentissant, en une implacable et tyrannique détermination, telles d'aveugles déflagrations d’une pluie d’acier menant le fusillé à trépas et, exacerbés dans leur virulente rancoeur par des vocaux écorchés d'une haine insondable ne nourrissant que le désir de restituer le titre de “mécréants” à la fange la plus apte à le subir.
(Contact: http://www.darkfield.cbj.net)

Sous couvert de tourments d'une virulence beaucoup moins immaculée et pure explose littéralement l'innommable avec un "Dance Bitch" en directe provenance de la frénésie vomitive souveraine du monstrueux "The Ultra Violence" de The End 666. Avec pour unique mot d’ordre une tyrannie froide et insondable, Infernal nous crache ici une substance Black / Thrash des plus insolente où s’entrechoquent des riffs tranchants au possible enfantés en un élan destructeur que seul un tétraplégique lancé en plein office religieux aux commandes d’un panzer gavé au kérozéne pourrait égaler ; De percussions instables & raw qui seront aux tympans et, au cervelet, ce que les ardeurs sodomites d’un culturiste Est Allemand défoncé aux stéroïdes seraient à un lapin de six semaines ou, ce que l’embrasement d’une bombe à fragmentation serait à un paisible chiotte public Afghan ; Et, des vocaux bilieux dans l’écorchement desquels le sentiment de haine pure, de dégoût absolu et, d’irritation émotionnelle schizophrénique sont tellement palpables que l’on y ressent un réel besoin libératoire, une nécessité effroyable qui ne trouverait d’autre alternative que dans la mort.
(Contact: http://theend666.site.voila.fr

Dans la crasse la plus fanatique et radicale de notre UG Gaulois, le nom d’Amazarak ne sera, pour sûr, pas inconnu à certains maniaques chevronnés et, de notre coté, il aurait été inconcevable de pas accorder ici une place à l’un des premiers groupe à avoir témoigné confiance et soutient au camp R.U. malgré les périodes de troubles. Extrait du Mcd « Where Hate Begins… » parut en 2002, « Of Hell We’ll Never Come Back” est un condensé de haine brute et répugnante comme il serait de bon ton d’en voir plus souvent. Une approche très conservatrice d’où se dégage un message hautement satanique qui, comme l’on peut s’en douter, est aussi important que la musique, ce qui est une qualité rare de nos jours. Là où beaucoup de groupes gueulent à tue tête « Hail Satan » sans réelle force de croyance, ce groupe lui, déverse de façon implacable ses convictions ; Cela au travers d’un Art cru et haineux mis en forme de façon très violente et agressive, prenant directement l’auditeur à témoin pour mieux le convertir. Ce track en témoigne avec éloquence en ce qu’il utilise des images bien plus appropriés à la lutte idéologique que celles que l’on peut trouver sur un album tel que “Satanized” de qui l’on sait et qui n’a de subversive que son appellation.
(Contact: http://www.amazarak.fr.st

Bien avant que ne voient le jours des monstruosités telles que les fameux "Prolegomena To The Theory Of Wrath" ou encore "Under The Aegis Of The Megathropist" qui révélérent Devilish Era à la face de l'underground hexagonal, Lord Naggaroth fit ses premières armes dans un certain nombre d'obscurs et clandestins projets. En témoigne l'entité qu'est Fjalar, menée à l'époque aux cotés d'un certain Viscount Krantar et, ce "Ode To Grendel" jusqu'à ce jour jamais diffusé. S'imposant d'emblée comme très influencé par l'empreinte primale de la vieille et hérétique scène scandinave, le Black Metal de Fjalar posséde une aura résolument païenne, pour ne pas dire médievale, tant l'essence de ce track se révéle atavique de part nombre de riffs aussi épiques que froidement nostalgiques, parfois quasi fokloriques, un tumulte de percussions empreintes d'une fougue des plus conquérante et belliqueuse et, des vokills paraissant surgir d'un passé aussi douloureux que glorieux. En somme assez rudimentaire et classique, l'on ressent malgré tout en ce "Ode To Grendel" des tourments alambiqués et abruptes laissant clairement présager ce qui, quelques années plus tard, s'ensuivra.
(Contact: devilishera@aol.com

Avec tout autant de poigne et de convictions mais, delaissant toute forme de finesse s'ensuit "Le Feu Vengeur', assaut d'Arson God, également inédit dans le cadre de cette compilation. Poussant ses premiers souffles en un élan des plus guerrier et menaçant laissant, via des réminiscences saturées oppressantes et de primitifs roulements de caisses, présager d'inévitable effusions d'hémoglobine, les hostilités ne tardent pas à littéralement exploser faisant basculer ce chapitre dans une folie qui ne le quiterra plus jusqu'à son point de chute. Un déluge rythmique où chaque beat retentit comme le ferait une frappe nucléaire en vase clot, un saquage de saturations primaires et minimalistes étirées à même le fil de la baillonette la plus criminelle et, un organe vocal purement et simplement lacéré et, aussi doux à l'oreille que serait à un défilé de la gay pride la caresse d'une pluie de gelée de napalm! Pulsionnel, ravagé par la haine... un track tout simplement en accord avec ce qu'il implique lyriquement.
(Contact: http://www.arsongod.fr.st

La quatorziéme plage léve le rideau sur le nouveau visage de Eihwaz avec un "Le Cercle De Gwenwed" qui, paré d’un son délicieusement froid, distant, authentique et, chevauchant des percussions lourdes, indéniablement guerrières, redonne vie à une substantifique quintessence d’un autre âge et, par là, désigne sentencieusement du fer de son glaive l’obsolescence du monde moderne ! Cela de part des riffs qui, dégageants une très forte et hypnotique aura de nostalgie, d’honneur et de fierté combattive que seuls les individus ayant su rester authentiques malgré la pourriture ambiante pourront comprendre, sont de façon très clairvoyante et réussie exacerbés par de multiples variations de basses, apports acoustiques, solos lancinants, flûtiaux et samples médiévaux. Les vocaux ont quelque chose de particulier et original en ce que, dans leur caractère rauque, solennel et accusateur ils s'avérent être beaucoup plus proches d’intonations RAC que purement Black Metal. Les textes de Kurgan exceptionnellement compréhensibles et, dans la langue de Molière, résonnent comme de preux et valeureux chants guerriers menant au combat.
(Contact: www.korosivdistro.fr.st ) 

Se poursuivant en des sphéres des plus séculaires, "Inta Notte Scua" de Raatgaldr investit le champ de bataille en un élan sanguinaire incontestablement érigé à la gloire du paganisme renaissant le plus tenace de part un Artisanant forgé à l'ancienne à mi chemin entre l'empreinte de la Norvége de l'époque glorieuse et l'identité typique à la scène française. Véritable tumulte de riffs cryogéniques reflétant dans leur grandeur mélodique une nostalgie des plus tranchante, de contemplations accoustiques quasi tragiques, de rythmes inquisiteurs et de râles de rancoeurs, l'art d'Askesulf, seul et unique maitre d'oeuvre de la bête, semble à lui seul ramener à la vie la terreur glorieuse d'antan où, les flammes guettaient l’insolente nonchalance des édifices de cultes imposés, la gorge frêle et faussement innocente des hommes de foi se trouvaient, dans l’ombre, être en proie au baiser épuratoire d’un acier ancestralement ciselé et, où les marbres de la paix éternelle étaient voués aux plus cruels et vengeurs tourments.
(Contact: askesulf@free.fr

Enfin, les surivants, s'il en est, verront cet immonde spicilége auditif s'achever dans l'intimisme le plus cauchemardesque via "Nightmare 16" de Ewe; Projet Ambiant de la fille de Luc Mertz conviant son auditoire à gîr sous un maelström informe de murmures fuyants et impalpables des plus malsains, de sonorités austères mais hypnotiques et vertigineuses semblant provenir de je ne sais quelles manifestations spectrales, de râles, gémissements et pleurs effroyablement déformés d’une résonance glaciale que n’auraient pas reniées Nacht & Nebel, les prêtresses noires d'Aghast, de glauques, rauques et oppressantes tonalités très industrielles, si persistantes et tourbillonnantes qu’elles semblent émaner d'un vieux et improbable ventilateur rouillé battant l’air vicié du chaos originel et, mélodies funèbres exécutées de manière pulsionnelle et simpliste sur un vieil orgue semblant avoir été conçut à même le feu des enfers. Ewe dévoile sa propre fable, morbide, dérangeante et par là se fait l'essence pure d’un noir et vorace venin qui, vicieusement injecté, ronge et dévore l’être et la conscience de l’auditorat à fait que progressent les secondes.
(Contact: Karen Mertz / 24 Rue De Bordeaux / 57 970 Yutz ) 

En conclusion voici donc une release dont le kamp R.U. est extrêment fier et qui, à mon sens, mérite le soutient de tout les maniaques se prétendant investis dans notre underground hexagonal. 

Sperm. S.

TRACKLIST

+++ CD I+++

I) STIGMA DIABOLICUM "Black Funeral"
II) PAGAN ETERNAL "Dawn"
III) UNHOLY WAR "Winter War Commander"
IV) UNTERWALD "Sous Le Signe Du Soleil"
V) OND AAND "Eternal Season Part I"
VI) WÜRM "Let The Night Come"
VII) WOLOK "Nihil"
VIII) NATTVARG "Adel"
IX) ABTEILUNG 500 "Der Todesweg"
X) NORDUM "Le Seigneur M'a Trahit"
XI) HAINE NOIRE "Propagande De Terreur"
XII) SONS OF FENRIS "Fenris"
XIII) ZARACH' BAAL' THARAGH' "Dirt"
XIV) NIHILISTIC KAOS "Dead"
XV) KRAZUMPATH "Blakk Metal Militia"
XVI) PUANTEUR DE CHARNIER "Sphére D'existence Mental"

Durée totale: 77 : 09 mn

+++ CD II +++

I) ZAGHURIM "Climax In Alchool Bath"
II) VELKÄ MANDU "Destin Nocturne"
III) EPHELES "La Marche Des Oubliès"
IV) WURZBURG "Wurzburg"
V) SEARING SKULL "Life Follow Death"
VI) GLORIOR BELLI "Eternal Torment"
VII) REVERENCE "Redemption In Suicide"
VIII) BELZEBUL "Jugement Dernier"
IX) DARK FIELD "Contre L'islam"
X) THE END 666 "Dance Bitch"
XI) AMAZARAK "Of Hell We'll Never Come Back"
XII) FJALAR "Ode To Grendel"
XIII) ARSON GOD "Le Feu Vengeur"
XIV) EIHWAZ "Le Cercle De Gwenwed"
XV) RAATGALDR "Inta Nötte Scua"
XVI) EWE "Nightmare 16"

Durée totale: 75 : 32 mn

SOLD OUT