CAVATICUS / ZARACH' BAAL' THARAGH'
“Alicui Terrorem Inferre” / “This Is Horror (Rehearsal 2003)” (2005)
Fruit
d’un respect et soutient mutuel pourrissant face à la morne
volonté d’enfanter un noir assaut de concert, et après
bien des lunes de méphitiques distillations, c’est finalement
en ce début 2005 que va voir le jour ce Split entre nos sylvestres
camarades de Cavaticus et, l’éminent prince noir trônant
souverainement en les tréfonds du royaume de la nuit éternelle
qu’est Zarach’ Baal’ Tharagh’. Toujours sur les nauséeuses fondations de son duo fondamental et, en accord avec sa quête de crasse violence, Cavaticus ouvre la procession macabre avec son « Alicui Terrorem Infererre » ; Quatrième démo du nom pour une entité reprenant sa transsubstantiation là où elle avait été laissée lors des derniers souffles du « Sardellois Infernal Hymns ». Une fois de plus la matière faisandée se radicalise en ses arcanes métallurgiques, franchissant un nouveau palier vers la crudité malsaine et s’éloignant une fois encore un peu plus des atmosphères alambiquées des premiers méfaits, que beaucoup ont jugés comme étant fortement estampés de l’influence tenace du « Vampire Of Black Imperial Blood » de Mütiilation entre autres. Les riffs d’Eriogerg se révèlent ainsi très empreint d’un primitivisme syncopé concassant régurgitations Raw Black des plus primaires, épurées et monolithiques, et, envolées plus pondérées mais intrinsèquement harsh, discourtoises et belliqueuses paraissant, plus que jamais, puiser aux sources les plus primaires du Thrash artisanal et sans artifice des débuts. Il en ressort un trait de caractère d’une véhémence quasi tyrannique et hautaine, jusqu’alors inexploitée par la bête, lequel irait presque jusqu’à m’inspirer de temps à autres le grand Ad Hominem frappé de la plus noire folie, ou, un Anaal Nathrakh sous acides, si la comparaison n’était pas trop prétentieuse et adulatrice. Les viandes de ces litanies craspec, déchirées et, comme à l’accoutumée, corps et âme dévouées aux plus cauchemardesques maléfices -où, ne nous y trompons pas, l’identité séculaire de Cavaticus demeure bien palpable de part nombre de caractéristiques afflictions mélodiques, damnées et nostalgiques ressurgissant au détour d’improbables et abruptes accalmies- sont fermement irriguées par les percussions molestées de Tioneb. Telle une schizophrénique course aux armements, la frappe en ses multiples et suppliciés pilages est systématiquement vectrice d’oppression, terreur et désolation. Enfin, les vocaux restent fidèles à ce que les initiés ont pus découvrir via le « Sardellois Infernal Hymns » précité : D’hypnotiques prêches insufflant la peste noire. Impulsion barbare d’une intensité chaotique, ce « Alicui Terrem Inferre » s’achève sur un « Sacre » totalement improvisé, saboté, bordelique et discordieux, n’ayant d’autre ambition que de cracher au visage des plus persistants et fantasques délateurs et qui, dans sa nauséeuse sordidité, constitue un excellent préalable au couronnement de Zarach’ Baal’ Tharagh’. Nous avons déjà eu l’occasion d’aborder ce vomitif « This Is Horror (Rehearsal 2003) » il y a peu et, que dire de plus que ce qui a déjà été proféré, si ce n’est que ce Split est une excellente occasion pour les maniaques retardataires de l’œuvre de Luc Mertz, qui seraient passés à coté de ce treizième chapitre en son temps, de se le procurer une dernière fois ; Ultime régurgitation d’un condensé de riffs teintés d’un inimitable artisanat qui, vicieusement en retrait mais suffisamment audible pour que l’on puisse en palper le majestueux minimalisme, est emplit d’une frénésie telle et, suppure d’une aura sonore si grasse qu’il semble exécuté par un lépreux plongé, après flagellations, seringue dans le bras et avec ce qu’il reste de la guitare de cette fiotte de Cobain en main, dans un bain d’acide de batterie ; De percussions qui, d’une extrême froideur, sont probablement les plus claustrophobiques, linéaires et mécaniquement nihilistes que Luc Mertz ait programmé ! Leurs fréquences, repoussant les frontières glaciales du vide émotionnel, sont telles qu’il n’est même pas sur qu’un autiste épileptique embusqué derrière une sulfateuse sur le front de Stalingrad aurait pu atteindre un tel degré de folie annihilatrice en ses heures de crises les plus sombres ; Et enfin, de vokills dont le spectre, prédominant dans cet enregistrement, permet plus que jamais de se délecter de l’inhumain écorchement lyrique de Luc Mertz ! Leur grain est si grouillant de noirceur, si faisandé et vicié, leurs intonations si haineuses, perverses et agonisantes qu’un seul phrasé suffirait amplement, tel je ne sais quel macabre maléfice invoqué par la Mort elle même, à réveiller n’importe quel charnier Yougoslave rongé par la vermine !!!!!!!! Il n’y a plus rien à ajouter au sujet de cette rondelle qui, en une alliance viscérale et quasi parfaite, n’a d’autre vocation que de confiner avec insolence les frontières du dégoût auditif le plus aigu, de l’abstraction malsaine la plus vertigineuse et irrationnelle et, de l’aversion la plus incurable. Là où bon nombre ressentiront la bile venir chatouiller leurs lèvres, une minorité de déséquilibrés et autres marginaux se délectera. For Psychotikz Only !!!!! Sperm. S. TRACKLIST
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