SPREADING THE DARKNESS
Malgré une affiche intéressante, ce sont à peine plus de 80 personnes qui ont investi le Korigan de Luynes un samedi soir, dont une bonne moitié totalement extérieure au Metal Extrême. Le Korigan ressemblait plus à un bar d'avant-boîte qu'à un concert Black Metal et, les tenues paramilitaires en arrivaient presque à faire tâche. Mais pas le temps de trop s'attarder sur l'environnement car sitôt entré, Glauk déclenche les hostilités. Pour résumer en trois mots leur prestation : pitoyable, ridicule et méprisable. Le fake durera près d'une demi heure. Côté musical, il est impossible de distinguer quoi que ce soit. Tout n’est que bouillie sonore indigeste. Le même morceau semble être joué, à quelques riffs, près durant tout le set. Les dix premières minutes se feront sans le chant, le micro refusant et on le comprend de participer à cette mascarade. Pendant ce temps là, l’un des deux bassistes tout content d’avoir acheté un kit d’infirmière à JouetClub s’amuse à exhiber une seringue en plastique avant de la balancer dans la fosse en prenant des poses de True Evil Metal Warrior. Les clowns ont l’air fiers d’eux, c’est le principal, mais ça en est pathétique. A exécuter. Signalons aussi des insultes de leur part à l'égard des autres groupes lors des sets suivants. Le concert se poursuit avec Lachesis. Que dire sinon que leur Dark Metal de kermesse du village est tout juste bon à servir de fond sonore à un char de la Gay Pride, à faire un prime time de la Star Ac' ou, à animer le rayon halal de votre hypermarché. Pour finir en beauté, le groupe exécuta sa dernière track je cite "contre ces bâtards de pédophiles". Tout un programme. Lachesis ne peut prétendre après ce set qu'à une entrée gratuite au crématorium. Encore un groupe qui a l’art de rentrer par la grande porte et de sortir par la cheminée. Le temps de sortir de la salle quelques instants pour retrouver un peu de dignité et faire grimper le taux d’alcoolémie, nous rentrons et Funerarium est sur scène. Face à eux, une immense fosse composée d’au moins dix personnes. C’est la quatrième fois que j’ai l’occasion de voir Funerarium en live et, malgré des progrès incontestables aussi bien au niveau musical que scénique, le contenu voulu haineux et rappelant par moments Dark Funeral, tranche toujours trop avec l’apparence extérieure et l’aura dégagée sur scène qui sont assez insipides. Difficile donc d’accrocher à ce groupe. La fosse est toujours aussi imposante pour l’entrée en scène de Fornication, c’est à dire une petite dizaine de personnes dont la moitié a pour seule activité le mitraillage photographique incessant de Count Sabbat et de ses acolytes. Le set des Toulousains fut correct bien qu’inférieur en intensité à celui du Black Metal is Rising. Mais vu l’ambiance mortuaire de la soirée, Fornication s’en est sorti avec les honneurs. Leur prestation se terminera, si je ne m’abuse, par une reprise de MotorHead. Otargos est chargé de mettre à mort ce décevant Spreading the Darkness. Un imposant étendard du groupe est posé. L’entrée sur scène se fait en warpaints, l’ambiance tend enfin quelque peu vers le morbide et le malsain. Otargos fait honneur à sa réputation et exécutera sa Blitz avec une Haine et une violence certaine malgré le contexte. Les excellents vokills et l’attitude bien agressive de Dagoth, malgré le néant qui lui fait face, permettront de ne pas avoir l’impression d’avoir fait le déplacement pour rien. Une reprise de Slayer et de Maiden sur la fin. Tout au long du concert, 10 personnes immobiles seront dans la fosse, le reste au fond de la salle ou assis sur les côtés. Un concert exécrable niveau ambiance malgré la bonne prestation d’Otargos et de Fornication. Otargos : www.otargos.com
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