Demoncy
Antaeus
Abazagorath
Black God
Le 02/04/2004 La "petite" loco
En cette sombre soirée où dans certains milieu autorisés on fête le chantre Raspoutine, Je me suis dit qu'il serait bien agréable d'aller vaquer du coté de Pigalle pour aller voir cette noble affiche: Krieg tout d'abord, pour son passage en Europe (cela ne peut se manquer), Antaeus (depuis le temps que j'en écoute il faut bien faire un effort), Abazagorath ( je ne connais pas si ce n’est de nom), Demoncy, (Pour ce que certains qualifient de "fun" et voir un défilé de soutane de curé défroqué), Black God (n'ayant pu avoir leur démo, je me suis dit que je serais bien aise de s’en faire une idée on stage).
L'heure du Glas approche et tout en me délectant de quelques 8.6 achetées dans la supérette du coin, je peux contempler, la vile et fourbe populace qui s'agglutine prêt de l'entrée, en gros 300 metalleux étaient parqués pour mirer cette offrande exclusivement d’obédience satanique (du Black satanique à Paris… c'est presque un pléonasme, les lieux communs ont la vie dure, surtout à Paname ).
Bon après m'être fait tirer ma 8.6 comme un bleu par le monsieur a forte pigmentation de l'entrée, je rentre dans le sous-sol de la loco.
Et c'est Black God qui ouvre les festivités, dans la joie et la liesse leur prestations est agréable d'écoute, ce combo parisien nous déverse un black sans concessions, c'est rapide, efficace, sans fioriture, on est pas déçut, un bon jeu de scène ,on est rapidement transportés mais, les aléas des premières parties de soirées sont limités par le temps, et, Blackgod de jouera qu'un petit quart d'heure ne pouvant que laisser l’assemblée sur sa faim.
Ensuite vient Abazagorath lequel provoquera chez moi un accueil mitigé. Leur prestation n'était pas si désagréable mais le public n'était pas là, ou plutôt il y avait comme un manque d'effort de sa part, préférant s’encanailler tel un ramassis de Goths posant pour Paris match... Peut-être que les gens ici présent attendaient autre chose...Me concernant, la perspective d’admirer la prestation de Krieg occupait d’ores et déjà toutes mes préoccupations…
Eh Oui!!!! Krieg über alles ! Après avoir psalmodié, comme à sa grande habitude, je ne sais quelles obscénités durant le changement de groupe, l’incontrôlable Lord Imperial passa un moment à vociférer dans son micro comme pour avertir les trends de na pas s’aviser, en un élan téméraire, de croiser son regard !, Suite à ces traditionnelles véhémences, Krieg débute son set, celui ci donnant un avant goût orgiaque et jouissif de ce qu’allait être "The Black House". Une prestation toute en lenteur et froidement malsaine, nouvelles orientations quelque peu doomesque oblige, hantée de ces "chants clairs" damnés typiques d'un curé mort en couches, A noter l’honneur que fera, ce soir là, Krieg au public Gaulois en lui offrant un morceau inédit. C’est en cette communion impie qu’une masse informe d’êtres faméliques, tout de noir vêtus, s’adonnera, en un chaos digne du tumulte concentrique de l’enfer de Dante, à nombre de pogos, slams et autres douceurs…. A elle seule, cette soirée justifia le pseudo de Lord Imperial et, plus largement le nom de Krieg !
Après ce déluge de haine et de satanisme radical, voici venu le temps des rires et des chants ! c'est Antaeus, qui est accueillis comme il se doit par un public qui semble n'être venu que pour lui. L'auto suffisance de la scène parisienne me fera toujours rire, j'eu l'impression de me retrouver a un bal de campagne avec le groupe local en prime time ! Le son était tellement inaudible qu'il était difficile de reconnaître les morceaux, Ils auraient pus jouer de la merde, les "black metal headz parisiens" les auraient suivi à l’unisson malgré tout. Mais avant de me faire fusiller par un Kapo, je tiens a préciser que Antaeus a fait quand même une bonne prestation, je ne vais pas cracher sur la soupe pour un défaut de balance. La horde à MkM a toujours autant d’énergie à revendre et, « Inner War » et « Blood War III », clôturant le set, étaient précisément ce qu'il fallait pour finir en beauté...
Finissant la vodka que j'avais planqué je commence a bien être émoussé, et voilà que Demoncy apparaît dans un spectacle de son et lumière hypnotique... Le jeu de scène de ces ricains est très froid mais palpable, le "pope" sataniste, il me semble exhumé de Profanatica, derrière le micro est absorbé en son prêche, ce qui me laisse plutôt froid tant je doit reconnaître que je ne suis pas au fait avec ces mimiques de soutanes... Après la déferlante de Krieg et d'Antaeus je n'y suis plus, l'alcool aidant, l'ennui me gagne et Demoncy, même si très correct, me laisse, de part sa lancinance hallucinatoire, un goût amer, et, je ne fut pas le seul hormis quelques incorruptibles encore réceptifs en cette heure au sermon de Demoncy...
Nilfheim