EXHUMED
Trois jours après l’invasion Pandemia – Natron, l’artillerie lourde revient dans notre beau royaume de Provence avec le débarquement sanguinaire d’Exhumed et d’Inhume. Une centaine de personnes se sont enfoncées dans les bas fonds de Marseille pour arriver jusqu’au Centre Culturel Mirabeau et ses environs peu fréquentables. Chargé d’ouvrir les hostilités, le groupe de Death Grind local Loathing a exécuté un set suintant d’une brutalité primaire rappelant par moment Fleshgrind. Loathing est plus qu’un groupe d’ouverture et constitue véritablement une division à suivre. Succédant à Loathing, Inhume et ses deux chanteurs a déversé un flot de dégueli sonore ininterrompu où riffs basiques mais diablement efficaces et hurlements de goret en chaleur répondaient aux râles ultra caverneux d’un grizzlie étripant une famille de mormons. Accompagnant leurs bénédictions frénétiques de sauts de kangourou en ruth, les hollandais ont conquis le respect du public. Osmose Prod. peut être fier de ses protégés hollandais.
En parlant de nos amis bataves, le groupe suivant a du y séjourner à de nombreuses reprises pour assouvir ses besoins de décadence génétique par absorption de substances hippies. En plus de pratiquer un Death Grind quelconque, Cephalic Carnage, puisqu’il s’agit d’eux, se permettent de tourner en dérision le Black Metal norvégien dans un track par l’utilisation de War Paints typés masques de carnaval, en blasphémant du genre « Fuck Black Metal » sur un jeu de scène ultra parodique. Je sens l’odeur des humanistes et des bien pensants metalleux arriver tel la Peste Noire en 1342 en disant que c’est du second degré ou je ne sait quoi. Mais quand on a un esprit insuffisamment développé pour assimiler ce qu’est le True Black Metal, on ferme sa gueule et on va se suicider. Cephalic Carnage, qui s’autoproclame groupe d’hydro grind(!) et ses groupies parasites ne méritent donc que de se retrouver souillés par des pédophiles gangréneux jusque dans leur intimité la plus rectale.
Revenons à des combos plus nobles comme Exhumed qui emboita le pas de ces pouilleux méphitiques. Les Ricains de chez Relapse ont sorti les UZI pour permettre à la soirée de reprendre une certaine respectabilité. En effet, le Death Gore d’Exhumed, à défaut d’être original, fut executé avec une précision quasi chirurgicale comme peut l’avoir un boucher convulsif en découpant des abats de porc. En parlant de frappe necro chirurgicale, quelques bon coups de rangers dans les tibias ont du être distribués pendant le set à des bâtards sans honneur qui s’amusaient à pogoter contre la première ligne du front en plein headbanging. Les riffs gras, les solis à la Carcass et la voix d’outre tombe d’Exhumed ont donc constitué le bon défouloir de la soirée.
AMSG |