ARCHGOAT
BEHEXEN DIABOLICUM NECROSCHRISTOS GOAT MOLESTOR Le 22 / 10 / 05. L’electrowerkz [Londres] Mon exil a Londres a moult défauts
mais, néanmoins, quelques vertus: ce n’est pas tous les jours
qu’on peut assister a des gigs de Decapitated, Deicide, Mortician et
un fest réunissant Behexen et Archgoat en a peine deux mois (et
ne me parlez pas de Paris...) NECROSCHRISTOS suit, ces allemands pratiquent une sorte de Doom-Black ultra-lent aux résonances bien necro, allié a un chant Death mortifère, assez intéressant mais peut être plus a son aise au sein d’une affiche orientée Doom, le groupe ayant une fâcheuse tendance a plomber l’atmosphère déjà sérieusement lymphatique... Dans une ambiance plus appropriée ce groupe pourrait presque tenir de l’expérience. Suit DIABOLICUM, suscitant déjà un peu plus d’intérêt de la part de la fosse, ce groupe comptant entre ses rangs nul autre que l’anorexique Kvarforth de SHINING venu nous présenter ses dernières scarifications et, dont c’est d’ailleurs le baptême du feu en tant que nouveau chanteur du groupe... Seulement le gig sembla être également un douloureux baptême du feu, en fait on avait tout simplement l’impression de voir un tout jeune groupe faire ses premiers pas hésitants sur scène... C’est simple, les deux premiers morceaux furent brouillons et inaudibles, à part de nombreux samples assez longuets et débiles pendant lesquels le groupe ne savait que faire, le guitariste rougissant même de confusion tandis que le bassiste restait pétrifie derrière sa basse, jouant de profil pour pouvoir se calquer sur la section rhythmique car complètement aux fraises. Kvarforth faisait de son mieux pour donner le change mais son charisme d’allumette ne pouvait pas grand chose, ses multiples saluts militaires bizarres ne faisant que la joie de l’unique ns de la salle qui pensait avoir trouvé un ami en ce bas monde. Au mieux la musique de Diabolicum fait parfois penser a un Sadistik Exekution indus passé a l’envers, au sein duquel surnagent parfois les vocaux tantôt Death / Black ou clairs de kvarforth complètement noyés... Quelques secondes sur chaque titre paraissaient intéressantes mais définitivement à revoir dans d’autres conditions ou avec d’autres musiciens... Il est temps de passer aux choses sérieuses avec BEHEXEN. Après ce qui commence a devenir le passage oblige dans cette salle avec le premier morceau inaudible, la messe est vite dite et, Behexen écrase ses prédécesseurs en quelques secondes. Une belle performance de black intègre bien qu’ACCROCHEUR... On regrettera juste que le groupe soit un peu statique et ne se donne pas a fond, ne faisant que refléter l’ambiance de morts vivants de la salle, une des pires fosses que j’ai vu de ma vie avec peut être trois ou quatre personnes headbanguant, les autres croisant les bras...ceci finira par copieusement énerver le chanteur et, il semble que le groupe ait finalement écourté son set... Merci les rosbifs. Alors qu’ARCHGOAT entre en scène,
on observe par miracle un semblant de vie dans le pit et, on aura même
droit, bon dieu, a un pogo d’environ dix secondes (il n y en aura pas
de second, faut pas rêver non plus). Quand au groupe, il délivre
un bon vieux Trash/Death/Black des familles aussi bordelique que jouissif,
ce groupe m’a fait la même impression qu en découvrant
"a blaze in the northern sky": On ne comprend rien pendant
deux minutes puis vient le break et LE riff qui pénètre
dans la chair puis reproduit ad nauseam sans qu’aucun ennui ne transparaisse.
Archgoat dégage vraiment quelque chose de primitif et dégueulasse
(faisant passer Behexen pour un groupe fin et classieux) ce qui devient
de plus en plus rare sur scène de nos jours. Une belle démonstration
de force... Arsongod |