UNLEASHED
MARDUK
VREID
Le 28 Novembre 2007 – L'Underworld [Londres]
Retour à l’Underworld dans son univers façon Cour des Miracles
approuvée Benetton, ce qui est toujours plus divertissant à
regarder que la tribu estampillée Bronx qui entoure la salle du
Fridge…
Toujours cette bonne vieille queue à L'Anglaise qui se grille à
La Française, et oh joie, retour du NAIN métalleux qui m’avait
fort diverti lors du concert de Mortician il y a deux ans, accompagné
d’une bande de Punks Vintages lui servant de gardes du corps (On se croirait
au Zoo) et qui gagnent leur survie en traînant des pancartes de
réclame pour les nombreuses échoppes à Gothopouffes
et à Métrosexuels du coin…
La bande de polonais habituels qui débarque cette fois-ci avec
leur panoplie de tous les jours, c'est-à-dire le bleu de travail
de plombier, et ces cons qui s’aperçoivent trop tard qu’ils ont
gardé leurs outils dans leurs poches et qu’ils vont avoir du mal
à entrer avec ça…
Je fais moins le malin en m’apercevant que moi aussi, j’ai un ou deux
objets compromettants sur moi… Après vingt bonnes minutes de réflexion
accompagnée de bière et de bouchées de sandwich au
pain, je décide de me caler ça dans le froc comme quand
je volais des playmobils à la Maternelle, sauf qu’avec les playmobils
je ne risquais pas de me cisailler les couilles, et que la maîtresse
ne ressemblait pas au veau marin chauve qui me barre la route…mais non,
celui est en pleine conversation virile avec son clone vautré sur
un tabouret, et je passe comme une lettre à la poste en agitant
vaguement mon billet au passage pour avoir l’impression de rentabiliser
un minimum, une sacrée différence par rapport à la
quasi fouille anale et au détecteur de métaux du Fridge…
Quand je débarque, VREID joue son dernier titre, et franchement
je n’ai pas loupé grand-chose, le côté Rock’N Roll
qui m’avait séduit lors de leur dernière prestation je ne
sais plus quand en Gaule est ici aux abonnés absents, et on se
retrouve avec une espèce de fusion Black/Death/Thrash soporifique…
Je vais faire un tour aux chiottes et je constate que toute une bande
d’Angliches s’y est donnée rendez-vous pour fumer leurs clopes
en juifs, la discussion animée tourne d’ailleurs autour de ça,
à savoir qu’il n’y aurait en Angleterre plus qu’un seul endroit
où on peut fumer sa cibiche tranquille : Le Parlement.
Saloperie de ZOG…
M'esbaudissant, voilà que c’est MARDUK qui prend la suite, ce qui
en frustre un bon nombre dont moi-même, tant pis je dormirai sur
UNLEASHED…
On entame avec l’intro du dernier suivi de The Levelling Dust, le son
est dégueulassement parfait, le groupe en forme, mais dès
que ça enquille sur Baptism By Fire, là la fosse se met
à pilloner grave, et il faut bien l’excellence de Marduk pour qu’un
phénomène pareil arrive à un concert Londonien. Un
pit nourri composé à trois quart de crânes rasés
de l’Est, ça se savate grave, allant dans un crescendo hystérique,
j’en banderai presque entre deux coups de coudes dans les côtes
et de genoux dans la gueule.
Le reste de la setlist parle d’elle-même :
STILL FUCKING DEAD
VANITY OF VANITIES
BEYOND THE GRACE OF GOD/ INFERNAL ETERNAL
FUCK ME JESUS
IMAGO MORTIS
THOSE OF THE UNLIGHT
OF HELLS FIRE (Pic du concert pour ma part, ou j’ai carrément failli
arracher l’oreille d’un gars avec les dents de bonheur, faut dire qu’il
passait son temps à me la coller dans la gueule)
THRONE OF RATS
WITH SATAN AND VICTORIOUS WEAPONS
MATERIALIZED IN STONE
WOLVES
PANZER DIVISION MARDUK (joué deux fois plus vite, et limite massacré
avec une ardeur juvénile…)
Tuerie intégrale, pogo nourri avec gnons et fracassage d’arcade
sourcilière d’un gars qui fera bien exprès de pisser son
sang sur tout le monde en riant comme un taré, et même une
de ces énormités dont seuls les concerts Londoniens ont
le secret, à savoir un rasé qui tout en pogotant prend en
photo le tatouage énorme Clint Eastwood qui fait tout le dos d’un
autre rasé…
Gig de l’année pour ma part, Gorgoroth au four, seul bémol
: un Mortuus qui commence à adopter des tics assez Légionisants,
point trop n’en faut…
Alors que je suis complètement sur les rotules, et que tous les
types ayant fait le sel du pogo se barrent, je ne trouve rien de mieux
à faire que de fixer un Nèg Marron dans le Blanc de l’œil,
légèrement indisposé par le t-shirt BURZUM qu’il
arbore, et espérant une réaction de sa part qui n’arrivera
jamais, au plus aurai-je droit à une moue labiale simiesque…
Bon UNLEASHED commence, Je suis un inconditionnel certes, mais après
la performance atomique de MARDUK, peu sauraient me recoller une semi-molle…sauf
qu’on cause d’UNLEASHED, et qu’au bout d’un titre je suis reparti comme
en quarante, un pit cette fois-ci 100% Chevelu se forme même, et
la Death Metal Division parvient à l’exploit de presque recréer
l’intensité de ceux qui les ont précédés…
Pendant « Winterland » je rebanderais presque…et ce jusqu’à
un « Death Metal Victory » qui m’achève…
Rien à redire, UNLEASHED doit être le seul groupe «
Metal Brotherhood » que j’affectionne en Live, et recréer
l’évènement après MARDUK n’était pas une mince
affaire.
Concert parfait et au pit intense qui me laisse exsangue, qui plus est
en terre Perfide (on parle de gens qui somnolent devant IMPIETY ou UNPURE
je rappelle).
Enchaîner une tuerie Black puis Death, se prendre des coups et en
mettre, sans sécu de merde et garanti zéro Slam, une certaine
idée du bonheur, les distractions de ce calibre sont rares sur
cette île de merde, manquait plus qu’une pipe au miel et une langue
de génisse dans le cul pour que du caniveau je monte jusqu’aux
étoiles…
S.H.S
Arsongod
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