THE OATH
FOLGE DEM WIND BORGIA ARNTOR 15 Novembre 2008 L'A.C.E., à Tours Endroit emmerdant à trouver mais globalement isolé et bien sympathique, sorte de Lyon’s Hall en plus grand et propre, mais par contre pas désaffecté, le lieu faisant partie d’un réseau d’usines actives le jour visiblement. Grosse étendue comme je l’aime derrière, avec tout un bordel de détritus, de planches, de matériaux divers et variés, de bouts de bagnoles, de meubles voir de grosses antennes, augurant d’autant de bêtises irresponsables à faire, en faisant légèrement gaffe quand même car deux bonnes grosses fosses ornent le sol et garantissent une agonie lente en cas de chute, d’autant plus que le métalleux/hippie français n’est pas bien curieux et pas une seule âme ne se pointera dans le coin, nous laissant pleine mesure pour balancer des machins sur des trucs, et admirer une cuve où rougeoient des braises perpétuelles, nous donnant derechef des idées malicieuses... Bon, la salle est un hangar fort correct, les chiottes sont larges et propices à une saillie éventuelle avec une ou deux luronnes (quoique l’extérieur en lui-même regorge de coins à baise). Pour l’orga, bah sans entrer dans les guéguerres intestines jewspace propres à Tours, on dira qu’elle est très réduite, fonctionnelle, mais franchement obsédée à l’idée d’une descente de flics, jusqu’à traquer à la lampe torche sous les bagnoles le moindre cadavre de bière... On revient pour un BORGIA en tenue de soirée de l’ambassadeur For Him, avec une musique rappelant fortement Malkhebre jusque dans la gestuelle du chanteur, en mode Pour Lui absolu, avec chant clair et mimiques de possession... Bah c’est fonctionnel donc on commence joyeusement à se rentrer dedans, les mines patibulaires reculent immédiatement de quelques pas et font des mines mi-amusées mi-sévères, les types qui serraient déjà bien fort la main de leur gotho-pouffe pour pas qu’elle s’enfuie la mettent fièrement derrière leur carcasse et se préparent à repousser la horde barbare de deux personnes qui osent se comporter comme la tradition le demande, bref pogo à deux, on a l’habitude, mais voilà que si le metalleux français écoute Ultra Vomit/ Gojira et n’aime pas les vilains qui font des choses désordonnées à tendance violente avec leurs membres, il se sent aussi obligé de tout filmer et de prendre des photos pour ses trois blogs et pour ensemencer un peu plus jewtube. Bref, amusante boutade du chanteur qui dédie son prochain titre « Au Maréchal ». On sait bien que c’est pas celui auquel on pense, mais l’occasion est trop belle de passer pour des paysans incultes nazillons aux yeux des parisiens, et un début de comptine se fera entendre... Après s’être retirés dans notre nouveau QG en plein air pour comme d’habitude se plaindre et rah-là-là-les-métalleux-français-tous-des-pédés-les-photographes-au-four-tout-ça comme on sait si bien le faire entre copains, on s’en retourne pour assister à FOLGE DEM WIND, bien bourrés cette fois... Bon, c’est le folklore habituel, le chanteur est recouvert de brou de noix et dégage une odeur douteuse quand on s’approche (du sang de porc apparemment, on aurait aimé avoir les têtes qui allaient avec), on a le parfait petit guide du black/pagan mais l’alcool aidant ça passe, c’est reparti pour les gentilles poussettes à coups de coude dans la gueule (vu l’espace qui nous est alloué on risque plus de se fendre le crâne tout seuls avant de se choper par le colback) auxquelles se joindront deux rasés assez mous alors qu’on demandait qu’à s’en prendre plein la gueule... Bon, le chanteur crasseux fera une dédicace à un certain Quorthon, personnage apparemment inconnu dans le coin vu le peu de réactions... On aurait espéré une reprise à la suite mais nenni, bah prestation correcte dans un style dont je suis tout sauf fan... La chose suivante est THE OATH, inconnu au bataillon en ce qui me concerne, pouah nous voilà en face d’un black sympho qui aurait fait führer il y a dix ans, mais des machins où on entend plus le clavier que les grattes, au four. On observe le claviériste et sa dégaine d’ingénieur fréquentant très vaguement les salles de muscu prendre une pose tough guy devant l’objectif des grands reporters, et on se casse illico, quel pied quand même de pouvoir se barrer quand on le souhaite, contrairement à un certain périple Nordiste cauchemardesque récent... Excellent coin, deux groupes consommables sur quatre, orga pas trop chiante, et éternelles statues de marbre dans le « public », le sida mental de la pose attitude a encore de beaux jours devant lui... Arsongod |