IMPIETY
SPEARHEAD
NEFARIUM
SEDATIVE

Le 06/09/08 - Le Lyon's Hall [Lyon]

 

Bon, j’attendais plus de la salle en elle-même que du concert… On m’avait décrit ce lieu comme un repaire à nazillons, ou un squat familial, ceci risquant d’être diablement plus intéressant qu’un rade dans une rue piétonne coincé entre deux kebabs ou, une salle métropolitaine jouxtant un café à bobos…
Qu’en est-il ??? Après un périple bien longuet avec une BV ronflante et un SPL au taquet (hailz to thee, jamais un conducteur ne fut aussi fiable) , nous nous perdîmes maintes fois pour arriver finalement, presque par hasard, au lieu des hostilités… Tout de suite, j’adhère à la chose : usines, squats, bennes à ordures, déchets, trucs pour taper sur des machins, salle aux allures de squat… JE PRENDS.
L’orga est assurée par des fillettes dont une seule semble véritablement contrôler la situation, le reste se limitant à geindre, à arborer le t-shirt officiel de leur assoc et, à obtempérer dès qu’un mâle à trois grammes tel que moi insiste pour rentrer et aller chier tranquille pendant les balances…
La sécu est assurée par une étrange patrouille de trois gugusses dont l’un fume la pipe et l’autre a revêtu un uniforme du SWAT nanar… J’ai vu bien pire, et, l’équipée se révélera bien moins tatillonne que d’autres… Prenez-en de la graine Paris et autres…

Tout ceci commence par un SEDATIVE de tenue death/grind. Je m’y pointe par politesse, et tout est exactement comme je m’y attendais : insipide… On remarquera juste un bassiste, je crois, ayant revêtu un t-shirt destiné à faire grincer des dents la faune locale…

Bon, NEFARIUM, je ne connais rien à la mauvaise troupe et, en live, force est de constater que c’est du black old-school sous forte influence Suédoise. Ni mauvais ni transcendant, correct pour coller des pains dans le pit (limité mais fonctionnel, une oasis de violence après ce que j’ai subi à Londres), mais oublié dès le groupe d’après… Le chanteur se fera remarquer par sa jolie robe rouge de Geisha satanique, et ses speeches ridicules en Franc-Rital (Noui saumes lai piour vious emmner dens les tenebree !!!)… Comestible en live du moins, doit être bien chiant en cd…

Ah au fait GLORIOR BELLI ne jouera pas, peu m’en chaut étant donné que c’était le groupe qui m’intéressait le moins.

JAMAIS au grand jamais, je n’ai vu des groupes s’enchaîner avec une telle régularité, peut-être ai-je sous-estimé les génisses niveau logistique…

Résultat je loupe les trois-quarts de SPEARHEAD. Foutre, j’espérais beaucoup de cette prestation, qui se limitera à deux-trois titres de death enragé comme on en fait presque plus… Et quel plaisir maso de revoir ces vilaines tronches de rosbifs que je viens à peine de déserter. Spearhead sera impérial pour le peu que j’en ai vu…

On en arrive au plat principal ; IMPIETY, vu il y a moins d’un an à Londres… Et y’a point à tortiller du cul pour chier droit, même avec un line-up de mercenaires wetbacks, IMPIETY restera une grosse branlée atomique, le pogo est nourri et ne me fera jamais regretter cette année de vaches maigres Anglaises. Quel pied de remettre des coups et de s’en prendre dans cette bonne vieille terre occupée. Impiety sera certes moins culte que quand ils ont joués pour moi seul (voir reports précédents) mais putain, quelle claque. Coups de boules et coups de genoux, en avant la torchüre…
Le tout se finira de manière plaisante, les videurs sont sympas en fait quand ils sont à trois grammes et on peut dormir sur place (on sera les seuls d’ailleurs). Que demander de plus. J’apprécie fortement l’infrastructure bordélique digne d’un squat de cette salle et de ses alentours, ce son loin d’être aussi pourri qu’on me l’avait présenté, la sécu sympathique (c’est une première), et la possibilité de se finir sur place… Je reviendrai…


Arsongod