HORNA
VORKREIST
BLACKLODGE
Le 08/09/07 - Le Nouveau Casino
[Paris]

Sperm.
S. : Fatalement, cette affiche était vouée à
avoir un goût bien fade en comparaison de celle, monstrueusement
foutraque, d'un Dunkelheit 2007 riche en épiques souvenirs, mais
:
- Parce-que, à défaut de convenir à ma conception
du DM sur disque, Vorkreist avait visiblement la réputation d'être
un authentique panzer on-stage...
-
Parce-qu'il y a des lustres que j'attendais de me faire stroboscoper la
tronche raide décalqué par les FX live de Blacklodge...
- Parce-que Horna n'avait pas foutu les pieds en Gaule depuis une bonne
dizaine d'années & que j'espérais un revival, aussi
bref soit-il, des trois premiers albums...
... Je me laissa tenter par cette tournée et, engrossa, en conséquence,
les rangs de la partie du contingent RU présent sur la date parisienne.
Arsongod
: Après une errance interminable pour trouver la salle
(alors qu'il suffisait globalement d'aller tout droit) dans un quartier
terriblement "populaire" façon esplanade des mosquées,
arrivée à la salle, où la faune parisienne sert comme
d'habitude à étonner/émouvoir/amuser les bobos du
coin attablés au café avoisinant.
Les même gueules que d'habitude, en moins nombreuses, et moins bigarrées,
avec une ou deux coupes rigolotes estampillées FNJ...
Sperm. S. : Par traditionnel & coutumier excès
de confiance en moi, je vais tranquillement me pocher à proximité
du théâtre des hostilités en compagnie des quelques
kamarades présents, contemplatif face à, outre les curiosités
dépeintes par Herr Arsongod, une performance inter-raciale très
typée "rive-gauche", ce, avec la pleine conscience de
ne pas posséder la moindre pré-vente et d'être pécuniairement
à sec, mais, dans l'idée que le Nouveau Casino est forcément
muni d'un boîtier carte bleue...
A l'annonce de l'arrivée de Blacklodge sur les planches, je me
jette, tel une chauve souris sortie des enfers, dans le club pour me heurter
à un panneau "No CB". Douche froide.
Je me rue dehors la rage aux couilles à la recherche des précieux
20 jewros devant m'épargner rage et frustration.
Un kilomètre en amont, je me délecte d'un distributeur hors
service. Machine arrière, puis, le temps d'abattre un autre kilomètre
en aval et, re-belotte.
La délivrance m'attendra au détour crasseux d'une ruelle
insoupçonnée une demi heure plus tard.
Retour en catastrophe au guichet pour me contenter des dix dernières
secondes de "The Arrival Of Satan", une poignée d'agressions
stroboscopiques, et, une sortie de scène dénuée de
tout rappel.
Arsongod : Pour ma part et durant ce temps, croyant tomber
d'abord sur Vorkreist, j'échoue donc sur Blacklodge... En deux
morceaux, la messe est dite, les riffs sont inaudibles, on entend que
la tabasse, le rideau de douche est kitsch, l'attitude est en pilotage
automatique... Zéro pointé. Les absents n'ont rien loupés...
Sperm.
S. : ... mais je m'en branle éperdument. Restant seul
juge au chapitre de ma satisfaction, il n'en demeurait pas moins que j'étais
lamentablement passé à côté du groupe qui,
en grande partie, justifia mon déplacement ...
Aigri jusqu'aux valseuses depuis le zinc, Vorkreist ne parviens pas à
m'arracher autre chose qu'ennui et lassitude. Ni bon, ni mauvais, simplement
déjà mille fois entendu... et, je ne préfère
pas évoquer ce putain de public parisien toujours aussi peu objectif...
Arsongod : Effectivement,Vorkreist remporte un tel succès
que l'on a l'impression que ce sont eux la tête d'affiche. Musicalement
c'est plus death que black, les grattes sont à peine audibles,
on entend que la basse de celle-qu'il-vaut-mieux-voir-de-dos. Deux trois
morceaux ont provoqué un ersatz de début d'embryon de headbanging
chez moi, mais un concert de Cannibal corpse est plus palpitant... La
reprise était ce qu'il y a de mieux, comme souvent malheureusement.
Sperm. S. : Le débarquement de Horna m'arrache
quelque peu de ma torpeur...
Arsongod : ... pendant que, comme à l'accoutumée
pour la tête d'affiche, le tiers de la salle se barre. Paris et
ses apôtres du "ce concert ME mérite t-il?", ou,
ses âmes errantes pour qui un gig est juste une manière de
tuer la soirée ailleurs qu'à la fontaine de Châtelet
ou en quais de Seine, en allant se montrer ou, en cherchant des plans
de soirées juchés à leurs portables dans les chiottes...
Sperm. S. : Beaucoup de "Eflos Solf Esgantaavne",
album que personnellement je ne suis jamais parvenu à digérer
mais qui, en contexte live, est, étrangement, plutôt bien
passé. Pour ma part, je retiens surtout les tracks exhumés
du fantastique "Haudankylmyyden Mailla". Un dépoussiérage
en régles de l'inoubliable "(Kaiken) Kristityn Kuolema"
m'aurait probablement poussé à oublier mon genou défaillant...
quoi que le pit avait l'air bien mou du gland.
Arsongod : En quelques secondes du premier morceau, on
oublie tout ce qui a précédé, bien que n'étant
pas un fan absolu d'Horna (le haudankylmyyden réécoûté
la veille m'avait presque amené au baillement), tout est au poil,
l'attitude est typiquement nordique, le headbang devient enfin compulsif
et, le son enfin acceptable...
Sperm. S. : ... car, s'il a plutôt pénalisé
Vorkreist, sa teinte léprosée met, en revanche, plutôt
bien en valeur les inspirations les plus païennes des finnois.
Arsongod : Un certain côté rock n roll voire
même pop-rock (j'assume) se dégage des morceaux les plus
lents. Le pit était, certes, correct sans plus, un peu trop bon
enfant, et putain, les slams devraient se réceptionner au couteau
(Mention spéciale au gamin ayant atterri tête la première
à mes pieds dont la gorge se trouva écrasée par légère
inadvertance...).
Sperm. S. : A noter, liesse d'un début de tournée
probablement, un nombre pour le moins foutraque de rappels.
Arsongod : Rappels achevant un bon concert au final...
Mais débourser vingt euros rien que pour une heure et demi de Horna,
ça fait tout de même mal au cul. Si les concerts parisiens
(qui drainent de moins en moins de monde au passage) deviennent encore
plus chers que les Londoniens, mes excursions vont se voir restreintes
et, ce n'est peut être pas plus mal, car, dès le lendemain,
je n'en pouvais déjà plus de Paris, même après
une fort caustique incartade sur les tombes des déportés
au père lachaise...
Sperm. S. : Un plaisir d'avoir revu certaines tronches
malgrés leurs disparitions soudaines en fin de soirée, mais,
pour notre part et, comme souvent concernant les gigs parisiens, un after
/ retour plus épique que la soirée en elle même...
Sperm.
S. / Arsongod
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