HELL MILITIA 10/03/07 Au BCS Café [Poitiers]
Arsongod : Débarquement complètement DIY à la gare de Poitiers, sans avoir la moindre idée d’où se trouve la salle, et errance de deux bonnes heures pour me repérer, acheter divers sandwiches au pain et rotteuses discount, avant d’enfin trouver un bus qui me mènera, je l’espère, à bon port. Après avoir subi les assauts auditifs d’une troupe de beaufs multicolores, gras et suants comme on en fait plus et leurs digressions peuplées de rots et de pets au sujet du dernier dvd de Dany Boon, je suis largué en pleine zone industrielle par un chauffeur compréhensif devant le lourd fardeau alcoolisé que je me trimballe dans le dos… Alors que j’erre dans ce no man’s land et que les premières sueurs froides se font sentir à l’idée de m’être complètement gouré d’endroit, des échos de guitares saturées et de double pédale me rassurent, me foutent la trique, et me donnent soif. Je finis donc par trouver la salle, où l’entrepôt devrais-je dire, autour duquel gravitent deux-trois maniaques de RU avec qui je fais connaissance, avec mon excentricité habituelle et ma combinaison faux cuir trouée qui me fait traiter d’arménien en un rien de temps. Par pure bonté, j’escompte faire
découvrir à mes compagnons d’infortune un bar échangiste
(unique souvenir de ma dernière présence sur les lieux)
discount situé juste à côté du BCS, pour
m’apercevoir avec tristesse que ce dernier a disparu, seules les photos
resteront…RIP. Sperm. S. : [Patrouille qui, déjà copieusement sortie défoncée de son orgiaque après-midi sonique en terres Sardelloises, ne manqua pas de s'abandonner, dans les grandes largeurs et tandis que l'heure du départ était déjà plus que consommée, aux charmes d'un inattendu arrivage croisé whisky / poudreuse substance excitante ...] Arsongod : ... ainsi que sur le mépris larvé qui suinte littéralement des quelques parisiens présents, qui ont fait l’effort de se déplacer voir les untermensches de province. Alors que l’heure approche, le nombre de clampins présents s’avère étonnamment réduit, et un désastre financier se profile…Le fait que la plèbe métallique débarque au compte-goutte donne un étonnant cachet « soirée privée de l’ambassadeur » au tout. Très peu de monde donc, des parisiens qui se tiennent à l’écart pour éviter d’être souillés par l’esprit bouseux et, des djeunz qui arrivent à six avec la Laguna de Papa et des t-shirts tout propres… Alors que nous sommes sur le point de les enterrer pour de bon, la division débarque enfin juste avant le set d’INKISITOR.
Sperm. S. : Si la date
Angevine, quasiment exécutée à même les pogos
/ headbangings du public, révéla un groupe foncièrement
destroy, old-school, à mille lieux des précieuses rock
stars actuelles et de leurs confortables exigences en somme, l'infrastructure
pour le moins imposante du BCS n'amputa en rien son authenticité.
La jouissance d'une scène ample permit tout au plus à
l'impie quintette d'insuffler avec encore plus de force & hargne
son essence, déjà singulière entre mille. Ainsi
furent balayés, sans la moindre faille tangible et avec charismatique
présence, tout les tracks du 7' Ep, du 10' Split Mlp partagé
avec S.V.E.S.T. &, la traditionnelle, mais ô combien fédératrice,
reprise du « Under A Funeral Moon » de qui l'on
sait ... avant que le matraquage ne prenne fin sur un track encore non
immortalisé sur galette, suggérant un avenir des plus
foutrique. Les absents ont toujours torts... Arsongod : J’avoue ne rien connaître à MALKHEBRE, les seuls échos que j’en avais eu concernaient les prestations apparemment intenses du chanteur… Bon, l’ambiance est toute autre que pour Inkisitor, on est dans le For Him le plus total, avec candélabres, encensoirs et tout le bordel. La musique m’en touche une sans me bouger l’autre, et la prestation de Berzerk est…on va dire que je n’étais pas dans l’esprit adéquat, surtout après l’intensité d’inkisitor, car tout le cérémonial, l’attitude recueillie et les inversions bibliques, alliées à un chant clair plus que foireux, me firent lever le sourcil en réprimant un bâillement, pendant que certains n’hésitaient même plus à se livrer à diverses pitreries en parodiant les mimiques possédées de Berzerk… Mouais, je ne suis définitivement pas digne de LUI… Sperm. S. : Défleurage
également mais, opinion plus mesurée pour ma part. Malkherbe transsubstantié, je pris alors mes distances en compagnies de quelques camarades et élixirs, ayant jadis consommé le « Canonisation Of The Foul Spirit », plus que de raison, jusqu'à l'overdose. Arsongod : De HELL
MILITIA, je m’attendais à un peu plus de déchaînement
scénique et musical, en espérant que le père dreadeux
Meyna’ch tienne le coup jusqu’à la fin. Mais c’est remarquablement
sobre et remonté qu’il se pointa, à l’image de tout un
groupe qui fleurait la cohésion à plein nez. Le montage
de scènes déviantes diffusé en arrière-plan
fit son petit effet, et j’aurais donné cher pour en savoir plus
sur les purulences cinématographiques dont elles étaient
tirés… Le restant de la soirée se finit diversement pour certains, mais plus que chaotiquement pour la plupart… Sperm. S. : Alors
que la majorité du public quitta la salle, non avisé de
l'imminence d'une performance de DAPNOM, finalement déplacée
en fin de soirée, ou totalement indifférente, au choix,
je ne pouvais passer à côté de l'opportunité
d'offrir une macabre décompression Dark Ambiant / Noisy à
ma carcasse ravagée par les coups reçus ou donnés.
Habituellement très preneur des expérimentations de Meldhkwis,
je fût quelque peu déçu par une prestation qui endura
problèmes de son, et projections, selon toutes vraisemblances,
défectueuses. Au pinacle d'une abstraction très drône,
le maelström perçant, crépitant et, tout de même
stimulant, accompagna une fin de soirée à effets plus
que secondaires, avant un retour pour le moins crépusculaire... Arsongod & Sperm. S. |