The Wounded Kings
Grave Miasma
Craven Idol
Crom Dubh
Le 22/08/2010 – The Bull & Gate [Londres]

Faisant d'une bière deux couilles, on profite d'un séjour hautement culturel et culinaire à rosbifland pour se faire l'unique concert metal valable du mois, et après un passage à notre hôtel de luxe, pardon, notre squat à punk suintant par tous les murs et dont les portes s'ouvrent à coups de latte, comme nous le démontrèrent les braves tenanciers pakis mais cathos (c'est possible), on se prépare pour la grande soirée et en se disant déjà qu'on va encore se taper dessus à deux, faut dire un concert anglais un dimanche soir, avec des groupes que les Londoniens peuvent voir tous les mois s'ils le veulent...
On se carre devant le pub en mode No Friends No Fun, même si je me doute bien que je vais vite tomber sur des têtes connues... On a une heure de retard, et les Angliches on décidé de respecter le couvre feu cette fois-ci, ce qui fait qu'on rate CROM DUBH, qui dans mon souvenir faisait une espèce de BM planant, donc bon sans regrets...
On arrive donc alors que CRAVEN IDOL a commencé, un black thrash pas dégueu du tout, pas non plus exceptionnel mais très bien pour la chauffe, avec des passages bien évidents mais fort consommables, les gars ont beau jouer devant leurs potes ils ne sont pas non plus en mode répète avec public...
Les petits rappels au passage d'un concert anglais relativement intimiste :
Pas de trendies (au contraire de la veille à la sortie du concert de SABBAT où un veau marin avait demandé à mon collègue la PERMISSION de contempler ses patches, avant de conclure qu'il ne connaissait aucun groupe, dont Burzum entre autres...).
Le son est bien meilleur que dans les gigs français, il est aussi PLUS FORT... à tel point que les premiers blast beats ont failli me faire remonter les tripes par le nez...
Un magnifique espace de sécurité (sans sécurité) entre la scène et le public, où il n'y a personne, comme si le groupe allait mordre... Evidemment vite transformé en cour de coups de boule et coups de genoux pour les cons de français de service, motivés par LA cible de service de tout bon concert de metal, à savoir une espèce de clodo avec une coupe au bol, bourré comme un coin et emmerdant tout le monde pendant le concert, et qui ne se découragera pas malgré les diverses tartes qu'il se prendra...
Dans un concert anglais, tu tombes amoureux à chaque fois que tu regardes autour de toi, du moins pour les groupes relativement obscurs (parce que pour les gros tu vois surtout des pakistanaises à dread et en t-shirt Burzum ou des gothopouffes de 50 balais...).
Pas de cover malheureusement, pas de rappel, hop on remballe.
GRAVE MIASMA débarque avec l'attirail de scène mais relativement discret, faisant l'intéret du clodo qui tripotera les encens et fétiches vaudou pendant tout le concert (en fait c'est peut-être pas un clodo, juste un fan du groupe de doom qui passe après...). Leur death est bien intense et crasseux, avec des passage relativement BM... pas trop fan de ce genre sur album mais là en live c'est parfait et le headbanging devient compulsif tout comme l'air guitar avec yeux révulsés de circonstance... Je préfère largement ce qu'ils font maintenant à l'époque Goat Molestor. On continue à se taper dessus joyeusement à deux comme d'habitude... Même si une certaine baisse de régime se fera sentir sur les deux derniers morceaux, le style joué étant quand même farouchement monolithique et peu adepte de la rapidité...
Bon concert néanmoins...
On retourne dehors où je croise enfin des têtes connues, et où on rigolera bien en observant une Nazi Punkette se foutant joyeusement de la gueule d'un sud américain en le traitant de mongrel, qu'il a des baskets de niggaz, qu'il retourne se laver etc... sans provoquer la moindre réaction de sa part, à part un sourire idiot... Encore quelques bières et on l'aurait trouvé baisable et on en aurait fait notre anti-zog princess sur du Johnny Rebel, oubliant que la place est déjà prise...
Puis on se barre avec l'éternel VIP Stratapierre à un rade vaguement metal, avec le passage imposé devant la magnifique échoppe JEWS FOR JESUS... Dommage que le polaroid n'aie pas fonctionné, il devait être de fabrication goyim. Là, il nous régalera d'anecdotes sur ses connaissances (globalement 90% de la scène blackdeathwarmetaldrugsforsatan) avec ses gars de Black Witchery qui manquent de taper sur des flics, le gars à haut de forme de SadX qui tente de sortir de sa cuisine à coups de boule dans les murs, le batteur de Diocletian qui a l'air un peu foufou, comment trouver de la drogue dans n'importe quel pays, Master SaTaN et tout ça...
Même que la nana d'Adorior nous a tapé la bise en partant. KVLT. Cette petite bande a quand même les moyens avec tout ce qu'ils consomment et leur statut de quasi tous chômeurs... Feignasses de drogués va, bouh.
Arsongod
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