European Excommunication Tour
NUNSLAUGHTER
SATHANAS
Le 19 Mars 2009 – Secret Place [Montpellier]
Le 20 Mars 2009 – La Miroiterie [Paris]
Le 22 Mars 2009 – L’elecrowerkz [Londres]

Le 19 Mars 2009 – Secret Place [Montpellier]
De retour de la date à Montpellier avec une sacrée gueule de bois...
30 à 40 personnes maxi dans un espèce de repère de punk, quelques creteux présents, des lacets blancs, des noirs, et tout le monde à l'air de se connaître et de bien s'entendre, on croirait la 4ième dimension...
Niveau musique, ZOLDIER NOISE, c'est bien 2 morceaux, après c'est chiant répétitif et pas super carré. Un bassiste statique au possible, un batteur qui ne connait qu'une tourne et qui nous la balance pendant 40mn et un chanteur/gratteux qui se débrouille pas trop mal, mais avec un peu trop de branlage de manche inutile.
A peine le temps de taper la causette avec Jim de NUNSLAUGHTER que SATHANAS attaque son show, dans le sud on déconne pas avec les horaires...
Groupe complètement inconnu en ce qui me concerne, et belle surprise, ça envoi méchamment du bois ce truc ! Des influences Thrash avec un côté Death Metal bien lourd. Du tellement bon qu'on a eu droit un p'tit rappel histoire de s'achever les cervicales.
Viens ensuite le pourquoi de mon déplacement, comme je pense 99% des gens sur cette tournée : NUNSLAUGHTER.
Vous prenez les EP Live du groupe vous rajoutez l'image et c'est pareil, un show ultra carton, hyper décontracté du gland, le tout dans un esprit Bière Metal & Sex. Même la coupure de jus sur Raid of Convent n'a pas ébranlé les ricains.
Bref sacrée concert !
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Le 20 Mars 2009 – La Miroiterie [Paris]
Arsongod : Un passage historique de NUNSLAUGHTER en Gaule ne peut se rater, et tant pis si la seule date faisable s’avère être dans la grande Babylone... après un périple dont nous ne nous serions jamais sortis sans viaMichelin …
Gheritarish : En effet, comment rater une date pareille ? D’autant que ce groupe reste relativement obscur pour les jeunes ados pré pubères qui composent la plèbe métalloïde actuelle. La perspective de se faire botter le cul par les ricains accompagnée de la probabilité de trouver dans la fosse quelques vieux veaux marins cloutés ne pouvaient que nous inciter au déplacement. Je ne contredirais pas mon camarade concernant cet outil qui nous fut fort utile puisque sur les 5 pages que comportait l’itinéraire seules 3 lignes correspondaient à notre périple. Cependant nous avons eu la joie de voir des enchaînements géographiquement douteux qui nous firent sourire entre personnes de mauvais goût (le village de « Le temple » étant à quelques encablures de « Gazville »…).
Arsongod : Nous traversons des endroits où on ne peut décemment faire que du rap ou du RAC pour se donner une raison de vivre, quand un brave et grisonnant allogène nous offre sa place de parking, du moins c’est ce que nous comprenons à force de gestes équivoques et borborygmes exotiques, après avoir cru qu’il voulait nous vendre de la drogue (voilà ce que c’est que de trop lire d’interviews d’Arghoslent...).
Gheritarish : Le concept du messie allogène handicapé défoncé au crac nous étant jusqu'alors totalement inconnu notre surprise fut grande de voir que ce brave humanoïde assimilé ne souhaitait point nous agresser ou tenter un deal quelconque comme nous le pré supposions mais bel et bien nous venir en aide.
Arsongod : Une salle ? Non, juste un squat situé en plein dans une côte, que nous aurions loupé si une horde barbare chevelue ne s’était pas trouvée devant... A peine entrés, on veut déjà nous faire signer une pétition pour sauver le squat, que les Fascistes du Grand KKKapital veulent fermer parce que ça fait désordre...
Enfin dans l’endroit même, j’avoue que je ne peux cacher ma joie en retrouvant cette ambiance de décharge publique que j’affectionne tant, même si c’est à très petite échelle cette fois-ci (en clair, une espèce de cour intérieure en forme de couloir). Il y a même des gens qui ont l’air sale, avec des tatouages, et qui n’ont pas l’air de chercher du travail, on se croirait dans Tracks...
Gheritarish : Il me semble important de revenir sur le « bar » installé pour l’occasion, tenu par un crasseux assimilé punk sur lequel il restait moins de peau vierge de tout tatouage que de prêtres catholiques non pédophiles au sein de l’Eglise, mais qui nous proposa de garder notre sac plein d’alcool derrière son « zinc » pendant les sets, pour nous permettre de revenir les chercher par la suite, histoire de se blinder la tronche à la pisse d’âne.
Arsongod : Une ultime preuve que c’est un squat : je franchis la porte de la salle en croyant que c’était celle des gogues... Le lieu des hostilités ressemble à un garage, où on peinerait à entreposer deux berlines volées... Tout ce que j’aime, d’autant plus qu’une chose inouïe est en train de se passer : on en est visiblement qu’au premier groupe et il y a déjà un pogo quasi général !! Assez inespéré donc, et c’est parti pour EVYNKAR, chose dont je n’ai jamais entendu parler, et qui ne restera pas dans les annales, d’autant que le son est assez étouffé et que toute subtilité passe à la trappe. En clair on se tape dessus avec des gens qui font du bruit en face. Après trois titres, plus pour s’échauffer les membres qu’autre chose, on se casse
Gheritarish : En effet premier gig parisien pour ma part et au vu des commentaires tous plus désobligeant les uns que les autres sur cette ville j’avoue avoir été très surpris de l’ambiance lors du set pré cité. Musicalement ça tenait la route le temps de se mettre en chauffe, mais très vite ça tourne en rond, l’impression d’avoir entendu 5 fois le même titre eut raison de nous, préférant conserver des forces nous sortons nous ravitailler en ichors divers et variés grâce à notre valise diplomatique.
Arsongod : Pour l’instant la soirée se présente sous les meilleures auspices...
Dehors, voilà que débarque la patrouille des For Him, accompagnée d’un Meynac’h qui est une pub contre la drogue à lui tout seul.
NIRNAETH pas grand-chose à foutre, je les ai trop vus dans le temps.
Gheritarish : Idem, aucune envie de les voir, je ne tente pas l’incursion dans la salle, et il semblerait que peu de gens y soient allé de toute façon.
Arsongod : On revient donc pour SATHANAS. De vieux briscards jouant une sorte de Celtic Frost ultra dépouillé et lourd. Je n’écouterais pas ça chez moi mais c’est parfaitement bête et méchant pour le live, et le pogo reprend de plus belle, assez intense ma fois, avec même quelques joyeux drilles qui prennent le temps de sélectionner la cible et de viser là où ça fait mal, ou même une nouvelle espèce, à savoir le juif de pogo ; celui qui arrive, met un coup en douce par derrière, puis se sauve derechef pour se mettre à l’abri... Peut-être une technique de rat pour provoquer une esclandre et prendre des photos croustillantes ?
Bon set de Sathanas, un peu soûlant vers la fin quand même...
Gheritarish : Pour ma part les seuls souvenirs que j’ai de ce set, outre la très sale gueule du batteur bedonnant, c’est un pogo fort nourri, d’avoir pas mal donné et pris (en partie par la sous espèce précité par le sieur Arsongod) et d’avoir pu découvrir en sortant que j’avais les mains en sang à force de frapper sur la plèbe (et peu être une partie des murs) présents. Preuve s’il en est que l’ambiance était au rendez vous, je n’en demande pas plus. Sathanas, efficace mais sans intérêt dans un autre contexte.
Arsongod : Arrive enfin NUNSLAUGHTER. Ca se pose, ça joue et ça cogne. Simple et efficace. Bien que les albums (à part Goat) puissent être lassants à la longue, en live c’est du bonheur. Chaque titre est aménagé pour une montée en sauce qui va du tapage de pied jusqu’au coude dans la gueule du voisin à la seconde où les blasts s’en mêlent. C’est le gros batteur qui fait les speeches entre les morceaux, avec un humour à froid non-sensique, apportant une certaine ambiance décontractée du gland qui n’est pas gênante pour une fois...
L’acmé du concert sera bien sûr Raid the Convent, le pogo devient général, coup de boule et coup de genou, et ces micro-évènements amusants qui n’arrivent que dans des moments pareils, genre les deux types qui s’arrêtent pour se la jouer chiens de faïence et regard revolver, avant qu’une génisse arrive en hurlant pour les séparer alors qu’ils ne se sont même pas encore touchés, ou les deux autres qui commencent à se battre pour de bon, puis s’arrêtent brusquement pour se lancer dans des frottis et des câlins, du genre on-se-tape-dans-les-mains-on-sera-toujours-copains...
Ce gig idéal se conclura par le gros batteur se jetant dans la fosse et écrasant deux-trois personnes au passage. Veni Vidi Vici.
Gheritarish : Nunslaughter ? Tout simplement énorme, une pêche et une envie de jouer que j’ai rarement eu l’occasion de voir en live, ils sont contents d’être là et le font savoir. Détails amusant quand les hostilités débutèrent dans la fosse, un Meynac’h n’ayant visiblement pas assisté aux sets précédents ne se doute pas qu’un pogo nourri l’attend et se cramponne désespérément à sa bière qu’il tente tant bien que mal de sauver des coups qu’il se prend de tous les cotés. A la fin du set, m’étant retrouvé sous l’éléphantesque batteur lors de son slam, j’ai cru que j’allais finir mes jours ainsi, mais y a t il une mort plus glorieuse ? Excellente soirée pour ma part, pas grand chose à redire, je ne regrette que l’annulation de Caedeath en première partie car leur black/death primitif est fort agréable en live.
Arsongod : Meilleur concert jamais fait à Paris, je me sens bien plus à l’aise dans un squat pourri que dans une grosse salle avec sécu et tout le bordel, et c’est presque dommage que le garage doive fermer au final, j’y serais retourné volontiers. D’autant plus que ce pogo nourri et constant sur la durée était totalement inhabituel pour un concert français (à part au Lyon’s Hall à la rigueur). Rien à redire. Other bands play, Nunslaughter kills.
Arsongod / Gheritarish
Le 22 Mars 2009 – L’elecrowerkz [Londres]
Concert enormissime a Londres.
Une première pour moi a l'Electowerkz: sale miteuse, tuyaux apparents et morceaux de murs manquants, aucune fouille a l'entrée... Ca me plait. Pas visité le bar une seul fois mais le petit pakis du coins vendait de la mousse pas cher ca c'est sur.
Arrive sur la fin de Decrepid. Je n’ai pas trop de souvenir concernant la musique, a part que c'était "honnête". Ensuite c'est le tour de Nebukadnezza, un espèce de death/thrash qui ma foi est assez merdique. Et c'est je pense autant la faute a la musique qu'a la tronche de coreux du chanteur/guitariste. Enfin bon ca plait a quelques locaux mais toujours pas de mouvement.
Je ne connaissais pas Sathanas avant de venir hormis les quelques morceaux sur leur myspace, et je trouve qu'ils ont été très bons. J'accroche beaucoup leur musique, qui a mon sens renvoie au berceau pas mal de nouveaux groupes en bois. C'est efficace, concis et ca éclate les cervicales. Toujours pas de mouvement, même en essayant d'entrainer quelques gros cons de polonais (sur qui je reviendrai plus tard). A ce moment de la soirée, j'étais prêt a donner raison aux détracteurs du public londonien (80% de polaks il faut préciser).
Puis des la 1ere seconde de Nunslaughter, c'est la folie. Ca cogne dans tout les sens, on est enfin a un concert de metal. Nunslaughter sont bien en place, présence scénique énorme. Bastons tous les 2 morceaux avec les glandus du fond qui se font renverser la bière, quelques gars avec la bouche en sang, que du bonheur.
Dans le désordre et de memoire :
Death by the Dead
Satanic Slut
I hate christians
Sacrificial Zombie
Raid the Convent
I am Death
This is fucking war
...
Ca se résume par un mot: ENORMISSIME.
Et c'est pas fini. En arrivant a l'hôtel, je tombe sur toute la troupe: Nunslaughter plus Sathanas. Donc du coup au lieu d'aller pioncer, direction le pub avec les amerloques pour les 4h a venir. Ca m'a donne l'occaz de discuter avec un peu tout le monde. Zack au passage gère bien en français, ca m'a surpris. Les gars de Sathanas sont aussi bien en place. Excellente soirée donc, finie en apothéose a 10 dans un taxi pour 6 personnes.
Pour revenir sur les polonais, tous au four. Ils ont tous des grandes gueules mais préfèrent passer la moitie du concert dehors a faire des copains et abonnés absent du pit quand a l'intérieur. Et j'en tiens un, fabuleux: ouvertement NS. Jusque là tout va bien, quoique polonais et NS chez moi ca colle difficilement. Tonton Dolfie les faisait pas bruler eux aussi ? Enfin bref, NS, sa gonzesse est une bridée (?), et il n’hésite pas a aller draguer du bamboula parce que selon lui je cite "pussy is more powerful than race". Le White Power il fait la gueule ce soir la. Comique.
Donc voila la pensée philosophique du jour:
NUNSLAUGHTER + SATHANAS = KULT
POLONAIS = FOUR
Gebrechlichkeit
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