DEICIDE
WYKKED WYTCH
VISCERAL BLEEDING
PROSTITUTE DISFIGUREMENT
Le 25 / 10 / 05
L’electric ballroom [Londres]
C’est sans billet et un peu emmerdé
que je débarque au concert de Deicide pour découvrir
qu’une demi-heure avant l’ouverture des portes, il doit y avoir a
tout casser une cinquantaine de personnes patientant (toujours cet
éternel esprit anglais qui les pousse a former une bonne queue
disciplinée même quand personne ne leur demande). Effectivement
nous sommes un Mardi soir mais, on peut se demander si Deicide, à
force de ressembler de plus en plus a Benton et ses employes du mois,
intéresse autant les foules qu’avant… Ou, peut être est-ce
la présence des regrettables Wykked Wytch…
Quoiqu’il en soit, je décide de m’attabler au comptoir d’un
des innombrables pakistanais de Camden histoire, sait-on jamais, de
plus tard gerber ma bouffe Halal sur l’étron au micro que constitue
la “chanteuse” de qui-l’-on-sait. Me retournant machinalement vers
le blondin chevelu attablé a coté de moi, je m apprête
a dire “Hé dude, on t’a déjà dit que tu ressemblais
a Steve Asheim?” histoire d’entamer la conversation et de trouver
un moyen de choper un billet…
Quand une seconde plus tard je m aperçois que c’est le VRAI
Steve Asheim, vautré tout seul au comptoir à coté
de moi. Mes quelques bières dans le sang me permettent heureusement
de ne pas tomber instantanément dans un trip groupie et, alors
que je m’apprête a formuler “Hé dude, Arkhon Infaustus
ne se remettra jamais de la tournée avec vous…” il se tourne
vers moi et m’apostrophe: “Hé dude, t’as pas de la beuh a vendre?”…je
n ai pas le temps de répondre que tous les dealers du coin
convergent vers lui, lui proposent leurs services et, qu un groupe
de fans débarque comme par magie pour photos et autographes…dommage
la réponse pour Arkhon m’aurait intéressé…
Après avoir discutaillé avec un rital à ce point
au courant de la scène Metal de son pays qu il pensait que
Rhapsody était Allemand, j’achetais enfin un billet aux portes.
A noter qu’il y avait, comme d’habitude, les éternels types
louches semi-clodos présents a tous les concerts et, vendant
des billets a un prix défiant celui de Johnny au parc des princes…
Après une fouille peu inspirée, ( Les vigiles semblent
trop fatigués pour à la fois fouiller les poches ET
le sac), je pénètre dans l’electric ballroom. Pas grand
chose a dire sur le lieu qui, comme la plupart des salles de Londres,
est un ancien théâtre, à part que la place se
transforme en club a gothopouffes vaguement Metal le Vendredi (ce
qui expliquerait la présence de certaines d’entre elles dans
le public, semblant guetter le moindre prétexte pour remettre
le pied là où ont eux lieu leurs exploits buccaux du
week end précédent, bien qu’elles ne connaissent rien
aux groupes présents) et, qu’il y a été tourné
la seule partie de Cradle of Fear dont tout le monde se souvient (mais
si voyons…la goth a poil…).
Bref quand j’entre, le set de PROSTITUTE
DISFIGUREMENT à déjà commencé … Euh, que
dire, c’est du Death-Grind de base, sans aucun intérêt
mais efficace, oublié cinq minutes après… Tant qu’on y
est, bah VISCERAL BLEEDING c’est exactement la même chose, si
je n’avais pas de photos pour preuve, je ne me souviendrais même
pas avoir assisté a leurs sets…
Bon, tout le monde sait à quoi
s’en tenir au sujet de WYKKED WYTCH, et, la seule nouveauté était
que c’était encore pire que la dernière fois pour la tournée
de Carpathian forest. Pas de maquillage mais déjà deux
membres en moins, peut être ce “groupe” va donc enfin finir par
disparaître (et je parie qu’il deviendra immédiatement
culte, mais dans le mauvais sens)… Les musiciens semblent résignés
à leur réputation et, ne font même plus semblant,
se contentant de jouer en prenant quand même la pose de temps
en temps, on n’est pas goth pour rien. Quand à la choucroute
garnie au micro, que dire sinon qu’au moins, la dernière, fois,
elle chantait juste… Là, elle était complètement
faite, arrêtant de beugler pour se tenir au pied de micro sous
peine de se casser la gueule…et le “Eat my bloody cunt” rituel en fut
même a peine compréhensible… Résultat des courses:
la moitié du public bouche bée, l’autre se roulant par
terre de rire, deux gothopouffes hystériques et un skin amoureux…
Apres m’être soumis, de bonne
grâce, a un petit jeu amusant dans la fosse (une charmante jeune
fille s’engageant a se faire fouetter le joufflu avec une baguette de
batterie par quiconque saurait résister à ses propres
flagellations pendant une minute… je me fis vite disqualifier car après
avoir gagné, je décidais d’INTRODUIRE la baguette dans
mon trophée plutôt que de cogner dessus avec…) les choses
sérieuses commencèrent enfin…
“London on Tuesday… I have not much
to say…rather some shit to play…” Voila les uniques mots que Benton
marmonnera durant tout le concert de Deicide. Après un “Scars
of the crucifix” d’entrée, je remarque connement trois choses
:
1) Benton a une nouvelle coupe de cheveux (Ca en a traumatisé
plus d’uns…)
2) Jack Owen est défoncé jusqu aux yeux (il joue de la
country en rigolant bêtement entre les morceaux et, lutte pour
ouvrir les yeux…)
3) Il y a encore un nouveau guitariste et, pour une fois, PERSONNE ne
sait qui c’est, a part que beaucoup seront choqués, voire même
menaceront de quitter le concert (ah ces anglais) car il porte une croix
NON INVERSEE ma bonne dame…
Après un début pareil, on pourrait s’attendre à
l’enterrement de l’année… Seulement:
Benton reste Benton, les kilos en plus et les cheveux en moins, et dégueulant
de charisme, sa voix est toujours au top, Owen et l’inconnu font honnêtement
leur boulot sans nous faire oublier les frères Hoffmann, et Steve
Asheim nous pulvérise les tympans… Que dire face a une set-list
qui enchaîne “once upon the cross”, “serpents of the light”, “children
of the underworld”, “when satan ruled his world”? Seul « Slave
to the cross » manquait au set qui brassait le meilleur de «
When satan Lives »… On vit même un pogo A UN CONCERT ANGLAIS
(même si c’était a quatre: moi et trois skins trentenaires
et, qu’on devait ressembler a un clip de suicidal tendencies vu de la
scène…)
Un “deicide” final achève tout le monde… Bref tant que Benton
sera là avec une set-list aussi imparable, les mauvaises langues
telles que moi devront s’incliner et fermer leurs gueules… Et, tant
que Steve Asheim sera là, on aura droit a un peu de communication
entre Deicide et le public à la fin du concert (Benton se barrant
comme à son habitude avant que les lumières ne se rallument)
Bref pour l’instant Deicide est bel et bien vivant et continue de marquer
les esprits, du moins le mien car tout ce que j’ai pu obtenir comme
avis autre après le concert donnait a peu près ceci:
“hé dude, t’as pensé quoi
du concert?”
“Putain vieux, Benton a une NOUVELLE COUPE DE CHEVEUX !!!!!!”
No Comment…
Arsongod
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