BLISS OF FLESH
DEVIANT MESSIAH
ARNTOR
Chaos Legion Fest Act II
Le 23/03/08 - Le Napoléon [Tours]

Après
un premier fest [putain que je trouve ça convenu d'appliquer ce
terme à une affiche d'une seule soirée...] aux allures de
franc succès, c'est sans grandes convictions, mais surtout pour
parachever un week-end riche en reh' & épiques levées
de coudes aux côtés de précieux acolytes, que je me
rend au "Belle Ile", subitement redevenu "Napoléon"...
et, c'est sans surprises aucune que mes prédictions fatales s'avèrent
alors mathématiquement exactes quand à une affluence minimaliste
qui, non contente de quasi-confiner à la pré-adolescence,
grouille d'une écoeurante "richesse"... Du coreux, des
lolitas de douze ans, du goth crypto-gay, des trucs totalement non identifiables
... mais contre toute attente, aucun zonard à l'horizon, alors
que que le come-back de l'ancien proprio, connard gauchiste notoire, signifiant
la résurgence des lieux en tant que haut fief rouge tourangeau,
laissait pourtant présager un intéressant match-retour.
Passons, comprendront les personnes qui furent de la première édition...
Accompagné d'un preux kamarade Limousin venu agrémenter
un effectif léger, trop affairé à régler les
primitives prémices d'un holocauste imminent avec le maître
d'oeuvre de F.A.M.A.S. et, se faisant, à vider quelques pintes
de pisse houblonnée, je loupe Arntor... Du moins visuellement,
car la salle souterraine laisse filtrer une mixture à consonances
païennes digne des pires instants du très typique UG québécois.
Vide, cliché, lépreux.
En bref, un Metal sans grande envergure [Les influences citées
parlent d'elles même au demeurant...] par, comme le confirmèrent
les silhouettes que nous entr'aperçûmes remonter leur matériel
après la prestation, des metalheads sans plus de carrure, probablement
pour le "blackist" [Hommage aux post-crétins, toujours
aussi incontournables après six mois d'absence, pour ma quotidienne
crise de rire thérapeutique...] zéro.
Notons ce tonitruant disclaimer pompeusement scandé sur leur jewspace
:
« ATTENTION : Suite à des rumeurs infondées ayant
circulées à notre sujet nous tenons à insister sur
le fait que les membres d’Arntor ont, comme tout à chacun, leurs
proprent oppinions politiques, qui restent dans le cadre de leur vie privée.
Le groupe Arntor ne transmet ni ne cherche à transmettre aucune
idéologie politique, tant d’un bord comme de l’autre. Nous sommes
des musiciens qui, en tant que tel, sont là pour partager le fruit
de nos créations avec vous.»
Le BM pour l'amour de l'Art ?!?!?!???? ! FUKK comme dirait l'autre, voilà
qui ne m'inspire qu'une chose : LE BOYCOTT.
Dans
le feu d'une passionnée discussion entièrement dévolue
au Death Metal THE WAY IT MUST BE avec le gratteux d'un groupe Orléanais
qui ne devrait pas tarder à faire parler de lui, je perçois
les bribes d'un juvénile échange imbibé de Smirnoff
Ice Die-Hard edition, quand à un Deviant Messiah pressentit comme
un intégral carton Black / Death.
A l'affût, tel un pédophile planqué à la sortie
d'une école élémentaire, je m'offre donc une descente
dans le caveau et, mes aïeux, que n'avais-je pas fait ...
Dans ma ligne de mire, une brochettes de cinq couilles molles plus propices
aux buffets d'un repas de communion qu'aux flammes des enfers donnant,
dans la joie et la liesse la plus répugnante, leur premier concert,
semble-t-il.
Au programme, un bourbier naïf directement pompé sur tout
l'artificialisme & le conformisme que je déteste de la sur-produite
scène actuelle, agrémenté, pour les temps morts,
d'invectives niaiseuses et autres inepties. Je ne préfère
même pas m'étendre sur cette façon irritante de se
justifier tout les deux/trois morceaux, notamment lorsque vint la méconnaissable
& massacrée reprise, pourtant tirée de la première
période, de Dimmu Borgir...
Mention spéciale au batteur, probablement malgré lui, que
j'ai bien cru voir finir par se faire pêter les veines du cul lorsqu'il
approchait de trop prés les 120 Bpm. Résolument touché
par la grâce d'un sac de ciment hémiplégique...
Si les newbies dans leur inculte mansuétude usent et abusent de
l'étiquette Black / Death, j'ai quand à moi un autre nom
pour ça : EMO !
Plein le cul de ces groupes se créant tout les jours pour le simple
fait de monter un groupe, de ces cohortes sans aucun fonds idéologiques,
sans aucune justifications tangibles.
Sentence : BOYCOTT !
Enfin, vient le tour d'un BLISS OF FLESH dont, je dois bien l'admettre,
je n'attend rien : Aura amputée depuis les premiers jours de ce
petit quelque-chose qui fait toute la différence entre un groupe
qui ne peut que jouer et un groupe qui TUE spontanément et, désastreuses
successions de vocalistes obligent ...
Chiant sur disque à mon goût, B.O.F. parviendra tout de même
à captiver mon attention sur scène, en insufflant, enfin,
à cette soirée un minima de brutalité, du moins jusqu'à
ce que la quasi inexistence des guitares, contrebalancée par des
putains de « HAIL » gueulés tout poings en
l'air sur la moitié des tracks, ne m'excède et ne me pousse
à retourner au bar.
Au final, je préfère retenir de ce groupe ceci :
« Nous faisons du black/death metal, on n'est pas là
pour faire des concerts "sympas" où on se tape dans le
dos au sortir de la scène. » [Sikkardinal [Bliss
Of Flesh] – In Extremis Newsletter – Avril 2007]
Puis
cela :

Real
Life / Evil Dream.
Un doux et fort caustique paradoxe me menant à la conclusion suivante
: BOYCOTT !
En
somme, un gig bien tiedasse en comparaison d'un très prometteur
prédécesseur m'ayant laissé en droit d'espérer,
sinon le franchissement d'un pas vers un palier encore plus carton, au
moins une certaine constance qualitative.
Une orga toujours au poil, surtout au vu des déconvenues de dernière
minute subies.
Mais, en définitive, une déception indiscutablement imputable
à une prospection aveuglée par le phénomène
FagSpace, là où, un jugement soumis aux feu des colonnes
demo-niaques d'une distro UG ou d'un zine crasseux & dévoué
aurait, pour sûr, mené ce fest sur des sentiers foutriques.
Slayer, tu nous as habitué à bien mieux.
Du reste, avis éventuel aux potenbtiels intéressés
: Inutile de vous fendre d'un mail pour nous qualifier de « vilains
fascistes » comme beaucoup l'ont déjà faits.
Le Metal Extrême est un Art Fasciste.
Sperm.
S.
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