BLACK METAL IS RISING
TEMPLE OF BAAL
Pour ce Festival présenté
comme l’évènement Black Metal du début 2005, sept
milices de Black Metal, toutes originaires de Gaule, vont s’unir et prendre
les armes pour asseoir la supériorité de nos convictions.
Le Hate Korp ne pouvait se permettre de rater cette Blitz et c’est donc
au grand complet que celui-ci se retrouve dans la Capitale bien décidé
à marquer son territoire. Je passerai rapidement sur le Lovecraftian Dark Metal d’Arkham qui fut chargé d’ouvrir ce Festival sous les coups de 14h30. Les Toulousains bénéficient certes d’un gros son, quelques riffs claquent bien mais rien de bien transcendant. Un bon groupe d’entrée tout de même. Les Toulousains de Fornication prennent
le relais et là on peut dire que le festival dégaine véritablement
ses premières cartouches meurtrières. La fosse subit ses
premières secousses sous l’impulsion de la Division Varoise de
RU qui, insupportés par l’apathie du public parisien devant une
telle prestation, est bien décidé à faire place nette
et à renvoyer goths et autres travestis Black Metalleux hémophiles
présents en nombre sur la Himmelsstrasse. Skoll et moi- même
nous chargeons donc de purifier dans un premier temps La Loco suivi de
près par le reste du Hate Korp. Tout ce qui passe à portée
de poings et de paras est alors bon à prendre sans aucune discrimination
(n’est ce pas Verrukose!) même s’il faut reconnaître qu’il
y eu des cibles privilégiées notamment quelques trends bien
gratinés et un Red qui regrettera longtemps de s’être frotté
d’un peu trop près à un membre du HK.
Fornication ayant bien éprouvé les organismes et devant le prix prohibitif des consos du bar, une partie du Hate Korp effectuera le premier de ses nombreux va et viens avec son point de ravitaillement à savoir la supérette du coin. A noter la bienveillance de la Loco qui aura le bon goût de ne pas décréter toute sortie définitive. L’efficacité des Cavaticus fera le reste et permettra au Hate Korp de profiter de près d’une dizaine de bouteilles de vin du terroir à l’intérieur de la Loco. Passée l’offensive Fornication, c’est au tour de Funerarium de prendre les armes. Ayant déjà eu l’occasion de les voir il y a deux-trois ans du temps de leur implantation marseillaise, je dois dire que le combo s’est musicalement nettement amélioré mais a toujours un problème concernant la prestance scénique. Tant que le décalage entre le chanteur et le reste du groupe persistera, difficile de s’enflammer pour Funerarium. En effet, le chanteur en WarPaint de goret se trouve en totale opposition avec le reste du groupe bien BCBG. Le batteur est comateux et se cache derrière ses fûts. Quant aux deux gratteux, ils semblent littéralement absent : l’un statique ne levant pas la tête une seule fois durant tout le set tandis que l’autre, fringué comme le patron du MEDEF, n’arrive pas à cacher son ennui. Funerarium doit donc revoir son line up pour être crédible car quelques passages restent malgré tout bien accrocheurs.
Otargos prend la suite de Funerarium pour
ce qui va s’avérer le meilleur set de la soirée. Comment
ne pas porter allégeance à cette horde agressive et haineuse
après le set effectué ce soir là. Exceptées
les personnes atteintes à la fois de cécité complète
et ayant subi une ablation des organes de l’ouie, je ne vois pas qui d’autres
peut nier la qualité de ce combo sur scène.
Après la Blitzkrieg d’Otargos, c’est au Black Brutal de Malleus Maleficarum de perpétuer l’holocaust de la Loco. Aux vokills, Tamas, malgré plusieurs tentatives pour haranguer la foule, ne recueille pas l’écho mérité. Mais Malleus Maleficarum ne se décourage pas pour autant et continuera jusqu’au bout son offensive sous l’impulsion notamment d’Ahriman et de ses backs vokills carrément démoniaques. La fosse aurait du être plus réceptive mais passer après Otargos a sûrement porter préjudice au groupe. Le ton un peu “rock n roll” donné par moment aux tracks ainsi que l’absence de titres de Taedium Vitae a aussi peut être été préjudiciable. Mais le départ de Mastema, l’ex chanteur et parolier de Taedium Vitae, explique sûrement ce négationnisme. A noter l’offensive de Tamas sur les dernières notes du set posant sa gratte et se jetant lui et son bon quintal dans la fosse. Malleus Maleficarum n’a donc rien à se reprocher et peut donc juste pester contre sa place dans l’ordre de passage. Voici maintenant le tour du kommando qui
semble être le plus attendu de la soirée vu la quasi hystérie
qui émane de chez certaines personnes : Hell Militia. Malgré
un line up prestigieux composé de T.Persecutor (Torturer dans Arkhon
Infaustus), Arkdaemonn (Temple of Baal), Hellsukkubus (LSK dans Antaeus,
Vorkreist), D. Terror (Vorkreist) et Meyhna'ch (Mutiilation), la milice
de l’enfer ne m’a guère convaincu. En mettant de côté
l’aversion que je porte à ce déchet de Meyhna’ch, Hell Militia
est simplement un groupe comme un autre qui bénéficie d’une
surévaluation du à la présence en ses rangs de Meyhna’ch.
Ayant l’honneur de mettre à mort le Black Metal is Rising, Temple Of Baal nous a délivré un set Black Trash de haute volée. Arkdaemonn pour son deuxième set d’affilée est toujours aussi présent et Ambuscias vomit sa haine par des vokills convaincants. Les blancs entre les tracks étant quant à eux égayé par des “Sieg Heil!” retentissants de la part d’un NSBM isolé bien marrant auquel Ambuscias manquant de répartie ne fut capable de répliquer d’un ton gêné qu’un “euh pas trop quand même”. Malgré un manque de rythme et un certain manque de motivation palpable chez certains membres, Temple Of Baal clôtura honorablement la soirée.
Ce Black Metal is Rising restera donc une excellente Blitzkrieg de près de huit heures. On peut juste regretter l’atmosphère de franche camaraderie régnant au sein de la Loco qui ressemblait par moments à une véritable agence de rencontres. L’ordre de passage des groupes a été aussi quelque peu bâtard. Otargos et Fornication méritant largement la tête d’affiche pour l’énergie déployée. Heil aux milices Otargos, Fornication
& Malleus Maleficarum AMSG |