BLACK METAL IS RISING II
REIFRIESEN
Bien que l'affiche s'avéra nettement
moins alléchante que l'année dernière, je décidai
de me rendre à ce fameux concert censé nous fournir l'élite
de l'élite de la « scène » Black française.
Sauf qu'en réalité, ce fut surtout la foire au remplacement
de dernière minute, à mon grand désarroi car OLC
SINSSIR s'avérait être le groupe m'intéressant le
plus. Le tout étant cette année Metallian et Hard N Heavy-Approved,
une vilaine curiosité malsaine fit place à un intérêt
déjà tout relatif en ce qui me concernait... Et c'est alors que je m'aperçus derechef que j'avais foiré REFRIESEN pour cause de collaboration photogénique avec le grand Satan, ce qui reconnaissons-le est amusant quand certains parisiens s'entêtent à LE soutenir à grands coups de Myspace...Mais je m'égare. Et ainsi je tombais pile pour la prestation de Colin Farell et sa patrouille des frisés, à savoir NIRNAETH. Etant dans un état d'esprit moins réceptif que lors de leur dernière apparition pour le Pagan Fest, je restai simple spectateur passif cette fois-ci. Le tout m'apparut plus bourrin et moins « nécro » que la dernière fois, mais toujours plaisant. Bon groupe de chauffe. ASMODEE est un peu la synthèse du black dit « de musiciens ». Sur album c'est pas trop mal, ça branle du manche mais ça ne dégage pas grand chose. Sur scène c'est concentré, à moitié Death et très statique. Bref ça s'écoute vite fait bien fait et ça ne laisse pas de traces. La reprise de « Du Hater Som Gud » de Satyricon viendra quelque peu réveiller les esprits et en rendra même certains hystériques, tant mieux pour eux... Et voilà que je commets LA connerie de la soirée, à savoir que commençant à m'emmerder et pressé de boycotter les petits protégés de Metallian, ARTEFACT, je me barre de la Loco pour un temps indéterminé de saoulerie. Seulement, m'étant gouré dans l'ordre de passage, je m'aperçois trop tard que c'est LORD que je viens de boycotter, honte sur moi, et je ne peux qu'assister impuissant aux dernières secondes du set qui me laissent néanmoins penser par la musique et l'attitude que je viens sûrement de foirer LE groupe de la soirée. Dépité, je me rebarre immédiatement après un titre d'ARTEFACT, qui m'emmerde au plus haut point avec les breaks incessants et la mollesse qui se dégage du tout. Un pote qui vient d'arriver me demandera d'ailleurs si on se trouve réellement à un concert de Black. Passons... Revenant bien bourré et enfin décidé à en découdre dans le pit pour OTARGOS, je me fais bien plaisir avec ce groupe qui bien qu'un poil redondant, reste un sacré défouloir. Moult savatages plus tard, la reprise de « Black Magic » de SLAYER vient achever la bastonnade et parachever un contrat des charges plutôt bien rempli. Mais gare à l'omniprésence lassante... BALROG, avec son premier opus, « Kill Yourself », m'avait pas mal plu, malgré quelques intermèdes acoustiques longuets et brisant le rythme. On y décelait même un semblant d'identité propre...Avec son deuxième assaut, Balrog rentra dans le rang de l'écurie Holy Records, devint un O.M.B de scène, c'est à dire option chaises musicales à l'avenant, opta pour une grosse prod', mit une bonne dose de Death dans son Black, le tout joué au click, devenant une sorte de Belphegor Français. On aurait dû y gagner en efficacité live ce qu'on y perdait en identité et atmosphère sur album...Sauf qu'au bout de quelques morceaux, j'avais toujours la désagréable impression qu'Otargos était revenu sur scène pour un TRES long rappel, avec encore moins de finesse. Bref le tout me brisa vite les meules, avec en plus un son foireux et aucun morceau du premier album, verdict: oublié cinq minutes plus tard...A revoir peut-être un jour, avec un son correct et une affiche moins « clonesque » Bon voilà l'heure de la grande messe, à savoir de ce que l'on pourrait qualifier de numéro deux Parisien: MERRIMACK. Ne connaissant le groupe globalement que de (bonne et mauvaise) réputation, et le peu de ce que j' en avais entendu sonnant correctement mais de facture extrêmement classique, j'arrivais peu ou prou vierge sur le terrain de « l'élite ». Bon, une sorte de chanteur d'Amon Amarth au chant et un début de concert bloqué dans le mid-tempo, rien de bien transcendant pour l'instant. Et quand ça s'énerve enfin, bof, vu et revu, rien d'accrocheur, le chanteur en fait des tonnes pour pas grand chose, le pit s'énerve enfin mais j'ai du mal à partager son enthousiasme. Verdict: je me barre avant la reprise de Massacra et j'ai déjà tout oublié à la sortie de la salle, en me jurant de revoir Lord un jour, en réfléchissant vaguement à l'élitisme Parisien, en regrettant de ne pas être plus saoul pour mieux faire passer la pilule, et en évacuant tout cela dans un pet somme toute symbolique, à l'image de ce Black Metal Is Rising fort anecdotique. Bien le bonsoir... Arsongod |