ANGEL CORPSE
ARKHON INFAUSTUS
REVENGE
INKISITOR
Militant Antichrist Tour 2008
Le 29/04/08 - Le Ferrailleur [Nantes]
Débarqués en catastrophe en terres Nantaises après
un irritant périple climatiquement laborieux, Verruk et moi même
mettrons une bonne plombe, lâchés par un GPS probablement
conçu en Israël, avant de découvrir que le fameux
Ferrailleur se terrait dans la moiteur du répugnant complexe
"Arts décos & spectacles pour bobos" que nous refusions
d'approcher depuis le départ, dans le feu de notre grande perdition
en quais de Loire...
Bref.
A peine le temps me fut octroyé, parmi, comme je le craignait,
une affluence typique d'un soir de semaine, d'honorer le bon souvenir
des tenaces séquelles du précédent gig Tourangeau
avec, entre autres, Ivan4Roses... de tailler la bavette avec quelques
tronches mémorables rencontrées à l'occasion de
cette même orgie... et, de saluer, la nostalgie dans l'âme,
une horny bretonne ayant engrossée nos rangs lors de la campagne
vengeresse menée au BCS l'an dernier... tout cela autour de déjà
trop de rotteuse... que vint déjà l'heure, pour INKISITOR,
de fouler les planches de l'épicentre des hostilités.
INKISITOR qui, hormis quelques pains rythmiques rapidement rattrapés
et probablement totalement passés inaperçus auprès
des profanes, l'agencement du micro de Mr Fraus qui amputa la prestation
de certains backing growls et, un D hate par moment peut être
un peu trop théâtral, délivra un set impeccable,
dans la droite continuité de sa course aux armements.
Set qui, desservit par un son très correct, restitua honorablement
le travail tonal effectué par le groupe sur les deux guitares
& les timbres vocaux, ne laissa pas la basse en reste et, conféra
aux drums, menées par un iguane en puissance, quasiment toute
leur amplitude.
Si l'assemblée si fît étonnamment attentive pour
une première partie, les acteurs du pit se comptèrent
hélas sur les doigts de la main...
Et FUCK [!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!], c'est avec ardeur que je du
résister à la pulsion d'aller coller une avoine à
Verruk, W.A.R. et autre Nocturnal Diarrhoea... Diktat d'un récent
diagnostic médical incitant à la raison plus qu'à
la passion... C'est donc la frustration dans l'âme que je ne pu
soutenir le groupe en contemplant défiler les tracks majeurs
du 7' et du split 10', la traditionnelle reprise de Darkthrone, la version
retravaillée du track ayant clôturé jadis l'assaut
Poitevin, loupée lors du massacre Tourangeau et, un glaviot totalement
inédit...
Le
temps d'une maigre trêve, au cours de laquelle je retrouva, autour
d'une énième mousse, l'un des sickos ayant récemment
marché à mes côtés sur Berlin Est pour le
Triumph Of Death fest, de rencontrer le batteur de Ritualization / Ingens
en charmante compagnie, définitivement à la hauteur de
son guitariste, déjà croisé ça et là,
en matière de dévotion Old School et, REVENGE investit
la scène. Probablement, avant AngelCorpse, LE groupe pour lequel
j'avais fait le déplacement.
Esthétiquement sobre, para-militairement parlant, par rapport
à ce à quoi je m'attendais, le trio imposera le respect
par son ultraviolence et sa simple présence scénique.
Un Pete Helmkamp statique, mais, suintant de la brutalité totalitaire
lui étant toute singulière, aussi chirurgical en ses élocutions,
comme balancées du haut de je ne sais quel mirador concentrationnaire,
que vecteur d'incontrôlable chaotisme.
Un Vermin titanesque, possédé, exorbité... porteur
de rythmiques à faire, grasses comme épileptiques, éclater
tout organe interne, de leads à faire dégueuler toutes
cavités auditives de cervelles atomisées... Contrebalançant
à la perfection de ses backings abyssaux la rhétorique
intolérante ordonnée par son acolyte.
Enfin un James Read tout simplement impressionnant, fidèle à
son pedigree radicalement matraqué, qui headbanguera du début
à la fin du set.
Totalement Grind ? Effectivement, tout comme sur disque, bien qu'un
peu plus palpable.
Affaire d'hermétisme, ou non, au séculaire culte de Ross
Bay.
A ce stade, l'agora s'éveille quelque peu, le pit se résume
désormais aux doigts des deux mains... Et, FUCK [!!!!!!!!!!],
je vois de plus en plus rouge, fixant depuis déjà trop
longtemps un infâme métèque poliomyélite
ayant élu visqueux domicile sur une enceinte de retour... Je
ronge mon frein en m'imbibant de houblon...

Ok.
Au tour d'ARKHON INFAUSTUS d'infecter l'audience.
J'attendais beaucoup de ces enculés de parisiens, pour être
l'une des seule entité du dit microcosme que je respecte et,
les avoir vu, en décembre 2004, clouer un pathétique Deicide
au pilori à domicile ; L'une des seule chiure ayant jusqu'alors
été capable de m'impressionner on-stage avec Infernal
War...
Mais, le groupe que je pressentais comme celui de la soirée,
charismatiquement, introspectivement, agressivement, me laissera un
arrière goût bien étrange.
Le quatuor balayera sa discographie en pilotage automatique absolu.
Aussi carré que narcotique certes, mais la folie, le malaise,
la crasse d'antan en moins, comme si la sauvage cohésion qui
pu faire toute son aura avait disparue. Même un "Dead Cunt
Maniac" pourtant impeccable m'en effleura une sans bouleverser
l'autre...
Je n'évoquerais pas en détail les tracks du dernier opus
qui, foutriques sur disque, m'arrachèrent moult bâillement
en fin de prestation...

Déçu,
je sors me ravager les poumons, m'abreuver de pisse et peloter du boulard...
Lorsqu'un blondin, riche en arguments, me choppe le crachoir au sujet
de jewspace, je ne réalise encore pas, débordant de véhémence,
que ANGELCORPSE vient d'entonner les premières notes d'un «
Stormgods Unbound » qui, à lui seul, justifie mon addiction
au groupe. Ne comprenant ma négligence que trop tard, dans le
feu du débat stérile au possible, je coupe court et me
jette énervé comme une vache dans la salle.
J.R. Daniels, branquignole gore-grind de son état, probablement
recruté faute de mieux pour la tournée, massacre, du haut
d'un jeu rythmique à la croisée de Krisiun & Trisomie
21, le répertoire du groupe balayé de « Hammer Of
Gods » à « Lucifer & Lightening »... Palubicki
pète enfin dans la soie après avoir snobé toute
l'agora tel la plus putassiére des rock star...
Mais je m'en branle autant que du dernier gonzo de Tory Lane. AngelCorpse,
mené par un P.H. toujours aussi imposant après déjà
une intense prestation dans les paluches, parvient à rester AngelCorpse,
préférant, contrairement à la date londonienne,
réviser avec soin ses vieux classiques tels que « Phallelujah
», plutôt que de trop abuser de promo pour son très
moyen dernier rejeton.
Au FOUR les aléas de santé, je ne tiens plus et me jette
dans le pit, toujours aussi maigre, pour mon quota minimal de baffes
dans la gueules et coups de lattes dans les burnes.
A quelques exceptions prés, dont un « Wolflust »
plutôt merdique qui n'a pas réussi le pari de « l'ending
in fire », 45 minutes de furie totale.

En somme, tout à fait le genre
de gig me laissant, sur ses cendres, à dire que je peux enfin
crever.
Sperm.
S
Photos par Ivan & Impia Fraus