AD HOMINEM
AZAGHAL
NAZARENE DECOMPOSING
EXCRUCIATE 666

28 Novembre 2009 - Dock 412 [Marange Silvange]



Arsongod : Malgré les échos relativement mauvais qu’on a eus sur AD HOMINEM live, on ne peut que se jeter sur une date en France, même si comme la plupart j’ai du mal avec l’évolution du groupe, passé de deux albums cultes à un Climax of Hatred moitié efficace moitié chiant, et un dernier album ressemblant à une version black de RED HARVEST, avec guère que un ou deux titres surnageant dans une mare d’ennui poli…  
Le groupe étant épaulé d’alliés efficaces comme AZAGHAL ou a priori NAZARENE DECOMPOSING, on n’allait pas se faire prier…
Retour donc en Lorraine et dans le repaire de rasés qu’est le DOCK 412… Parlons-en des tonsures, parce qu’après avoir enfin franchi les portes (et un peu halluciné devant la longueur de la queue et le fait que cela soie des vieilles personnes complètement normales qui se chargent des entrées) on se retrouve en pleine ambiance de gig de Rac, la faune dominante et le stand Darker Than Black (avec Mister JFN himself) parachevant le tableau… Comme si ça ne suffisait pas, quand on tend l’oreille, on entend que du boche…            
En clair, le simple fait d’avoir des cheveux et de parler français nous donnait l’impression d’être entrés en résistance... Je m’y attendais un peu mais pas à ce point-là. On est plus chez nous ma bonne dame, voilà que les fritz reviennent pour voler le pain de nos arabes…           

Gheritarish : J’étais moins sceptique que mon camarade car j’apprécie quand même les deux derniers albums bien qu’ayant une préférence pour les 2 premiers du groupe. Va donc pour se retaper une fois de plus nos 18h de route aller-retour. Arrivés sur place, public attendu certes mais pas à ce point, une seule distro au compteur ça fait un peu léger sachant que Sabbath’s fire était dans la salle, mais visiblement JFN avait demandé l’exclusivité aux organisateurs relais. L’original ayant fini dans une boite 6 pieds sous terre après avoir trop appliqué la devise de Diapsiquir et la défonce pas chère : toujours plus bas vers Lui. Pari réussi mec, never stop the madness hin hin hin…        

Arsongod : Bref, encore un EXCRUCIATE 666 en guise d’entrée… J’ai vu le groupe une semaine avant, j’aime bien sans plus, et le son est lamentable, d’où mon volte-face au bout d’un titre.      

Gheritarish : Vue la semaine précédente dans des conditions aux combien meilleures, le fait ici de n’entendre que la batterie et le chant me fait fuir aussi vite que je suis entré. Un groupe au potentiel certain mais systématiquement gâché par des problèmes de son.            

Arsongod : NAZARENE DECOMPOSING m’avait fait bonne impression sur un album, comme un truc basique mais efficace. Mais ce soir leur prestation avait plutôt grise mine et la queue basse… En clair, les trois zicos étaient en mode répète devant les copains, entre un chanteur ivre mort et le reste du groupe peu concerné. Si en plus on ajoute les schleus heureux de pouvoir hurler des trucs à leurs compatriotes entre les morceaux, on se retrouvait en ambiance très fête de la bière, et autant dire que la musique en pâtissait d’autant plus. Dommage il y avait de bons riffs de temps en temps.

Gheritarish : Rien à ajouter, formation inconnue au bataillon pour ma part, chiant comme la mort, et le fait de se sentir en position d’immigré dans la salle n’arrangea pas les choses. Désertion pour quelques breuvages houblonnés…      

Arsongod : AZAGHAL est assez inégal sur cd, mais leur dernière offrande n’était ma fois pas dégueu et remontait le niveau, j’avais donc hâte de vérifier en live. Hé bien le premier titre me fit ouvrir grand les yeux et me demander sur quoi j’étais tombé, car distillant une espèce de black low-tempo avec un riff central complètement gay sur un refrain pop avec break et tout le bordel… On parle d’AZAGHAL là ???!!! Mais je n’étais pas au bout de mes surprises, car le groupe dévoila pas moins de quatre visages musicaux différents au cours de son set, commençant donc par de la pop gay, puis continuant sur une espèce de black-punk assez entraînant, augmentant le tempo en jouant ses titres les plus connus et catchy (Quetzacoatl et Agios O Baphomet) de ses derniers albums, puis finit son set par un rappel très long et composé de titres des deux premiers albums, avec donc un black brutal et ultra carré… Ca c’est de l’éclectisme…            
Les gars n’ont pas beaucoup de charisme (une bande de gros blonds) mais ils assurent clairement dans tous les registres et à toutes les vitesses de jeu possible. En face, le pogo est peu fourni mais assez intense, emmené par un Gheritarish bourré/déchaîné. Un bon coup dans les burnes d’entrée de jeu, puis un magnifique vol plané la nuque en plein contre le bord de scène, suivi de 90 kilos de lard et de cuir en pleine gueule quand je tente de me relever. Résultat mon cou se met à faire des bruits inquiétants. Inutile de dire aussi que quand on rebondit sur les bords humains du pit, on s’attend plus à se faire assommer par derrière qu’à être repoussé, le rasé n’ayant pas la patience du chevelu… On s’amuse bien donc, mais il faut avouer que la fin du concert était assez laborieuse, le groupe se comportant plus en tête d’affiche qu’en headliner. Bonne prestation néanmoins, on finit sur les rotules.

Gheritarish : Putain quelle merde, black pop gay, en effet je m’attendais à me prendre une déferlante traditionnelle dans les gencives, et au lieu de ça on tombe sur un groupe changeant au cours du set passant du mauvais à l’exécrable avant d’atteindre l’excellence. Aucune attitude des membres du groupe pour remonter le niveau, on s’emmerde sec. Les mecs sont ultra carré il n’y a pas photo c’est sur mais c’est d’un chiant…          
Puis ce fut la révélation, nouveau visage musical, un black à l’ancienne dans la plus pure tradition, et bordel que ce fut bon. Ca charge donc assez sec, le publique s’enfuit une fois de plus et on se retrouve cerné par les tondus faisant tous une tête de plus et une bonne vingtaine de kilos que moi. Qu’à cela ne tienne, ça cogne, ça bourre, la musique est prévisible au possible, le moindre coup sur les cymbales se sent arriver à des kilomètres, aucune révolution mais une pure tuerie en règle. Seul point négatif sur la fin de ce set, c’est comme l’a souligné Arsongod le coup des « last track for tonight » à répétition, épuisant à force. On en pouvait plus, on avait soif, mais impossible de résister, on continue le tabassage.  

Arsongod : Après une longue attente, AD HOMINEM débarque enfin. Peu de visuel et d’affèteries : juste des grands maigres en corpsepaints qui jouent, tout ça manque un peu de dynamisme visuel… D’ailleurs seul le Wodanaz donnera un peu de sa personne, les autres membres du groupe se contentent de riffer. Heureusement il reste les compos, et un choix de set-list fort acceptable.
Entre Will To Power, Arbeit Macht Tod, Total Volkermord, et autres, inutile de dire qu’on est fort jouasse. Malheureusement, l’ambiance dans la salle est complètement retombée, malgré un Gheritarish qui tente de forcer un parterre de rasés à pogoter et qui se fera vite calmer, pendant que je nage la brasse vers l’ersatz de pit, en vain vu le nombre de péquins massés au mètre carré. Fort dommage qu’il n’y ait eu plus aucun mouvement de foule de tout le concert, pour un tel groupe ça la fout mal quand même. C’était un peu de ma faute aussi, ayant trop donné pendant le set éreintant d’Azaghal et me reposant sur mes lauriers. D’autant plus que le concert fut anormalement court, Wodanaz annonçant sèchement qu’ils n’avaient plus rien à jouer à des boches au bord des larmes. Déception pour le manque d’ambiance donc et le groupe peu charismatique, mais quand même des putains de compos qui te filent des frissons dans l’échine quand tu les entends enfin jouées live. A revoir plus en forme et avec un public plus metal et moins adepte de la ratonnade de pogoteur…

Gheritarish : J’arrive sur les rotules et fin bourré pour le set d’AH. Premier constat quel peuple, on se serait cru au concert d’Inkisitor à Tours quelques années plus tôt, le moindre mouvement semblait difficile. Début correct pour le groupe, bien que les vocaux du Kaiser fussent un brin en retrait et donc faisaient perdre un peu d’impact aux compos. Tout plein de rasés avec des gueules de méchant allons vérifier ça de plus près. J’en envoie un voler et immédiatement j’ai droit à un coup de coude en pleine gueule suivit d’un coup de latte direct dans le foie par ses potes, histoire de bien me faire comprendre qu’ils n’étaient pas là pour ça.      
Ils préfèrent continuer de s’aérer les aisselles visiblement…        
Niveau prestation, je craignais que la set list ne soit uniquement centrée sur le dernier album, mais elle fut bien équilibrée. Planet ZOG, Wolf power, Nuclear black metal kampf sont du plus bel effet, et il faut avouer que ZOG is dead passe très bien en live également, il me semble qu’ils ont joué également Solitary supremacy mais pas sûr. Seul déception pour ma part j’attendais avec impatience un Soldiers of Wotan qui ne vint jamais.            
Bon set bien qu’extrêmement court, et une fin en jus de boudin alors que tout le monde attendait un rappel. Soirée en mi teinte pour ma part, Excruciate encore et toujours handicapé par des problèmes de son, Nazarene decomposing chiant et sans intérêt, Azaghal chiant au début et impérial sur la fin, et AH qui fit mentir la réputation scénique qui entoure le groupe.     


Arsongod / Gheritarish