Avec
“Deamonium Inattaminatis” les nobles guerriers du Sardellois sortent
de nouveau de leur domaine troglodyte. Cette troisième autoprod’
sous l’étendard de RU n’est autre que l’héritage morbitaire
et démesuré laissé par le groupe lors de son
apparition conquérante à la fameuse Slaybirthnight du
22 février 2003. Ce live capturé avec la plus grande
prudence dans un climat d’hostilité tumultueux démontre
une fois de plus que Cavaticus n’est pas prêt à se laisser
dominer par le consumérisme mercantiliste massif du music business
et à vendre son cul tel une immonde pute vénale pour
quelques menus deniers !!! La faiblesse étant le
seul défaut que l’on ne peut corriger, comme à l’accoutumée,
cette rondelle blasphématoire n’est pas à mettre entre
les mains de ceux qui vivent d’amour et d’eau fraîche et, qui
ne jurent que par les artifices aseptisés qui conduisent aujourd’hui
le mouvement BM à son inexorable perdition. Ceux qui ont pris
le temps de jeter une oreille sur « Primoris »
retrouveront la même verve, la même hargne. Ceux qui au
contraire ont maculés leurs séants de plaisir en polluant
notre livre d’or, pour reprocher au groupe son approche puriste et
visiblement trop archaïque aux goûts de certains, auront
de nouveau matière à palabrer… Une fois encore, point
d’innovation, point de finesse libidineuse, point de volonté
d’apporter quelque chose de nouveau. Avec « Deamonium Inattaminatis »,
l’approche malsaine sombre et nécrophile déjà
présente dans « Primoris », s’est nettement
amplifiée, l’aura d’une brutalité inquisitrice dégagée
à l’époque avec frénésie par le trio est
ici parfaitement retranscrite si bien que les quelques privilégiés
ayant survécus à cette obscure nuit hivernale se souviendront
avec allégresse de cette violence exutoire, faisant appel à
un inconscient des plus bestial, que Cavaticus a réussi a propager.
Concernant les percussions, le Drum Kit dévasté de Tioneb
empeste toujours autant le chaos et la discorde ; Mais, au demeurant,
elles se font bien plus panachées que par le passé en
introduisant beaucoup plus de double pédale, de cymbales injurieuses,
de roulements nocifs. Les incorruptibles blast beats atteignent bien
souvent des dimensions copieusement ravageuses presque Grind, le bougre
n’est visiblement pas un grand consommateur de neuroleptiques.
Ce florilège s’explique par le jeu de cordes développé
par Eriogerg, beaucoup plus aventureux, précis et profond que
sur « Primoris ». Les riffs restent évidement
du pur Cavaticus avec tout ce que cela implique en terme de Raw BM
mais, laissent de temps à autre entrevoir des influences beaucoup
plus ancestrales ; L’on pense notamment à certains plans
nettement enracinés dans le Thrash Metal et DM Old School.
Enfin en ce qui concerne les vox, Freddy tient toujours le flambeau
à l’avant poste de prêcheur maudit tandis que Tioneb
ne s’occupe plus que de quelques backing vokills discrets mais fort
judicieusement placés. L’alliance occasionnelle de ces deux
timbres confère indéniablement une atmosphère
nékrotique à la prestation et ne fait que renforcer
un peu plus la cohésion du groupe. Il est de bon ton de souligner
la présence sur la plage XII d’une reprise de « Deathcrush »
de qui l’on sait ; Reprise qui n’a pas ici pour but ni prétention
de ressembler à l’originale. Il s’agit simplement de leur hommage
chaotique à l’égard d’un morceau qui incarnera à
jamais une époque révolue. Pour terminer, les fins
connaisseurs qui suivent Cavaticus depuis longtemps pourront noter
la présence de « L’appel Du Sardellois »,
track qui remonte aux débuts les plus obscurs du groupe.
Sperm. S.
TRACKLIST
I) Süövëtaurilia
II) Dii Manes
III) Underground Screams
IV) Thorlan Adflictor
V) R.I.P.
VI) Crossing The Stream
VII) War Is The Way
VIII) Primo
Labores Modo Et Discrimina Communicabat
IX) Jubar Necrofilium
X) Panzering The Feebles Posers
XI) L’appel
Du Sardellois
XII) Deathcrush
XIII) His Funeribus
XIV) Extexam Ego Illum Pulchre
Durée
totale: 40,28 mn
SOLD
OUT
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