C'est dans les froides terres de Russie, dans ces contrées inhospitalières, là où gît le général Hiver, qu'est la patrie de Темнозорь ,"Temnozor".   C'est en 1996, non loin de Moscou, dans la petite ville d'Obninsk, que trois valeureux Slaves ont décidé de porter le flambeau du nationalisme Russe et de  l'esprit païen, et de vouer leur combat contre les Judéo-Chrétiens : Tuur (vocals & poetry), Leshiy (drums) and Wuulko (guitars and keys), ont enfanté ce groupe afin d'exprimer leur sincere amour pour  leur patrie, et leur vénération envers les anciens dieux de leur Terre. Темнозорь signifie dans la langue de Molière "l'Aube obscur", ou plus littéralement " la levée du soleil Noir".

Ce nom n'est pas sans raison, il reflète, ô combien, le combat et l'aspect idéologique de ce groupe. Pour les Néophytes et autres Béotiens, ce groupe NS veut défendre la Fierté Slave! l'Honneur Slave!  la Sagesse Slave! ainsi que la Vengeance Slave!,  Темнозорь soutient toutes les formes de terrorisme anti-Chrétiens comme par exemple : l'incendie criminel des églises, et fait également partie de la Horde true Black Pagan Russe, comprenant entre autre Nokturnal Mortum. Ils sont en état de guerre, comme si la loi martial était appliquée, contre toutes cette clique de  poseurs, trendies gothiques, ainsi que la contre la  CoS (  Satarial,  MOR, Tron),qu'ils estiment ne pas faire partie de la scène "Black Metal Russe" et qui feignent d'être de pathétiques démagogues. Pour ma part, je pense que toute scène à ces querelles, et la scène Russe est en guerre !

Pour en revenir aux début de ce groupe, c'est en l'an de grâce 1996 que tout débuta, Tuur, Leshiy et Wuulko ont commencé a enregistré quelques bande de répétitions. Et c'est, deux ans plus tard, que Temnozor signe chez Black Métal Brotherhood, pour produire la démo sous format CD ""Ведовством Крепка Черная Слава Руси" : La Sorcellerie renforce la gloire noire de la russie.

En 1999, Stella Winter reprend le flambeau et  édite la tape "Ведовством Крепка Черная Слава Руси" sous format pro. Elle a remporté un franc succès en Russie, et malgré l'aspect isolationniste du projet, l'absence totale de publicité, et la poésie lyrique déversée, extrêmement radical des textes  de Tuur,environ 3.000 copies de ce travail ont été vendues pendant 3 ans et encore plus de copies ont été piratées.  A noter sur la version tape, dans le livret le chiffre "88", caractéristique, montrant encore une fois le soutient du groupe a une certaine idéologie,  a noter que les tracks 5 et 6 sont quelque peu mélangés, sur cette version tape.

"Ведовством Крепка Черная Слава Руси" est aujourd'hui considéré comme un classique du métal païen en Russie, et à juste titre d'ailleurs.

Темнозорь déverse ici une musique empreint de folklore, et de magie, ici et là s'insère un chant qui nous transporte littéralement avec des textes d'une rare poésie. Les vox ici s'alternent magistralement, entre un chant clair, digne et même subtilement impérial, et parfois des grondements vocaux digne d'un grizzly des steppes septentrionales : Ce qui donne une couleur toute particulière a cette démo, dont les textes sont pleins d'émotions et de dépit envers la foi étrangère... la fausseté du christianisme. 

Le 2ème track intitulé modestement « Gerbe de Chêne », est une ode au dieu dont la chevelure est d’or, à celui qui envoie les flèches sur les ennemis, celui qui conduit précisément à la victoire, dans les profondeurs des bosquets de la forêt.

Car dans ces antiques forêts de conifères, au voix du bilikh il est séculaire, il est et sera toujours là.  Ce track nous fait voyager dans la brume des forêts spectrales, parmi les dieux de nos ancêtres, bercé par les chants antique de Kalpisch.

Le 4ème track « Rêves d’Hiver », retrace cet auguste chemin onirique, inspiré par les chansons magiques et envoûtantes que psalmodient les vents dans les tempêtes de neiges. Car dans la forêt enchantée, on peut entendre ce chuchotement spectral sous la couverture des cieux de minuit. Là les Morokis dansent tranquillement dans la brume silencieuse sous le regard froid et glaciale de la lune. Ici les âmes des défunts rêvent éternellement des sorciers de chênes. C’est pourquoi le vent le vent sanglote et pleure parmi les visages gravés des anciens dieux.

« Glorification de ceux qui sont tombés », est une ode aux guerriers qui ont sombré, ce track est empleint de la symbolique païenne russe. Ainsi, c’est sous le chant des petit-fils de Striboga que résonnera, dans le monde entier, les cendres de ceux qui ont péris. Ce Chant nous apprends que, en améliorant la valeur des soldats morts sur les champs de batailles, les Gestes des joueurs de lyres seront plus prompt a rendre force louanges, car leurs vies données pour la Russie est un exemple de bravoure et d’honneur…

Le 6ème track « Prince du Silence Sacré », nous renvoient l’image de cette assemblée diabolique, dont les êtres sont cachés au regards avides et cupides. Ils se trouvent dans les nappes de brumes au dessus de la montagne chauve. Et de la crainte qu’ils inspirent, on n’a nul repos. Car la mémoire des lacs endormis se rappelle ce souvenir, qui se trouve cachés même dans la mémoire des pins, Ce sublime dieu sombre, dont les secrets sont bien cachés dans les bosquets. Car il siège dans nos rêves sur son trône noir, il siège dans notre inconscient après avoir été oubliés de nos sommeil sombres et torturés. Mais l’Assemblée diabolique restera, ainsi que le Prince de ces forêts, jusqu’à ce que son règne vienne…

 Ensuite vient «  Dans les couronnes des chênes séculaires », Ici ce track dénote une forte mélancolie, renforcer par des textes ou plutôt devrais-je dire des vers, d’une rare beauté, Le vent est omniprésent ici, et il pleure doucement parmi les nuages qui s’assombrissent, preuve d’un grand malheur. Les étoiles tomberont des cieux, et n’auront qu’un faible éclat, la croix est dégainée, mais existe-t-il un tel endroit dans la lumière ? Car les visages des vrais dieux se sont noyés dans les fleuves…

 « La neige dégelée demande notre Âme » conclut cet album, il est un hymne a la Nature, à la Russie, il nous laisse percevoir a travers ces chansons tristes, les images d’une Russie qui n’est plus. Mais que l’on peut appréhender au travers de lacs cristallins, de bosquets fort dense recouvert par la neige. Car les contes de fées oubliées, n’ont pas disparut, ils sont là dans les fleuves glacées et froid, dans le crépuscule. C’est pour cela que les spectres du passé sont tristes, leurs noms sont oubliées, les eaux ont dégelées depuis, le sang des Slaves a beaucoup coulé…

Finalement  cette démo, laisse transparaître, un très haut niveau, l’alternance entre black métal et l’insertion de  chant « lyriques », renforce cette atmosphère, sombre propres au forêts hivernal. La cannelure, cette petite flûte est omniprésente, et elle crée l’humeur approprié, tout ceci bien sûr est renforcé par bon nombre de passage acoustique, ce qui ajoute une grande diversification a cet album.

Après cette première démo, la formation de Temnozor est quelque peu secoué, conflit interne, et quelques problèmes des membres avec la loi. En 1999/ 2000, plusieurs tentatives de reformation du groupe ont été entrepris , mais ils n’ont pus qu’effectué que quelques répétitions, le résultat c’est que du sang neuf a été ajouté. C’est en en hiver 2001, renforcé par une période de stagnation musicale et d’isolationnisme obligatoire, que  Темнозорь réapparait avec dans le cœur toujours la flamme de la  haine et du meurtre. Ainsi la composition de TEMNOZOR  est complété par d’autres groupes russes largement connus. 

En 2001, Temnozor édite le mini-album "Фрагменты" : « Fragments ». Cet album est quelque peu expérimental, bien que la ressemblance avec la démo se ressente. On retrouve cette étrange créativité que TEMNOZOR sait  si bien diluer. La combinaison des guitares et des rythmes rappelle quelque peu ce bon vieux Celtic Frost.

Cependant, n’en déplaise a certains, l’insertion de cannelure et de folklore au commencement et à la fin de cette composition, renforce ce côté agréable qu’il est plaisant de ouïr les soirs de veillées, dans une ambiance calfeutrée parcouru de boiserie pourpre et or, nous rappelant non sans avec  une certaine nostalgie l’ancienne Russie. Les Vox  devienne plus rauques et rudes, et il est intéressant de constater que le changement du line-up de TEMNOZOR, a peut-être influencé sur les lyrics, qui, étant  toujours d’une grande beauté, sont passé du côté  « Radikal » de la Foi ; on note, ainsi une identification à  une certaine présence spirituelle.

Après l’intro  « Silvery Water », TEMNOZOR nous dessert :« A l’Aube de Perunovym, flambe la foi », c’est un track mystérieux et subjectif, Il  nous transporte vers des images fugaces de Champs propres sous un ciel pesant, les Aubes de Perunovym. La flamme est à la foi ce que la foudre est au tonnerre. Au plus froid de la nuit, la flamme est ardente, car elle est originaire de la Terre… c’est sa graine. C’est en clamant avec Fureur, au nom de la Crainte, de la Faim , de L’Holocaust, de la chaleur des fours, Il faut s’adonner  et suivre cette sorte de Gloire Blanche et éternelle  qui d’une certaine manière est comparable a la course des Dieux dans l’infini.

Ce track est un message pour tous ceux qui ont recherché, sans jamais rien trouver, à chacun il est de son destin de chercher : La fidélité et l’Honneur sont des ponts éternels par lesquels l’aube peut s’illuminer, grâce à ces passages.  Il nous exhorte, tel  la Foudre provenant du Tonnerre, ces quelques conseils : Ne succombez pas a la pitié, Massacrez l’ennemi, Ne  vous embarrassez pas de paroles inutiles, car les déchets ne servent à rien.

Ne recherchez pas les compromis, combattez votre liberté d’une manière droite. Car la liberté est méritée par l’honneur. Pour être le premier, pour être le meilleur, c’est par les blessures et  la gloire, dans le domaine des victoires que l’on peut vaquer sur la route des accomplissements… 

La galette suivante se nomme « Horizons… », elle a aussi été enregistré pendant l’hiver  2001 / 2002, quand le line up a été renforcé, en partie, par les soldats des autres hordes bien connus de NSBM comme Nokturnal Mortum, Branikald, Forest et Woods of Fallen.

Bien qu’il n’égale pas « La sorcellerie renforce la Gloire noire de la Russie », « Horizons… » est quand même une pièce maîtresse de Folkish Pagan Métal. Ici, on retrouve toujours la profusion de flûtes et autres cannelures ainsi que bien d’autres instruments folkloriques. Ce qui lui donne un son très catchy, très mélodique. Les chants sont  clairs sur l’ensemble des tracks, ce qui permets de reconnaître trois chants différends, il me semble avoir reconnu Varggoth, mais je ne peux assurer cela avec certitude.

Il sortira chez Ascent record en 2003.

Le travail fait sur cet album, combine allègrement la fierté la puissance et l’agression. On retrouve le chant clair puissant de Scaldic, ses hurlements propagandistes emprunts de Heathen.

Le 1er track « Comme un écho de Gloire et de Serment oublié »  nous offre toutes les sensations d’un morceau Pagan,  avec des instrumentaux qui nous berce vers des royaumes oubliés.

« Werwolf », nous conte le thème non moins fameux de la lycanthropie,ce sortilège de légende, ce rêve crépusculaire qui est tapi en chacun de nous. Werwolf c’est l’Antique signe, l’écho du serment des loups, qui a traversé le longs des ères, grâce a la Génération blanche.

Le 4ème track  « Ce que les Tumulus pourraient chuchoter », commence avec un certain travail classique à la guitare, la Vox ici est très lente ce qui renforce le côté « hommage » de cette chanson,et on n’y coupera pas, la voix par en « heavy »a un moment donné, peut-être est-ce dus aux lattitudes, les Finlandais sont aussi friand de ce genre de « prouesses » vocales.

Je ne vous cache pas que je vais brûler un cierge a chaque fois que j’entend ce genre de vokills, tellement mon choc est grand.

 En effet ce track est un hommage à ceux qui rêves dans les cimetières oubliés de nos ancêtres, dans le silence sourd des nuits neigeuses. Mais la question principale de ce track est la suivante : Est-ce que quelqu’un sera encore là pour ces contes de fées oubliées de tous, ne disparaîtra-t-il pas avec les brumes de souvenirs, avec les murmures du vent caressant l’herbe ? Il finira par rire au coucher du soleil, lorsque arrive l’aube enflammée de la nuit. Il aura fusionné pour toujours dans cette sombre soirées bleutées où son sang s’est épaissit dans l’herbe a travers des visions fugaces…

Le 6ème  track « Paysages de Glaces » nous transporte littéralement vers ces paysages enneigées, mais la vision est fugitive car le morceau est trop court a mon goût, ce n’est qu’un interlude propice a l’annonce du 7ème Track « Patrie » ou « Fatherland » qui est fort en symbole.  La Patrie est une tragédie qui est écrite dans la neige et dans le sang, Il nous parle de ces fantômes blancs qui pourraient tuer, de cette croix celtique qui sera la seule chose présente quand les couleurs ne seront plus, où tout ne sera plus que mystères, là où les horizons finissent…

Et cet album prend fin avec « Horizons… » un track  plein de majesté et de subtilité avec des orgues et autres forfanteries, ainsi que  quelques chants typiquement slaves murmuré ça et là…

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Nilfheim