Après la fission de Dissection,
Tobias R Kellgren (Batterie) suivit de Johan Norman (Guitare) tout deux
musiciens de cette entité, ont ressentis le besoin de jouer un
Death Metal plus violent et cru, dés lors naquit Soul Reaper.
En 1997 le groupe vit seulement le jours sous le nom de Reaper à
l’aide d’autres musiciens tels que Mikael Lång (Basse), Mattias
Eliasson (Guitare) et Christoffer Hjertèn (chant).
Puis Mattias Eliasson fut congédié du groupe pour cause d’opinions divergentes et fut remplacé par Christoffer Hermansson. En 1998 Reaper pris contact avec Nuclear Blast pour leur faire écouter quatre tracks tirés d’une demo, un contrat fut signé entre le label et le groupe peu de temps après. Entre la conception et la sortie de l’album, le groupe du changer de nom à cause des problèmes de copyright avec d’autres formation ce qui les obligea à placer un dénominatif devant Reaper. C’est ainsi que Reaper devint Soul Reaper. Le premier album fut enregistré en 1990 et reçu lors de sa sortie de bonne critiques partout en Europe. Une tournée européenne découla de cet accueil.
Cet impitoyable « Written In Blood » fut pour moi une bonne surprise dans la mesure où son contenu est en totale contradiction avec la vague Death Metal Suédoise contemporaine indecrottablement trop propre, encombrée ça et là de diverses fioritures gavantes et somnolentes et des sempiternelles formules de style heavy des plus indigeste et vomitives. Ce quintet satanique, de part son style et ses convictions, apporte sa contribution à la reconquête du blason du Death/Black Suédois. La purification sera longue mais, le débarrasser de la rouille édulcorée et nauséabonde par laquelle des légions de formations merdiques et totalement à chier le souillent depuis des lustres est devenu un impératif !. En ces terres pourtant si nobles en substances les bonnes formations se comptent sur les doigts de la main et se noient dans un océan d’incompétence mélodique et superficielle ! L’écoute de cette rondelle, procure des effets instantanés. L’on ressent une authenticité, une force déterminée ! Beaucoup de sang à coulé, beaucoup de souffrance en a résulté et, la chose est palpable ! Le concept de cette sombre et froide entité se base bien évidemment sous l’obscure bannière du satanisme, prônant et louant la glorification du malin. Ces sept tracks sonnent tous autant qu’ils sont tels des hymnes prêchant l’antichrétienté et la haine de son prochain. Le titre de cet album est des plus objectif et ne laisse pas planer de doutes sur le témoignage de rage antique qui guète d’auditeur potentiel ! La claque qui vous attends est à l’image de l’artwork, mettant en scène l’apparition du mal personnifié en une sombre, et mortuaire effluve. Entouré de toutes ses cohortes infernales, et malfaisantes, il rapporte des enfers aux mortels qui lui sont dévoués d’obscures et interdites connaissances. Pour l’honorer, gît face à lui un sol marqué du sacrifice de la viande humaine. Tout n’est qu’éventration et démembrement, ce qui reste des visages des êtres consacrés laisse présager que la douleur fut d’une grande intensité et insupportable. Ces innocent brûlent maintenant dans le feu éternel des enfers… L’essence impie qui consume l’art de Soul Reaper est brutale, violente, expéditive, frénétique et d’une grande puissance, tout est là pour constituer un album comme je les affectionnent si bien !!! Les cordes ravagent et soumettent l’auditeur sans qu’il n’ait encore eu le temps de lutter contre l’endoctrinement ; Cela en une alchimie Black/ Death très fusionnelle et uniforme ! Dans « Darken The Sign » plus particulièrement, de puissants et rapides Hammer et pull-off propagés avec parcimonie me rappellent quelque peut le feeling distillé d’un Cannibal Corpse, mais je rassure ceux qui seraient sceptiques, la comparaison avec ce groupe (qui n’est qu’un exemple pioché parmi tant d’autres) est minime et s’arrête là dans la mesure où la chose est rapidement relayée par des plans plus personnels en perpétuel mouvement entre les deux genres. Il faut souligner que les parties guitares sont d’une extrême précision technique. La variété et la richesse sont au rendez vous sans pour autant que ce « Written In Blood » sonne de façon artificielle et surfaite. L’utilisation des break est bien souvent ingénieuse, correctement dosée, et originale. L’osmose entre les differentes fréquences des riffs ainsi qu’entre les différents toucher témoignent d’une solide dextérité doublé d’une expérience sachant parfaitement comment faire monter la tension puis relâcher la pression pour tenir en haleine puis exploser etc… etc… !!! Il est difficile de déceler de quelconques passages à vide facteurs d’ennui et de lassitude. Soul Reaper parvient à dégager une atmosphère raw et sans pitié tout en déversant une grande richesse instrumentale, chose qui n’est pas donnée à tout musicien. Par ailleurs, je ne déplore pas les quelques solos implantés assez brièvement dans la musique, car ils font pour moi partie intégrante de leur style et lui procure un aspect encore beaucoup plus mystérieux et impalpable. Les peaux de leur coté peuvent se délecter d’un matraquage dominateur et impérial aussi torturé et évolutif que le sont les cordes. Leur timbre sourd, imposant, pathologique et déshumanisé mutilera à coup sur les pauvres membranes décharnées de vos enceintes. Pour cela il suffit de régler les basse au maximum de leur intensité et vous serez alors fixé sur leur monstrueuse hégémonie. Une présence rare qui compressera sans nul doute l’abdomen du plus faible et l’oppressera jusqu’au suicide !!!Arrrg un vrai rouleau compresseur autant sur la double et en phase de blast, ou lors des breaks et autre cassures de rythmes, que sur les mids et les pachydermies. Enfin, les blasphèmes vocaux sont d’un impressionnant mysticisme ! Impérieux, ils se fondent impeccablement dans la musique. J’aime particulièrement se style de chant transpirant de haine tantôt expéditif et lacéré tantôt tiré de rituels sanguinairement ancestraux. Je ne vois rien d’autre à ajouter. Pour conclure, cette œuvre est facilement accessible tant il est clair que l’on ne peut pas parler d’un pur produit underground. Mais, cette première offrande a le mérite d’être très réussie et, il n’en faut pas plus pour ressentir le désir ardent de saigner froidement les brebis monothéistes ! Verrukose Urethra |