Sublime Cadaveric Decomposition
est crée fin 1996 dans l’optique de concevoir l’une des substance
musicale les plus brutales, personnelle et sanguinolente qu’il existe
en notre bas monde.
Ses membres ont bien évidemment été influencé par le Death le grind et le Crust mais aussi plus largement par quelques groupes de la scéne Black des années 80. Pour ne pas s’embarrasser de détails, la notion de titre, de solo ou de lyrics est purement et simplement dégagée du concept de l’entité. Sur ces bases un split k7 autoproduit voit le jour en juin 1997 avec la collaboration d’Infected Pussy, ce qui leur ouvre les portes des festivals et leur permet de conquérir la scène Death Grind Underground. Le split cd de S.C.D et de Rot enfanté en 1998 sur le label français Bones Brigade consolide cette formation ce qui leur donne l’occasion de consolider leurs positions et de pénétrer les arcanes des Fanzines, des magasines ou des webzines. Un nouveau split, mais cette fois sous forme de 7Ep, éclate au grand jour avec Lymphatic Phlegm en février 2001
Ces nécrophiles français oeuvrent dans un grind nécrophile et brutal des plus déviant, malsain et sanguinolent et, de part cet opus, ils nous démontrent avec vigueur tout les bienfaits de l’homicide auditif!!! Sublime Cadaveric Decomposition ne s’encombre pas de toutes ces mièvreries débilisantes à la mord moi le nœud que l’on peut rencontrer au détour des nombreux gay-stuffs mainstream actuels !. La dépouille meurtrie, hachée et violée semble prendre vie et parait prête à tout pour faire couler à flot et par litrons le sang des ses pauvre victimes !!! L’art-work est des plus alléchant, il met en scène une femelle surgalbée s’adonnant avec liesse à un ultime plaisir des chairs sur un cadavre déjà bien attaqué par la vermine temporelle mais paradoxalement et visiblement indecrottablement vigoureux !!!. Quel magnifique témoignage de romantisme !!! A en faire rêver n’importe quelle tafiole goth. !!! Il n’en fallait pas moins pour introduire visuellement cette orgie de vingt huit titres tous aussi dévastateur les uns que les autres ! Ces funestes et meurtrières mélodies névrotiques sont des hymnes au carnage ; Elles libèrent expéditivement et impulsivement un flot de brutalité et de violence d’une puissance tsunamique en un lapse de temps ultra restreint, et donc typiquement du grind, digne des plus grands poètes du genre !!! Chacun de ces chapitres se consomme comme une dose à effet secondaire de fort dosage pour tout ceux pour qui la barbarie est une drogue ! Les riffs purulent et suintent les fluides corporels les plus immondes et puant, ils sont crus, dépouillés et d’une efficience mortellement néfaste et abiotique. Ici la technique instrumentale n’est aucunement mise en valeur, c’est évidement la brutalité et la sauvagerie qui prédominent et qui supplantent cette inutile et pesante technique que d’autres formation du meme genre préfèrent utiliser pour rendre le tout plus digeste. A la bonne heure !! En tant qu’adepte de Gore Grind je ne pense pas que la technique ait lieu d’être dans un style si cru et minimaliste !!! Le but de l’exercice n’est pas d’offrir de quelconques romances propices à la fornication ! Quoi que… Passons.
La furie des toms s’élève telle la surréaliste symphonie d’innombrables craquements d’os et de membres lourdement broyés à la masse tandis que la double résonne sourdement comme le feraient des centaines de boites crâniennes éclatant sous la pression de je ne sais quelle force extraordinaire ! Les grognements cadavérique eux n’ont aucunes significations apparentes, ils sont le fruit d’une pathologie grave et incurable et d’instincts primitifs sauvages et bestiaux. L’on peut ainsi les comparer aux rauques et douloureux gargouillis d’une pauvre victime agonisante s’étant fait trancher la gorge à l’arme blanche mal aiguisée et rouillée, aspirant ou expirant, et, qui à chaque tentative de hurlement, laisse s’échapper de la grasse et hémorragique cavité des flots du précieux liquide vital. Il est clair que pour les non initiés, cette substance contre nature risquerait d’en faire souffrir, tordre de douleur et, pleurer plus d’un !!! Hahahah les fiottes. Pour ma part, mon verdict est que ce « Sublime Cadaveric Decomposition » est un moment fort, construit en total respect des codes du genre. Les pulsions et la rage qui s’en dégagent sont purement jouissives et libératoires. Le seul hic se trouve dans la prod. Sans revendiquer un son propre, j’estime que le travail de production se caractérise par un peu trop de pauvreté et de déchargement. Le résultat aurait put être plus audible tout en conservant son atmosphère viciée digne d’une vielle morgue abandonnée ! Après une longue période de composition, de festivals et de tournées, Sublime Cadaveric Decomposition enfante un second album, « II », en 2003 chez Osmose production. Là encore on ne pouvait pas s‘attendre à autre chose qu’a du Sublime Cadaveric Decomposition, la durée des titres est toujours aussi succincte, leurs efficacités n’est plus à démontrer et l’artwork est toujours aussi finement poétique et appétissant! Ce fœtus en pleine décomposition offert en pâture à nos ineffables asticots terreux et crépitant ne peut qu’ouvrir l’appétit du maniaque en puissance là où il fera gerber à grande gorge tout les intégristes catholiques si soucieux de la vie post-natale !!!. Malgré tout, il subsiste certaines petites variantes par rapport à l’album précédent . Les morceaux me paraissent plus structurés, mieux construis, peut être moins rapides et un peu plus audibles. Tout cela est lié au son qui s’avère ici être plus propre que précédemment et jouir d’une production bien plus soignée. Toujours d’un point de vue sonore, notons que cette rondelle toujours aussi sobrement nommée possède une trame plus Death que Grind. Est-ce un nouveau tournant, une évolution ou simplement le désir de produire un album plus fouillé ou plus abordable? Dans tout les cas les aficionados de Sublime Cadaveric Décomposition ne s’en plaindrons pas, car cette formation a, sans aucun doute possible, su rester fidèle à son esprit originel tout en transcendant l’efficacité de son art barbare. En comparaison avec leur premier opus, les cordes s’imposent à moi comme étant plus charpentées, plus techniques ou tout du moins, elles soufrent moins de la linéarité du « Sublime Cadavérique Décomposition ». Les parties guitares confèrent indéniablement à cette nouvelle déjection un peu plus de relief tout en restant évidemment basé sur des riffs foncièrement brutaux, minimalistes et violents. Entre d’innombrables Breaks, lourdeurs très syncopées, harsh, et explosions de sauvageries linéaires, « II » possède structurellement tout les atouts et le potentiel d’agression d’une référence Gore/Grind/Death !!! Les vox sont là encore très gutturaux et extrêmement vomitifs, cependant sur la galette précédente ils étaient beaucoup plus expéditifs, monochromes et incontrôlés que dans le cas présent. S.C.D en ressort un peu moins froid et necro, mais, en contre partie gagne en folie et démence car, plus propres et plus précis les vocaux s’avèrent plus riches en intonations et, de nouvelles variables de timbres font leur apparition. Le résultat est plus orgiaque ; dense et une fois de plus moins monotone. A défaut de véritables paroles, l’on ressent néanmoins une certaine recherche dans l’alchimie immonde de la nécrose vocale. Les peau sont elles aussi plus fouillées et travaillées. Les variations de rythmes se font intenses et d’une richesse assez profuse. Les infinis et inévitables blast beats ne sont plus les clés de voûte de cette galette et lorsque leur suprématie est incontestable, ils ne sont plus aussi basiques que dans le passé, s’agrémentant de nombreux roulements et cassures. Pour en revenir au spectre sonore, la batterie est dotée d’un timbre beaucoup plus imposant et puissant, peut être moins psychotique qu’auparavant mais plus dominateur. La progression est ici indéniable et très intéressante et me fait étroitement penser à celle qu’il peut y avoir entre « C.Y.F.A.W.S. » et « D..P.E. » d’Antaeus. Chose normale me direz vous. Pour conclure, « II » est beaucoup plus accessible que son prédécesseur, c’est un fait même si, ne nous y trompons pas, nous parlons encore de Gore Grind ! Quoi qu’il en soit, malgré quelques petites différences entre leur deux opus, Sublime Cadaveric Decomposition nous a de nouveau offert un album de qualité, qui n’est pas à mettre entre les mains de n’importe qui… hahaha Un massacre à l’état pur !!! Contact : Verrukose Urethra |