Regurgitation a été formé en octobre 1994 par Ben Deskins (Guitariste vocaliste) et, Tony Tipton (guitariste).

Incapable de trouver d’autres musiciens capable de satisfaire les exigences du groupe, ce duo commence par écrire et créer des track destinés à leur donner un avant goût de leur future travail.

En 1995, un batteur prénommé Travis Huffman rejoint le groupe. Le jeu de ce dernier donne une amplitude supplémentaire à la musique de Regurgitation. Malheureusement pour eux, aucun bassiste ne vint rejoindre les rend de cette formation ce qui obligea Deskins à assurer les parties basse pour leur demo « Concieved ».

« Concieved… » fut enregistré en 1996 au studio Chillicothe sur seize piste avec l’aide de l’ingénieur Robert Fugate, elle abrite cinq chansons d’une brutalité musicale pulvérisante.

Puis peu de temps après l’enregistrement de la demo, un bassiste sous le nom de Tom Chaffin vient renforcer les rangs de Regurgitation se qui renforcera considérablement la brutalité de leur future méfaits.

Trois longue années suivant l’arrivé de Chaffin, un changement dans le line-up, constitué dorénavant de Dan Baker à la batterie et de Brian Baxter à la basse et, moult représentations scéniques au sein de l’Underworld le groupe enfanta le mortuaire « Tales of Necrophilia » en 1999.

Enregistré au Recording Workshop en mai 1999, mixé et masterisé par Jeremy Wassink et Regurgitation cette mini galette faisandée renferme 8 track pour 28 minutes 43 secondes de pur total Brutal Death !!! Un pur délice auditif, ce quintette ne fait pas partie de ceux qui s’encombrent d’embellissements et d’autres ornements tous aussi inutiles les uns que les autres car ils vont droit au but !!! Leur style s’imprègne bien évidemment de substances cadavériques putréfiés, contaminé par de diverses vermines tout aussi affamées les unes que les autres en quête de rassasiement. En outre, L’orgasme post-mortem risque d’être immédiat à l’écoute de « Tales Of Necrophilia » tant il est inimitable et d’outre-tombe et, il est fort à parier que l’auditeur n’en sortira pas indemne en raison de sa sauvagerie musicale et de son impitoyable présence immorale et exterminatrice.

La cover est très explicite, elle augure à l’auditeur une putréfaction auditive funestement mortuaire. En effet l’artwork est de première qualité et met en scéne un genre de cadavre à moitié décharné et décomposé accomplissant un acte sexuel post-anal sur un macchabée déjà démembré. Le coit malmène ce corps inherte et sans vie, nu et décharné, à l’aide d’une ex-croissance organique qui se dégage directement des tripes et vicaires, de ce cadavre animé, par une cavité sanguinolente intra-utérine. La pochette est saignante et très sombre, ce qui pali le surplus de couleurs et lui donne un aspect plus malsain et impalpable. Un grand bravo à son géniteur Russel Evans. Héhé, vous l’avez deviné, le concept de cette galette tourne autour du sexe, de a mort et de la décrépitude du corps sans vie de l’être humain.

Autant dire que la musique de ces maniaque assoiffé de sang et avide de chair putride est à la hauteur du design de la cover car elle est impitoyablement efficace et saignante.

Tout commence par un sample, qui me parait tout droit sortir du cultissime Evil Dead II, il introduit une salve de violence totalement chaotique. Les cordes mènent cette danse macabre et sauvage avec une rapidité dévastatrice et une sonorité basse et grave. La guitare est vraiment très trés varié, elle peut être imposante et brutal lors de passages lourd et peu véloces tel le style propre au Death US, mais aussi impitoyablement linéaire et meurtrière ornementer de hammer et pull-off en speed peecking très acérés comme dans « Menstrual Cykill »ainsi que des harmoniques sifflées totalement stridentes et, enfin d’une rapidité modeste mais suffisante pour créer et pour accompagner les cassures de rythmiques très techniques de la batterie comme dans « Repulsive Genital Disfigurement ».

Enfin dans « Fetal Suffocation » une chose inhabituelle se produit, celle d’une outro jouée totalement à la guitare classique… ?? Surprenant !!!

La basse possède beaucoup de présence et, malgré tout, contrairement à d’autres formations, elle ne sonne pas groovy bien au contraire, ses sonorités son profondes et abyssales et noie l’auditeur dans le néant le plus total. Il lui arrive rarement de remplir avec rapidités les break à la guitare et aux peaux comme le font si bien Cannibal Corpse ou meme Mortician, mais lorsqu’il en ait le cas elle l’accomplit avec frénésie et névrose comme dans l’exelentissime « Out Of The Womb ».

La batterie est monstrueusement efficace, elle multiplie la force de frappe de ce quintette. Son timbre, à l’inverse de beaucoup de nouvelles formation résonne sèchement un peu comme celui de certaines formation Grind. Elle enchaîne avec animosité des blast enragés, de la double avec folie, des mid avec puissance et force et, break avec génie et pathologie. Bref, c’est une vraie machine à tuer qui broie, compresse, concasse et déchiquette celui qui osera se mettre sur son chemin. Rien ne peu l’arrêter.

Enfin les vox exhalent de déviance nécrophile. Ils sont grave et gras, inhumains et funestement oppressant.

Pour conclure, cette album est d’une grande diversité et se laisse très facilement écouté et apprécié sans aucuns sentiment de redondance, de déjà vu ou de lassitude prématurée. Un très bon album !!!!

Verrukose Urethra