J’imagine déjà les esprits libéraux et tapettes en tout genre venir contester avec véhémence à la vue de l’importance que nous attachons ici à ce groupe et à celle que nous attacherons à l’avenir à d’autres. A cela, une seule riposte s’impose : L’on ne peut pas raisonnablement être investit dans le BM UG et ignorer un groupe tel que Kristallnacht. Q’on le veuille ou nom et, que l’on aime ou que l’on déteste, la bête de LF est et, restera à jamais gravé dans notre scène comme l’un des activistes les plus sérieux et sincère ! 

Kristallnacht à été crée en 1994 par LF sous la forme d’un one-man band dans la plus parfaite tradition. A l’époque cette sombre entité oeuvrait sous le nom de Funeral. Sous cette bannière, deux démos furent enfantées : « Black Flame Of Unholy Hate » en mars 1995 _ du pur Raw BM_ et un Split démo avec la horde de Wlad : Le cultissime Osculum Infame en mai 1996. Cette pièce de Total UG BM fut coproduite par A.M.S.G et Drakkar et strictement limitée à 1200 exemplaires.

Avec cette seconde offensive aujourd’hui légendaire et évidemment introuvable Kristallnacht fit évoluer son art vers un BM plus intense et, étoffé de nappes de claviers dominatrices. 

Les complications commencèrent lorsque Xaphan, orateur démoniaque sur le split démo, fut incarcéré pour avoir exprimé son mépris à l’égard du repos éternellement pourrissant de quelques moutons voués à la manipulation de la religion jusque dans leur sépulture ! LF décida alors de revenir à un one-man band et c’est ainsi que Funeral devint Kristallnacht ; Le concept de Kristallnacht ainsi que les paroles ici développées correspondant mieux aux convictions NS de son géniteur. 

Pour information, Kristallnacht est le nom qui à été donné au pogrom qui a eu lieu en Allemagne en novembre 1938 suite à l’assassinat d’un diplomate NS. 

En février 1997 LF enregistre « reigning with honour & Tyrany » un nouveau titre et « Lost Wisdom », reprise de Burzum secondé par Duke Satanael de Godkiller aux claviers et à la programmation des percussions. « Reigning with honour & Tyrany » fut utilisé en janvier 1998 pour un split avec les guerriers teutoniques de Morke sortit sur Unholy War Prod

Peu de temps après, l’ascension hégémonique de KN fut stoppé temporairement par la mise en détention provisoire de LF du fait de ses convictions extrémistes et individualistes.

En août 1998 le label Allemand Darker Than Black Recs. _ Label qui a visiblement du mettre un terme à ses activités suites à diverses pressions des autorités…_ offrit à Kristallnacht un contrat pour un MiniCD. C’est ainsi que, enfanté en mars 1999, « Warspirit » fut diffusé dés septembre 1999 et exclusivement limité à 500 exemplaire. Cette pure pièce de haine qui s’inscrivait dans la continuité stylistique du split avec OI ne tarda pas à s’épuiser. 

En mars 2000 deux nouveaux hymnes furent enregistrés avec le soutient notamment de Rimmon, du groupe Infect, à la guitare : « Soldier of Triumphant Sun » et « For resurrection Of Our mouvement ». Une cassette promo tout simplement intitulée « Soldier Of Triumphant Sun » vit le jour par ce même élan en la même année. 

Octobre 2001 marque la sortie _sur Warspirit Recs le label de LF_ de « Gathered under the banner of concilium », un très pur et monumental assaut terroriste de UGBM puisque ce split CD rassemble une partie de l’élite de la scène du sud de la France : Kristallnacht, Blessed In Sin et Seigneur Voland.

Après une brève et solennelle entrée en matière au synthétiseur Kristallnacht déclenche les hostilités. Radical et totalement expéditif ! La performance est courte puisque LF ne crache ici son agressivité que sur un titre, mais l’intensité si typique à KN est ici bien présente ; Les vocaux écorchés par la rage et la rancœur copulent parfaitement avec une instrumentation haineuse et martiale faite de blast beats résolument rapides, linéaires et de riffs guerriers et vengeurs.

Le tout soutenu par un son combatif, brut et insurrectionnel. Un véritable BlitzKrieg !!!

Vient ensuite, le temps d’un assaut, le tour de BIS et de son éternel et très occulte Hierophant Black Metal. Le morceau ici exécuté est comme à l’accoutumée assez long, diversifié, narratif et très inspiré.

On retrouve dans « Himmelfahrtskommando » ce son particulier et si typique, à la fois limpide, profond et sale, crasseux, délicieusement sous produit ; Ce mélange de speed picking hypnotique exprimé tout en longueur, de riffs brutaux construit de façon primaire spécifiques au BM old school et, d’harmonies voluptueusement décadentes et subversives qui quand à elles traduisent un attachement profond à des racines heavy plus ancestrales ; Ce panachage de vocaux en perpétuelle mutation et progressivité qui n’a de cesse d’osciller entre hurlement éraillés, agonisants et clameurs mystiques, sentencieuses et dérangeantes ; Ces touches judicieuses de claviers qui savent ne pas se faire trop grandiloquentes, présentes et donc ne pas tomber dans le clichesque et l’artificialité.

Cet hymne touchant à sa fin, la plus grosse pièce de ce Split reste à venir : Seigneur Voland, la bête de Xaphan enfantée de toutes pièces et dans le ressentiment en 1996 en taule. Seigneur Voland renvoie à la manière dont on désignait Satan à l’époque médiévale dans le Nord Est de la France ; Région d’où Xaphan est originaire. SV se situe spirituellement et philosophiquement dans une optique neo-païenne et satanique. 

Bien que sonnant quelque peu différemment, SV rappelles en beaucoup de points KN ; Cela n’a en fait rien d’étonnant puisque, mis à part les vocaux déchirants de Xaphan, LF tient ici le rôle de guitariste et Rimmon de batteur !
En conséquence les trois titres ici présents de cette entité , enregistrés originairement en avril 2001 pour le EP « Consumatum Est », ne peuvent que traduire avec brillance et une aura peu commune un excellent Raw BM, rapide et résolument malsain. Une tuerie d’aversion et d’animosité !

Cette suprême pièce d’anthologie, objet de culte pour tout UG freakz qui se respectent, se termine par une ultime agression dont les maîtres d’œuvre ne sont autres que Black Christ et Overlord Nasty Methateos . BIS offre en effet pour clore le chapitre une reprise délurée de « The Gate Of Nanna » de Beherit assurément plus intéressante et satisfaisante que la version éléctro/ritual !La prestation est malsaine, insalubre, brutale, sans merci et, la voix de Xaphan _lequel avait pour l’occasion rejoint les rangs_ contribue pour beaucoup à ce chaos, ce malaise qui débute et se termine dans une insoumission totale à l’égard de l’ordre établit et dans une ivresse, une osmose unificatrice rare. 

Une très loyale démonstration d’intégrité qui redonne ses lettres de noblesse au BM hexagonal et, qui prouve à la perfection que ce dernier n’a rien à envier aux autres scènes ! 

En octobre de la même année, Kristallnacht poursuit son élévation tyrannique et oppressante en sortant « Of Elitism And War » ; Toujours plus intense et tendu ; Une véritable quintessence de violence et de haine en un peu plus de 26 minutes !

Le nom de cet album est à l’image de la philosophie du groupe et de sa véritable politique : Une ode entièrement dévouée à l’élitisme et à la guerre. L’annihilation totale et despotique que propage cette digne galette débute par une explosion et se termine dans les mêmes et jouissives conditions !

Le tout s’inscrit donc bien évidemment dans la continuité du style de KN et, de l’esprit incorruptible de LF.

Le seul écart stylistique dont fait ici preuve KN se trouve au second morceau _ un live acharné, très fédérateur et insurrectionnel , très lourd et qui rythmiquement et vocalistiquement ne s’inscrit pas à proprement parler dans la sémantique BM de KN_ Mais « Pesstanz » qui n’est autre qu’une reprise d’Absurd reste éminemment loyale et droite !

Pour le reste l’aura, les performances et l’essence du groupe sont demeurés intacts et fidèles. « Of Elitism And War » tout en faisant preuve du potentiel et de l’efficacité habituel s’exprime d’une maniére relativement variée ; Ainsi les rythmiques sont toujours aussi pilonnées et implacables, la froide mise à mort des cordes est toujours aussi primitive et épurée et les lamentations vocales moribondes sont toujours aussi dominatrices et manipulatrices ; Mais la forme générale alterne avec beaucoup plus d’alchimie passages rapides et frénétiques et baisses de régimes . Cette approche permet de donner encore plus de profondeur, de souligner, entre deux montées en puissance ravageuses et mieux mises en valeur, des envolées mélodiques en mid- tempo emplies d’une certaine nostalgie et amertume. A noter également le retours des synthétiseurs qui de manière nihiliste, simpliste et sporadique viennent souligner la noblesse de cet album.

En vérité ce constat n’a rien de très surprenant puisque ce digne ondensé dictatorial est une sorte de recueil fusionnant divers titres du répertoire du groupe. De la sorte après les derniers relents d’agressivité de la reprise plus haut évoqué l’on peut se délecter et savourer un certain nombre d’hymnes qui renvoient au sombre passé du groupe : Viennent tout d’abord deux titres originellement enregistrés pour le Split Funeral/Osculum Infame, puis les quatre tueries à l’époque contenus dans le mini « Warspirit ».

Une fois de plus, cette pièce de True UG Kult démontre l’authenticité et les convictions de l’un des groupe les plus anciens et fidèle à la dignité passée de notre scène.

Dans la foulée sort une cassette live absolument non officielle et donc totalement underground intitulée « Résistance and Rebirth ». Une fois de plus, une pure pièce de culte pour ceux qui ont pus en voir la couleur !!!!! 

2002 marque le début de la fin de la longue et glorieuse épopée de Kristallnacht avec la sortie de « Adversary ». Pendant que certains déplorent avec amertume ou mépris ce départ, d’autres, s’en réjouissent probablement… Ha Ha Ha ! Nul doutes que comme avec Funeral de sombres ages auparavant KN renaîtra de ses cendres encore fumantes plus fort et conquérant que jamais !

Cet opus ultime n’a jamais aussi bien porté son nom et, même si, pour l’heure, il nous faut nous contenter avec patience des deux titres ici développés avec poigne et hargne, force est de constater que «Adversary » tient bien plus du retrait humble que d’une quelconque agonie désespérée ! 

Une fois de plus KN reste inébranlable et inattaquable, sa démarche reste éternellement sincère et franche. La haine, la froideur, l’antipathie, sont ici décuplés et exaltés à la gloire de la cause de l’UG BM, de son passé glorieux, impur et subversivement fascinant.

« Adversary » n’est rien d’autre qu’un coup de poing dans la gueule de tout les moutons biens pensants, de tout les arrivistes et les pollueurs qui ont souillés le sacrés, ont voulus faire du BM un business et une mouvance emplie d’éthique tolérable par le citoyen standard décérébré !

« Unblessed Soul » et « Downfall Herald’s Retribution » sont une démonstration symbolique de BM à l’état pur , preuve que LF n’a jamais cédé à la prostitution musicale et culturelle ambiante, aux piéges du commerce, de la popularité et de la vulgarisation de ce que l’on appelle aujourd’hui BM et qui n’est pas autre chose qu’une expression infâme d’agression ingénue, folâtre et guillerette ! 

Honneur et Respect.

Dans sa digne et irréversible ascension vers les plus impalpables et légendaires marbres du Panthéon du Black Metal hexagonal, Kristallnacht, au lendemain de son sublime « Adversary », va sceller son testament d’un dernier chapitre via un Creation Through Destruction » qui verra le jour en tape chez l’inébranlable Warspirit Rex courant 2002.

Pour celles et ceux qui n’auraient pas eu le privilège de s’enquérir de cet ultime témoignage, le label Canadien Autistiartilii le rééditera partiellement, puisque y seront occultés la reprise de « Breaking The Law » de Judas Priest et, la version live de « Reigning With Honour ans Tyranny » capturée lors du mythique Empire Fest, en format Mcd aux cotés des tracks du vinyl sortit chez Sombre Records évoqué précédemment.

La rondelle débute donc avec deux tracks extraits de la Cass-Ep, capturés au printemps 2002 avec l’appui de Rost pour ce qui est de la programmation rythmique et des claviers. 

Sans s’embarrasser de préambule et, tel un cocktail Molotov explosant sans états d’âme dans les rangs contestataires d’une manifestation humaniste, « Bearers Of Ascending Life » sème instantanément le trouble, nous dévoilant un savoir faire dans la plus subtile fleur de l’âge. Les riffs sont monolithiques et recèlent plus que jamais de cette hypnotique et contrastée froideur entre détermination révérencieuse et émotions ancestrales si particulières. Les vokills de L.F. déclamés avec parcimonie et un relief possédé teintent dans leur rigueur chirurgicale d’un despotisme cruel mais juste s’avérant être le vecteur quasi parfait d’une textuelle forte que n’aurait pas renié Nietzsche. 

Cette essence titanesque se révélant être, à mon sens, l’un des hymne les plus imposant de Kristallnacht avec « Legitime Defense », s’apaise rythmiquement en un dernier souffle des plus lourd et atavique, préfigurant l’avènement de « Fire Redeemer ». Ce second débourrage de mortier se transcende tout en lenteur et intimisme, privilégiant un sentiment fédérateur submergeant de lancinance, à des pulsions d’une agressivité pure et aveugle. Les guitares décuplées dans leurs ardeurs nostalgiques par des claviers éthérés d’une profondeur hyperboréenne n’en demeurent pas moins tenaces et gorgées de rancœurs et lucidités insatiables. Ajoutez à cela la véhémence d’un organe vocal très rauque et, vous obtiendrez pour sûr l’un des tracks qui préfigurait le plus explicitement le couronnement de Desolation Triumphalis. 

Les deux assauts suivants enregistrés au cours de l’hiver 2001 / 2002, toujours sous l’impulsion de L.F. appuyé de Rost proviennent du fameux « Adversary ». Qu’ajouter de plus que ce qui a été dit lors de la précédente chronique pour ce deux pièces de culte au cheminement structurel quelque peu similaire à celui des deux précédentes ?

Un « Unblessed Souls » supersonique et enragé prenant son envol avec autant d’amour et de bienfaisance qu’une escouade de missiles sol-air propulsés sans distinction sur les fourbes et fanatiques fiertés monothéistes ; Un « Downfal Heralds Retribution » scandé avec autant de douleur et de haine que de foi fédératrice… Deux nouveaux paliers franchis dans la recherche intrinsèque d’un degré supérieur de conscience… ni plus ni moins. 

Enfin, ce spicilège auditif s’achève sur le très explicite « Aryan Blood » à titre de bonus track brisant une fois de plus les chaînes de toute compromission et, de tout conformisme. Ce track épileptique et écorché vif sur l’autel de la résistance convie les esprits en des ages plus reculés puisqu’il fut immortalisé en juin 1997. Un instant rare, raw et primitif. A noter la contribution aux claviers et, à la programmation rythmique d’un Duke Satanael pour l’occasion exilé d’un Godkiller jadis grandissime et aujourd’hui à la dérive. 

Je ne crois pas que la chronique d’un release de Kristallnacht nécessite encore un épilogue. Là où une minorité s’inclinera respectueusement, beaucoup iront pester de dégoût en se tapant les dernières prods made in Nuclear Blast ou S.O.M. 

« The Warspirit will always remain alive. The adversary Speaks through us!”

Le tombeau est scellé et “Creation Through destruction” restera à jamais le dernier crachat de Kristallnacht à la face des pestes monothéistes et de leurs bassesses. Néanmoins, pour le devoir de mémoire va voir le jour en une dernière offrande ce « The Funeral Years 1994-1998 » en format Cd-r, une fois de plus chez Warspirit Rex ; Rondelle qui, comme son nom l’indique a vocation à replonger son auditoire en les ages les plus sombres et hermétiques de la bête puisqu’elle renferme les trois tapes enfantées durant ses quatre premières années d’activisme sous l’étendard Funeral. 

Les trois premiers tracks capturés en mars 1995 par L.F. aux vokills et à la basse, Black Christ à la guitare et, Krof derrière les fûts sont exhumés de la démo « Black Flame Of Unholy Hate » à l’époque diffusée à cinq cent exemplaires.

Comment ne pas se laisser envahir par une étrange et fascinante émotion à la (re)découverte de cette relique forgée à même la sincérité et dévotion d’un culte naissant ? Une prod très racée, rustique, mais qualitativement correcte ; Des riffs simplistes frénétiquement aussi tranchants qu’une pluie de rasoirs au cœur d’un pogrom et, dans leurs ralentissements très Old School aussi lourds qu’une chenille de panzer écrasant la carcasse de soldats agonisants ; Un martèlement rythmique halluciné n’offrant que peu de trêves, pilonnant le fer d’une résistance tenace naissante ; Et, des vocaux suppliciés par des rancœurs et aversions profondes et incurables. Seul l’inculte indigne de recevoir sera impropre à sentir ressurgir en ses viandes l’incroyable aura de crainte et d’hermétisme d’une vieille scène gauloise, aujourd’hui disparue, en ces hymnes, bien évidemment fortement empreints des influences scandinaves des premières heures et, encore peu portés, hormis pour quelques sporadiques apports de claviers, sur le mysticisme mélodique qui forgera la légende des groupes sudistes par la suite, mais tellement authentiques. 

Les trois assauts suivants proviennent de la mythique pièce de blasphème qui aux cotés d’Osculum Infame fut diffusée par le défunt A.M.S.G. et, Drakkar Prod, à mille deux cent exemplaires en mai 1996. Capturés en décembre 1995 par Xaphan aux vokills, L.F. à la guitare et aux vocaux sur « Aryan Blood », Krof à la batterie et Amaobscuradeo aux claviers, ceux ci dévoilent un groupe ayant transcendé son art et voguant vers une personnalité propre et forte. Ces trois manifestes insurrectionnels se révèlent bien plus alambiqués, mélodiques et structurés, délaissant les servitudes pulsionnelles et incontournables des références. Les riffs éternellement agressifs s’enveloppent d’un très cristallin halo nostalgique effleurant, dans leur osmose ayant gagnée en profondeur avec les claviers, des dimensions poignantes voir quasi tragiques ; Le molestage rythmique n’est pas au goût de l’accalmie, mais, dans sa virulence offre désormais plus de relief à des constructions ayant gagnées en richesse et variation . Enfin, les vocaux littéralement hurlés sont de véritables monolithes érigés en l’honneur de la haine la plus pure et spartiate notamment en ce qui concerne la participation de Xaphan sur « A Strife… A Victory » & « For Resurection Of Our Movement » déjà très impressionnante et hypnotique dans sa cruauté écorchée. 

S’ensuit « Reigning With Honour And Tyranny » extrait du Split Cass Ep partagé aux cotés de Morke et, premier affront diffusé sous le nom de Kristallnacht. D’abord prévu en format 7 Ep, via le défunt Unholy War Prod, l’opus verra finalement le jour en tape. Une fois de plus, ce track témoigne de la fulgurante montée en maturité de l’entité. Il n’y a pas grand chose à ajouter tant l’on touche ici un Kristallnacht au sommet de son art qui sera confirmé par les releases suivante et plus officielles. Tout simplement fantastique et intemporel. 

La galette se referme sur un reprise de « Lost Wisdom » de Burzum capturé le même jour de février 1997 que son prédécesseur, qui figurera sur la promo tape « Soldier Of Triumphant Sun » et, qui fut capturé sous l’impulsion de même line up, à savoir L.F. aux vocaux et guitares & Duke Satanael aux claviers et à la boite à rythmes. Une reprise sans fantaisies, indiscutablement sincère, teintée du même désespoir, de la même crudité que l’originale et, en conséquence foutrement honnête et dévouée. 

En somme, il n’est pas sur que le mot « culte » soit assez fort pour qualifier la teneur de ce « The Funeral Years 1994-1998 ». Pièce de collection pour les maniaques qui suivent le groupe depuis ses premiers méfaits ; Occasion de compléter leur initiation pour celles et ceux qui ne posséderaient que le Split 3–ways et « Of Elitism And War » ; Ou, opportunité de découvrir un monument d’Art Noir hexagonal pour le plus odieux retardataires.

Kristallnacht restera dans tout les cas à jamais gravé dans les mémoires.

Sperma S.