
Kabbal
à été formé en 1999 dans le sud de la
France par Hazael à la guitare puis à la batterie et
Ghimel à la guitare. Leur première demo, "The Wretched", reçu de bons échos notamment du fait de son innovation musicale mais aussi thématique. Pour preuve"The Wretched" traitait de mythologies anciennes telles que la mythologie Assyrienne et Sumérienne. Leur seconde démo a été enfantée l’année suivante sous le nom de "Supreme Rituel". Les influences thrashisantes ressenties dans « The Wretched" se sont estompées au profit d’un Death plus péchut, puissant et technique. Durant cette période, Kabbal agrandi ses rang et jouit de l’arrivée d’un guitariste/chanteur prénommé Trisophiliac. Kabbal possède de plus en plus de renommée au sein du mouvement. En 2001 ce trio engendre une troisième demo du nom de « Heretic », témoignant d’une évolution certaine vers la puissance, la technique et la violence musicale. Puis l’arrivé d’un certain XZ à la basse permet à Trisophiliac de se concentrer d’avantage sur son jeu de guitare. Enfin, en 2002, Kabbal enfante son premier album du nom de "Synthetically Revived" lequel sort sous l’égide de Diamond productions qui soutient la formation depuis ces débuts. Ce dernier comporte plusieurs inédits ainsi que certains tracks revisités issu de leurs différentes démos dont trois d’ « Heretic ». Pour neuf tracks hautement mystérieux d’une durée totale de 38 minutes et 19 seconde, "Synthetically Revived" le premier vrai opus de Kabbal est un condensé énigmatique des plus déroutant qui a le mérite d’aller droit au but tout en imposant un style très particulier et torturé. Et pour cause,Kabbal joue un Death technique à la fois très contemporain, moderne dans son feeling et de toute évidence fortement influencé par la scène extrême américaine Old School représentée par des piliers tels que Morbid Angel , Death ou Slayer . "Synthetically Revived" nous plonge dans un monde impitoyable et multidimensionnel très subtil, atypique complexe et âpreté !!! Vous aurez vite compris qu’avec des tracks tels que « Extra Sensorial Journey », « The Great Massacre (Verset 666) », « Scientific War », « La Cité de Marbre » ou meme « Psychotic Democracy » le concept musical ne peut être que recherché et empreint d’une thématique aussi bâtarde que riche, intrigante qu’inaccessible variant du satanisme et de l’occultisme à un concept plus futuriste et meme guerrier. Tout commence par un sample assez déconcertant et très mystique qui nous plonge dans une atmosphère sombre et inquiétante ou des beuglements inhumains parsèment cette dernière. Puis, la guitare vient fracasser cette introduction pour donner place à d’apocalyptiques riffs pluridimensionnels riches en rythmique et techniques à souhait. Elle allie avec précision et perfection de nombreux passages traditionnels concassés par moult menus breaks tortueusement alambiqués ; Des pickings cosmiques d’une saisissante promptitude, De phases très harsh galvanisés à la sauce Thrash Death technique. L’art percutant du palm-out est ici largement utilisé afin de donner lieu à de diligents et épileptiques passages monophonique comme pourraient le faire certaines fameuses formations de Death US. (Comme Cannibal Corpse voir meme Dying Fetus pour ne citer qu’eux.) Certains solos démoniaques se propagent tels des tirs de missiles sol-air et, ensemencent la substance musicale de Kabbal pour lui conférer une atmosphère plus que déroutante, délurée vectrice de d’un chaos belliqueux. La teinte, le grain sonore des saturations, très personnel, contribue incontestablement à conférer à la musique de Kabbal une aura étrange, particulière et mystique La batterie ne fait aucune concession et va droit au but avec une envie furieuse d'exterminer tout ce qui pourrait se trouver sur son chemin tout en ne négligeant pas la technique et la nécessité de soutenir comme il se doit le tumulte des jeux de cordes !!! La grosse caisse n’a de cesse d’enchaîner les doubles croches avec précision énergie et brièveté ; De multiplier les blast beats, tous autant qu’ils sont, aptes à laminer avec frénésie les viandes de l’auditorat, De faire exploser moult menus tumultes mid tempo où les claquements véhément de la caisse claire subissent d’intarissables temporisations gorgées de cymbales. Les sonorités et l’eurythmie suintant des peaux sont profondes mais, de façon toute particulière en ce qu’elles sont sèches, ne résonnent pas mais, au contraire sont saillantes, contondantes et, nous enfouissent ainsi, malgré tout, comme dirait notre bon vieux Sperm S. « dans les tréfonds boueux du Styx » pour nous y achever avec barbarie et brutalité !!!!! Les vokills corrompus du vocaliste sont puissants et dominateurs, d’outre tombe et d’une impitoyable inhumanité. Leurs articulations sont brèves, expéditives, assez souvent parcimonieuses mais tellement bien placées et précises qu’elle en sont d’une efficacité redoutable.. Le tout est très bien coordonné et en fait une galette plus qu’appréciable qui à le mérite d’être personnelle, authentique et de ne pas plagier comme d’autres escrocs pourraient le faire… (Pour ne pas citer de nom…) En conclusion, ce mélange de métallurgie baroque contemporaine et de passéisme titanesque des premières heures est des plus intéressant et mérite que l’heureux détenteur de "Synthetically Revived" s’adonne à de plus amples recherches sur le produit qu’il tient entre les mains, à condition bien évidement de se montrer capable, par goût ou tout simplement par curiosité, de sortir de temps à autres du passéisme. Contact : Verrukose Urethra |