
Ceux ayant coutume, solubles dans les alcools frelatés, de culbuter leurs plus imbuvables conquêtes au son d’une certaine propagande de terreur estampillée « True Elitist Black Metal », reconnaîtront à cette rondelle certaines familiarités, à commencer par l’effort de production aussi robuste que ne le sera jamais la coque d’un colossal cuirassé venant surprendre le paisible ballet nocturne d’une crédule et parasitaire flotte clandestine ; plus intense et opaque que la noire vermine proliférant dans les fluides et viandes du damné protagoniste de « I Zombi – Chronicle Of Pain »… Course aux armements sonore catapultant la fièvre d’une boite à rythmes pour le moins singulière qui, efficacement programmée dans son plus simple appareil, confère à l’auditeur l’impression d’être un loqueteux sans-abri se prenant une purificatrice avalanche de coups de paras sur le coin de la tronche… Douce chimère d’une virulence « orange-mecaniquesque » qui, ayant traversée les âges, aurait été déclarée, par les temps qui courent, d’utilité publique… Difficile
encore de ne pas penser à Armaggedon à l’écoute de la pléthore de
riffs peuplant les cinq tracks ici déglutis, entre réincarnation d’un
spectre Mayhem d’un barbarisme si spasmodique qu’il en ferait passer
la frayeur d’une virginale journaliste de guerre, piégée dans un gang-bang
croisé Hutus / Tutsis, pour une vulgaire dégénérescence d’acteur raté
de série B… résurgence de l’héritage Darkthrone des premières heures,
plus furieusement primitif et obscur que ne l’a jamais été la récente
et très médiatique mise à mort d’un certain juvénile représentant
du peuple élu, plus froidement austère que le fut son crasse, sauvage
& improvisé lit mortuaire… et, impulsions thrashisantes parfois
très Old School, comme sur le dernier cycle de « Destruction
Of The Light », lesquelles m’insuffleraient presque la nostalgie
des plus épiques cuites et bastons des fins de balssylvestres Lorrains
ayant bercées mon engance… Mais, la plus grosse rupture se situe, à mon sens, dans les vocaux de Striid : plus sépulcraux, lointains et grouillants que ceux de SSatan. Il n’en demeurent pas moins tout autant rongés par la haine et déclament une textuelle que l’on suppose ignoble de part des noms de tracks tels que « Nazareth Holocaust », « A Goat Pissing On Your Grave », « May The Cross Burns Worldwide », « Destruction Of The Light » ou « Glory To Master Satan », bien que j’aurais espéré que l’aspect sado annoncé soit beaucoup plus explicitement prononcé… Une excellente découverte en définitive qui, si elle ne révolutionne, bien évidemment, rien, laisse néanmoins augurer le meilleur pour l’avenir, d’autant qu’aux dernières nouvelles, Bestial [Epuration Satanique] semble avoir rejoint les rangs en tant que véritable batteur. Les intégristes chopperont un barreau turgescent… les groupies des prods de Melancholia Records passeront leurs chemins et, ne devraient d’ailleurs même pas arpenter les entrailles de ce webzine…
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