
Dans le délicatement guttural
dialecte finnois, Horna incarne l’abysse par excellence : Ce qui
est sans fond et qui symbolise les états informels de l’existence ;
Ce qui convient aussi bien au chaos ténébreux des origines
qu’aux ténèbres infernales des derniers jours ; Ce
qui peut également personnifier l’intégration suprême
dans l’union mystique.
La sinistre entité du même nom voit le jour en 1993 et, est alors composée de Shatraug et Moredhel. En 1994, Gorthaur rejoint le duo et prend place derrière les fûts pour y assouvir sans le moindre état d’âme ses pulsions les plus totalitaires. Rapidement, c’est à dire dés 1995, la première demo, « Varjoissa » expose la splendeur moribonde du groupe. La bête commençant à se matérialiser se fait menaçante et, est bien décidée à forcer la Finlande bienséante à lui prêter allégeance. 1996 marque l’arrivée dans Horna de Satanic Warmaster en tant que haut dignitaire de l’écorchement lyrique. Les rangs se grossissant et, s’étant enrichis d’un allié digne de psalmodier le message subversif inhérent à la lutte affiliée au Black Metal, « Hiidentorni », la seconde démo ne tarde pas à répandre de nouveau terreur et discorde.
C’est ainsi qu’en 1997 voit le jour un premier album intitulé « Hiidentorni », album exclusivement limité à 1500 exemplaires. Les plus intelligents de l’assemblée pourront remarquer avec perspicacité que ce premier opus officiel est affublé de la même appellation que la seconde démo. Rien de bien étonnant puisque le contenu et la durée de ces deux œuvres sont strictement identiques. Certains ont probablement du voir cela d’un mauvais œil, comme destituant de son statut culte la seconde tape du groupe, mais, il n’en demeure pas moins que ce fut une excellente occasion de découvrir cette dernière pour tout ceux qui ne se seraient pas intéressés à Horna à temps. C’est avec un plaisir incontinent que l’on (re)découvre les premiers balbutiements des plus sombres de la hordes finlandaise ; Les premiers assauts d’un groupe à l’époque bien plus orienté vers le culte du cornu que vers les conceptions plus païenne nettement perceptibles sur un album tel que « Sudentaival ». Cette conciliabule impie avec les forces obscures débute, comme la coutume l’exige bien souvent, par une intro des plus sobres mais forte en symboles. Mis en abîme par un synthétiseur auguste doublé d’incantations blasphématoires, l’auditeur avertit peut se délecter d’un éfroquage de jeune vierge effarouchée qui est probablement la suite logique d’un osculum obscenum révérencieux. Alors que cette douce prêcheuse sombre peu à peu dans la démence et la possession, le quatuor entre rapidement en scène avec pour seule arme un Black Metal pur et bestial. Ici, rien à voir avec des artisans de la grandiloquence libidineuse tels que Alghazanth, And Oceans… ou Enochian Crescent : Tel le souffle d’un hiver nucléaire, la bête des abysses submerge l’auditeur avec une instrumentation résolument raw où s’entrechoquent riffs primitifs et simplistes dénués de toute émotion, mélodies plus ordiques et hyperboreales et, quelques soubresauts d’une démence très Thrash Metal (même si nous sommes encore loin du très catchy « Houdenkylmydden Maille ») . Ajoutez à cela une basse très présente et claquante et, vous obtenez un jeu de cordes dans son ensemble très profond et déjà foutrement personnel. Pour soutenir cette débauche, la batterie se montre à la hauteur : Sans faire preuve d’une technique pantagruélique, elle sait faire monter la sauce, elle est bien en phase et, fait donc souvent un carton. Enfin, tirons sans retenue notre chapeau au Warmaster tant il semble avoir transgressé les fragiles frontières qui séparent la vie et la Mort. Tel une âme qui n’a pas trouvé d’apaisement sur les bancs usés du purgatoire, il psalmodie et vomit sa haine en une nébuleuse percutante qui paraît parfois éminemment marquée des séquelles générées par les écorchements d’antan de V. Vikernes. Tout bonnement orgiaque, virulent, froid et agressif. Lyriquement, cet album dont le nom signifie littéralement « La Tour Des Gobelins » est à la hauteur de l’atmosphère musicale qui en émane ; Tout cela dans le dialecte finnois : « Kun Lyämme Jumalan Kodin Liekkeihin » (When We Set god’s Home In Flames) est un pêché fier et preux, il renvoie à l’immolation non moins délectable de dieu. Cette vision du mensonge brûlant dans les flammes est renforcée par le fait que jésus est partit et, que le âmes des mortels croupissent dans un bain de cendres. Ce track évoque le viol de la vierge marie avec tout ce que cela implique : La mère du seigneur ainsi empalée démontre qu’à travers sa mort la procréation engendrée ne peut qu’être stérile, un souffle glacé et noir. Et, alors que les flammes des brasiers grimpent jusqu’au ciel, le très saint père d’une race méprisée grillera dans un paradis désert. Cette crémation mènera à la mort éternelle, à la fin car elle est générée par la puissante fierté du Nord. « Ikuisesti, Kolpeina Kuolemena Muistuina » (Eternally, On Pale Memories Of Death) traite de l’éternité. L’éternité est un bien maître mot, la flamme de part laquelle Horna chevauche la nuit dans les forêts suggérant avec une violence palpable les vents froids et les orages de l’hiver. Cette chevauchée va crescendo tout au long du titre et montre avec ampleur comment elle peut écraser la vie. Ce titre est fait pour les immortels, ceux qui sont bercés et inspirés par la quintessence de Lucifer, celle qui prend et ôte la vie. C’est comme le souffle froid et glacial de l’hiver qui traverse la Finlande et qui vient du passé ; D’une époque que l’on cherche à restituer en brandissant avec fierté l’avènement de la Mort, comme une brume suggérée par mille ans de gloire. « Hiidentorni Huoki Usvansa » (La Tour Des Gobelins à Respirée La Brume ) nous plonge dans les interrogation des trois qui scrutent pour déceler la tour des gobelins qui respire la brume. Chacun ont questionnés le lieu, épée à la main, exaltant la noirceur d’un vent qui ’a jamais soufflé mais donna naissance à d’innombrables orages. « Tappakaa Kristus » (Tue Le Christ) est encore un titre fort en symboles qui crache à la gueule du mensonge, écrase son cœur, la joie, l’espoir et les croyances qu’il contient. Toute histoire à une fin. « Sanoista…Pimeyteen » (Of Words… To Darkness) renforce l’idée de noirceur que veut faire transparaître Horna. Il s’agit là d’une sinistre insulte aux enfants du christ qui les condamne à donner leur vie pour ainsi mieux marquer l’avènement éternel de la Mort, de la gloire et, du vrai pouvoir. « Hänen Synkkä Myrstynsä » (Son Sinistre Orage) dépeint la nuit des loups propice à illustrer la grandeur de la Mort. Les ailes noires et hivernales de la faucheuse sont derrière eux. Ils apportent la guerre finale, les ténèbres . Un nouvel ordre est arrivé, celui du mal. C’est écrit et, cela restera à jamais. En conclusion, vous l’aurez compris, cette première œuvre, ô combien inquisitoire n’est pas destinée aux pédants ! C’est à en défroquer un curé un jour de grande messe.
L’opposition n’offre point de failles ; Les forces immortelles qui brûlent d’une haine et d’une rage ancestrales sous les roches gorgées d’histoire du sombre plateau qui borde la baltique ne sont pas prêtes de s’éteindre et, cette seconde boucherie nordique en est un exemple flagrant. Le quatuor n’a en effet pas perdu la force d’impact qui le caractérise et, offre ainsi une nouvelle œuvre de très haute volée, un successeur très digne à l’excellent « Hiidentorni » et, au delà, un prédécesseur parfait pour le futur « Houdenkylmydden Mailla » mais, nous reviendrons sur ce dernier en temps voulus. L’orgasme est instantané et, c’est la hache à la main, les yeux pervertis et, une kahrü dans le gosier que l’on déguste une fois de plus un véritable maelström de violence débridée, d’aversion totale et, de rancœur ultime. L’instrumentation reprend pour partie les ingrédients majeurs du premier album (ou de la seconde démo, au choix…), à savoir des bases Black Metal solides et brutales d’où s’exhale souvent un souffle glacial très auguste, parfois aux limites de la tristesse ou du tragique. Rien de nouveau sur ce point, mais, la majesté opère, s’impose et, ne peut laisser insensible tant, une fois de plus, les speed picking sont racés, les enchaînements de quintes sont froids, les descentes de barrés sont abyssales et, les quelques synthétiseurs sont profonds et vertigineux. Là où la horde franchit véritablement un nouveau palier et commence très sérieusement à s’imposer de nouvelles perspectives, c’est lorsque elle se laisse clairement aller à une recrudescence massive de ses multiples influences Thrash. Beaucoup de groupes ont déjà démontrés à quel point cet apport peut être imposant et efficace et, Horna apporte incontestablement sa pierre à l’édifice. Ainsi, l’artillerie purement BM laisse bien souvent place à des avalanches de mids où s’entrechoquent des riffs très catchy, parfois aux limites du heavy et, où s’émancipe de façon on ne peut plus claquante une basse insolente et délurée. Notons à ce sujet que l’utilisation occasionnelle d’effets de phaser est du plus bel effet. Ce goût pour les racines se ressent également dans les phases vocales car, même si la démence verbale quasi incontrôlée et possédée de « Hiidentorni » est toujours de rigueur, l’oreille entraînée pourra remarquer que viennent sporadiquement s’y glisser ces fameux soupirs hargneux et retentissants si typiques au Thrash Metal . Voilà pour ce qui est de la musique. Lyriquement parlant, l’assise et la grandeur sont les mêmes : « Kohti Yhdeksän Nousua » signifie dans notre doux dialecte « Vers La Levée Des Neufs ». Cela pourra probablement inspirer à certains l’œuvre de Tolkien et sa trilogie dédiée au culte d’un certain anneau. Il serait plus judicieux de se baser sur une autre sémantique, cet album étant situé, dans la discographie du groupe, à une période bien plus satanique que païenne. Mieux vaut donc entendre lorsque l’on parle des « Neufs » les neufs cercles des enfers selon l’Enfer De Dante ; Enfer ayant la forme d’un cône renversé, s’ouvrant sur la surface de la terre et, s’enfonçant jusqu’à son cœur, le nombril de Lucifer. Il est divisé en neufs cercles séparés les uns des autres par les fleuves maudits que sont l’Acheron, le Styx, le Phlégéthon, le Cocythe et le Lethè. Ces cercles sont respectivement : Celui des limbes ; Des luxurieux ; Des gourmands ; Des avares et des prodigues ; Des coléreux ; Des hérétiques ; Des violents ; Des fraudeurs ; Et enfin des traîtres dans les tréfonds duquel Lucifer dépèce pour l’éternité Judas Iscariote, le traître et le damné par xcellence. Il s’agit donc ici d’une véritable ode à l’avènement du mal et de la décadence sur la terre et, pour revenir à plus concret, il suffit de jeter un œil attentif sur les textes pour voir qu’ils sont en accord avec cela : « Imperial Devastation » rappelle avec nostalgie une époque pleine de souvenirs effacés. Il explique qu’après une attente longue et pénible, cette époque transparaît enfin et, que seules les pierres se rappellent désormais ces batailles qui ont eu lieu sur les landes et les champs, lesquels s’abreuvaient avec une douce félicité, du sang de ceux qui n’avaient pas la volonté de servir. Ce n’est que la nuit venue que l’ont peut les entendre gémir et crier, comme lorsqu’ils se battaient pour la gloire et la grandeur. L’esprit de la guerre est présent à jamais, conforté par toutes ces créatures cachées en chaque recoins sombres de cette réalité, comme des démons sous des montagnes inhospitalières. Ces bêtes attendent de délaisser leurs tombeaux gardés par les esprits pour émerger cote à cote avec les légions de l’obscurité lors d’un moment connut des oracles seuls. Nul ne sera parfaitement préparé lorsque l’Armaggedon sera venu mais, cette hache de guerre qui se trouve en la main des êtres forts montre que l’heure est venue pour le combat.« Words Of Darkness » confère la douleur, tirée de la lucidité et de l’intemporel cimetière, refuge d’une mer intérieure. Dans le calme que dégage l’Océan, cette luminosité blasphématoire, irradiée par la lune hivernale, montre que le choix n’est plus. La vie n’est pas la réponse, ce n’est que la réflexion d’un faible d’esprit qui s’évanouit. La révélation finale sera une ultime gloire, auréolée d’une ultime douleur lucide accompagnée de pensées malsaines et de mots éblouissants. « White Aura Buried In Ashes… » dévoile de manière incantatoire comment une âme bénie par les anges peut être brûlée ; Que les cendres de celle ci n’abreuvent que ceux qui se délectent de cette hute ; Que cette lumière vacillante née du royaume des cieux à été à jamais violée par les ténèbres… Etc… etc… Que dire pour clore ce chapitre si ce n’est que Horna frappe une fois de plus très fort ; Que ce second album est une véritable taloche dans la gueule à conseiller fortement à ceux qui estiment qu’ils ne sont pas nés de la semence d’Adam, qu’Abraham n’est pas leur père mais, qu’ils sont nés de l’ange rebelle qui défia le ciel !!!!!!!!!!
Selon les membres de la horde, cet album, qui littéralement signifie « Aux Terres Du Froid Tombeau », ne doit pas être considéré comme faisant partie officiellement de leur œuvre. Cela vient du fait que ce troisième opus à été crée durant une période sombre où la substance de Shatraug était en plein duel avec la faucheuse et où Moredhel à quitté les rangs au beau milieu des sessions studio. Il est donc aisé de comprendre qu’aux yeux des « survivants » cet album ne représente pas grand chose au point de refuser catégoriquement d’en jouer un seul morceau en live. Ce rejet viscéral vient également de la volonté de provoquer le boycott de Solistitium Recs qui a rippé le groupe pour diverses raisons et, notamment en pressant bien plus d’exemplaires que les 1500 initialement prévus. Un imposant sacrifice artistique en somme et, au delà du simple geste, un comportement très représentatif d’un intégrisme très UG, de convictions extrêmement fortes qui font toute la différence entre les vendus et ceux qui sont prêts à utiliser le contenu de leurs burnes pour préserver le sacré. Cela d’autant plus que « Houdankylmydde Maille » est probablement l’une des galette les plus addictive de Horna. L’ultime vortex de haine et, de noirceur auquel les initiés seront désormais accoutumés se met en branle lentement avec une intro synthétique et glaciale qui inspire, sans artifices mièvres, les reflets d’une lune blafarde sur des neiges noblement ensanglantées. Puis, une orchestration propre au BM pur et sincère ne tarde pas à relayer la morsure intime et incisive des vents nordiques et, à marquer son avènement d’une façon lourde et hypnotique, orchestration à laquelle vient se greffer une présence vocale indubitablement incantatoire. La suite des évènements ne fait qu’accentuer une ascension sans rémission vers un extrémisme sans compromis, vers une tension allant rescendo. Ce qui frappe particulièrement ici, est le relief vertigineux que Horna parvient à donner à son art sur cet opus : Pour ce troisième album, la meute réutilise et renouvelle sans vergogne, son goût pour le raw Black Metal ; Primitivisme auquel viennent bien souvent et, comme à l’accoutumée chez les scandinaves, se greffer des sensibilités quasi néo-romantiques et, au demeurant fortement emplies d’une amertume et nostalgie sans pareil. Mais, à ces ingrédients respectables, qui ont fait les grandes heures des précédentes œuvres du groupe, la horde fait avec brio évoluer son art vers des dimensions où règne un très sérieux et massif feeling old thrash metal. Ce dernier point se ressent notamment en ce qui concerne certaines rythmiques, certains mids et, l’utilisation de la double. Beaucoup de riffs de sont pas en reste. Ce tout sonne de façon très solide et concède à l’auditeur un sentiment conquérant des plus déluré et malsain ; Sentiment largement entériné par la violence des vokills démentiels, criards et hurlés qui, en un autre temps, auraient mérités l’application de la législation sur les pestiférés et les insulaires. Une recrudescence du paganisme dans le processus de composition ’Horna se ressent non seulement musicalement mais, également textuellement ; Il suffit de se pencher sur les lyrics pour le percevoir/ « Yhdeksän Yö » (The Night Of The Nine), le premier titre, nous emmène dans les pensées les plus sombres en commençant par une incantation digne des écrits de Lovecraft. Ce track nous embarque dans la chevauchée du sombre seigneur et des neufs. Tous n’ont qu’un seul et unique but : Brûler le blanc royaume de la chrétienté et, ne laisser que des cendres. Les fiers et braves cavaliers n’ont qu’une hâte, partir de leur domaine fait de brouillards et de brumes, où la lumière est à jamais bannie. En clamant avec ferveur que le temps est venu pour l’ordre, la connaissance et le pouvoir de nourrir la grandeur macabre de l’obscurité, leur cœur sont emplis de haine et de vengeance, sous couvert d’une lune blafarde où le froid vous transperce. Il sortent des contrées boisées obscures pour que l’avènement du royaume de la mort laisse à jamais le chaos gouverner le royaume des chrétiens. « …Jeesuksen Verestä » (Of Jesus Blood) revisite les mythes de la crucifixion et du jugement dernier. Jesus n’est plus qu’un pâle souvenir ; La mémoire de son triomphe d’antan n’a laissée qu’un froid dans le cœur des hommes. Recouverts des loques ensanglantées de jésus, tous attendrons le jugement final lorsque à l’aube de ce jour béni, la haine n’aura jamais quittée les cœurs et, que les squelettes seront donnés en pâture à la crémation. Leurs chairs seront meurtries par le glaive du mal et, leurs âmes resteront prisonnières des flammes. Ils seront parmi tant d’autres à rechercher le salut par les enseignements de feu jésus. « Ylle Kuihtuneen Ajan Ajatusten » (Over Thoughts Of The Withered Time) évoque cette époque sainte où la peine et la douleur avaient conquis le ciel. Les vents se ruaient hors du tombeau, écorchant la glace jusqu’à ce que la chaleur de la dernière flammèche ne soit plus que froideur. Il nous rappelle avec grandeur cette époque ù les anges questionnaient la pâle lune funéraire pour asseoir un peu de pitié de sa part. Ce sont les sombres cavaliers, la marque de la sombre tour des gobelins qui a été bénie par la force de la destruction. Ils sont préparés à guerroyer l’ultime guerre. C’est pourquoi les mensonges de la foi chrétienne avec pour seul espoir l’ombre du squelette de la lâcheté seront écrasés du poing. « Kun Junatan Sydän On Murskattu » (When god’s Heart Is Crushed) nous exprime toute la lassitude du dieu chrétien dont le cœur est effondré. La poissure des flots de sang grillé qui ont étés chassés du pont de perle courent inlassablement vers les racines dutrône royal. De la lumière seront arrachées les âmes couardes qui sont nées du feu hérétique et, ont étés données à la Mort pour mille ans. « Kaiken Kristityn Kuolema » (The Death Of All Chistians) est un track fort en symboles, il nous happe dans une nuit où la brume de l’éternité est derrière nous, où les champs de bataille sont tels des berceaux de chrétiens morts. La chute de l’ennemi fait triompher cette obscure bataille. Les prêtres, ceux qui ont réussis à s’échapper de leurs églises en cendres, sont brûlés. Toutes ces prophéties se sont accomplies, ces moments qui annoncent avec ferveur la mort et la destruction de dieu et son fils.« Houdankylmydden Maille » (To The Land Of Gravecold), le track dont le nom de l’album est issu, nous guide sur le chemin qui est en dehors de la lumière, à travers les ponts de l’enfer, où des souffles putrides font frissonner nos nuques. Le christ est recrucifié et, ici encore la cour du paradis est déserte. En somme, cette excellente œuvre d’Horna a cette grandiloquence propre à ceux dont la fierté est bercée par le grand soleil du Nord. Il s’agit là d’une incitation au périple long et réparateur.
Cette œuvre devait être initialement limitée à 666 copies mais, il s’avère que seulement 200 ou 300 copies existent. Il n’y a pas grand chose à développer sur cette œuvre puisque dans les trois titres qu’elle contient, deux sont directement tirés de l’excellent « Houdenkylmydden Mailla ». Ceux qui possédant cet album ressentiront donc une certaine familiarité à l’égard des tracks « Yhdeksän Yö » et « Haudankylmydden Mailla » ; Nous ne reviendrons donc pas dessus. Seul le troisième track intitulé tout simplement « Sota » est un nouvel hymne. Celui ci reste dans la droite lignée de ce qui à déjà été fait. Au niveau de l’esprit, sachez juste que dans le dialecte finnois, « Sota » incarne purement et simplement le mot guerre et, au vu de la tronche de l’artwork, inutile de pavoiser, les choses sont on ne peut plus claires ! Ce track est à cette image ! En définitive, un 7 Ep un peu léger mais, évidemment indispensable pour les inconditionnels du genre.
C’est ainsi qu’en collaboration avec Oskorei Records émerge des glaces un 10 pictue Mlp intitulé « Perimä Vihassa Ja Verikostossa » strictement limité à cinq cent exemplaires. Là encore Horna fait preuve de bravoure en offrant valeureusement, au beau milieu du bourbier nauséeux précité, sa conception d’un Black Metal sans compromis aussi épouvantable pour les oreilles du profane qu’une marmite d’huile bouillante à la face d’un lépreux. Il n’y a pas grands développements à faire au sujet de l’approche musicale : Les guitares et la basse sont comme à l’accoutumée des plus robustes et leurs riffs semblent avoir étés façonnés dans les forges intraterrestres les plus ancestrales, secrètes et sulfureuses. Le batteur ne fléchit pas et s’affirme fermement tel le marteau de Thor s’écrasant fièrement et avec violence sur la place saint pierre et es pèlerins en pleine bénédiction des huiles papales. Les vox se manifestent selon les usages tel un souffle mortuaire méphitique et criminel au service de la perversion de l’esprit, de l’endoctrinement et de la prise de conscience dans la délivrance. Sur ce dernier point notons un usage assez intéressant et présent des grunts graveleux typiquement Death Metal. Plus concrètement, considérons tout simplement ce « Perimä Vihassa Ja Verikostossa » comme la suite logique de « Houdenkylmydden Mailla » pour sa violence crue et sa quintessence encore très Thrash et, le signe avant coureur de l’orientation de Sudentaival » pour certaines phases plus oniriques et « atmosphériques ». Lyriquement parlant, point besoin non plus de s’égarer ; Restons en au postulat évoqué ci dessus : Horna à poussé ses premiers souffles sous le joug de convictions sataniques très fortes, puis est passé à une approche beaucoup plus empreinte des mythes et légendes locales. C’est donc en toute logique que la horde reprend ce dernier point où elle l’avait laissée avec « Houdenkylmydden Mailla » tout en continuant à préfigurer pas à pas l’orientation thématique nationaliste très païenne de « Sudentaival ». Dans notre langue de Molière « Perimä
Vihassa Ja Verikostossa » signifie « L’héritage
De La Haine Et De La Vengeance Par Le Sang ». Ce titre est
particulièrement révélateur. Il démontre également une importance grandissante attachée par le groupe au culte du sang, aux ancêtres et, à une certaine conscience patriotique dont nous reparleront en temps voulut. Pour clôturer le chapitre, ce « Perimä Vihassa Ja Verikostossa » présente un Horna toujours aussi intègre et droit même si ce chapitre n’est peut être pas aussi fouillé et addictif que certaines autres œuvres de la discographie du groupe.
La première rondelle contient « Hiidentorni » et son flot de violence satanique débridée ainsi que l’excellent « Kohti Yhdeksän Nousua » entièrement dédié aux abominations grouillant dans les recoins les plus labyrinthiques et obscurs des neufs cercles concentriques qui enfouiront un jour dans le sang et la douleur la bassesse et la faiblesse de ce monde.
Ne recherchez pas ce « Ordo Regnum Sathanas » dans la discographie de Horna, vous ne le trouverez pas. Il ne s’agit pas ici d’une œuvre officielle et majeure dans l’histoire du groupe, bien au contraire. Il faut plutôt concevoir la chose comme un recueil morbide contenant un certain nombre de tracks qui jusqu’alors n’avaient encore jamais tés enregistrés et qui étaient donc restés dans l’ombre durant les diverses époques et cycles traversés par le combos. Ayant déjà largement disséqués les trois premiers opus et puisqu’ils sont ici identiques à leur version originale , attardons nous plutôt sur cette « compilation » au nom blasphématoire. Celle ci frappe de part son caractère et aspect quelque peu hétéroclite même s’il est évident que nous avons systématiquement et évidemment affaire à du pur Horna. Musicalement, il serait blasphématoire de parler d’une quelconque prostitution. Le problème reste malgré tout que le rendu énéral est très bâtard. L’auditeur vogue en permanence entre des compos tantôt purement raw Black, tantôt plus thrash, parfois très heavy et cela, jusque dans les vocaux. Le déluge va même jusqu’à se terminer par une outro ambiant de pas loin de dix minutes, très minimaliste et nordique construite uniquement autour d’une basse et d’un clavier, qui n’est pas sans rappeler « Filosofem » de Burzum. Il faut bien admettre que tout cela est assez indigeste ; Que ce melting pot est assez déroutant. D’un point de vue lyrique, le constat est inévitablement le même : On y trouve aussi bien des lyrics appartenant au répertoire atanique primal du groupe que des phases païennes et folkloriques plus actuelles. Ceci crée une fois de plus un contraste assez spécial : Ainsi un track comme « Ordo Regnum Sathanas » est une véritable ode au démon, un cri de ralliement qui parcoure les anciennes forêts les nuits de solstice. Son résonnement nous entraîne vers les chairs des faibles. Il n’y a plus de salut possible car l’ampleur qu’avait prit le royaume de dieu disparaît toujours un peu plus dans les limbes. Le règne grandissant de Satan démontre vraiment que Jehova n’est plus. D’autre part, un morceau tel que « Korpin Hetki » nous immerge un instant en des terres désertiques. Ce titre regorge d’images fortes et pastorales telles que de grands espaces recouverts de forêts, ou des sols balayés par une brise glaciale. Une lune haineuse irradiait ces terres isolées et, les bourgeons étaient arrivés à une maturation des plus perfide et malsaine. Tout ceci il y a longtemps, trop longtemps lorsqu’une étrange rencontre s’opérait entre les montagnes et les astres. L’atmosphère était telle que l’on pouvait gravir cette immensité en une seule fois, d’un simple regard, aussi rapidement que lorsque la Mort ôte la vie. Chaque instant était une incitation à ressentir la bête qui sommeillait en nous, cette bête salvatrice. En bref, il est difficile de ne pas en venir à un point final mitigé. D’un coté, pour ce qui est de « Hiidentorni », « Kohti Yhdeksän Nousua », et, « Perimä Vihassa Ja Verikostassa », cette réédition reste une excellente occasion pour ceux qui n’ont pas eu la chance de s’approprier les premières versions, d’approfondir leur adoration pour le groupe. Nous pouvons également voir cela comme une formidable action de front pour se foutre de la gueule et Solistitium Recs, les ripper et accentuer le boycott. D’un autre point de vue, nous pouvons véritablement nous interroger quand à la raison d’être de « Ordo Regnum Sathanas » car, même si on peut le voir comme un certain hommage à ceux qui soutiennent le groupe depuis un certain temps, le rendu général est au final bien dispensable et peu attractif.
A ce stade de l’histoire du groupe ce ype de réalisation confirme pour la seconde fois l’indéniable goût de Shatraug pour l’aura et les atmosphères craspec et underground dégagées par les vinyls. A noter que ce split à été la plus rapide vente de Dark Horizon puisque les milles copies pressées ont étés liquidées en moins de trois mois. Un véritable blitzkrieg dans l’underworld. Venons en aux faits : Les hostilités commencent avec Horna. Ici, rien de spécialement nouveau pour la horde puisque le track ici craché avec force est dans la droite lignée de l’œuvre précédente. Il convient d’ailleurs de préciser, pour éviter toute méprise, que bien que ce morceau soit intitulé « Perimä Vihassa Ja Verikostassa », il ne figure pas sur le 10 Ep du même nom. toutefois il reprend et perpétue sa thématique située à mi chemin entre patriotisme, paganisme et anticléricalisme ; Idem musicalement puisque nous sommes toujours à cheval entre violence primitive harsh et onirisme grandissant. Il n’y a rien à ajouter de plus ; Du pur Horna, underground jusqu’à l’os Fog ferme la marche ; Là où les finlandais sont déjà établis au sein de la scène depuis un bout de temps, cette initiative donne au quatuor mené par Lord Typhus Mirinor et visiblement d’origine américaine, d’asseoir sa position et d’attaquer en force aux cotés d’un allié crédible et de choix. Quoi qu’il en soit, l’écoute de ce « Whispered Myths » démontre que même si des combos tels que Behexen, Vornat ou Warloghe auraient tout aussi bien pus tenir cette place, Fog n’a pas été choisit au hasard. Ce dernier se rapproche en effet beaucoup de son homologue finlandais.Lyriquement, il s’agit là d’une glorification des plus profonds méfaits perpétrés envers la chrétienté ; Glorification qui nous susurre des mythes qui n’ont jamais étés oubliés. C’est un chapeau tiré à l’élite satanique, à ceux qui pensent par eux même. C’est une litanie tout droit sortie d’un hiver cauchemardesque qui nous apporte un souffle nouveau dans la course à la victoire de l’ange déchut. C’est comme si la haine et la vengeance nous étaient murmurées par Satan lui même. Il en va de même instrumentalement tant l’art de Fog est à la fois épique, violent et semble étonnamment extrait des glaces nordiques les plus immaculées. Au final, encore un chapitre meurtrier qui s’affirme comme un bien triste séjour où jamais maîtres d’un domaine ne furent aussi inhospitaliers !
Chacun des deux groupe y présente respectivement deux titres de leurs crus en l’honneur d’un underground finlandais grandissant et intègre contrairement au revirement adopté par la scène norvégienne. Notons que cette communion et collaboration dans la haine et l’insanité ne sera pas la dernière ; En effet, un split demo LP réunira à nouveau ces deux combos en 2002 à l’initiative de Blut Und Eisen Records. Nous en reparlerons au moment opportun et voulut.
Horna distille une fois de plus avec convictions sa substance haineuse la plus pure pour la condenser dans ce cinquième album qu’est « Sudentaival » en collaboration avec Woodcut Records (Label finlandais qui a déjà croisé le fer aux cotés du groupe en rééditant son double Cd « Hiidentorni », « Khoti Yhdeksan Nousua », « Perimä Vihassa Ja Verikostossa » et « Ordo Regnum Sathanas »). A noter que le contenu de cette rondelle a également été pressé sur un Lp strictement limité à 350 exemplaires via Sombre Records. Plus concrètement et, pour rentrer dans le vif du sujet, on peut aisément considérer « Sudentaival » comme une œuvre charnière dans l’existence du groupe et cela en beaucoup de points : Musicalement tout d’abord le quintet semble ici désireux de renouer avec le mode d’expression primal qui a fait toute la folie et la démence e ses premiers méfaits. La fusion métallurgique entre la flagellation des peaux et le jeu de cordes est essentiellement orientée vers un True BM sans compromis qui n’est pas sans rappeler la violence et le degrés d’aversion de « Hiidentorni ». Cet album offre donc à l’adepte de l’entité une certaine rupture par rapport aux deux albums précédents dans la mesure où cette prédominance Raw Black nordique ne laisse quasiment plus de place aux multiples développements thrashy qui ponctuaient « Houdenkylmydden Mailla » par exemple. Le processus de création emble avoir été totalement revisité vers une radicalisation très pure. Un opus moins catchy, plus direct en somme, mais n’oublions pas de préciser que ce retour aux sources n’est en rien synonyme de stagnation ; L’évolution est belle et bien présente ; Point d’autosuffisance ici : Le déluge précédemment cité sait faire place à bon escient et aux moments opportuns à des phases métalliques plus lyriques et poétiques aux consonances solennelles très païennes bien plus présentes, étudiées et mises en valeur que dans le passé. Ce relief entre primitivisme cosmique, dépouillé et bucolisme poétique ncitant à l’épopée est évidemment foutrement efficace et, ce ne sont pas les vokills du Warmaster qui viendront démentir cela. Ses mutilations de larynx sont fidèles à elles même à savoir totalement inhumaines, dévouées aux forces supraterrestres et, ravagées par une haine viscérale à l’égard des moutons miséricordieux. A souligner quelques essais heavy metal fort dispensables qui ont au moins le mérite de démontrer un attachement toujours fidèle aux origines. Il n’y a plus qu’à ajouter à cela une maîtrise instrumentale subversive imparable et, un feeling qui semble avoir pactisé avec Pan pour asseoir la suprématie d’Horna dans les plus nobles sphères du ombat originel. Lyriquement parlant, cette galette matérialise véritablement le passage conceptuel du groupe d’un certain culte satanique primitif à une sémantique plus nationaliste, poétique et païenne. Il est évident que la horde est toujours possédée par l’obscurité de certains mythes et certaines croyances mais, par un cheminement logique, l’attachement à un certain héritage à prit le dessus. Le titre « Sudentaival » qui signifie littéralement « Le Chemin Du Loup » témoigne avec poigne et force de cela et, au delà, il suffit de s’attacher à la lecture des textes pour comprendre que cet album nous enferme dans un savoir sacré ; Celui des runes qui sont teint du sang des victimes afin d’augmenter leur pouvoir magique. Pour accéder à l’autre monde, il faut subir l’épreuve de l’être primordial par laquelle est faite l’expérience du traumatisme psychique : « Synkan Muistan Aarela » est un périlleux voyage incitant à un retour dans la forêt originelle. Un lieu où la raison n’est plus, par delà les grandes étendues glacées. C’est comme se retrouver au bout d’un unique chemin, dans une lande déserte, dans un domaine inaccessible à l’homme, où nul bruit ne vient troubler le silence. « Sudentaival » se lance sur les traces ineffables de nos ancêtres, sans dieu, armé seulement d’une volonté sauvage et bestiale qui germe en chaque être depuis des temps immémoriaux. Quand le vent frappe les terres, le chemin du loup s’ouvre devant nous. L’œil rouge, ensanglanté, froid et haineux est une marque qui précède le calme avant le dernier voyage sous la pluie battante. « Talventuoja » est un track qui reste fidèle aux convictions anticléricales de Horna ; Il fait ressurgir le souvenir du christ blanc et rappelle avec ferveur sa putréfaction insidieuse ainsi que les psaumes et enseignements qu’il a emporté avec lui au fond de son tombeau. « Black Metal Sodomy », le seul morceau en anglais de l’album, pporte lui aussi sa contrepartie de blasphèmes au paganisme ambiant. Ce titre rentre dans une ineffable violence de débauche digne des orgies perpétrées au nom de Sodome et Ghomore. Il commence par une vision blasphématoire du christ en traitant ce bâtard de jésus d’être le fils d’une pute. Le viol par la sodomie ne lui fera que plus appréhender la peine et la souffrance qu’il aurait alors put ressentir. Cette souffrance qui transparaît comme les pleurs d’un nouveau né. Le charpentier savait que l’enfant n’était pas de lui, il était la graine qu’il n’a pas semé. Il comprend alors que sa femme n’est qu’une vile catin. La sodomie, cette chose impie ne fera que confirmer e fait que l’enfer vient sans nul doute possible et, qu’aucune aide ne sera accordée. Le crucifix dans la partie la plus secrète du rectum, la crémation, la Mort ; C’est ce qui est dit… et sera fait. Voilà pour l’essentiel. Ajoutons que « Sudentaival » marque la dernière participation du Warmaster au sein de Horna, ce dernier ayant préféré à ce stade quitter les rangs pour se consacrer à son propre projet beaucoup plus propice à l’expression totale de ses convictions sataniques. Un excellent album !
Il n’est pas véritablement utile d’extrapoler très longtemps sur ce que valent les trois titres ici capturés. Ceux ci sont très proches dans la forme du retour aux sources évoqué au sujet de l’album précédent. Une étude poussée n’aboutirait qu’à se répéter. Disons juste que la folie est la même et que l’évolution des tracks sonne peut être de façon un peu plus raw. La qualité sonore est bien underground, dénuée de tout artifice, vinyl oblige, et donc vectrices, pour tout puriste qui se respecte, de pulsions éjaculatoires compulsives. Ajoutons également et enfin que la présence vocale du Warmaster se fait quand même regretter. Les nouvelles phases vocales même si très correctes, sont un peu plus classiques et conventionnelles, moins variées, elles respirent moins cette démence pestilentielle d’antan, cette fameuse folie furieuse destructrice et incontrôlable. Du point de vue lyrique, un track tel que « Ikuisuuden Pineyden Varjoihin » poursuit le périple entamé par la meute sur le chemin du loup. Tout au long de ce morceau plane l’ombre d’un loup perfide et avide de sang. Cette bête immonde et sauvage venue des froides forêts du nord n’aura de repos que lorsque le chaos sera instauré car, depuis l’antre du loup tout n’est qu’instinct bestial. La bête est revenue et n’aura de cesse de traquer tant qu’elle n’aura pas dévorée. En revanche, les deux titres suivants nous démontrent une fois de plus toute l’ambivalence de Horna par un retour momentané au satanisme originel. On ne renie pas ses racines lorsque l’on reste intègre or, satanisme et paganisme ont toujours étés les deux fluides qui irriguent le cœur du groupe. « Condemned To Hell » est une reprise de l’un des vieux titres du répertoire d’Impaled Nazarene. C’est avec toute la verve qui caractérise Horna que cette reprise est magistralement orchestrée. Une fois de plus nous éclate à la tronche avec une rage non dissimulée le fait que ous sommes tous condamnés à avoir notre place dans les cercles squameux et méphitiques des enfers. « Synkän Muistan Äärellä » lui, n’est pas sans rappeler le souvenir du péché originel, celui par lequel l’être s’est révélé perfide et sans honneur. La parole n’était plus de mise car les instincts étaient trop fort et trop ancrés dans notre nature. Rien de plus n’est à dire. Il s’agit là d’un bon pressage toujours très subversif.
Cette œuvre s’intitule « Risti Ja Ruoska » et, est strictement pressée à 666 exemplaires ; Chiffre ô combien symbolique et fédérateur ! Les deux tracks capturés sur ce 7Ep sont dans la droite lignée de « Sudentaival ». Nous retrouvons ici sans grande difficultés ces fameuses rythmiques épiques et impériales mêlées à ces envolées lyriques majestueuses, émotionnelles et évocatrices qui n’appartiennent qu’au Black Metal. Les montées en puissance suppurent toujours autant de sentiments conquérants et belliqueux ; Les déluges Raw et sans pitié qui s’ensuivent restent libératoires à souhait. Les phases vocales n’ont pas perdues leur cruauté et inhumanité même i le Warmaster reste difficilement remplaçable dans sa furie et la haine qu’il dégage. Lyriquement ce « Risti Ja Ruoska » symbolise une nouvelle enjambée sur le sentier lycanthrope qui mène à la sagesse païenne. Le track « Risti Ja Ruoska » qui est évidemment le plus à même de représenter le message général de ce nouveau chapitre est une fois de plus très représentatif des conceptions traditionalistes et païennes fortement emplies d’anticléricalisme, du groupe. On peut traduire celui ci comme « La Croix Et Le Fléau ». On y retrouve cette verve si particulière où les métaphores d’Horna sont mniprésentes. Ce titre développe une exégèse de christianisme et démontre comment ce fléau qu’est le chaos s’érige contre cette croix pervertie par les péchés du christ. Les fils du père s’est fait esclave sur la terre jusqu’à mourir sur le gibet. A ce stade, la boucle est bouclée et, il serait une fois de plus difficile d’en ajouter plus sans se répéter. Il s’agit encore une fois d’une œuvre intéressante présentant un Horna en grande forme et très remonté !
Cette union au front entre ces deux groupes n’est pas unesurprise et encore moins une première puisque End All Life les avait déjà réunis sur un 7Ep en 2000. L’alchimie fonctionne et, on ne change pas une association de malfaiteurs qui répands saccage, peine, affliction et désolation sur son passage ! Cette initiative mérite d’être couronnée sur le trône de l’intégrisme underground de part son statut quasi cultissime. En effet, cette rondelle démoniaque au nombre d’exemplaires non communiqué regroupe « Varjoissa » la première démo de 1995 ’Horna et la démo 1997 de Musta Sturma. Ce « Varjoissa » nous submerge et nous étouffe dans les prémices du mal ; A un degrés d’aversion et de malveillance encore plus lointain et impalpable que « Hiidentorni ». Il s’agit là d’une véritable boucherie qui démontre à quel point certains avaient déjà tort à l’époque de considérer que le BM scandinave se résumait à la Norvège ! Les exactions commises en ces âges sur les rivages des milles lacs n’avaient déjà rien à envier à celles perpétrées aux abords des Fjords ! « Varjoissa » est une très pure démonstration d’un True Black avec tout e que cela suppose en terme de folie incontrôlée, de noirceur, de froideur saturée cryogénique, de haine et de majesté. Aucune retraite n’est possible pour le faible ! Cette quintessence raw et damnée ne peut que rattraper celui qui tente de fuir et le happer vers un néant vertigineux. Si musicalement cette démo de 1995 est déjà très convaincante et imposante, les propos et l’idéologie ne sont pas en reste. Les quatre tracks qu’elle regroupe sont de véritables hymnes dédiées aux forces obscures et, sans merci avec bien évidemment une conception très nordique des choses. « Hel » nous entraîne dans l’antre de la déesse nordique de l’enfer scandinave ; Dans les crochets de celle qui est garante de nos péchés dans ce royaume et, là où croupissent les loqueteux et autres lépreux. Une aura de putréfaction plane en ces lieux de désolation et de lamentation. «Surun Ikuishina Henki » qui signifie grossièrement « Les âmes tourmentées d’autrefois » nous embarque sur la trace des âmes tourmentées d’autrefois ; C’est une vile complainte pour les esprits des morts qui hantent les tombeaux des âges où résonnent des cris hystériques. C’est une terre maudite cernée de tombes. « Verjoissa » qui incarne « l’ombre » illustre une nuit sombre et profonde qui plonge le monde dans les ténèbres. L’ombre de la Mort est tapie dans les vallées glacées et montrera à jamais comment sa grandeur maléfique est resplendissante. Etc..etc.. En ce qui concerne Musta Sturma, le ton n’est pas moins véhément ! Quand Horna figure sur un split, ce n’est pas pour s’afficher aux cotés de poseurs mais, cultiver la propagande avec des activistes qui lui ressemblent. Le split avec Fog était déjà très représentatif de cette volonté ; Celui ci n’y déroge pas plus. Pour commencer, Musta Sturma est très proche de Horna musicalement ; La personnalité et le feeling sont évidemment propres mais, les ingrédients les plus goûtus du genre sont repris et utilisés à bon escient et avec respect. Le déluge raw BM est comparable et, n’a pas à souffrir d’un quelconque complexe d’infériorité. Ensuite, idéologiquement et, dans le contexte de l’époque, le constat est le même : Le contenu lyrique n’est pas du genre à adoucir les propos ; Il suffit de traduire un titre tel que « Kristuksen Veri Maljoissa » pour le comprendre : Ce track renvoie à une image très forte et blasphématoire. Le sang du christ est la honte même pour la chrétienté. Ce sang que l’on boit dans une coupe bardée d’artifices est une injure. Il symbolise le sang versé pour tenter d’asseoir la race chrétienne. Un jour, le fait de le boire fera dégénérer leurs corps en état de putréfaction avancée !Aaaarrggghhh !!! Un seul mot d’ordre : Kult !!!!
En témoigne ce split Ep réunissant Horna et Désolation Triumphalis pressé sans merci en 2003 et trictement limité a cinq cent exemplaires. Ce dossier étant exclusivement dédié à la meute finlandaise, commençons par là : Le track intitulé « Orjaroihu » présente un Horna spirituellement fidèle a ses convictions et dans la pleine continuité de sa possession passionnelle. Ce track inspire, de part l’ambiance qu’il dégage, un sentiment fortement guerrier et belliqueux. Il exploite le potentiel de haine vengeresse qui dort en chacun de nous. La couleur et le goût du sang sont omniprésent et sont ceux de l’ennemi abattu froidement, avec une aillance et un courage reflétant une volonté d’honorer nos ancêtres en un hommage ultime et dévoué. Certains riffs très péchus et harsh se mêlant à l’artillerie True Black habituelle du groupe, ne trompent pas et entérinent, exacerbent clairement ses sentiments conquérants. L’écoute de cette tuerie démontre l’attitude indecrottablement et éternellement underground que devrait avoir tout groupe de B.M. qui se respecte après presque dix ans de règne. Au côté de la bête Finnoise trône avec une noblesse non moins louable, Désolation Triumphalis. Il s’agit là du premier méfait de cette entité et une seule et unique écoute suffit pour comprendre que sa place aux côtés du monstre qu’est Horna est méritée. Désolation Triumphalis est le nouveau projet mené par L.F, rebaptisé pour l’occasion Lenrauth, et succédant au regretté et très intègre Kristallnacht. L’approche de ce morceau intitulé « The Reign of Désolation » montre évidemment un certain détachement par rapport à l’œuvre affilié à KN. Mais, l’on ne peut pas dire non plus que cette patte si particulière qui à fait, entre quelques autres, la gloire et renommé du Black Métal rançais soit tombée en désuétude. On retrouve cette noblesse lancinante et cristalline tout bonnement suprême et majestueuse, cette haine intrinsèque, viscérale ; Ce track est simplement plus spartiate, martial et à mille lieux des blasts du passé. Comme à une certaine époque, une aura hypnotique gagne néanmoins l’auditeur, mais ici pour le pousser sans heurs vers une mort lente et pleine de souffrance. Il ne peut en être autrement, car l’oppression spirituelle et auditive à laquelle on assiste est semblable au dénuement maladif, et à l’atmosphère viciée d’une plaine nue et ravagée. Ce morceau très prometteur démontre qu’il n’y a que la Mort au bout du tunnel et ne peut que taire avec fierté la gueule des multiples langues de putes qui ont critiquées l’initiative. Gloire et Honneur comme le scanderait Herr Epuration Maléfik. Toujours en 2003, Woodcut Records fait un bref retour dans les petits papier de Horna en réalisant « Viha Ja Viikate », cela sur un mini Cd exclusivement limité à trois cent exemplaires. A noter qu ‘une version vinyl existe, cette dernière ayant été éditée par Obscure Abhorence. « Viha Ja Viikate » contient quatre titres du cru très personnel de Horna. Le quatrième et dernier track est une reprise de la horde sado masochiste norvégienne qu’est Carpathian Forest. après avoir recollaborés avec Woodcut Records, c’est au tour de Blut Und Eisen de montrer une fois de plus sa dévotion et son soutient à Horna. En effet, après avoir largement contribuée à faire éclater à la face du monde le split demo LP avec Musta Sturma l’année précédente, cette oite de production va rééditer le cultissime « Hiidentorni » en format LP strictement limité à trois cent cinquante exemplaires ; Cela pour le plus grand plaisir des puristes. A ce sujet, rien de particulier à ajouter ou préciser, cette version ayant un contenu strictement similaire au pressage original. Décidément, 2003 est une année d’activités intenses puisque après un 7Ep, un LP et un mini-Cd, un nouveau 7Ep voit le jour avec noblesse et impérialisme. Il s’agit ici d’un split réunissant d’un coté évidemment Horna et, de l’autre Ouroboros. Cette galette regroupe le track « Tasta » d’Horna et, deux track visiblement capturés en live de Ouroboros. Contact : Par Kommander Nilfheim, |