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C’est en 1999 que voit le jour Hate
Eternal soutenu par le label Earache. Eric Rutan son guitariste et précédemment
celui de Ripping Corpse et Morbid Angel désire créer un
Death Metal Brutal sans aucuns compromis, une musique qui dégagerait
« une massive force exterminatrice ».
Dans cette meme année paraît un premier album, « Conquering The Throne ». Entre temps même si Hate Eternal est sa priorité, Rutan commence une nouvelle carrière en tant que producteur dans son studio : le Mana Recording Studio ce qui lui a vaudra de côtoyer entre autres des formations telles que Cannibal Corpse, Mayhem, ou l’excelentissime Nile. Par conséquent il est donc non seulement celui qui crée les morceaux, leur écrit des paroles, mais, il en est également celui qui, de part ses compétences et enseignements, les produit. Le line-up de ce monstre ce constitue de la manière suivante ; Jared Anderson à la basse et au chant, Derek Roddy (Nile, Malvolent Creation et Council Of The Fallen) à la batterie et Rutan à la guitare.
Aux yeux de certain la musique d’Hate Eternal serait semblable à tous les clichés basiques du DM américain, clichés le gangrenant et le rendant artificiel, pompeux, houleux, répétitif, et rébarbatif. Certes le production est de très grande qualité et confère à ce premier assaut une puissance « nagazaquienne » mais je n’irais pas jusqu’à tenir les mêmes propos à l’égard de cette galette que ceux que je tiens concernant certaines formations Cannibalesques ou Gorgasmiques. Je dois dire que les sempiternelles purges à la scie circulaire, à la tronçonneuse rouillées et mal huilée et, les innombrables nécrobies infectieuses et purulente à souhait génèrent chez moi une fascination obsessionnelle tenant de la pathologie malsaine et jouissive, mais le Brutal Death ne se résume pas en substance qu’à cela. Si pour beaucoup trop de groupes actuels la création n’est pas de rigueur tant est si bien que leurs adeptes se risquent en tout instants à un coma sanguinaire profond et quelque peu arbitraire, ce n’est pas le cas de Hate Eternal dont les inspirations renouent avec une thématique bien plus énigmatique et obscure. Au delà, personne ne niera que l’art de ce trio est ultra brutal et radical en la forme mais, si les tracks se suivent ils sont loin de se ressembler et de créer un ensemble linéaire dans leur enchaînement !!! Le style de ces Death Metalleux est inimitable, étonnamment efficace et, force le respect au sein d’une scène se laissant volontiers et de plus en plus aller à l’autosuffisance plagiée ou la corruption ; Au sein d’une scène où Death Metal est aujourd’hui synonyme de mélodie et de mollesse. Pour résumer la chose comme elle doit l’être, une putain de claque attend tout les maniaques qui prendront le temps de foutre une oreille sur ce « Conquering The Throne ». Comment un tels déluge de puissance et de brutalité auditive pourrait il laisser un seul bande-mou dans l’assemblée ???! La haine éternelle me parait bien d’actualité et non gâtée. Pour être objectif, en ce qui concerne les impressionnantes et ravageuses parties instrumentales, et d’un point de vue strictement personnel, je les qualifierais comme étant en substance fortement empreinte de celle d’un Angelcorpse voir même d’ un Impiety par exemple, mais avec un feeling néanmoins légèrement moins Old Vein. Je ressent notamment cela pour ce qui est des monumentales et colossales avalanches de palm-out qui entrecoupent avec génie et frénésie les violentes et puissantes déclinaisons de riffs joués en speed picking. Au risque de me répéter un peu, le matraquage de la batterie m’inspire le claquement incessant, meurtrier et guerrier d’une bonne vieille kalachnikov en action. Ce jugement se base et s’axe sur le fait qu’il est expéditif, véloce dans ses blasts mais, aussi parce que la double possède un son métallique propre aux nouvelles formations actuelles qui délaissent les résonances sourdes imposantes impériales et dominatrice au profits de sonorités plus combatives et vigoureuses. Par ailleurs, pour un groupe de Brutal DM les vox sont assez atypique meme si foutrement Death, car en effet les vocalises ne recrachent pas des grunts grave gras et de surcroît inhumains, mais préfèrent miser sur un chant hurlé procurant peut-être plus de puissance mais au demeurant assurément plus d’agressivité. Cette optique nerveuse est à mon humble avis parfaitement appropriée à la démence, la grandeur et la démesure de l’instrumentation d’ensemble. De surcroît, l’on s’éloigne une fois de plus des clichés caverneux et dégueulants du genre. Eric Rutan ne pouvait plus simplement s’accommoder d’un poste secondaire dans Morbid Angel ! La bête est lâchée et, de fait, l’apocalypse se rapproche à grand pas !!! En attendant, pour un premier opus, il s’agit là d’un coup de maître même si, il est vrai, leurs géniteurs ont déjà de la bouteille et n’ont plus grand chose à apprendre en matière de DM. NO for prépubères tafioles !!! Contact : Verrukose Urethra |