« Some hidden, very powerful forces draw us in a new war, which can be named Third World War.

Fight for our freedom and consciousness! Learn to tell truth form the falsehood. Do not let become a tool in the hands of people who want to create “new political order of the world”. Follow the way of our forefather! Follow the voice of WOTAN !”

R. Darken (Sigillum Diaboli Webzine)

C’est en 1992 qu’inspiré par le Black Metal originel Graveland voit le jour sous l’impulsion de Rob Darken et, sous la forme d’un one man band. La même année Darken enfante « Necromanteion » et « Drunemeton » ses légendaires premières demos. Dés lors, de part son idéologie, ses convictions celtiques et mythologiques, la noirceur qu’il dégage, la haine qu’il manifeste à l’égard de la religion chrétienne, Graveland commence à exister et à s’élever au sein de la scène BM underground.

Dés 1993, le batteur Capricornus rejoins les rangs et, la musique de Graveland devient beaucoup plus dynamique, énergique et vivante. La même année, très inspirés par le fanatisme qui a guidé la scène BM underground Norvégienne dans sa guerre sainte contre l’oppresseur catholique, le duo enregistre la mythique demo « In The Glare Of Burning Churches ». Cet hommage respectueux fait entrer Graveland dans le panthéon du True BM.
En 1994, Karcharoth rejoint la division en tant que bassiste et, second guitariste. A l’aube de l’année 1994, le trio enregistre alors la démo « The Celtic Winter » avec la collaboration du cultissime label Germanique No-Colours Records. Cette alliance est le début d’une longue et productive coopération. 


C’est en 1994 que « Carpathian Wolves » voit le jour en collaboration avec Eternal Devils Records. Ce premier véritable album studio est une ode à la gloire de la culture celtico-slave, des divinités qui en font la richesse, des esprits qui hantent les forêts noires de la montagne d’Azels.

Cette perle obscure de propagande satanico-païenne est également un hommage à l’égard de ceux qui ont donnés leurs vies pour préserver la dignité du BM contre les souillures commerciales et opportunistes et, ceux qui, dans l’ombre, continuent à mener le combat originel. Qu’on le veuille ou nom, le BM est un mouvement idéologique fait de croyances et de convictions. « Carpathian Wolves » rappelle cet état de fait et crache à la face des profanes et libres penseurs qui du haut de leur ignorance tentent d’entacher le sacré.

« Carpathian Wolves » démarre lentement avec une entrée en matière comme seul Rob Darken sait les faire. Alors que les froids vents du Nord se font plus intenses, les esprits peuplant les forêts des Carpathes s’éveillent peu à peu portés par des synthétiseurs suintants d’une peur ancestrale, d’un impérialisme ressuscitant et, par des tambours emplis de colère dont les échos semblent provenir de rituels d’outre tombe. Les loups sous l’emprise de la Lune n’ont plus qu’à suivre l’odeur du sang et de la mort.

A l’image des rythmes incantatoires de l’intro, « Barbarians Returns », le second track, pousse ses premiers souffles avec lourdeur puis, l’on retrouve très vite tout les aspects qui forgent le caractère fort de Graveland : La batterie vient rapidement et martialement renforcer les jeux de cordes, les claviers font leur entrée et, enfin les vocaux vengeurs et retentissants de R. Darken entrent en scène . Le track se développe et, l’alchimie opère entre rythmes et riffs lourds et païens appuyés de claviers mystiques qui évoquent nostalgiquement les autels entourés de louves à l’affût d’un sang tiède encore dégoulinant, et, accélérations très brutes et crues aux rythmes très hachés qui témoignent de la fureur étincelante des sortilèges runiques damnés.

« In the Northern Carpathian » dévoilé par la troisième plage plonge l’auditeur en des lieux où le Mal vit, dans les bois où des gens meurent et, où, à minuit, le sang est plus précieux que toute autre richesse. Ce morceau très malsain fait de claviers et de samples fait office de prologue pour « Impaler Of Wallachia ». Ce dernier relate la sombre nuit hivernale où est venu au monde dans le sang et la douleur la digne progéniture de Vlad Le Diable. Capricornus, Karcharoth et Darken s’emploient ici à développer une instrumentation à prédominance lente et impériale toute en progression, judicieusement et fréquemment entrecoupée du même riff ultra simpliste et raw ; Probablement pour exprimer concomitamment la noblesse de ces instants et l’héritage sanglant et tyrannique sous lequel naquit l’empaleur, Prince Valaque.

Ce quatrième titre fait place à « Witches Holocaust », probablement l’un des titres les plus malsain de l’album et, l’un des meilleur du répertoire : Il n’y a aucune fioriture, aucun répit, les passages ultra bruts, hachés et rapides ne se calment que pour laisser place à des lenteurs où des claviers oppressants et grinçants tiennent une place dominante ; Cela tout en restant très minimaliste. Les phases vocales, divinement bien placées remportent le prix d’excellence.

S’ensuit alors « At The Pagan Samhain Night » qui opère une véritable rupture au beau milieu de la continuité de l’album. Ce titre, par les samples utilisés, n’est pas sans rappeler l’intro de « In The Glare Of Burning Churches » ; Mais l’ambiance générale et, l’utilisation des instruments laissent entrevoir ce que Darken fera bien plus tard. Ce sixième track retraçant l’avènement du Mal venu du Nord et de son Prince est en effet très lent. Le feeling général très guerrier, épique, quasi atmosphérique traduit une approche beaucoup plus pausée et Pagan Metal qui incite à prendre les armes pour mourir avec fierté au combat.

Après ce court répit, « Unpunished Herd » nous replonge dans la folie du Graveland de l’époque en compagnie des enfants de Fenriz.

Enfin, ce premier assaut se termine par « Into The War » qui se veut être une outro mais, qui reste un track à part entiére. Une fois de plus il est question de pur Graveland dans ce qu’il a de plus valeureux et nostalgique. La dernière nuit est venue, les tambours de guerre dans un dernier élan fédérateur lancent un appel à la dernière bataille.

Bien que ne contenant pas les œuvres les plus anciennes du groupe, « Carpathian Wolves » étant le premier pressage officiel, retrace les début d’une longue épopée héroïque et, est une pièce indispensable de Raw BM qui place tout amateur du genre dans les sombres prémices du combat de R.Darken. 

Pour information, alors que l’année 1994 pousse ses derniers soupirs cette œuvre d’abord capturée sous la forme d’un LP est repressée à l’initiative d’Eternal Devils Records en CD à cinq cent exemplaires et, en cassettes à mille exemplaires . Inutile de préciser que ces rééditions ont très vite disparues dans les méandres abyssales et chaotiques de l’underground !

Du fait de cette « notoriété » soudaine et grandissante, un grand nombre de gros labels plus ou moins commerciaux tels que Nuclear Blast, Lethal Records… vont commencer à s’intéresser de près à la horde de Darken. Mais, ces différentes corporations se révèlent très vite être aux antipodes des idées et créations de Graveland…

En effet, en 1995, Graveland enregistre son deuxième LP, le fabuleux et héroïque « Thousand Swords », cela en alliance avec Lethal Records, coalition qui se révélera être de très courte durée du fait de nombreuses divergences d’opinion et d’idées. 

Quoi qu’il en soit, et même si Lethal Records s’est avéré par la suite incarner tout ce qui s’oppose au combat poursuivit par Graveland et, tout ce qui révulse au plus au point la horde de R. Darken, ce second véritable album studio marquera à jamais un tournant majeur dans l’histoire du groupe.

Au delà de Graveland, « Thousand Swords » va faire l’effet d’une bombe à fragmentation dans le milieu du pur et authentique BM, va entériner la voie du Viking/Médiéval Métal, entraîner de nombreux groupes dans une brèche déjà à demi ouverte dans le passé par des mythes tels que Bathory.

Encore à ce jour, « Thousand Swords » reste un référence ; Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Kanwulf (De Nargaroth pour les incultes !!!) à dédié « Herbstleyd » à Darken en souvenir de cette œuvre qui l’a aidé à survivre au travers des âges.

La progression de Graveland, tant spirituellement que musicalement est foutrement impressionnante malgrés les maigres années qui séparent cet album de 1995 de « In The Glare Of Burning Churches », de « The Celtic Winter » ou encore de « Carpathian Wolves ».

Idéologiquement, Darken continue sa lutte sans merci contre le dieu des faibles mais, pour se faire, il abandonne quelque peu l’aspect satanique qui caractérisait jusqu’alors une partie de Graveland pour faire prédominer l’autre composante de l’entité : Le culte païen, les croyances et coutumes celtiques… Cela lui permet également d’aborder d’autres convictions qui lui sont plus personnelles et chères à savoir la préservation de sa nation, de son sang, la renaissance de la race aryenne par les croyances et traditions païenne, par une adoration sans bornes pour Wotan, Perun, Odin et Svarog. Quoi qu’il en soit, chacun se fera sa propre opinion et, les créateurs de polémiques en tout genre peuvent toujours se carrer leur bonne morale là où ils savent s’ils n’ont toujours pas compris que le BM n’est majoritairement pas un mouvement de gosses de quinze ans et, qu’il est donc peuplé de personnes capables de recul et donc libres d’adhérer ou pas.

Pour revenir à « Thousand Swords » et, à son esprit, les textes sont évidement en accord avec cette évolution ; Ils ont énormément gagnés en qualité sans pour autant avoir perdus leur fougue et leur haine primale :

Ainsi, « Blood Of Christians On My Sword » annonce la couleur et décrit les marches hivernales impitoyables des guerriers païens et des loups, éternels compagnons et fidèles frères d’armes, vers l’annihilation impitoyable des derniers havres de « paix » catholiques. Le sang des fuyards et rescapés des dernières hécatombes ouvre la voie ;

« Thousand Swords », le titre qui porte le nom de l’album traduit la puissance et la crainte qu’inspire la soif de vengeance dégagée par l’éclat d’un millier de lames. Bénis par les dieux et les esprits les guerriers vêtus de peaux de loups sont prêts à défendre les terres sacrées et mystiques de leurs ancêtres, à maculer de sang les temples de l’usurpation, du fanatisme et du mensonge ;

« The Dark Battlefield » expose à la perfection la violence bestiale et débridée de ces sauvages enchevêtrements de corps que sont les batailles et, plus profondément le dilemme qui oppose la lucidité, poussant à réaliser la perdition de son âme, et, la volonté de vaincre pour son honneur et celui de ceux qui sont tombés ;

« The Time Of Revenge » est un titre des plus explicite et conceptuellement violent comme sait si bien les écrire Darken, inutile de s’y attarder plus, l’interprétation est aisée ;

« Born For War » dévoile avec une extrême mélancolie une enfance volée par une lutte vengeresse nécessaire et inévitable, un apprentissage, dés l’aube de la vie, de la haine, de la guerre, cela jusqu’à l’âge adulte où l’on accède au statut de digne et noble guerrier ;

« Black Metal War » est un peu à Graveland ce que “BM Ist Krieg” est à Nargaroth et, illustre à quel point le BM est un instrument de révolte et de guerre approprié ;

Enfin, « To Die In Fight » expose toute la gloire d’un combattant tombé pendant sa dernière bataille, toute la noblesse de sa sépulture de glaces qui se renferme lentement sur l’extinction de sa âme libérée et satisfaite.

Pour conférer une dimension martiale et païenne digne de ce nom à ces développements lyriques et spirituels, il fallait une instrumentation digne de ce nom et quelque peu différente de l’aura du Graveland des débuts et, une fois de plus l’on ne peu que demeurer subjugués devant l’évolution musicale dont la horde de Darken fait ici preuve !

Tout d’abord la prod est beaucoup plus soignée que celle à laquelle le groupe nos avait habitué. Très limpide elle confère à « Thousand Swords » une ambiance très atmosphérique tout en conservant des consonances agressives et violentes.

Cette intonation générale est très appropriée à l’orchestration de l’album car, au delà de l’intro très prometteuse qui mêle percussions martiales, fédératrices, saturations électriques et guitares acoustiques très folk et, qui inspire un camp s’éveillant à l’aube d’une nouvelle bataille, les morceaux suivants se révèlent bien plus proche du Pur Pagan Metal que du True Raw UG BM :

Les cordes se sont diversifiées et complexifiées, car, tout en s’exprimant d’une façon très heavy et progressive, elles laissent en permanence transparaître de sublimes mélodies médievalo-païennes emplies de nostalgie et d’un impérialisme d’une autre époque. Ces mélodies s’entrechoquent, se mêlent dans un tourbillon nihiliste et, inspirent un étrange mélange entre un folklore antique et une tempête de distorsions modernes.

Pour seconder efficacement les guitares, la batterie à subit un remaniage technique important : Les beats se font beaucoup moins chaotiques que dans le passé, les blast-beats furieux ont quasiment disparus, les rythmes sont beaucoup plus modérés. Le drum-kit s’emploie à développer des bases rythmiques très martiales avec beaucoup de roulements de caisses claires, une fois de plus tout en progression. Les cymbales tiennent également pour le première fois une place prédominante comme si Capricornus ressentait le désir de retranscrire les claquements de lames qui hantent un champ de bataille.

Enfin, les phases vocales de Darken sont devenues beaucoup moins gargarisées et criardes, elles se font beaucoup plus solennelles tout en restant dans le style BM, ce qui, pour le contexte est du plus bel effet.

« Thousand Swords » est donc un chef d’œuvre, à la fois très classique et à part, à l’écoute duquel il est difficile de ne rien ressentir tant il sonne tel une danse médiévale rituelle teintée de révolte, de férocité, d’un beauté ancestrale inaltérable.

En cette même année 1995, Capricornus et Karcharoth enregistrent le premier LP de leur projet Infernum mais, les idées NS développées entre autres dans le CD attirent l’attention des autorités polonaises. Les investigations ne tardent pas à commencer et, à très sérieusement graviter autours d’Infernum. Pendant cette période d’enquête, Karcharoth succombe aux interrogatoires et, témoigne contre le reste de la horde ce qui ne tarde pas à causer d’importants problèmes à Capricornus et Darken. Karcharoth abandonne très vite ses idées et convictions d’extrême droite et part en croisade contre Graveland en se fondant sur diverses accusations dont une certifiant que Darken et Xanquoreth du groupe Fullmoon auraient tentés de le tuer.

Finalement Karcharoth sombre dans la démence et, est enfermé en hôpital psychiatrique en automne 1997. Cette histoire qui a été une perte de temps importante et inutile pour Graveland offre une période de vide de deux ans aux adeptes de la horde, adeptes qui devront attendre 1997 pour se délecter du nouveau LP.

C’est heureusement ici que le très fidèle et dévoué No-Colours Records revient sur les devants de la scène et, à sa grande habitude, represse dés 1996 les anciennes réalisations cultes du groupe. Il convient galement de préciser qu’en cette même année « Thousand Swords » sera réédité en version anti Lethal Prod !

Ainsi revoit le jour « In The Glare Of Burning Churches » (la seconde démo de 1993), expression des plus pure et parfaite du devoir qui nous incombe dans la bataille ancestrale qui nous oppose tous à l’oppression de l’obscurantisme religieux.

Cet album contient du matériel de la démo de 1993 ainsi que le 7Ep « Grubelurd », tout deux inspirés de la vague honorable de terrorisme satanique qui à marquée d’une pierre noire l’histoire de la Norvège à l’aube des année 1990 et, qui incarnera à jamais les prémices de l’un des plus gros mouvement de résistance contemporain contre le despotisme ecclésiastique.

Cet album qui arbore fièrement les réalités du paganisme Polonais est dédié une fois de plus à ceux qui ont préservé la flamme du combat originel car, aujourd’hui, trop peu d’activistes croient encore aux véritables idées véhiculées par le BM et rares sont ceux qui militent encore pour un jour planter un drapeau victorieux sur les cendres fumantes d’hypocrisie et de bassesse du vatican.

“Black the ultimate colour, darkness the only aim
Evil the proper impulse, death the only mercy
Nothing was forgotten and nothing will be ever forgotten
All those who raised their swords against odious christianity
Will live forever in dark legend”

C’est dans cette atmosphère de révolte, dans les secrets les plus abyssaux de cette soif insatiable de vengeance que débute « In The Glare Of Burning Churches » avec le titre du même nom précédé d’une intro : Alors que les édifice de mystification que sont les maisons de dieu offrent à leur ciel hypothétiquement clément et à la terre qu’ils occupent par la force depuis des siècles les cendres de leur derniers mensonges, s’élèvent les chants folkloriques et nobles d’un paganisme renaissant. Puis, la machine de guerre entame sa marche dans une explosion de haine pure et justicière. Le son agressif et sale des guitares s’élève avec suprématie, mené avec intransigeance par les percussions beliqueusement raw et minimalistes de Capricornus. Le feeling est évidement très rustique et cru si bien que l’auditeur non initié et non familiarisé au Raw BM a peu de chance de s’en sortir indemne ; La damnation guette ici le faible à chaque instant et, s’il ne succombe pas dans le tumulte brutalisant des martèlement et riff ultra raw ou dans le tourbillon déluré des ralentissements mids tempos, il choira en une lente agonie dans les abysses des traditionnels riffs lourds et lancinants où s’envolent les non moins classiques et sinistres nappes d’orgues hypnotiques. La voix hantée et déchirée de Darken, implorant à ses divinités de lui conférer la force qui lui permettra d’annihiler la foi catholique et de s’abreuver du sang des félons et des fourbes, enfoncera le clous.

Il est inutile d’extrapoler plus longtemps sur l’aspect et les bases musicales de cet album car mis à part les très sombres et morbides « The Dark Dusk Abyss » (le troisième titre qui ne se compose que d’un synthétiseur et de la voix plus disloquée que jamais de R.Darken) et « Instrumental » (le sixième titre qui ne dévoile avec un minimalisme savant qu’un synthétiseur) , à l’image de « In The Glare Of Burning Churches » , le premier track, la majorité des autres titres fait partie de la même et digne portée et reste donc foncièrement du Graveland raw et grège.

Il en est, en effet, ainsi pour « The Night Of Fullmoon » qui dépeint le mysticisme vertigineux qui la nuit tombée illumine les contrées et forêts païennes de rites obscures et magiques où se mêlent sagesse, enseignements séculaires et, transes frénétiques et incontrôlées ; pour « Throuh The Occult Veil » qui exprime un profond désir de pénétrer les arcanes des secret druidiques, de revenir par le sang et la flamme là où se situe à la fois la source et la fin de toute vie, là où la poussière de l’homme nourrit les forces de la nature ; pour « For Pagan And Heretic’s Blood » qui retrace avec amertume et colère l’arrivé du fléau religieux en terres sacrées, ses ravages, ses usurpations et exactions volontaires et, qui se termine de façon sentencieuse et fort justifiée par ces quelques mots : Fucking jesus, Fucking christ ; pour « Hordes Of Empire » qui laisse sous entendre l’avènement proche et inexorable d’une nouvelle éré, d’un nouveau règne tyrannique sur le trône des puissances et connaissances celtiques. 

Pour « The Gates To The Kingdom Of Darkness » qui illustre avec brillance le passage et la corrélation certaine entre les brasiers anticléricaux étincelants et la construction d’un nouvel et sombre empire. Ce track ferme la marche en dévoilant une outro qui reprends les samples, thémes et intonations de l’intro.

La noblesse est là, elle ne semble pas avoir quittée Graveland une seconde pendant les sessions à l’Isergurd Studio ; L’œuvre combattive et intransigeante qu’est « In The Glare Of Burning Churches » est un condensé de Raw BM dans la plus pure tradition et tel qu’il aurait du rester, alliant spirituellement le paganisme le plus folklorique et obscur à la lutte contre la religion. Cela en dit long sur l’intégrité et la dignité d’une scène originelle aujourd’hui perpétuellement ridiculisée par l’ignorance, l’infiltration massive, la légèreté et la récupération. 

Pendant ces deux ans de silence, No-Colours réédite aussi « The Celtic Winter » qui est la troisième démo de 1993 et, qui était également sortie en version courte sur format Mcd la même année.

Le contenu de cet album sera familier à tout ceux qui ont pus se délecter de « In The Glare Of Burning Churches » puisque , comme cela est bien souvent le cas dans les démos d’un groupe, « The Celtic Winter reprends un certains nombre de titres de son aïeul.

« The Celtic Winter » nous replonge donc dans les débuts les plus sombres et chaotiques du groupe, à l’époque où les cœurs de Darken et de Capricornus étaient emplis d’une haine et d’une colère profonde, d’une cruauté sauvage et débridée et où la musique était un moyen d’expression pur et parfait de cette rancœur ; A l’époque où s’adonner au Black Metal n’était pas facteur de renommée ou de vénalité mais tout simplement un moyen de prendre sa revanche et d’affronter l’ennemi œcuménique religieux.

Nonobstant cette intégrité exemplaire, « The Celtic Winter » démontre une certaine distanciation par rapport à « In The Glare… ». La manière d’organiser la résistance et de la cracher à la face de l’oppresseur se manifeste différemment et, en la forme il est assez aisé de constater que deux ans avant « Thousand Swords » Graveland commençait déjà à légèrement lorgner vers une approche beaucoup plus païenne même si le spectre du satanisme était toujours palpable.
Dans cette logique, la traditionnelle intro est particulièrement révélatrice et, nous sommes ici bien loin de l’atmosphère hautement malsaine de l’ouverture de « Carpathian Wolves ». En effet, les synthétiseurs sont beaucoup moins stridents et inquiétants, ils atteignent des dimensions beaucoup plus solennelles, leurs consonances sont beaucoup plus majestueuses et effleurent une mélancolie tout simplement poignante ce qui est particulièrement adéquat pour accompagner les samples sous jacents de combats.

Les derniers souffles de cette intro laissent très vite place à « Call Of The Black Forest », véritable ode fédératrice appelant une fois de plus à rejoindre les divinités anciennes peuplant les plus sombres forêts de la vieille Europe pour demander vengeance et mettre un terme au règne de la croix . Ce premier hymne démontre que tout en n’ayant rien perdu de se rage et de sa verve, Graveland développe son art d’un façon un peu plus posée et moins décousue que sur « In The Glare… ». Appuyé par une production à la fois divinement raw et décemment audible, le toucher de Darken se montre beaucoup plus précis et discernable ce qui donne aux riffs (dévoilant une fusion subtile et parfaite entre mélodies nostalgiques, parfois quasiment « romantiques » et plans typiquement True BM) un caractère beaucoup plus massif et monumental. Toute l’intensité fondamentale de la musique de Graveland vient ici du contraste entre ces profondes et nihilistes progressions mélodiques et, la violence de certains rythmes barbares et martiaux développés par Capricornus ; Rythmes qui eux aussi semblent avoir considérablement évolués et gagné en efficacité tant la torture des fûts se fait ici froide et méthodique, mieux calée, beaucoup moins chaotique et incontrôlée.

Là dessus viennent se greffer les traditionnelles incantations vocales qui, bien que toujours terriblement impitoyables et réverbérées, suivent la même mutation et se révèlent amplement mieux maîtrisées, mieux étudiées… Enfin, les synthétiseurs se font souvent plus discrets, parfois moins horrifiques que dans le passé et, en accord avec le titre de cet album, semblent manifester le désir de dépeindre une nature glaciale et énigmatique.

Ce minimalisme alambiqué et des plus alchimique guide la progression e « The Celtic Winter » des premières secondes jusqu’aux derniers instants.

Ainsi « Hordes Of Empire » et, « The Night Of Fullmoon », les deux morceau suivants, bien que directement extraits de « In The Glare… » sont biens supérieurs à leurs premières versions et cela, même si ils s’avèrent être un peu moins raw, délurés et malsains. Leurs structures ne sont guère différentes des originelles, le feeling de leur exécution, un peu plus ferme et carré, témoigne simplement de plus d’aisance et de maîtrise.

S’ensuit en guise de cinquième track un instrumental qui est un peu à « The Celtic Winter » ce que « At The Pagan Samhain Night » est à « Carpathian Wolves ». Matérialisé par un arpége teinté de nostalgie joué tout en longueur et saturation (qui n’est pas sans rappeler, d’une certaine manière, le toucher unique et subtile de V. Vikernes) et, appuyé avec force de percussions martiales presque tribales qui semblent être le fruit de frappes à même la paume, ce prologue transpire en chaque instant d’une lancinante ambiance belliqueuse et guerrière. Les quelques trois minutes de cet appel à prendre les armes sont tout bonnement émotionnelles et, de surcroît constituent un parfait préalable pour le track suivant. « The Gates To The Kingdom Of Darkness », véritable damnation conceptuelle et expression pure du message maudit véhiculé par le groupe, reprend le flambeau. Contrairement à « Hordes Of Empire » et « The Night Of Fullmoon », cet hymne entièrement dévoué à la resuréction par le sang des divinités obscures et, également présent sur « In The Glare Of Burning Churches », subit un travail de réécriture orchestrale important : Là où la première version démarrait brutalement et allait droit au but, vient ici se greffer sur un clavier discret une intro acoustique teintée d’un chorus au delay abyssal, puis intervient la cassure, une instrumentation BM d’une lourdeur pachidermique entrealors en scène secondée d’orgues dominateurs effrayant et, des hurlement démentiels de Darken. Le morceau se dévelloppe et, l’on ne tarde pas à retrouver le thème initial. Un coup de maître !! 

Enfin, le très luciférien « The Return Of Funeral Winds » ferme la marche en un dernier et suprême souffle.

En conclusion, cette réédition, qui se veut être un appel mobilisateur à l’égard des jeunes générations, une incitation à renier la morale et le système judéo-chrétien pour obtenir sa liberté et restaurer la magnificence et la fierté d’une époque révolue, est un condensé de froideur païenne, de haine à l’état pur et de nihilisme à tel point quebeaucoup ne s’y sont pas trompés et ont proclamé que cet album est à Graveland ce que « Hvis Lyset Tar Oss » est à Burzum ou ce que « Forest Poetry » est à Ildjarn.

Du très grand Graveland !!!!!!!! 

En cette même année 1996 voit également le jour, toujours à l’initiative de No-Colours, un double LP contenant « The Celtic Winter » et « In The Glare Of Burning Churches ».C’est finalement en1997 que Darken et Capricornus vont reprendre du service et offrir aux adeptes de Graveland l’excellentissme « Following The Voice Of Blood » avec une fois de plus la collaboration éternellement dévouée de No-Colours. 

Après deux ans de troubles les activités reprennent et, plus remontés que jamais, R. Darken et Capricornus comptent bien le faire entendre avec cet album qui se veut être une contre offensive violente timplacable face à la campagne anti-Graveland menée par la branche de gauche polonaise.

Le sombre druide qu’est Darken continue de développer sa vision du paganisme, vision qui contrairement à ce que beaucoup d’individus lobotomisé et décérébrés pensent, n’est pas à proprement parler NS. L’idéologie NS est pour Darken une source d’inspiration importante car beaucoup de similitudes existent entre sa façon de percevoir les choses et les valeurs véhiculées par cette philosophie ; Mais, en même temps, il estime cette doctrine un peu trop restrictive et révolue dans notre société actuelle pour s’y reconnaître pleinement. Se fonder sur ce mode pensée lui permet de concevoir de nouveaux concepts, de nouvelles bases idéologiques plus adaptées à notre époque moderne. Par cela Darken voudrait « bâtir les fondations d’une société contemporaine où pourrait s’épanouir l’homme blanc », homme qui selon lui évolue dans la superficialité et, qui a besoin de nouvelles idées, de nouveaux défis lesquels lui dévoilerons de nouvelles voies vers l’honneur et la gloire.

S’y reconnaîtra et s’y identifiera qui voudra.

Quoi qu’il en soit, la conception du paganisme qui anime Graveland réside donc dans la construction permanente d’une identité propre sur les bases d’expériences spirituelles, expériences qui selon Darken sont nécessaires à un développement créatif.
Plus que jamais « Following The Voice Of Blood » poursuit cette volonté et, dans un contexte qui tente de s’adapter à notre époque détestable, dépeint l’allégorie d’un guerrier dont le code de conduite et d’honneur ne lui permet pas de rester inactif face à l’asservissement de a liberté.

L’un des titres textuellement le plus représentatif de cette quête spirituelle intransigeante est probablement « White Hands Power », le premier véritable hymne de l’album auquel l’intro majestueuse et imposante fait très rapidement place. Ce track à été lyriquement élaboré par JFN (Jarl Flagg Nidhoegg) à l’époque encore plus ou moins actif dans le mythique pilon germanique Absurd (Groupe considéré par beaucoup comme l’un des précurseurs du NSBM, l’une de ses incarnations les plus emblématique et, par beaucoup d’autres comme un combo bénéficiant d’une notoriété peu justifiée du simple fait de ses actes et donc, adulé ou detesté pour ces raisons sans véritablement enir compte de la musique.)

Quoi qu’il en soit « White Hands Power » est une ode convaincue à la gloire de la main fière et puissante qui règne d’un poigne de fer sur le royaume d’Isengard. JFN développe sa textuelle de façontrèsmobilisatrice en un appel assuré et coriace à joindre les rangs, à prendre les armes, et à s’unir en brandissant haches et épées pour marcher, dans le sang, sur le monde et, instaurer une suprématie nouvelle.

Ce premier titre est probablement le plus propagandaire de « Following The Voice Of Blood », les autre textes évoluent dans une optique moins explicite et directe, beaucoup plus riche en métaphores. L’on retrouve très vite les phrasés, le style typiques de Darken et les images fortes qui lui sont si chères.

Ainsi pour « And The Horn Was Sounding Far Away » l’on retrouve tout le respect et la considération de Darken pour le guerrier tombé au combat ; Cela fait un peu penser à « To Die In Fight » sur « Thousand Swords » à la différence que le goût n’est pas ici à la délivrance mais à la vengeance : Après avoir fièrement et avec rage défendu les terres de ses ancêtres, le dernier guerrier des montagnes se meurt lentement dans son tombeau de glaces. Son loup, son seul et unique frère, l’accompagne dans ce dernier voyage mais, l’heure presse, l’homme est serein car il sait que ce n’est qu’un passage et, que par son franchissement il renaîtra sous la forme d’un puissant loup noir pour s’abreuver des rivières du sang de ses adversaires ; Pour “Fed By The Beasts” l’on retrouve toute l’éloquence de Darken à l’égard de ceux qui par l’épée et leur culte monothéiste obsolète se sont imposés en ses contrées et ont annihilés un peuple qu’ils n’étaient pas en mesure de comprendre. Le texte de cet excellent titre retrace la destiné de deux enfants, un garçon et une fille, enlevés puis élevés respectivement par un aigle et, un loup ; Partant de cette fusion décidée par les dieux païens, Darken dévoile magistralement et solennellement la force qui fait que les enfants du mensonge et du déshonneur ne pourront jamais vaincre ceux de mère nature. 

Est il nécessaire de continuer à développer l’aspect lyrique de « Following The Voice Of Blood » ? Pas vraiment, d’une part peut être pour ne pas éventuellement gâcher la découverte de cet album à l’égard de ceux qui, dans leur énorme retard, auraient commis l’affront de ne pas s’être encore jetés dessus et, surtout parce que même en grattant bien, même en poussant les investigations à l’extrême, ceux qui vouent un culte à Graveland tout comme ceux qui haïssent ce groupe ne peuvent que constater une incroyable intégrité, une prodigieuse droiture dans la ligne de conduite et de pensée. Tout est coulé dans le même moule, et, il ne transparaît aucun élément bâtard, aucun signe d’opportunisme et, ce n’est pas les quelques lyrics écrits parCapricornus ur le très mystique « Thurisaz » qui viendront démentir ce postulat de sincérité et d’authenticité !!!

Pas grand chose à redire non plus sur l’aspect purement musical : Ceux qui ont difficilement pus contenir leurs liqueurs séminales à l’écoute de « Thousand Swords » risquent fort de trouver en « Following The Voice Of Blood » un vecteur de transcendance suprême tant ce dernier s’inscrit dans la continuité du déjà très sublime opus de 1995 !!! La volonté de développer avec perfectionnisme une majesté des plus imposante et pure est clairement palpable ; Tout en conservant un esprit UG, le style se diversifie et atteint paradoxalement une ertainecomplexité tout en restant assez simpliste et, en entretenant des structures assez rustiques. « Following The Voice Of Blood » mêle une fois de plus avec génie les instrumentation épiques du pur BM et de nombreux arrangement acoustiques teinté d’un profond et mythique folklore pastoral. Les ambiances, teintées de samples et de claviers, sont diverses et riches si bien que cet album (bien plus long que les standards de Graveland puisqu’il effleure les 70 minutes) inspire presque une saga héroïque et valeureuse.

Au delà de l’évolution toujours plus impressionnante de Graveland et que, déjà à l’époque, rien ne semblait pouvoir arrêter, la seule véritablerupture avec la marche entamée en 1995 réside ici dans la batterie. Capricornus se révèle en effet beaucoup plus colérique dans son toucher, les beats sont plus primaires, moins subtiles, certains tempos se sont accélérés et font parfois penser aux drum-kits suppliciés de Gorgoroth ou Darkthrone tant l’impression est forte que le pilonnage se fait sur des peaux crevées !

En conclusion, « Following The Voice Of Blood » tout comme « Thousand Swords » démontrent que Graveland à capturé son propre style : Un Pagan Black Metal regorgeant de simplistes et innombrables mélodies folk d’où suppurent de très profondes et incroyables mosphères d’un autre âge.

En 1998 No-Colours Records va une fois de plus laisser s’exprimer son goût immodérée et hautement passionné pour les old hard UG stuff’s en rééditant sur la même galette « Epilogue » (le cultissime promo enregistré par Darken pour Graveland en 1993 avant l’arrivée de apricornus) et « In The Glare Of Burning Churches » (la seconde démo de 1993 que l’on ne présente plus.) puis, « Carpathian Wolves » en format LP.

Toujours en 1998, Darken et Capricornus se lancent de leur coté dans l’enregistrement de leur prochaine oeuvre et, parviennent à la capturer entre le douze mai et le ingt quatre octobre de cette même année. Ce détail de dates, aux premiers abords anodin, a son importance car jusque là le groupe n’avait jamais passé autant de temps en studio. Cela laissait donc présumer le meilleur.

Finalement c’est en 1999 que dans un élan conquérant « Immortal Pride » éclate à la face du monde et là, une nouvelle fois c’est le choc !

Il est fort probable que la fange la plus satanique des adeptes du groupe, adeptes restés éternellement figés sur le Graveland des remières heures et, n’ayant peut-être jamais acceptés l’évolution amorcée avec « Thousand Swords », aient utilisés les dernières charges de leur 357 magnum pour se les coller dans le caisson mais, au demeurant tout amateur avertit de Pur Majestic Pagan Metal ne s’y trompera pas : « Immortal Pride » fait preuve d’une très rare et admirable maturité à tel point que la comparaison avec « Hammerheart » de qui l’ont sait est inévitable.

L’esprit originel du BM dans ses arcanes les plus profondes reste sous-jacent, il ne quittera probablement jamais Graveland, mais, en la forme l’on ne peut plus véritablement parler de True Raw BM. Graveland à éfinitivement abandonné les blast beats psychotiques, les riffs primitifs ultra épileptiques, les atmosphères impures et malsaines, les écorchements vocaux sur-réverbérés, les orgues vertigineux suintants d’aversion…

« Immortal Pride » dévoile beaucoup moins de titres que les précédents albums, mais évidemment ils se révèlent ici beaucoup plus longs. Ainsi, les quelques cinquante minutes de cette rondelle ne regroupent que quatre morceaux. Le premier (« Day Of Fury ») et le dernier (« To Die In Glory ») s’avèrent en réalité être une intro et une outro qui à eux deux ne totalisent qu’un peu plus de dix minutes. La substantifique oelle d’ « Immortal Pride » que sont « Songs Of Fire And Steel » et son outro, ainsi que « Sacrifice For Honour » monopolisent donc la quarantaine de minutes restantes. 

Inutile de préciser que développer des morceaux atteignant presque, ou dépassant de peu, les vingt minutes est souvent un exercice périlleux et, est souvent porteur de lassitude et d’ennui ; Inutile également de supposer que si Darken et Capricornus avaient tentés l’expérience en 1993 avec leur répertoire et toucher de l’époque le résultat se serait probablement avéré chiant et rébarbatif !

Il n’en est évidemment rien dans le cas présent ; La sagesse et ’excellence ne semblent pas disposés à quitter Graveland !
Par une orchestration majoritairement lourde, « Immortal Pride » s’impose en un tourbillonnement de répétitions savamment progressives basées sur la déconstruction d’une foultitude de mélodies toutes plus empreintes de paganisme les unes que les autres. Ces déstructurations perpétuelles qui ont pour but de créer et de faire évoluer une solide thématique sont fréquemment et sporadiquement ponctuées de break très inspirés.

Cela fait que l’intensité recherchée ne décroît que très rarement.

Contrairement aux précédents albums, cette intensité n’est d’ailleurs lus uniquement le fruit des cordes. Les guitares au feeling très heavy et au son particulièrement cristallin ne donnent pas l’impression d’avoir étés pensées ici comme l’instrument meneur de l’œuvre : Elles sont certes et heureusement bien présentes, mais, bien souvent elles introduisent un thème, le font muer et, quelque peu en retrait elles se manifestent tels de puissants soubassement pour les claviers qui se chargent du reste ; Cela que ce soit en arpéges ou rythmiquement, en son clair ou saturé.
Les claviers offrent en effet des variations très riches et profondes sur les divers thèmes développés ; Leur force est leur diversité car, il n’est pas seulement question de l’éternel son spatial et limpide aujourd’hui utilisé à outrance par de trop nombreux groupes pour masquer leur cruel manque de créativité. Ici, Darken tire profit de nombreuses sonorités en mariant les traditionnelles nappes atmosphériques avec d’abondantes consonances directement empruntées aux instruments traditionnels. Cela donne un panachage très consistant qui permet parfois un rapprochement avec l’atmosphère très dense de l’excellent « Nechrist/Hexpucmi » de Nokturnal Mortum.

A cela viennent s’ajouter de façon sporadique mais fort judicieuse de nombreux samples (batailles, vents, animaux…). Enfin les phasesvocales n’échappent pas à cette diversification et à cette logique perfectionniste : Darken a vocalement conservé l’aspect rauque et éraillé du BM, mais il ponctue cela avec d’imposants et vaillants cœurs nostalgiques et guerriers ; Il utilise également des intonations jusque là quasiment inexplorées par Graveland. Enfin, l’on peut noter la présence de rares d’élocutions féminines qui ont le mérite de rester du chant/parlé et non d’interminables nappes mièvres et pompeuses !

Pour ce qui est de l’esprit originel et, contrairement à ce que de nombreuses langues de putes ont put scander, il est toujours là ! La seule et unique phrase présente dans le livret en témoigne plus que amais :
" Christian butchers that today are adored as saints murdered my ancestors that full of immortal pride did not want to accept strange faith » 

“Immortal Pride” reste donc contre toute attente une magistrale leçon de paganisme à l’égard de ceux qui, se prétendants être d’exemplaires adeptes de Heathen BM, ne sont juste bons qu’à écouter des groupes surproduits et sur-médiatisés tels que Vintersorg et consorts.

Là où Mayhem a eu en son temps la réputation d’avoir repoussé les limites séparant la vie et la mort pour des motifs plutôt extra musicaux, les deux têtes pensantes de Graveland abandonnent avec cet album eurs conditions humaines et ne font plus qu’un avec les éléments de la nature.

L’on ne peut qu’éprouver de la colère et du mépris à l’égard des innombrables pollueurs de forums BM qui, du haut de leurs maigres connaissances et visiblement fiers de leurs ridicules avatars south park, scandent à qui veulent bien l’entendre que la musique développée par les groupes réputés faire partie de la scène BMNS jouent comme des patates et ne possèdent aucune aura ni talent ! « Immortal Pride » est probablement l’une des baffe dans la gueule les plus parfaite qu’ils puissent se prendre !!!!!!

En 1999 est réédité en digipack le sublime « Thousand Swords »

La même année, Graveland sort, toujours avec la précieuse collaboration de No-Colours, « Impaler Woves », mini Cd enregistré durant l’hivers 1998/1999.

Cette galette qui totalise pas moins de vingt deux minutes et vingt six secondes n’apporte pas vraiment grand chose de nouveaux dans la discographie et l’histoire de Graveland puisqu’elle regroupe le ré enregistrement de deux titres phares de « Carpathian Wolves », l’album de 1994 : « Impaler Of Wallachia » et, « In The Northern Carapathians ».

Au demeurant, « Impaler Wolves » reste un hommage sincère et dévoué au tyran qui de par son règne et son mythe est à l’origine d’une certaine partie de la sémantique BM. Sémantique trop souvent salie de romantisme, de bon sentiments, d’images aguicheuses…

Certes, le mythe du vampire à existé dans toutes les civilisations et dans toutes les cultures, en Chine comme en Egypte, à Babylone comme à Rome, en Grèce comme au Japon , il n’y a qu’a se reporter au précieux « Pedigree du Vampire », où Pierre Gripari offre une anthologie des récits vampiriques de l’antiquité à nos jours, pour se faire une juste idée de l’universalité de cette légende ; Mais, c’est véritablement en Roumanie au XVé siècle avec le grand Vlad Tepes que le mythe du vampire a prit toute son ampleur, d’abord en Europe Centrale puis dans le monde entier.

Ce McD illustre à quel point Darken est fier de hanter les lisières du royaume déchut du grand Vlad, à quel point il respecte la magnificence assé de sa souveraineté tyrannique et guerrière !

Musicalement, les versions originales de1994 de ces deux tracks transpiraient déjà d’un impérialisme sombre et malsain mais, ce sentiment est ici exacerbé et poussé à l’extrême !

« Impaler Of Wallachia » et, « In The Northern Carpathians » sont tout aussi raw et débridées que dans le passé bien que le son soit un peu plus puissant et audible, ce qui favorise un enrichissement musical du plus bel effet ; Cela de par l’apport de divers samples et bruitages (sons de cloches, vents…) qui viennent soutenir des riffs et rythmes évidemment mieux exécutés et calés avec le temps et l’expériencepassée.

De plus, la durée de ces titres à presque doublée du fait de l’allongement des intros et l’ajout d’outros, lesquels sont encore plus glauques, sombres et oppressantes et, dont les ambiances se prolongent à la perfection sur toute la progression des tracks du fait de synthé mieux maîtrisés et repensés dans leur essence la plus impure.

Enfin, pour ne pas s’essouffler dans leurs izaines de minutes respectives, Darken, sur ces deux morceaux, (qui démontrent à quel point il n’y a pas besoin d’adopter une attitude de drag-queen et une musique sirupeuse pour traiter de façon crédible du mythe du vampire) agrémente ses paroles (dont on apprécie la présence dans le livret) de divers hurlements, clameurs, complaintes et ricanements hautains et sadiques.

Par Conséquent, même si « Impaler Wolves » reste une excellente occasion, pour ceux qui ont découverts Graveland avec « Thousand words » , « Following The Voice Of Blood » ou des albums plus récents, de se plonger dans le sombre passé du groupe, seuls les plus purs fanatiques y trouveront véritablement leur compte.

« Thou art. Lord of Wallachia
Thou shall be the Dracula…”

Durant l’hiver 1999/2000 Darken enregistre “Blacksmiths of Destiny”, “Source of My Power” et, “Into Death’s Arms”, trois titres pour un split aux cotés du groupe Honoravec la collaboration de Resistance Records. Honor est l’un des groupe les plus populaire et respecté du mouvement skinhead Polonais et, cette alliance à été perçue par certains adeptesdes deux groupes, partageant les mêmes convictions au sujet de l’homme blanc, comme une unification symbolique entre une partie de mouvement true BM et le mouvement skinhead UG.

En cette même année 2000 sort galement « Creed Of Iron », un puissant opus de Battle Pagan BM confectionné, avec une fierté ardente par Darken seul, dans les forges oubliées d’où naissait jadis l’acier le plus pur, froid et robuste.

Le titre de cet album est inspiré de l’ouvrage de Ron Mc Van lequel porte le même nom.

Ces écrits ici glorifiés sont le symbole de la résurgence du Wotanisme ; Résurgence inévitable qui est le fruit d’une convergence cosmique entre un passé dynamique, illustre et, un présent pourrissant.

Pour Darken, ce livre tout comme le « Temple Of Wotan » est indispensable pour tout Wotaniste pratiquant, il est une clé pour comprendre les rituels et coutumes des traditions païennes européennes ; Il est un guide pour découvrir des connaissances et inspirations ancestrales et, il est une passerelle vers l’unification de l’homme avec la nature et ses divinités.
Le but de « Creed Of Iron » est de faire comprendre qu’un peuple, dont les racines sont profondes et vigoureuses, ne peut être vaincu ; poursuivie par une pensée, une volonté collective grandissante et engagée sur des sentiers menant à une existence supérieure en accord avec les soubassements héroïques des ages.

R. Darken est de cette caste et le revendique un peu plus avec cet album. Il est de ceux qui, inspirés par de nouvelles perspectives de religions et, la croyance, le respect en leurs ancêtres choisissent le chemin de la sagesse et de la connaissance. Ce cheminement découle selon lui des profondes souches spirituelles de son peuple et de sa nation.

Au delà de cette revendication ferme, cet album prend des allures de défi à l’égard de l’ordre établit en expliquant clairement que, au plus profond des contrées Slaves les jeunes générations tentent avec dévotion et acharnement de faire revivre les légendes de leurs aïeux. Des feux brûlent toujours avec nostalgie et convictions dans les lieux saints séculaires, le culte n’a jamais cessé, de jeunes guerriers l’honorent fréquemment, joignent les rangs pour prendre les armes, se battre et, pénètrent ainsi, en une harmonie païenne immaculée, la nature la plus profonde de leurs ancêtres ; Ils s’imprègnent des empreintes éternelles laissées par une culture faite de croyances primitives innées, empreintes qui ne doivent plus jamais êtres foulées nsidieusement du pied par le judéo-christianisme.

Voilà pour l’esprit général et constamment en filigrane de cette galette.

Pour ce qui est de l’approche musicale, bien que beaucoup aient pus considérer et qualifier cet album comme s’inscrivant dans la plus pure et fidèle continuité du très majestueux « Immortal Pride », la différence reste toutefois notoire entre les deux œuvres :

Il est difficile, en effet de ne pas parler d’une certaine « rupture » musicale avec l’album de 1998 car, comme à l’accoutumée, le style de Graveland n’a pas échappé à la perpétuelle mutation qui le caractérise depuis ses débuts.

Certes, tout comme son prédécesseur, « Creed Of Iron » se déroule tout en longueur sur un nombre restreint de titres ( cinq dans le cas présent) et, certes cela favorise une fois de plus le développement de structures riches, diverses et, d’ambiances inspirées, envoûtantes mais, nous sommes ici assez loin de l’incroyable complexité de « Immortal Pride », de son ultra atmosphérisme débordant, de son onirisme pastoral extrêmement hypnotique et fascinant.

Evidement « Creed Of Iron » reste un excellent album de Pagan BM susceptible de transcender tout auditeur de goût mais, il semble en même temps étrangement prendre une certaine distance avec lasubstantifique moelle de l’art de Graveland.

Ce postulat reste un avis personnel et, en tant que tel, est difficilement explicable avec la plus parfaite objectivité ; Disons simplement que « Creed Of Iron » est bien plus posé dans son raffinement et, est instrumentalement plus précis que les précédentes réalisations, qu’il va moins loin dans la recherche et la démesure folklorique, qu’il privilégie une approche beaucoup plus directe, radicale et efficace.

Son écoute est ainsi plus aisée que celle de beaucoup de ses prédécesseurs. Graveland se fait ici plus accessible, comme pour étendre la perception du message que Darken désire faire passer, cela n combinant des guitares toujours aussi fluides et massives mais en même temps beaucoup plus basiques, simplistes et compréhensibles par le commun des mortels ; Des claviers plus discrets, beaucoup moins mystiques et, des phases vocales hargneuses et toujours paradoxalement mélodiques dans un style ici très proche de Lord Wind ; D’innombrables intros, breaks, refrains…

La texture épique et valeureuse des thèmes est toujours présente mais, elle s’avère moins flagrante que dans le passé, plus sous-jacente ; Cela du fait de la présence d’une instrumentation beaucoup plus Metal que sur « Immortal Pride » faite de riffs, de rythmes beaucoup plus catchy t virulents.

Que dire de plus de « Creed Of Iron » si ce n’est que, même s’il ne transpire pas de la folie des œuvres du début, l’on sent le vif besoin de Darken de revenir avec cet album à une logique bien plus épurée que dans le passé, à quelquechose de plus rentre dedans comme pour faire comprendre à ceux qui comptent prendre la contre offensive que le combat est perdu d’avance.

Cela fait que cet album n’est pas le meilleur de la bête des montagnes d’Azels, qu’il s’éloigne de la luxuriance grandiose d’albums tels que « Thousand Swords », « Following The Voice Of Blood », et Immortal Pride » mais, a contrario, que personne ne se méprenne, il ne souille et ne déshonore en rien l’ensemble de l’œuvre et la quintessence de Graveland. L’on reste une fois de plus, quoi qu’il arrive et, contre toute attente profondément encrés dans le terroir Slave !!! 

L’année suivante, en 2001 Darken poursuit seul sa quête et, No-Colours diffuse le mini-Cd trois titres intitulé « Raise Your Sword ! ».

Cette rondelle évidemment relativement courte mais, au combien intense contient une version de « Into Death’s Arms » quelque peu retravaillée et chantée en Polonais. La comparaison avec la version originale qui était déjà présente sur le fameux split avec Honor mais, qui était chantée dans cette immonde langue shakespearienne permet de réaliser à quel point la dialectique Polonaise est, dans ses intonations, particulièrement adaptée à l’art guerrier qu’est le BM et, n’a rien à envier aux élocutions agressives de la langue norvégienne ou teutonique.

Le plaisir mais également la fierté de chanter dans sa langue natale exulte en chaque instant du larynx vengeur de Darken et, seuls les impotents ne ressentirons rien tant l’atmosphère dégagée est particulière et ensorcelante !

Musicalement, ce titre qui clôture loyalement ce McD, si l’on se replonge dans l’époque de sa créations, laissait déjà légèrement entrevoir la mutation qui allait s’opérer en 2000 avec « Creed Of Iron », cela même si « Into Death’s Arms » reste emplis de la densité folklorique qui a fait oute la gloire des trois albums précédents.

A coté de cet excellent « W Objecia Smierci », les autres morceaux sont deux nouvelles compositions plus récentes de l’époque post « Creed Of Iron ». De ce fait, « Till The Final Death » (qui exprime le désir insatiable d’une poursuite éternelle, sanglante et sans merci de l’ennemi et de ses esclaves amadoués, cela jusqu’à ce que leur pathétique mort s’ensuive) et, « Temple Of My Hatred » (qui est un très preux manifeste de tout ce qui nourrit la haine, le désir de vengeance et la force de Darken) s’inscrivent évidement dans le lignage direct de l’album de 2000 mais, en même temps laissent discrètement entrevoir lepeaufinage artistique qui aura lieu sur « Memory And Destiny » en 2002.

Ainsi, à l’image d’un titre tel que « Into Death’s Arms » qui était en quelque sorte un charnière entre « Immortal Pride » et « Creed Of Iron », des morceaux tels que « Temple Of My Hatred » ou « Till The Final Death » sont le maillon nécessaire entre « Creed Of Iron » et l’imminent « Memory And Destiny ».

En conséquence ce McD (qui illustre à quel point rien n’à changé au travers les ages, à quel point les règles sont aujourd’hui les mêmes que celles qui régnaient dans un passé où l’homme était un guerrier dont ledevoir était de protéger sa famille, sa culture, ses contrées, et, à quel point il est impossible de changer cet était de fait antique) est une pièce importante, presque maîtresse dans la discographie de Graveland, et indispensable pour tout fanatique désireux de percevoir dans son intégralité la logique poursuivie par le groupe.

En attendant la sortie de « Memory And Destiny », 2001 marque pour No-Colours, dans son éternelle collaboration avec Graveland, une période d’activités assez intense puisque le Label Germanique va sortir la version LP de « Thousand Swords », un double LP rassemblant « Following The Voice Of Blood » et « Impaler’s Wolves » et, un Split LP réunissant « Raise Your Sword ! » et « Raiders Of Revenge ». Du coté de la Pologne, le Label Nawia Productions va sortir la même année en LP la version polonaise de « Creed Of Iron » intitulée « Prawo Stali »

En automne 2001, une fois de plus seul, Darken enregistre à l’Estclan Forge, son studio personnel et, mixe au DSP Studios « Memory And Destiny ».

Ce nouveau monument à la pochette sublime, tirée comme pour « Raise Your Sword » de l’œuvre d’Arthur Rackham, porte superbement bien son appellation.

En effet, dans son immuable et incorruptible appel à la résistance européenne, Darken à toujours porté une intention toute particulière aux croyances et légendes ancestrales et, dans le cas présent, il va plus loin, car, tout en entérinant la démarche amorcée avec « Creed Of Iron », il approfondit toujours plus sa vision . Il ne sagit plus seulement de perpétuer et, donner vie aux valeurs et préceptes païens en les mariant avec un fort désir de vengeance, il sagit d’expliquer à quel point cette démarche est justifiée et compatible avec notre époque. Ainsi, comme pour rabaisser le caquet hargneux des multiples détracteurs qui ne voient en son art qu’un message fantasmagorique à l’esprit antédiluvien, Darken s’emploie avec l’inaltérable passion qui le caractérise à développer une thématique fondée sur une relation de cause à effet solide et suggestive :

C’est ici qu’interviennent les deux principaux mots d’ordre de cet albums : La mémoire et la destinée.

Les croyances païennes ne sont pas plus archaïques que l’ensemble des ambitions et idéaux stupides poursuivis avec insouciance par l’homme moderne lobotomisé. Ceux qui savent palper la vérité au delà de la vision formatée que l’on nous impose chaque jours un peu plus peuvent ressentir un profond et riche patrimoine spirituel. Ceux qui n’ont pas succombés à l’illusion ont conscience de cet héritage bâtit en des temps reculés par d’illustres aïeux ayant accomplis avec courage et fierté leur destinée. Ceux qui savent encore voir ont gardés en mémoire ce qui ne peut et ne dois pas mourir et, la mémoire est oujours plus puissante que l’illusion.

C’est pour cela que Darken poursuit le combat et, a l’intime conviction que sa vision des choses le mènera le jour venu à la victoire qu’il recherche. Il estime que par la mémoire respectueuse et consciente du sacrifice de ses ancêtres, celui qui refuse l’asservissement suivra leurs traces, et accomplira à son tour sa destiné. C’est ainsi que le combat mené par Graveland ne peut être obsolète et, ne peut périr.
En conséquence, « Memory And Destiny » semble vouloir incarner un cycle éternel qui ne peut à terme que se solder par un écrasement triomphal. Pour se faire, Darken utilise une fois de plus les images fortes dont lui seul maîtrise l’alchimie au travers de textes toujours plus fouillés et, ici, particulièrement variés.

Dans cette logique, « Memory And Destiny » débute par « Fate Of Warrior ». Ce premier morceau plonge l’auditeur sur le pont d’un Drakkar piégé dans une tourmente de glaces de vents et de flots violents. Ce track illustre avec une lucidité poignante toute la fatalité du guerrier viking : Conscient que son sort, désormais entre les mains des Dieux, ne lui appartient plus, peu lui importe de sombrer ou de survivre, il poursuit sa marche vers son destin écrit en runes depuis l’aube des temps. Fier de ses conquêtes, il est prêt à partir car il sait qu’après avoir rejoint Wotan désireux de retrouver ses enfants, il continuera à vivre dans les esprits.

S’ensuit « Jewels Of Atlanteans » qui, au delà de l’intérêt explicite que Darken voue aux secrets à la fois obscurs et lumineux que les Dieux ont enfouis sous les eaux, illustre à quel point les croyances ancestrales peuvent toucher celui qui sait voir : Sur des rivages agités, la magie des anciennes sagesses atteignent en un souffle froid l’esprit libre. Il comprend alors que l’obscurité n’a jamais éteint la flamme, que le souvenir demeure intact enfoui sous ses symboles damnés.
Le troisième titre est celui qui porte le nom de l’album et il est sans grandes surprises le plus expressif de la ligne directrice développé ici par Darken : La mémoire héroïque du guerrier digne et vaillant ne meurt jamais. Au delà de la froide sépulture ornée de pierres runiques il revit de part les honneurs et sacrifices qui lui sont voués par les siens, ceux qu’il a défendu avec fierté et dévotion.

A « Memory And Destiny » succède “Legion Of Giants” entièrement dédié au jour où la chevauchée céleste des Walkyries embrasera la terre des homme, annihilera les faibles et, où en vertu des lois divines de la nature, les êtres les plus forts survivront à leurs homologues qui ont succombés pétrifiés et les yeux effrayés à la vue de leur mort descendant du ciel. Une fois de plus, celui qui a la force de s'’affirmer est voué à accomplir une destiné qui supplante de très loin celle du commun des mortels.

Enfin « Runes Of Rise » clôture les hostilités. Ce dernier hymne à la gloire du paganisme met toute personne réceptive en abîme, au sein de lieux hostiles et interdit à la recherche de légendes anciennes, de forces ancestrales inaltérables et enfouies dans les brumes et l’obscurité. Plus concrètement, toute personne avertie et un minimum érudite reconnaîtra en « Runes Of Rise » une profonde fascination pour Thurisaz , la rune de Thor déjà largement abordée sur « Following The Voice Of Blood ». Les adeptes acharnés de Graveland pourront également retrouver en ce dernier titre, au delà de sa dévorante soif de puissance, l’insatiable désir de connaissances de R. Darken un peu à la manière de « Throuh The Occult Veil » sur « In The Glare Of Burning Churches ».

Voilà pour ce qui paraît être l’esprit qui anime le déroulement de ce très grand « Memory And destiny ».
En ce qui concerne la musique en elle même, comme c’est bien souvent le cas avec Graveland, il n’y a pas grand chose à redire :

Cet album poursuit la construction de l’édifice qui mènera R. Darken au Walhalla, cela sur des fondations de plus en plus consistantes d’albums en albums et, notamment dans la plus pure continuité de « Creed Of Iron » et de « Raise Your Sword » en plus aboutit.
Fondé sur une mélancolie toujours plus massive, une volonté de conquête absolue et, sur un perfectionnisme qui force le respect tant il ne semble pas être de ce monde, « Memory And Destiny » impose une fois de plus l’art de Graveland comme l’une des matérialisation les plus typique et aboutie d’un BM fondé uniquement sur la haine et non sur la violence !

Cet album ne conviendra évidemment pas à ceux qui, bien souvent du fait de leurs simples a priori, n’ont toujours éprouvés que répulsion pour la bête de R Darken mais, est-ce vraiment important ?!! Ces ignorants peuvent continuer à vociférer que « Graveland est un groupe sans interet, que c’est lents, que c’est chiant, que les vocaux sont hyper lourds, que ça sent le pompage et le réchauffé, que les intros et outros sont le seul et unique talent de Darken » ; Peu importe en vérité car, s’il fait probablement bon vivre et ne rien savoir, le jour du couronnement du règne, nulle loi sacrée n’obligera plus à supporter l’insulte ! 

Par Sperm. S. en son âme et conscience.

Avec la précieuse collaboration de Lord Dead,
et des lumiéres érudites de Nilfheim