Gorgasm, à ne pas confondre avec la formation américaine de Brutal Death Metal du même patronyme, sévit depuis 1997 au sein de la scène bordelaise.

Le line-up originel étant composée de Sandrine à la batterie, Ben à la basse et au chant et Mat à la guitare cette entité ne tarde pas à accueillir en ses rangs Guillaume (Krucifer) nouveau chanteur attitré de Gorgasm.

A leurs débuts ces derniers se contentent de se produire dans l'enceinte de petits bars bordelais ou même dans la rue pour la fête de la musique jusqu'à l'arrivée de Richard qui assurera les Lead sur la demo 2000.

Ce dernier, quelque temps plus tard, décide de quitter Gorgasm, cependant cette période fut faste pour le groupe car elle leur permit de se produire avec des mastodontes de la scène telle que Disgorge (US et Mex), Natron et Dementor.

Enfin, alors que les compositions de cette entité s'étoffent en prenant de plus en plus forme chaque jour, un nouveau guitariste, Arnaud (Tr-Arkö) vient concrètement et constructivemet apporter la dernière pièce à l’édifice.

Gorgasm enfante donc son premier album «Neurotripsicks » en 2004, sous l'égide de l'excellent est très sincère label DEADSUN recs. 

Force est de constater qu'avec ses dix titres de pur « Bombastic Technical Death Metal », mixé et masterisé au Bud Studios, d'une durée totale de 44 minutes et 32 secondes, Gorgasm n'a vraiment aucun mal à affirmer son identité au sein de la scène.

En effet, la fragrance et la teneur instrumentale de la bête est charpentée et interprétée d'une manière si complexe, alambiquée et, avec tant de fraîcheur et d'énergie que les dix titres ici vomis ne peuvent que vous massacrer l'encéphale avec une violence et une puissance toute particulière. Une vrai marteau-piqueur dégueulant de nitroglycérine !!!!

À la simple écoute de cet opus, le qualificatif qui défini le style dans lequel cette formation évolue prend alors toute sa signification et nous plonge dans un déluge technique et convulsif, bombardant tout sur son passage !!!!

Cet album n'est effectivement pas à mettre entre les mains de n'importe qui, tant son épileptisme ravageur stimule chez son auditeur de violentes et brutales pulsions.

Les puissants et véloces riffs que renferme cet opus sont d'une efficacité terriblement névrotique tant ils sont ponctués et entrecoupés dans leur hargne de violents et assassins breaks et contre breaks. A cela s’ajoute un feeling empreint d’un toucher mélodique tout particulier qui confère à cet ensemble copieusement burné une présence et une aura technique hors du commun ; Ces dits riffs concassés atteignent leur summum en terme de martèlement et de dépeçage de part l‘apport de rapides et véloces tapping, solos, hammer, pull-off et autres harmonies stridente a floyd. Une vraie machine à tuer !!

Ici le jeu syncopé de Mat et Arnaud pourrait dans une certaine mesure se rapprocher de celui de Coroner, mais aussi de Sadus pour sa puissance.

Les parties batterie, quant à elles, ne sont pas excessivement rapides et préfèrent miser sur un mid-tempo efficaces et combatif.

Néanmoins, Sandrine officie de temps à autre et lorsque cela s’avère nécessaire dans un laminage meurtrier et ferme et, enfante avec précision son pesant de blasts névrotiques et diligent, ceci, avec une précision et une hargne susceptible de faire pâlir de jalousie certains batteurs.

Ce qui donne aussi beaucoup de fermeté au contenu instrumental de cette bête enragée qu’est «Neurotripsicks », sont les différents break apposés aux incontournables et institutionnelles parties instrumentales comme par exemples les rechutes galvanisées par de sèches et fermes salves de triolets à la double et à la caisse claire pour casser le rythme et pour repartir de plus belle !!!!

La basse de Ben profère à la fragrance musicale de ce quatuor beaucoup de fermeté mais aussi un relief tout particulier qui affirme une robustesse non négligeable et une originalité qui a jadis caractérisé les œuvres du monumental Death.

Les vocaux sont quant à eux, violents, vindicatif et expéditifs. Ils sont placés d'une manière très ordonnée et calculé.

Ces derniers dominent largement et avec force dans un registre guttural mais aussi puissamment hurlé et n somme plus aigu et varié.

Pour conclure le tout, «Neurotripsicks » est un album d’une très grande fraîcheur qui saura satisfaire les adeptes d’un Death/Grind vraiment très bien agencé, novateur sur certains plans et à rebondissement..

Toutefois, il est certains que pour les adeptes et maniaques pathologique des formations dites old school, cet opus aura peut être un peu de mal à passer et cela peut être à cause de cette fraîcheur. Cependant, j’invite quiconque chercherait de l’agressivité et du punch de façon relativement contemporaine à au moins écouter cette œuvre des plus enthousiasmante qui a sut malgré tout me charmer en me matraquant bien la gueule !!! 

Buy or stay a gay triso !!!!! 

Contact :
mat@budrecords.com
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