
Cette
scie circulaire ensanglantée et de surcroît attaquée
par la vermine et la rouille, répondant au doux nom de « Gore
Metal » fut conçue et enregistrée en juillet
1998 au Burnt Offerings Studio par Maurice Acevedo, mixée au
Sount Temple Studio par Exhumed avec l’aide du mythique et tant renommé
James Murphy en août, et masterisé au Sonorous Mastering
par Dave Shirk. Je me souvient encore de ce jour il y à déjà presque six ans, où, mon putride encéphale fut secoué et écrasé de part et d’autre contre ma sale boite crânienne de Gore Grinder !!! Hahaha. Ce déluge de nécrobie et de violence m’a littéralement terrassé tant il est rare de condenser autant de violence de bestialité, de brutalité, de cruauté, de férocité et, de sauvagerie dans treize tracks d’une durée total de 43mn29sec et le tout en jouissant d’une très bonne prod old school !!!! Cet opus constitue pour moi et pour bien d’autre un des fleurons du Gore Grind US, une des très grande référence en la matière. Une boucherie !!! Passons à une des chose les plus agréable du genre : l’artwork. Il n’y à pas un seul centimètre carré qui ne soit pas immaculé de sang et de matières fécales. Cette cover met en avant et avec goût, une scéne post meurtrière qui en dit long sur les actes antérieurement primitifs du sanguinaire assassin !! Ce qui fait tout le charme du visuel et du lay-out est bien évidemment le fait que cette petite cuisine soit remplie de tripes, de boyaux, d’ossements car c’est assez paradoxal dans un lieu où la seule viande devrait être animale (héhéhé), mais aussi parce que lorsque vous dépliez la pochette les prises de vues les plus gorissimes sont zoomées et l’on se rend compte de la grossièreté des effets du faux sang et des membres en plastiques, ce qui constitue chez moins un intérêt tout particulier car plus un film gore est réalisé avec minimalisme (faute de moyens) plus il a de charme, et donc là en l’occurrence cette pochette m’a vraiment séduite car l’aspect craspec s’en voit décuplé !!! Certaines petites tapettes improductives et inculte, qui ont osées blasphémer à l’égard de cette monumentale formation mériteraient le meme sort que ce dont il est question ici, c’est à dire de crever démembrés à la tronçonneuse, les tripes à l’air dans une vielle poêle où macère encore du sang chaud et à demi coagulé et la boite crânienne miteusement défoncée dans un vieux et misérable micro-onde. « Des titres toujours similaires
(…), des breaks quasi mélodique (…), album sans aucuns potentiel….»arrrg
les pourritures de tantes, ils feraient mieux de rester chez eux à
écouter du bal musette avec mémé ou de créer
un site à la gloire de cette pétasse de celine dion
au lieu de proférer et de pondre sur leurs webzines miteux
et minables de tels conneries !!! Les peaux procurent à la musique
une colossales puissance et surtout une énorme présence
annihilatrice et destructrice. Cette dernière se marie très
bien avec les guitares très harsh et les chants. Tout est réussit avec force et hargne y compris l’admirables et percutante reprise de « Sodomy and Lust » originellement enfanté par ce groupe de Thrash Culte qu’est Sodom !! Assurément plus crédible que celle de Cradle Of Shit !!!!!! Elle est puissante, assez personnelle et surtout très intéressante car elle unit avec génie les parties très rapide et techniques en palm-out propre au Thrash, avec des parties plus Death qui je dois l’avouer sont quand même un peu plus présentes !!! En conclusion, il sait là de l’un des meilleur album de Brutal Death Grind qu’il m’ait été donné d’entendre ! Une réponse sonore aux déviances cinématographiques de Tobe Hooper !
Néanmoins la direction prise par ces tueurs en séries diffère pas mal du cultissime « Gore Metal » ainsi, ceux qui avaient en leur temps fait office de précurseurs dans le genre du Gore/Grind, semblent aujourd’hui éprouver le besoin de s’orienter vers un style plus Grind/Death aux variante quelque peu Thrashisantes, prônant davantage la vélocité et la technique instrumentale que la puissance et la brutalité incontrôlée comme ponctuée par de violents et efficaces coups de hachoirs L’artwork lui, à mon plus grand plaisir reste fidèle à la précédente réalisation, il est toujours maculée de tripes, de viscères, de boyaux, d’organes et d’ossements mis à nu et baignant dans un total bain de sang, le tout dans une atmosphère impitoyablement moisissante et déviante. Arrrrrrrrrrrrg !!! A quand une pochette odorante ?!!!!héhéhé Meme si différent de son prédécesseur, la cover laisse présager le pire quand à son audition car elle reste à la hauteur de ce design. Malgré tout, pour les puristes et maniaques pathologistes du méfait antérieur cette galette suscitera chez eux une déception certaine et amère. La guitare a acquit avec le temps et l’« expérience » une linéarité rythmique hors norme entrecoupé par des break d’une totale aliénation mentale, d’une monstrueuse violence et technique. Je dois avouer qu’après pas mal d’écoutes, l’on ressent une influence familière dans cette averse subversive de riffs, qui se situe à la lisière des racines « Carcassiennes ». Cela se ressent fortement et plus particulièrement dans l’enchaînement des riffs ainsi que dans leur tonalités dans des tracks tels que « Forged in fire » ou « A lesson in pathology ». A mon plus grand désarrois, les cordes ne possèdent plus cette fameuse et addictive sonorité totalement bandante d’une tronçonneuse dans le feu de l’action. Les parties guitares sont moins lourdes et imposantes. L’incrustation de certains solos quasiment inutiles, du moins bien moins justifiés que sur « Gore Metal », déprécient copieusement la saveur de ce second opus car leur fréquence est massive et le gangrènnisent considérablement. Les harmoniques sifflées restent aussi meurtrières qu’auparavant et lui concèdent néanmoins un contenance toujours aussi cruelle et agressive. Les peaux s’axent davantage autours des dévastateur et déments Blast beat à la sauce Death/Grind, de break brefs et concassant, et de temps à autre, histoire de lâcher un peu de leste, de mid tempo jamais trop longs suivis d’accélérations démentielles et totalement surhumaines !!! Les vokills n’ont plus rien à voir avec leurs antécédents, frénétiquement et richement variés, passant de la déviance nécrophile du chant Death à celui du blasphématoire et haineux chant Black car il n’y a pour ainsi dire plus que celui du Black qui à supplanté celui du Death peu présent et audible, grave gras mais sans aucun coffre et fort médiocre !!! Je parlerais donc de vociférations uniformes amputées de la puissance gutturale qui autrefois avait tant fait parler d’elle dans le milieu du BDGG… Malgré tout, ne nous laissons pas prendre par l’amertume la plus profonde et bornée, car « Slaughtercult » reste parmi un des meilleur album de sa catégorie. Pour conclure, tous les déséquilibrés qui ont aimés « Gore Metal » devrait pouvoir se farcir le « Slaughtercult » sans trop de mal car le tout reste quand même très jouissif, malgré un fugace sentiment d’amertume et de nostalgie. Contact : Verrukose-Urethra |