
Devilium
fait partie de ces groupes pour lesquels il est difficile d’obtenir
de plus amples informations. Tout commence en janvier 1996 à Grasse dans le sud de la France. Quatre musiciens décident de fonder un groupe de Brutal Death. Ces quatuor se compose de Mordred aux vox et à la basse, Davius et Mordrir à la guitare et Gorgor à la batterie, (dont certain déjà membre d’Agressor ou d’Imperial Sodomy). En 2001 après un travail de composition acharné, ils enfantent chez Criminal Records (RIP) ce qui s’avérera être la seule et unique bête fauve de Devilium, à savoir « Pagan At War » Ces neuf assauts guerriers pour prés de 33 minutes et 79 secondes de Brutal Death violent et combatif sont de véritables hymnes à l’hostilité et au massacre. Cette unique et redoutable galette en fera tomber plus d’un sur le champ de bataille et cela avec une impétuosité exaltante et un enthousiasme rigoureux !!!! L’ardeur incommensurable de la bête n’est pas à mettre entre les mains de n’importe qui et, surtout pas lors de n’importe quelle occasion. En effet, « Pagan At War », fait partie de ces opus qui ont su faire renaître, au plus profond de ma pauvre carcasse déconfite et souillée, de vifs instincts meurtriers, guerriers et, de violentes exaltations sanguinairement frénétiques ne demandant qu’à être assouvies sur le champ !!! Il est temps de prendre les armes et de combattre avec force et honneur à la gloire d’anciennes et immémoriales divinités qui, jadis, étaient des modèles pour de grands guerriers comme nous le montre le sample faisant office d’intro à savoir « Warpath » !!! Encore une formation qui à su redorer le funeste blason du Death Hexagonal. La seule chose qu’il faille regretter est la courte mais crédible vie de Devilium L’artwork et la thématique de l’album annonce parfaitement bien ce qu’attend l’auditeur, à savoir un déluge musical agressif et tenace et une vivacité à en faire pâlir plus d’un.. En effet, l’instrumentation est des plus emportée, et assaille majestueusement l’auditorium avec une violence et une précision à en couper le souffle de n’importe quels freaks !!! La guitare est incisive et va droit au but, elle lamine et perce les ligne ennemies avec facilité mais fureur et détermination. Entre Speed pickings hautement acérés, violents et variant de temps à autre du mi grave à celui du mi aigu comme dans “Kill Kill War » , et d’offensifs coups de floïd strident comme dans « Manifest » qui interpénètrent furieusement des palm-out syncopés et foutrement dévastateurs, les guitares annihilent avec névrose nos pauvres tympans d’ores et déjà brutalisés par tant de fougue et de bestialité. Les passage en mid tempo comme dans « To The Ancient Ones » sont ici assez rares mais temporisent avec audace de frénétiques riffs vélocement enfantés. Parfois, l’on aura l’occasion d’entendre de vifs mais assassins solos comme dans « Kill Hymn » par exemple conférant à l’instrumentation une puissance non négligeable en la rendant d’autant plus imposante qu’elle est déjà clairement dominatrice !!! La basse conforte avec présence et force cette fermeté précédemment mentionnée le tout stimulé par une déconcertante aisance.. Même si difficilement audible, elle me fait penser au martèlement d’un bon millier de bottes lourdes écrasant violemment le sol boueux et maculé de sang d’un arrière front en perdition pour aller prêter renforts dans le tonnerre de champ de bataille !!! La batterie décime à elle seule les lignes ennemies en débitant avec précision et promptitude de nombreux, variés et efficaces blast beats entrecoupés de vicelards breaks et contre break très riches, le tout assaisonné d’un jeu sec et rapide. Les cymbales claquent tels d’agressifs coups d’épées sur des cuirasse métallique et autres boucliers. Le charleston lui me fait penser aux sonorités d’une lame dégagé de son fourreau prêt à assouvir et à pénétrer la chaire encore chaude de la fange se terrant avec crainte dans les lignes ennemies. Les vokills sont énergiquement recrachées de façon fortement gutturale, ils sont crachés des entrailles du vocaliste à la manière d’un cri de guerre, comme pour lancer un inexorable assaut meurtrier. Durant certaines périodes Mordred utilise un chant plus écorché comme dans « To The Ancient Ones », par exemple, ce qui donne au reste des parties instrumentales énormément de puissance et accentue leur relief !!! Le bougre à vraiment un coffre hors du commun !!!! Pour conclure j’invite tout les Death Metal-Headz dignes de ce nom et plus particulièrement ceux qui vouent un culte illimité et boulimique à l‘extrémisme métallurgique, à prendre les armes afin de se procurer ce joyaux qui est, à mon sens, une référence dans le milieu Death Metal hexagonal !!!! No Contact ! Verrukose Urethra |