Carcass à été crée en 1985 à Liverpool, par Bill Steer à la guitare et au chant, Jeff Walker au chant et à la basse et Ken Owen à la batterie.

Après la conception de leur première demo “Flesh Ripping Sonic Torment » cette sanguinaire formation de déséquilibrés enfante son premier album, « Reek Of Putrefaction », en 1988, album qui va leur conférer le statut de précurseur d’un nouveaux genre musical, celui du « Gore »Grind/Death Pathologique.

Ce premier opus à jouit de très bons échos dans l’UnderWorld

Enregistré et mixé au Rich « Funeral » Bitch Studio de décembre 1987 à mars 1988 cet opus ensanglanté et éviscéré constitue pour tout bon Grinder qui se respecte une pièce d’anthologie qui vous broiera les parties génitales comme l’on hacherai de la viande crue afin d’en faire du steak !!!!! Avec 22 coups de scalpels pour trente neuf minutes et quarante sept secondes de douleur intense et intenable, typique du Grind, « Reek Of Putrefaction » est le genre de galette qu’il faut écouter en boucle si l’on veut réussir son examen de médecine avec brio !!!! En effet, lorsque l’on déchiffre les lyrics des tracks, aux noms déjà très explicites, proposés par ces bouchers pathologistes, l’on se rend vite compte que ce ne sont pas des petits joueurs ou un délire de petits merdeux sous-instruits en la matière. Cet excrément muco-purulent regorge de petites douceurs nécrosées fortes agréables et enrichissantes mais qui, je pense, n’est pas à mettre entre les mains de n’importe qui, surtout entre celles de petits ados fortement influençable notamment.

L’artwork, vous l’aurez devinés, reflète pas mal le contenu de cet album car, même si possédant malheureusement la version censurée, elle n’est pas moins explicite. Grâce à un collage ingénieux de diverses représentations de tables d’anatomie collés entre elles, le sujet prédominant de cette galette est alors très vite assimilé par l’auditeur !!!

Par ailleurs, pour ne pas dériver du thème et, pour faire d’une pierre deux coups, l’orchestration même de ce trio psychopathologique est, à l’image du lay-out et des lyrics, impitoyable et…chirurgical !!

En effet, l’acier des cordes est hautement acéré ; Il tranche sans peine les muscles et chairs encore frais et chauds de son auditoire, tel un bistouri récemment retiré d’une cavité abdominale que l’on aurait aiguisé après utilisation.

Les sonorités des parties guitares sont brutes et fortement saturées. Elles sont, pour la période dans laquelle ce méfait fut enregistré, d’une extrême violence et agressivité, car n’oublions pas qu’avant la chute du mur, les formations Grind/Death de cette stature et envergure étaient quasi inexistantes !!!

De plus, elles sont d’une techniques à vous couper le souffle!! Attendez vous à subir une trachéotomie dans les minutes qui suivront l’écoute de cet impitoyable « Reek Of Putrefaction ».

Les harmoniques sifflées raisonnerons dans votre système auditif à la manière d’une roulette ou d’une scie d’autopsie tant elles sont stridentes et médicales.

Les parties écorchées en speed-picking vous comprimeront l’œsophage et le foie de leur linéaire vigueur et brutalité pour en purger tout l’enzyme fécale dont ils sont gorgés !! Selon mes diagnostiques, les spasmes et les convulsions serons les principales séquelles qu’il vous faudra supporter après ces trente neuf minutes d’audition !!!

Les parties plus flegmatiques sont puissantes et vous feront littéralement imploser les organes internes. L’éruption thoracique de mycoses sera abondante et vous évitera une lente et douloureuse mort car vous vous noierez dans la douceur de vos effluves puantes déjà à demi coagulées.

Les peaux, ne sont elle, pas mortes contrairement à certaines, et pulvérisent nos entrailles décharnées à grand renfort de blasts cliniques et donc, là encore, typique du total Grind, d’une totale aliénation mentale à en faire rougir de jalousie les BPM de certaines autres formations !!!

Les quelques break et contre breaks martelés avec frénésie sont tout aussi monumentaux que le reste, même si plus rares, ils malmènent et brisent avec violence la moindre matière osseuse que pourrait comporter le corps humain.

En contraste avec ces sonorités graves et grouillantes, les cymbales et le charleston ont un timbre très métallique propre à ceux des anciennes formations du genre ; Même si, tout de même, assez éloigné de ce que l’on trouve sur les œuvres de Napalm Death, elles y sont assez similaire surtout avec celles de du cultissime « From Enslavement To Obliteration ».

Les cordes vocales me paraissent être le fruit d’une tumeur maligne du larynx tant elles peuvent être déviantes et malsaines. Ses diverses réverbérations varient entre l’agressivités des aigus et, la souillure et déviance des graves tels certaines œuvre de CBT ou de Last Day Of Humanity !!!

Pour conclure, « Reek Of Putrefaction » est une mixture de mucus, de phlegme et de bile que tout bon Grinder Pathologiste devrait posséder. Une tuerie à l’état pur doublée, d’une pure leçon d’anatomie !!!!

Kult!!!


Puis, Bill Steer, engagé en parallèle dans Napalm Death, décide en 1989 de se consacrer exclusivement à Carcass.

C’est en 1989 que « Symphonies Of Sickness » voit le jour. Ce dernier reçut, de même que de son cruel prédécesseur, un accueil des plus favorable et de très bonnes critiques dans le milieu.

Enregistré et mixé au studio « Slaughterhouse » en juillet et en août 1989 et produit par Colin Richardson, ce second méfait qu’est « Symphonies Of Sickness » renferme dix tracks hautement sanguinaires et nécrosés pour quarante trois minutes et sept secondes de dissection à l’état brut.

Pour la seconde fois, ces précurseur ont déféqués un innommable et très jouissif opus comme l’on ne trouve plus, ou très rarement de nos jour, toujours aussi violent, brutal, dérangé et,…médicalement viscéral !!!! Vient renforcer ces affirmations, la lecture de titre tels que « Excoriating Abdominal Emanation », « Embryonic Necropsy and Devourment », « Swarming Vulgar Mass Of Infected Virulency » ou encore « Cadaveric Incubator Of Endoparasites ».

De quoi se faire bouffer la rate et les intestins par une légion d’asticots affamés

Pour ce qui est de l’artwork, je possède malheureusement, une fois de plus et, à mon plus grand désarrois, la pochette censurée comme pour « Reek Of Putrefaction », identiques l’une à l’autre, représentant toutes deux un divin montage de photos de tables d’anatomies. Passons sur cet affront de l’accablante bonne morale…

Les cordes son monstrueusement meurtrière et dissèquent violemment les opercules organiques de notre système auditif pour en purger toute la mixture cérébrale souillée par cette averse de riffs férocement névrosés et pathologiques. La vélocité est toujours au rendez vous et, l’on sent que durant ces deux années passées, Carcass à, instrumentalement parlant, beaucoup progressé. Il y à toujours autant de foudroyantes accélérations linéaires suivies de parties plus modérées et posées en palm-out, temporisant avec présence et pour quelques secondes ce déluge inqualifiable de brutalité brut et cru !!! De quoi chopper une méchante embolie pulmonaire !!!

Cependant, je ne cacherais mon féroce engouement pour son devancier « Reek Of Putrefaction », car en effet, les riffs y étaient beaucoup plus crus et dérangeants et les démentes harmoniques stridentes faisant offices de solos y étaient plus déséquilibrés et névrosés. Sur ce « Symphonies Of Sickness » l’on peut retrouver des solos un peu plus mélodiques, ne paraissant plus du tout être le résultat de ce que j’aime tant qualifier de pathologies graves et incurables.

Pourtant, cela ne joue pas en sa défaveur, car cette galette reste pour moi une des plus incontournable et culte du genre !!!

Les performances rythmiques de la batterie restent avec le temps toujours aussi…bandantes et efficaces et, concassent les moindres organes se trouvant sur son passage…

Elle achève avec précision et vélocité son auditoire, toujours à l’aide de d’un meurtrier martelage à la double ; De blasts ; D’un tonnerre de cymbales qui, telles de violents coups de scalpels, nous mutilent et lacèrent impitoyablement les cuirs avec frénésie et ardeur.

Le morceau le plus violent en terme de rythmiques et sans doute « Cadaveric Incubator Of Endoparasites » qui me fait penser dans une certains mesure à certaines œuvres de Napalm Death !!!!

Pour ce qui est des cordes vocales, il n’y à rien à redire. Leur sonorités sont très déviantes et malsaines, leurs variations sont violentes et agressives en aigu et empestées et souillées par de diverses matières fécales et purulentes en grave. Quel pied!!!!

Pour finir, cette opus des plus culte saura parfaitement satisfaire les inconditionnels du genre surtout les grinder des premiers jours…

Légendaire!!!


Suite à ce nouveau méfait, Michael Amott, ex guitariste de Carnage, rejoint le groupe pour enregistrer en 1991 « Necroticism : descanting the insalubrious »

La troisième autopsie de ces médecins légiste nécrophages qu’est « Necroticism : descanting the insalubrious » fut capturé en 1991 dans les tréfonds humides et incommodant d’une salle d'anatomie.

Même si encore proche de leurs anciennes réalisations, « Necroticism : descanting the insalubrious » marque pour moi le déclin de la bête au beau milieu de son ascension meurtrière condamnant cette entité sanguinaire à la morgue ou au crématorium.

Néanmoins et, à mon avis, cette scie circulaire maculée de sang frais mériterait encore que l’on se penche plus en détails dessus…

En effet, l’animosité primaire de sa musique est la même, elle transpire toujours autant du fumet de la mort et la fraîcheur d’un corps froid et inanimé mais souillé par l’inexorable fuite du temps….

Le line up ayant changé entre temps il est peut être normal qu’il en ait été de même pour la musique en raison des différentes influences des membres mais ce que je trouve navrant est qu’il est bien difficile de retrouver plus la fougue jadis si jouissive et bandante des premiers jours !!!!

Tout commence par des samples très dérangeant et mystérieux me faisant penser à un rapports d’autopsie mêlant d’étranges bruits de manipulations opératoires et de battements inconnu.

Les cordes sont certes acérés, d’une précision chirurgicale et diligentes mais peut être plus posés et modérés que dans les deux précédentes oeuvres.

Elles sont très riches en riffs et par conséquent aussi volatiles qu’anciennement mais, les passages mid tempo prolifèrent et supplantent la linéarité auparavant si démente, destructrice et redoutable..

Il y à beaucoup plus de breaks et de rythmiques syncopées et, ces chirurgiens ont mis plus l’accent sur un jeu technique et quelques fois mélodique, tantôt dérangeant comme si le médiator était tout simplement un bistouri et que les cordes, elles, étaient des viscères humains, tantôt plus harmonique et mélodieux frisant presque un sentiment de nostalgie…

Cependant, la seule chose qui n’ait pas vraiment changée est la sonorité de la distortion des guitares qui, toujours aussi entachée de sang vicié, reste une connexion avec la folie incisive d’antan !!!!

Les percussions ne s’abattent plus aussi promptement sur nos dépouilles souillées et corrompues qu’auparavant, préférant miser sur de lourdes rythmiques mid tempo là encore d’une précision chirurgicale !!!!

Il lui arrive lors de passage totalement frénétiques (Il y en a quand même) d’évoluer dans un martelage intensif et efficace à la double pédale ou avec des dérivés de blast beat résolument techniques et surpuissant !!!

Les cordes vocales sont toujours aussi infectées, telles les chairs les plus pures du nourrisson rongées par la pire gangrène que l’ère médiévale ait connue, et nous recrache des grunts violents et écorchés dans la plus pure veine de Carcass !!!

Elles sont moins expéditives mais plutôt placée avec parcimonie et rage sur un ton presque dénonciateur ..L’embolie pulmonaire est proche !!!!

Pour conclure, je n’irais pas plus loin dans ce travail de chronique car pour moi Carcass à tiré sa révérence après ce « Necroticism : descanting the insalubrious ».

La carcasse est belle est bien inanimée et, n’est même plus apte à pousser de derniers spasmes post mortem….

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