
The
Ravenous est l’un des nombreux projet annexe du très actif
Killjoy de Necrophagia. Cette entité compte également
en ses rangs Chris Reifert du cultissime et ancestral Autopsy. Ce
« Assembled In Blasphemy » est le premier album
sortit sous ce nom. Enregistré de mars à avril 2000, mixé à San Francisco en mai, produit par The Ravenous et assisté par Clint Bower et Danny Coralles cet opus blasphématoire des plus déviant et nécro suinte la moisissure post-natale, les sécrétions orgiaques putréfiés, et la bidoche faisandée et nauséabonde. Ce trio totalement dérangé de necro cannibales sociopathe s’adonne avec sadisme, perversité et décadence à la glorification sonore et lyrique de la nécrophilie, de l’accomplissement d’actes meurtriers totalement primitifs, d’actes sexuels ultraviolents dans des défécations fétides en tout genre, d’exhumations et de rites funéraires, de dégénérescences et malformations physiques, de pathologies mentales hautement malsaines et homicidieuses et, meme de satanisme. Cette galette renferme énormément de sujets tout aussi divers les uns que les autres mais qui ont un seul point commun, la déviance frénétique, physique et mentale, suivie d’acte foncièrement sanguinaires et névrotiques. Pour synthétiser un peu plus la chose « Assembled In Blasphemy » c’est 31mn47sec de bonheur intense, jubilatoire et réjouissant pour dix putain de coup de hachoir psychotiques, névrosés, aliénés et schizophrènes en pleine tronche !!!! L’artwork fut procrée par Paul Booth et je dois dire que le quidam à du goût. Il met tout simplement en scéne une petite fille éviscérée se faisant dévorer les tripes par un genre de zombie qui semble nourrir un certain goût pour les chairs fraîches et jeunes. En arrière plan l’on peut remarquer que cette dernière après s’être fait dévorer aura la chance de se faire pendre. Sa blanche robe est maintenant maculée de sang et ses entrailles pendent misérablement, la pauvre petite…Hahaha. J’ouvre une petite parenthèse, car je me demande comment, avec une telle pochette, le groupe a pu avoir la chance de ne pas s’être fait censurer… ? Les tonalités atroces, d’outre-tombe
et rouillées de la production et des samples, sont hautement
malsaine. Déviantes et souillées, elles plantent le
décor d’un cauchemar auditif : L’ambiance de cet opus
est envoûtante, elle nous plonge dans un univers incroyablement
oppressant, putride et nécrosé, infesté d’asticots
terreux et de sang à demi coagulé, humide gras et pestilentiel,
embaumé par l'effluve suave d’une bonne dizaine de vieux macchabées
faisandé. Les guitares n’arrangent rien cette assujettissement morbide . Leur seul but avéré est de repousser toujours un peu plus loin les frontières de l’homicide froid et impulsif. Leur jeu si caractéristique n’a pas pour objectif d’impressionner l’auditeur par une certaine technique, il y à là peu de rapidité et de puissance, peu de recherche, que très peu de solo, si ce n’est par des assemblages d’harmoniques sifflées stridentes et malsaines. Il est ici question de Death Metal Old School avec tout le feeling et les atmosphères néfastes, sombres et globuleuses que cela implique. La batterie elle, est d’une monstrueuse frénésie, elle ne jouit pas d’une extrême rapidité, a l’image des cordes, mais plutôt de bases rythmiques très cassées, voir meme concassées, fondées sur des tempos plutôt modéré, mais suffisamment prompt à générer des effets similaires aux performances d’un marteaux piqueur. Nous sommes loin de la débilité aveugle de certaines daubes californiennes contemporaines. En conclusion, ce « Assembled In Blasphemy » porte terriblement bien son nom ! Les nostalgiques de Death Metal Old School y trouveront pour sur matière à assouvir leurs pulsions d’un autre age tandis que ceux qui ne jurent que par les variantes actuelles du Death en ressortirons probablement dubitatifs. Tout dépend du choix des armes. Contact : Verrukose Urethra |