
Après ces deux démos tapes de pure folie furieuse, chroniquées ici même, autant dire qu’il y avait de quoi s’attendre au pire et, c’est en 2003, lorsque The End, dés lors rebaptisé The End 666, va nous déféquer ce premier album s’inscrivant dans la droite ligné du mythique album de Morsüre, oeuvre encore et toujours réputée pour être l’opus de Thrash le plus virulent que la scène française ait enfanté, que l’abominable va une fois de plus éclater au grand jour ! D’emblée, ce « The Ultra Violence » déverse une verve quelque peu alourdie eu égard aux méfaits d’antan mais, de sa substance suppure toujours cette haine acharnée, cette virulence insatiable et cette frénésie vomitive souveraine si typique ! Les riffs dans leur grouillante acidité font plus que jamais pencher l’éternelle ambivalence Black / Thrash du groupe en faveur de cette dernière et ancestrale influence qui, à mon plus grand plaisir, ne semble pas prête de se tarir malgré la redondance de nouvelles déclinaisons se prétendant affiliées au Métal Extrême et servant désormais de références aux nouvelles générations. Ainsi, massivement appuyé par des percussions implacablement mid tempo et très accrocheuses d’où s’exhalent le spectre d’une double jouissivement hypnotique en ce qu’elle s’avère sanguinaire et incontrôlable, le jeu de corde d’Infernal allié à la putrescence de ses lignes de basse déverse un inhumain et vigoureux flot de constructions en palm mute hautement instable et subissant avec sadisme le perpétuel concassage de breaks dérangés au possibles, harsh à outrance, d’une anti-harmonie dont le tranchant est si flagrant que la moindre écoute s’avérerait fatale à tout hémophile qui se respecte ! The End 666 n’est pas du genre à dépressuriser si bien que, au risque de faire imploser à la chaîne les cervelles de ses auditeurs les plus acharnés et indécrottablement fidéle à des influences BM old school toujours sous-jacentes, cette essence d’une rustique et révérencieuse nostalgie métallurgique subit d’agressives et enragées montées en puissances confinant les limites de l’épilepsie où, galvanisés par une assise rythmique des plus clinique comparable à une salve prolongée de M50, les riffs ne semblent avoir pour seul mot d’ordre qu’une tyrannie froide et insondable ! Déjà impressionnant instrumentalement, « The Ultra Violence » ne mériterait pas totalement sa néfaste appellation sans les incroyables écorchements laryngiens d’Infernal ! Le sentiment de haine pure, de dégoût absolu débordant et, d’irritation émotionnelle schizophrénique sont tellement palpables que l’on ressent en cette soupe primitive unique un réel besoin libératoire, une nécessité effroyable qui ne trouverait d’autre alternative que dans la mort. A noter quelques essais vocaux beaucoup moins traditionnels et complètement flingués desquels se déverse une aura de perverse démence et de vicelarde décadence ! Regrettons seulement l’absence des lyrics car avec des noms de tracks tels que « Great Satan VS Arabs », « Techno Sucks », « Dance Bitch » ou encore «Sexual Rabbit » il y aurait pour sûr matière à atteindre les hautes sphères de l’immorale dépravation ! (Quoi que les maniaques n’ayant pas succombés au puritanisme catolico-yankee pourrissant nos contrées se réjouirons pour sûr du contenu intérieur du livret !!!!) Putain, j’aurais presque l’impression de me réécouter mes vielles rondelles et tape d’Imperial ! J’attendais beaucoup de ce premier album et, force est d’admettre que je n’ai pas été déçut ! Une tuerie totale que l’on doit une fois de plus à l’incontournable Team D.U.K.E. !!!! Dans l’attente du prochain assaut se profilant d’emblée comme un nouveau chapitre de barbarie, il est temps pour moi de dépoussiérer mon cuir clouté, patché, empestant le dégueulit, de m’enfiler un fût de Valstar chaude et faisandée et, d’aller rectifier la médiocrité de mon prochain aux détours de je ne sais quelles rues crasses et obscures ! HAIL & SUPPORT !
Le reste n’ayant plus qu’à spontanément
couler de source, les parias qui ont toujours trouvés qu’un « Obsessed
By Cruelty » dégage trop d’amour ne pourront que se
délecter de ce matraquage aliéné de palm mute façon
criminel de guerre serbe travaillant les globes oculaires d’un prisonnier
croate à la perceuse-percussion, de ces incessantes cassures
aussi tranchantes que la lame pédophile la plus déterminée
venant caresser les viandes de l’enfant souillé, de ces dépressurisations
asphyxiantes, plus pachydermiques que les affres d’un congrée
américain d’obèses partouzards ; Les tarés
ayant toujours considérés qu’un « War And Pain »
ne méritait pas son titre de précurseur du Nuclear Metal,
ne pourront que courber l’échine sous la tyrannie palpitante
de cette bàr aussi chaotique que ravagée qui, de mieux
en mieux programmée et toujours dévolue à l’extrémisme
le plus aveugle, ferait presque passer la double batterie électronique
du Morsüre précité pour la boucle rythmique de je
ne sais quel tas de boue hip-hop bananier ; Les déjantés
les plus masochistes ayant toujours estimés que la prestation
vocale du « Tol Cormpt Norz Norz Norz » ne trouverait
d’égal qu’en les mièvreries de je ne sais quelle pétasse
lyrique, bourgeoise mais salope, prendront, pour sûr, un plaisir
sybarite à subir les déclamations littéralement
dégueulées, pour ne pas dire puslionellement incontrôlées,
de Infernal, toujours plus écorchées vives, comme exhumées
d’une haine si profonde qu’elle resterait énigmatiquement innée.
Sur ce dernier point, soulignons certaines dégénérescences
très plaintives et anticonformistes, dopées d’effets divers,
et qui, bien mieux exprimées, maîtrisées que sur
« The Ultra Violence », peuvent rappeler, comme
Kurgan et d’autres ont pus le dire avant moi, les passages parlés
des vieux Slayer. Contact : D.U.K.E. Sperm. S. |