Raaaaarrrggghh! “Shudder”, dans un élan que seul un tétraplégique lancé en plein office religieux aux commandes d’un panzer gavé au kérozéne pourrait égaler, me colla en son temps une généreuse et démesurée baffe dans la tronche ! Un an après, du tréfonds des enfers, la bête récidive et nous dégueule un monstrueux et fort justement nommé « Speedcore Metal Hell » lequel fut à mes tympans, à mon cervelet ravagé, ce que les ardeurs sodomites d’un culturiste Est Allemand défoncé aux stéroïdes seraient à un lapin de six semaines ou, ce que l’embrasement d’une bombe à fragmentation serait à un paisible chiotte public Afghan !

Après ces deux démos tapes de pure folie furieuse, chroniquées ici même, autant dire qu’il y avait de quoi s’attendre au pire et, c’est en 2003, lorsque The End, dés lors rebaptisé The End 666, va nous déféquer ce premier album s’inscrivant dans la droite ligné du mythique album de Morsüre, oeuvre encore et toujours réputée pour être l’opus de Thrash le plus virulent que la scène française ait enfanté, que l’abominable va une fois de plus éclater au grand jour !

D’emblée, ce « The Ultra Violence » déverse une verve quelque peu alourdie eu égard aux méfaits d’antan mais, de sa substance suppure toujours cette haine acharnée, cette virulence insatiable et cette frénésie vomitive souveraine si typique !

Les riffs dans leur grouillante acidité font plus que jamais pencher l’éternelle ambivalence Black / Thrash du groupe en faveur de cette dernière et ancestrale influence qui, à mon plus grand plaisir, ne semble pas prête de se tarir malgré la redondance de nouvelles déclinaisons se prétendant affiliées au Métal Extrême et servant désormais de références aux nouvelles générations. Ainsi, massivement appuyé par des percussions implacablement mid tempo et très accrocheuses d’où s’exhalent le spectre d’une double jouissivement hypnotique en ce qu’elle s’avère sanguinaire et incontrôlable, le jeu de corde d’Infernal allié à la putrescence de ses lignes de basse déverse un inhumain et vigoureux flot de constructions en palm mute hautement instable et subissant avec sadisme le perpétuel concassage de breaks dérangés au possibles, harsh à outrance, d’une anti-harmonie dont le tranchant est si flagrant que la moindre écoute s’avérerait fatale à tout hémophile qui se respecte !

The End 666 n’est pas du genre à dépressuriser si bien que, au risque de faire imploser à la chaîne les cervelles de ses auditeurs les plus acharnés et indécrottablement fidéle à des influences BM old school toujours sous-jacentes, cette essence d’une rustique et révérencieuse nostalgie métallurgique subit d’agressives et enragées montées en puissances confinant les limites de l’épilepsie où, galvanisés par une assise rythmique des plus clinique comparable à une salve prolongée de M50, les riffs ne semblent avoir pour seul mot d’ordre qu’une tyrannie froide et insondable !

Déjà impressionnant instrumentalement, « The Ultra Violence » ne mériterait pas totalement sa néfaste appellation sans les incroyables écorchements laryngiens d’Infernal ! Le sentiment de haine pure, de dégoût absolu débordant et, d’irritation émotionnelle schizophrénique sont tellement palpables que l’on ressent en cette soupe primitive unique un réel besoin libératoire, une nécessité effroyable qui ne trouverait d’autre alternative que dans la mort. A noter quelques essais vocaux beaucoup moins traditionnels et complètement flingués desquels se déverse une aura de perverse démence et de vicelarde décadence ! Regrettons seulement l’absence des lyrics car avec des noms de tracks tels que « Great Satan VS Arabs », « Techno Sucks », « Dance Bitch » ou encore «Sexual Rabbit » il y aurait pour sûr matière à atteindre les hautes sphères de l’immorale dépravation ! (Quoi que les maniaques n’ayant pas succombés au puritanisme catolico-yankee pourrissant nos contrées se réjouirons pour sûr du contenu intérieur du livret !!!!)

Putain, j’aurais presque l’impression de me réécouter mes vielles rondelles et tape d’Imperial ! J’attendais beaucoup de ce premier album et, force est d’admettre que je n’ai pas été déçut ! Une tuerie totale que l’on doit une fois de plus à l’incontournable Team D.U.K.E. !!!!

Dans l’attente du prochain assaut se profilant d’emblée comme un nouveau chapitre de barbarie, il est temps pour moi de dépoussiérer mon cuir clouté, patché, empestant le dégueulit, de m’enfiler un fût de Valstar chaude et faisandée et, d’aller rectifier la médiocrité de mon prochain aux détours de je ne sais quelles rues crasses et obscures !

HAIL & SUPPORT ! 

Certains jours d’une existence terrestre sont parfois à marquer d’une pierre noire. Tel est le cas lorsque, par je ne sais quel ultime hasard ou, guidé par un inexorable pressentiment, l’on daigne pénétrer l’alcôve puante d’un modeste apothicaire, habituellement spécialisé dans les vinyls destinés à une certaine fange electro-technoïde, pour, au bout de quelques secondes, apercevoir un rutilant exemplaire de la seule et unique édition du cultissime « Accelerating Process » de Morsüre [Putain 9€ !!!!!!!! L’innocence a parfois des vertus !]… Mais, lorsque, le pas pressé et la toile de son treillis laissant apparaître un membre déjà turgescent à l’idée de ce que l’on va se cogner dans la tronche, l’on découvre quelques minutes plus tard, dans sa boîte aux lettre, un promo du nouveau The End 666 fraîchement sortit chez D.U.K.E., l’on frôle la bénédiction la plus maladive. 
Infernal, appuyé, depuis le départ de The Bubonist, par un certain Interceptor, avait promis un glaviot de pur speedcore repoussant les limites, s’il en est, de son prédécesseur d’une déjà inouïe virulence. Perspective probablement impensable pour bon nombre mais, néanmoins rapidement corroborée par les premiers effets secondaires de la mise en branle de la rondelle, laissant clairement augurer une récidive apte à pousser l’auditoire, qu’il soit initié ou profane, dans ses derniers retranchements en moins de temps qu’il n’en faudrait à un imam radical pour régurgiter un kebab au sanglier ! 
Rien ne semble avoir changé, à commencer par ce son fielleux si caractéristique, comme chiadé à même les miasmes acides de la fosse sceptique d’une famille de cachaxiès heroïnomanes ; Effort de prod infâme ayant toujours déterminé l’identité Old School et passéiste du groupe, ayant, d’ailleurs, nettement gagnée en puissance.

Le reste n’ayant plus qu’à spontanément couler de source, les parias qui ont toujours trouvés qu’un « Obsessed By Cruelty » dégage trop d’amour ne pourront que se délecter de ce matraquage aliéné de palm mute façon criminel de guerre serbe travaillant les globes oculaires d’un prisonnier croate à la perceuse-percussion, de ces incessantes cassures aussi tranchantes que la lame pédophile la plus déterminée venant caresser les viandes de l’enfant souillé, de ces dépressurisations asphyxiantes, plus pachydermiques que les affres d’un congrée américain d’obèses partouzards ; Les tarés ayant toujours considérés qu’un « War And Pain » ne méritait pas son titre de précurseur du Nuclear Metal, ne pourront que courber l’échine sous la tyrannie palpitante de cette bàr aussi chaotique que ravagée qui, de mieux en mieux programmée et toujours dévolue à l’extrémisme le plus aveugle, ferait presque passer la double batterie électronique du Morsüre précité pour la boucle rythmique de je ne sais quel tas de boue hip-hop bananier ; Les déjantés les plus masochistes ayant toujours estimés que la prestation vocale du « Tol Cormpt Norz Norz Norz » ne trouverait d’égal qu’en les mièvreries de je ne sais quelle pétasse lyrique, bourgeoise mais salope, prendront, pour sûr, un plaisir sybarite à subir les déclamations littéralement dégueulées, pour ne pas dire puslionellement incontrôlées, de Infernal, toujours plus écorchées vives, comme exhumées d’une haine si profonde qu’elle resterait énigmatiquement innée. Sur ce dernier point, soulignons certaines dégénérescences très plaintives et anticonformistes, dopées d’effets divers, et qui, bien mieux exprimées, maîtrisées que sur « The Ultra Violence », peuvent rappeler, comme Kurgan et d’autres ont pus le dire avant moi, les passages parlés des vieux Slayer. 
D’un point de vue lyrique, je retrouve, à mon plus grand plaisir, cette indécrottable fuck you attitude, ce mauvais goût notoire ayant fait la gloire des précédentes réalisations avec des titres de tracks tels que « 4 years old bitch », « World International Suckers », « Your father sucks demons », « Your Mother is a Fag Bag » etc…. Gageons hélas, une fois de plus, que la plèbe métalloïde lobotomisée criera au fake sans essayer de creuser plus loin, la démarche d’un projet refusant toute mesures, toutes servitudes et, crachant à la gueule de la cohorte de terrines de gelée d’eunuques désireuses d’ériger une pensée, à fortiori Metal, unique à la guise de leurs bords idéologiques…. de surcroît de façon plus vicelarde et sous jacente que dans le passé, comme le suggère à lui seul le nom de cette rondelle. 
Inutile de vous chier trente lignes de conclusion pour vous dire que The End 666 a enfanté une fois encore l’innommable… Si une chaleur moite vous irrite l’entre jambe, ne cherchez pas, c’est du foutre ! 
TOTAL SUPPORT !

Contact :
infernal666@voilà.fr

D.U.K.E.
Rue de l’Oratoire
Cidex 1010
39800 Le Fied
France

Sperm. S.