D'origine Australienne, cette formation à vue le jour à Sydney en 1998, principalement grâce à l'imagination dérangée et névrosée d'un protagoniste du même patronyme qu’il n’y a plus besoin de présenter : Rok.(ex Slaughter Lord, Sadistik Exekution) ainsi qu'à Princess Heinkel Hellfukker et à Hellaxe Snothammer.

Il ne faut que peut de temps à ce trio, qui prône le sadisme le sexe et la mort, pour enfanter leur premier méfait, puisque fin 1998 voit le jour « This is Satanik » sous la bannière de Modern Invasion.

Le moins que l'on puisse dire est que ce couillu « This is Satanik » est une oeuvre des plus contrastée, chargée des plus mauvaises intentions, du plus mauvais goût, laquelle saura combler bon nombre de sociopathes frustrés par le manque de folie dont bien des méfaits oeuvrant dans ce même registre font lamentablement preuve.

ROK nous crache à la gueule une décharge pestiférée telle, qu'elle se révèle digne d'un blitzkrieg dégueulant, en guise de simple bombes, des ogives nucléaires; D’une purge propre à ce que serait l’excitation hallucinogène d’un somalien, qui, sous l’emprise d’un bois-bandé coupé au crack, se verrais lâché, AK 47 en main, au beau milieu d’un abondant salon de l’agriculture occidental…

L'artwork, sobre mais efficace à la fois, ne sera pas sans rappeler, dessin de Rok oblige, à bon nombre, certains aînés & compatriotes de renom. Il en va de même concernant l’aura suintante de débauche, de perversité, de satanisme primitif, de pulsions guerrières, de destruction, de nihilisme... planant sur cette release et hantant les neufs tracks y étant immortalisés dans le stupre. Mais, ne nous y méprenons pas : L'influence Australienne dans ROK est belle et bien présente, mais de façon relativement distincte des usages en vigueur, différente du War Metal traditionnel. Néanmoins si il est ici bien difficile de déceler, en la forme, les bribes d'un bon vieux destroyer 666 ou, la monstruosité discourtoise d’un Sad Ex, pour simples exemples, au fond, la fureur et la fuck you attitude jusqu’au-boutiste si typiques à l’Art Noir de ces contrées y sont les mêmes. De fait, si, conceptuellement, la musique colle parfaitement avec la thématique première de ce « This is Satanik », c'est néanmoins à un tonnerre de gros riffs Death / Punk'n'roll bien Thrashy, acérés comme des lames de rasoirs attaquées par la rouille, que ce bulldozer, conduit par une princess Heinkel Hellfukker aliénée et probablement en manque de sodo au verre pilé, nous soumet sans le moindre échappatoire envisageable.

Il y a fort à parier que l’exercice ne sera pas du goût de certains esprits formatés, mais, c’est un fait : Les pertes civiles se font de plus en plus importantes à mesure que progresse les tracks, le pilonnages massif de riffs nerveux, syncopés, ponctués de break aussi fermes et sauvages que le seraient les ultimes viols collectifs, exécutions sommaires et ratonnades sévissant dans la tourmente, ne faiblissent aucunement lorsqu’il s’agit de saigner toute forme de vie, et, les quelques solos dysharmoniques, bordéliques paraissant avoir étés nourris à la cocaïne la plus fielleuse, dans « Heinkel Hellfukker » et « Shit city » notamment, pénètrent tels la vermine la plus ichoreuse les viandes meurtries des charognes agonisantes.

« The Imposter », mène toute cette violence avec une jeu de basse lourd, écrasant et coriace qui enfonce, tel le doigt d’un nouveau dieu, dionysiaque, faussaire, impie, illégitime et perfide, les vestiges d’une humanité, lamentable et fébrile, dans les affres du néant

« Bulk And Ferocity » dévoile une batterie qui, officiant dans un laminage mid tempo, pesant mais énergique, se fraye, en des impulsions saillante, un chemin poisseux et sanglant parmi toute cette fange en déconfiture, ces cloaques globuleux et, grattant les derniers vestiges, aux allures d’escarres, du règne bipède, révèle dans ses sillages de nouvelles perspectives de jouissances impies éternelles, de plaisirs jadis contre-nature, d’abondances blasphématoires où ne régnera plus, à jamais, que celui que l’on en peut point nommer. Malgré sa modération rythmique elle prouve également avec impétuosité qu'elle sait parfois être fougueuse et prompte lorsqu'il s'agit d'exterminer les dernières poches d’espérances s’accrochant au sommet de la chaîne alimentaire.

Les vocifération du sieur Rok, épaulées par celles de Princess Heinkel Hellfukker, sont incantatoires, odieuses, ulcérées, proches de la démence la plus incurable, possédée, et, n'altérant en rien cette vague de psychose compulsive apocalyptique, vont crescendo, exacerbant le sacrilège du début à la fin.

Seul « FUCKKED », placé en guise d’interlude au milieu de l'album, rompt quelque peu avec ce maelström très catchy, dans un fracas de braillements d’encéphaloctomisés assez incompréhensible & abstrait... Clin d’œil à Sad. Ex. je dirais…

Pour conclure, et pour ceux qui n'auraient pas encore ressentit le grand frisson, ROK est en quelque sorte la réincarnation dégénérée d'un Old The exploited façon « Punk's not Dead »\« Horror Epics », forniquant sous P.C.P. avec les spectres maudits et frénétiques des « The Ultra Violence »\ « Shudder » de The End 666, voir de bon vieux Imperial de derrière les fagots pour les parties plus speed et, d'un O.T.H suicidaire, nihiliste et saturé d'amphétamines en guise de tranquillisants!!!

Une formation indéfinissablement dérangeante, chaotique et malsaine.

ROK, promesses tenues !!!!

« Satanik Sex And Lust Will Dominate The World »

No Fucking Contact !

Verrukose Urethra