Le premier EP de NECROVATION a eu l’effet d’un plug au diamètre conséquent pénétrant un jeune anus non défloré sur l’obscur et humide tunnel de l’underground.
Autrement dit, il a fait mal.
Le message du metal de la mort fut délivré comme il se devait :
Chaos / violence / lourdeur / insoutenable violence chaotique.
Ce n’est plus une simple lettre, c’est un essai sur Thanatos que nous a vomi NECROVATION.

La couverture de l’Album des Morts rappelle étrangement certaines pochettes de groupes d’Orthodox Black Metal (bien que « gorifiée »). Mais c’est le seul lien avec les grands métaphysiciens autoproclamés du Meta(l) Universe(l).
Ce nouveau genre meta-musical remportant un succès certain, peut être qu’une imagerie similaire attirera l’œil d’un non initié au metal de Madame la Faucheuse.

Fort heureusement, pas de chants grégoriens en guise d’intro, pas d’ambiance dark pour gonzesses foireuse, pas de formules latines bibliques. On a affaire à du DEATH METAL.
Le non-art de NECROVATION est typiquement suédois.
Après la mort de KAAMOS, puis de REPUGNANT, le Death suédois le plus impur renaît pour la énième fois en NECROVATION.

NECROVATION procréé des non-titres ensemencés par une multi-entité ENTOMBED / NIHILIST / DISMEMBER amputée de sa dimension « ’n’roll » et dopée aux necro-narcotiques.
Le prélude de l’AUTOPSY charnelle / cognitive est un riff asphyxiant, écrasant, annihilant, l’effet d’un ASPHYX sous necro-speed. Très vite s’y superpose un solo chaotique typé Death Metal Old school bien burné soutenu par une voix Antichrist Wagnerienne crachant toutes les haines immanentes de l’homme et rythmée par la double necro-pédale (« necro-pédale » à ne pas confondre avec la faune des milieux goth / batcave et autres necrosodomites …) . Tout l’album est régi par Lenteur / Lourdeur, Rapidité / Violence, Break / Néant, Solo / Chaos. Toutes ces notions mêlées ou non dans un ordre chaotique.
Production cradingue, agressive, loin du son récuré et récurent de la « scène » la plus plébiscitée…
Le non-titre « Breed Deadness Blood » est sans doute la pire œuvre de non-art thanatologique de l’album. Certains titres font seulement (pres)sentir la catagenèse de l’homme , celui-ci caresse le/la/les néant/mort/vérité : « Venomous graceless essence Spawned the absence of life ».
Le reste de la galette est aussi bandant qu'une chanteuse "metal" Nuclear anal Blast retouchée 666 fois sur photoshop.

On peut reprocher le manque d’originalité à Breed Deadness Blood. Mais l’absence de vie concerne ce qui n’est et ne sera plus. Rien de nouveau, rien d’original dans la mort. Rien de nouveau, rien d’original dans NECROVATION. Only death & balls.
On ne pouvait pas s'attendre à moins de la part d'une prod blood Harvest.

BUY IT OR / AND DIE

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www.necrovation.com

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