Mortician est fondé par
Will RAHMER (basse/Vocaux) et Matt SICHER (batterie) sous le nom de
Casket .
Ils écrivent leur premier titre, « Mortician », et décident de changer leur nom originel, Casket par Mortician. Leur première bande de répétition est enregistrée en décembre 1989 dans un but promotionnel. En février 1990, les mêmes titres sont réenregistrés pour leur première demo ,avec John Mc Entee à la guitare. John reste un membre actif de Mortician jusqu’en 1990. Cette demo sera par la suite pressée par Seraphic records et deviendra le cultissime « Brutally Mutilated ».
Les performances de Will RAHMER au chant, sont tout bonnement inhumaines tant il est grave et peu ordinaire !!!Les parties batteries, elles, sont bien humaines, et sont assurées par Matt Sicher. En cette période de l’histoire, on ne peut pas encore dire que ces « entrepreneurs des pompes funèbres » aient réellement trouvés leur style qui leur sera si propre à l’avenir, même si sont déjà incorporés des samples de film d’horreur dans leur musique, apportant à cette galette une dimension oppressante. Quelques corps mutilées, hachés, démembrés, exhumés, voir même réanimés leur sera nécessaire afin d’officier réellement dans un style qui, par la suite, leur procurera dans l’underworld le statut de la formation la plus violente et sanguinolente de ces dernière décennies… En janvier 1991, Roger J. Beaujard joint Mortician entant que guitariste permanent. Après avoir reçu de bons échos de leur tournée dans le Nord Est des Etats Unis, Relapse records les contacte afin d’enregistrer un 7 Ep. La horde en plein essor continue ses performances live voraces et commencent également à participer à des festivals. Rapidement, le trio prépare l’enregistrement du 7 Ep, « Mortal Massacre », qui sera dans le futur réédité en format cd pour tout les maniaques qui seront passés à coté.
Les chants gutturaux transcendent les loi du Grind Death, chants que l’on pourrait qualifier d’inhumains, tant le timbre est bas et gras. Le jeu de guitare de Roger Beaujard et de Mc Entée sont quand à eux hautement primitifs, ne laissant aucune mélodies émerger de ce flot nécrophile tantôt lourd et d’une rapidité modéré et, tantôt d’une brutalité, d’une rapidité et d’une puissance dévastatrice sans pareil. Les parties batteries, assurées par Matt Sicher, ont les reins solides et, démontrent que la boîte à rythme n’est pas indispensable tant son matraquage peut être redoutablement efficace !!! L’incorporation de quelques samples de films d’horreurs / suspense cultes, tels que "Night Of The Living Dead"(1968) de George Romero, "The Shining"et "Phantasm” de Kubrick, concède à cette œuvre une dimension hideuse qui supplante largement le simple cadre musical. La Chronique de cette album (Que l’on a coutume de qualifier de Mcd même s’il comporte pas moins de vingt titres !!!!!)n’est pas vraiment aisée dans la mesure où les morceaux ont étés joués à des époques différentes de la vie du groupe, avec deux guitaristes différents. Cela permet donc de se rendre compte de l’évolution de cette formation. En effet, les trois premiers morceaux que sont « Mortal Massacre », « Drilling For Brain » et « Redrum » furent enregistrés au Studio D-D et produit par Roger Beaujard et Will Rahmer. Ces trois titres manquent malheureusement cruellement de puissance au niveau du son, ce qui est regrettable car « Mortal Massacre » et « Drilling For Brain » auraient à mon avis pu dégager bien plus de puissance et de brutalité tant ces averses de riffs apocalyptiques , ces mitraillages rythmiques et, ce chant toujours aussi caverneux nous mutilent déjà sauvagement la cervelle. « Redrum » lui, est un titre un peu plus calme, les parties instrumentales sont donc un peu plus audibles. Les trois titres suivants que sont « Mortician », « Brutally Mutilated »et « Necrocannibal » eux, ont étés enregistrés au studio Sleepy Hollow et interprétés par .John McEntee, à l’instar des trois premiers titres qui furent eux, joués par Roger Beaujard. Cette fois ci la production et bien meilleure, le son est plus brut, moins grave et étouffé. Cependant lorsque la brutalité atteint sont paroxysme, l’on peut se rendre compte que le son sature, notamment à la batterie au début des titres. Les neufs titres suivant que sont « Mortal Massacre », « Brutally Mutilated », « Necrocannibal », « Drilling For Brain », « Hacked Up For Barbecue », « Redrum », « Bloodcraving », « Cremated », et « Mortician » furent enregistrés lors du Michigan Metal Fest II le 16 novembre 1992. Les rênes de la gratte sont de nouveau cramponnés par Roger Beaujard, évidemment le son est bien dégueulasse et grave, surtout pour les vox qui relèvent carrément du fantastique. Personnellement je pense ne jamais avoir entendu un chant qui incite tant à pénétrer avec sadisme le premier macabé venu. Enfin, les cinq derniers titres, ont été enregistrés au Buffalo Death Fest, le 20 octobre 1990, avec à nouveau, le concours de John McEntee à la torture des cordes. Que dire ici de plus que ce qui a été proféré cinq ligne avant, le chant est tout aussi suprême et effrayant, l’instrumentation est un maelström foutriquement cadavéreux bien qu’un peu plus discernable. Une tuerie !!! A ce stade c’est à dire début 1992, Mortician congédie son batteur Matt Sicher à cause de sa consommation excessive de came et de son manque de responsabilité. Cela conduit Will et Roger, à faire leurs premières armes à la boîte à rythme. Ces derniers, commencent à enregistrer plusieurs bandes privées afin de se faire une idée du son potentiellement exploitable pour l’hégémonie future de Mortician. Ces bandes renfermant environ 15 morceaux (Et donc presque l’équivalent d’un album) sont envoyées à Relapse records. De cet enregistrement, trois titres sont exhumés pour paraître sur « Corporate Death », une compilation publié en 1993. Après la sortie de cette compil, beaucoup de leur temps sera utilisé pour tenter de trouver un maniaque capable de remplacer Matt Sicher sur le trône du marteau pilon. En vain. Par la suite la bête apparaît dans quelques clubs locaux crasseux et suintant mais toujours avec des batteurs temporaires. L’année 1993 est une sombre période pour Mortician suite quelques démêlés avec la justice, et à quelques problèmes d’argent .Peu de temps après, Relapse les recontacte pour enregistrer un track pour la compilation « Death Is Just The Beginning III ». Ainsi « Blown To Pieces » est capturée en août 1994. La boîte à rythme sera dorénavant utilisé exclusivement pour les enregistrements. Les choses s’accélèrent et le très preux Relapse les sollicite à nouveau au sujet d’un autre 7EP. Celui ci va permettre aux adorateurs les plus acharné de Mortician, de se bouffer un retour fracassant en pleine gueule. En septembre 1994 ils enregistrent donc 5 titres donnant naissance au fabuleux « House By The Cemetery ». Ce 7Ep sort début 1995 et engendre de bonnes répercussions , ce qui a amène Relapse à leur proposer d’enregistrer des titres bonus pour une réédition en format cd. En juillet 1995, 2 titres bonus, « Scum » de qui l’on sait et « Procreation Of The Wicked » du légendaire Celtic Frost sont enregistrés. Jusqu’en 1996, ils tournent un peu partout dans New York avec l’aide de guitaristes remplaçant et de Roger à la batterie. Puis avec l’aide de Desmond Tolhurst, le bassiste de Malignancy « House By The Cemetery », trouve une véritable assise en studio et, ne tarde pas à sortir en janvier 1996, en format cd. Ceci marque le début d’une nouvelle ère pour Mortician.
La reprise de « Scum » très fidèle à l’originale est aussi très personnelle car un peu plus rapide et un peu moins longue. Arrgh… Respect !!!! Les grognements d’outre tombe de Will Rahmer sont encore une fois tout bonnement impitoyables, ils sortent des profondeurs de la terre et résonnent au plus profond de nos entrailles. La barbarie saturée des cordes tantôt lente, tantôt rapide, aux sonorités très lourdes et bestiales ; Les riffs toujours aussi minimaliste et nécrophiles s’accordent très bien avec l’ambiance des samples d’un sadisme et d’une férocité jubilatoire (Notamment celui de « Driller Killer » qui est un titre d’une extrême perversité). La basse, saturée a l’extrême, nous broie et nous concasse la boîte crânienne, elle profère à la musique de Mortician, une puissance phénoménale, car elle entrecoupe des passages lent, souvent sans aucun autres instruments derrière, et laisse place à…une boucherie des plus meurtrières. Le calme avant la tempête !!!!!. Les rythmiques de la boîte à rythmes sont très cosmiques, massives , elles se fondent également très bien avec des parties instrumentales plus Old School, moins Grind et, plus harsh. Dans tout les cas, les beats ne laissent aucuns survivants, une tuerie !!!! Les démembrements, les éventrations, les mutilations, les châtiments à la perceuse, au hachoir, les cadavres réduis en bouillie, dépecés, empalés, brûlés, dégorgé, régurgité etc…sont les sujets prédominant de la musique de Mortician. Une fois de plus tout est dans la finesse et, le romantisme d’attouchements humides sur une banquette arrière ravagée par un dégueuli des plus infect. Pour conclure je dois avouer que pour ce méfait, le surpassement est de rigueur, la hargne et la persévérance sont des maîtres mots. Un sensationnel coup de machette dans la face des plus illustres formations du genre. Le massacre ne fait que commencer… NOT FOR TRENDY EARS !!!!! Après ce monument de sauvagerie, Mortician se produit pour la première fois en tournée avec Incantation et Anal Cunt d’octobre à mi novembre 1996 au Texas.. En cette même année, Relapse sort « Hacked Up For Barbecue » mais, au départ, seulement pour la VPC. Le 28 janvier 1997, « Hacked Up For Barbecue » est enfin distribué dans le monde entier et reçoit rapidement un accueil démentiel.
Que toutes ces putains de tantes ayant affirmées que « Hacked Up For Barbecue » était , je cite : « …un bon défouloir,… quelque chose de pas très sérieux… » crèvent dans leur propre merde la bouche ouverte !!!! Je me ferais un plaisir de chier sur leurs sales carcasses puantes !!!! Il est vrai que certains titres que comporte cet album sont déjà présent sur « Mortal Massacre » mais, tout ces incultes, dont je ne citerais pas les noms, disant que ce nouvel opus n’est qu’un vulgaire plagiat sans saveur de la galette précédente, mériteraient tout simplement la mort !! Les fossoyeurs sont de retour et ne font décidément pas dans la dentelle !!! Les auditeurs les plus acharnés et passionnés, retrouverons sans aucuns problème, des samples appartenant à des film cultes tel que "The Texas Chainsaw Massacre", "Cannibal Ferrox », "Mortuary", "Suspiria", "Phantasm" ; Cette fameuse trademark immuable qui est devenue depuis un usage, que dis-je une institution, incontournable du Brutal DM à tendance cannibale. Les traditionnels passages mid-tempo incessamment concassés par des riffs ultra raw et instinctifs accompagnés de blast beats apocalyptiques réveilleraient un cadavre en pleine décomposition avancée, tant le cocktail fumant est une fois de plus puissant, dévastateur et sans merci!!!! Les guitares, toujours accordées quatre tons plus bas, jouissent de structures toujours aussi simples et meurtrières. Leur vitesse et fréquences sont si frénétiques, qu’elles ne peuvent qu’inspirer une foultitude d’images de violence pure, perverse et inouïe. La basse toujours aussi pachydermique et grouillante, ravage tous sur son passage, elle accompagne la guitare et multiplie sa puissance, sa profondeur par deux en étant toujours présente avant les exécutions sommaires. Elle est l’élément introducteur d’un homicide musical perpétuel. Pour revenir aux paroles de certains impuissants, qui ont fait l’affront de sous évaluer les compétences rythmiques de la boîte à rythme et qui ont osés déclarer, que, « …elle n’était pas bien programmé… les parties instrumentales ne suivent pas la rythmique… », ils mériteraient de se voir infliger les derniers outrages à la perceuse !!!! Il n’y a qu’à écouter des titres comme « Embalmed Alive », où les rythmiques programmées sont d’une précision chirurgicale se rapprochant énormément de celles du Grind, n’utilisant que la double pédale et le charleston, ou même « Three On A Meathook », alternant Blast Beat de déséquilibrés, double pédale névrotique, et passage plus lents bien incrustés, pour finir comme à l’accoutumé, en un « bain de sang » ou en une « boucherie morbide ». Que dire de plus sur les nombreux grognements funestes de Will, encore une fois délictueusement mortuaires... Ils sondent nos abdomens souillées, y laissent des traces de moisissures, des séquelles irrémédiables, ils nous envahissent et nous mutilent les viscères !!! Cette galette est donc en conclusion un joyau de cruauté et de discorde ! Un véritable dommage collatéral dédié à la mémoire de Matt Sicher, ancien batteur précédemment cité de 1989 à 1992… 24 tracks of pure fucking extreme brutality !!!!
Je dois admettre que la reprise de « Horrified », une légende du Speed/Death/Grind ayant largement influencée Napalm Death, m’a littéralement pulvérisé le cervelet, tant pour sa furie furieuse que pour sa puissante stature ; En revanche « F.O.D. » na pas su me convaincre et reste un titre un peu mollasson à mon goût et, fait pâle figure à coté de la débauche quasi animale des autres tracks de ce mini cd de tueur. Quoi qu’il en soit et, d’un avis strictement personnel, je penses que « Zombie Apocalypse » et l’œuvre la plus forcenée et la plus véloce enfantée par le monstre de New York!!! Cette puissance est, sans l’ombre d’un doute, due au fait que le spectre nécrosé de Malignancy est une fois de plus palpable. L’incontournable D. Tolhurst fit en effet les parties guitares avec Beaujard et, l’on peut évidemment sentir la patte acérée et le feeling immoral du personnage. Les compositions sont donc bien évidemment de véritables hymnes à la dissection d’êtres vivant sans la moindre anesthésie !!! Un véritable ravage pour les chairs qui possède toutes les qualités pour réduire à l’état de terrine avariée les amateurs du « Death Metal » de l’école de Gotebörg !!!!!! Aaaaarrrgghh !!! De plus, même si ce mini cd reste du pur Mortician, cruel, saignant et assassin l’on peut dire que cette collaboration fût une fois de plus extrêmement bénéfique puisque l’on sent qu’elle a permit à Roger de consacrer plus de temps à la programmation de la boîte à rythme. Cette dernière est donc d’une perfection cadavéreuse et d’une brusquerie hallucinante !! Un véritable pilonnage qui crible le pauvre être égaré d’une foultitude de coups de hachoir rouillé !!! « Zombie Apocalypse » dispose, par rapport aux albums précédents, d’une meilleure qualité de son et il faut avouer que cette rondelle dégage beaucoup plus de puissance et transcende la robustesse du groupe de part cet avantage. Le chant et les nombreux grognements, sont abominablement éraillés, secs, et retranscrivent bien toute l’aversion qui jaillit fielleusement d’un cadavre en pleine décomposition avancée. La basse, comme à l’accoutumée introduits avec toujours autant de hargne mid-tempos pesant, suffocant ou déluges épileptiques et plus Grind. Toujours aussi saturée, elle pose avec haine et névrose les bases sclérosées de titres comme « Slaughterhouse » et y laisse une présence des plus sombre et malsaine. En ce qui concerne les samples, il n’y a encore là rien à redire, les intros, toujours aussi horrifiques ; sont tirées de films cultes tels que "Eaten Alive" de Tobe Hooper, "Dawn of the Dead" de George Romero. Les amateurs du genre du genre, qui ont déclarés la guerre au soap-opéra, pourront même déceler de temps à autres les timbres suaves et sado-masochistes de certains cénobites de « Hellraiser ». Toujours aussi jouissif et bien intégré !!!! En conclusion, voici une fois de plus une véritable insulte à toute forme d’éthique !! Les véritables maniaques ne pourront que se délecter tandis que les autres ne pourront s’empêcher de chier copieusement dessus !!!! Dans tout les cas, la dépouille terreuse et faisandée sortie tout droit d’outre tombe semble bien décidée à continuer sa marche vers le concassage total et sans compromis des générations futures !!!! Deux ans plus tard, après quelques tournées, notamment aux cotés de Fleshgrind lors de l’Annihilation Tour en 1997.et, en Allemagne, Mortician gerbe un nouvel album intitulé « Chainsaw Dismemberment » comportant 28 titres d’une longueur de 50minutes.
L’on peut dire que jusqu’à présent, cet opus est l’un des plus travaillé du groupe, les titres s’enchaînent naturellement, bien sur le plus souvent à l’aide de samples de films légendaires tels que "Zombie" de Lucio Fulci ou même"Henry, portrait of a serial killer", "The Texas Chainsaw Massacre 2" ou, "Inferno"de Dario Argento. Le trio sanguinaire s’est aussi largement inspiré de films tels que "Friday the 13th", "Silent Night, Bloody Night" ou "I Drink You Blood and I Eat Your Skin". D’album en album, la production ne cesse d’être de meilleur qualité et, même si cette qualités n’est pas le principal critère recherché par Mortician et ses adeptes, l’on peut quand même dire que de temps en temps ceci ne fait pas de mal, car moins empreint de parasites il est plus aisé d’écoute. Pour revenir aux intros qui parsèment cette œuvre, j’ai la nette impression que ces dernières ont été quelque peu raccourcies, ce qui provoque peut être, du moins à mon sens, une perte de sensations sadiques et malsaines ; Enfin, le principal étant quand même la musique, je peut dire que cela reste du très bon Mortician. De plus on peut noter que cet album s’inscrit dans la droite continuité du « Hacked Up For Barbecue » que ce soit au niveau de certains samples similaires (les coups de téléphones avant les premiers titres) de l’artwork et, surtout du concept. Musicalement leur style n’a pas changé, les riffs à la guitare sont tantôt profondément massifs lourds et malsains comme par exemple dans « Barbarian » , tantôt enragés et d’une violence inouïe comme dans « Fleshripper » La basse elle, est toujours aussi dure, oppressante et volumineuse, elle s’inscrit définitivement comme le point d’introduction adéquat à des tracks tels que« Drowned In Your Blood » ou « Funeral Feast » ; Elle est à la fois le calme avant la tempête et le regain pulsionnel déclenchant l’holocauste. Le chant, néfaste et sépulcral est toujours aussi farouche et, est un hymne parfait à l’homicide froid et impulsif. Les beats n’ont rien perdus de leur démence fantasmagorique originelle : Les mitraillages à la double pédale sont pantagruéliques, le matraquage de la caisse claire est gargantuesque, les cymbales se font saigner sans états d’âmes et, de temps en temps les passages plus allongés et lents sont eux aussi très efficaces lorsque le blitzkrieg daigne subir des accalmies. Pour achevez ceux qui seraient déjà en pleine agonie et, comme vous l’aurez tous compris, Mortician reste intègre et fidèle à ses objectifs. La tronçonneuse est bien huilée et, est entre de bonnes mains. La carcasse de Leather Face peut reposer en paix. Après quelques tournées au Texas et à Chicago, et après avoir participé au Milwaukee MetalFest de septembre à Août 1999 pour promouvoir « Chainsaw Dismemberment », une nouvelle boucherie ouvre ses portes aux initiés en juillet 2000 sous l’enseigne de « Domaine Of Death ».
Cette galette se rapproche plus de « Hacked Up For Barbecue » que des autres réalisations. Les samples sont très intense et sont tirés des oeuvres de David Cronemberd ("Brood of Evil" par exemple), de Dario Argento ou même de Sam Raimi dans le titre « Necronomicon Exmortis » (se rapportant à Evil Dead II). Ce qu’il y a d’étonnant dans cet album, et qui paradoxalement en restant très fidéle aux origines rompt quelque peu avec ces dernière, c’est le nombre de minutes que comptabilisent des titres tels que « Cannibalized » ,« Telepathic Terror », « Extra Uterine Pregnancy » « Necronomicon Exmortis » ; Ces derniers avoisinent les cinq minutes de charcuterie auditive , alors que le trio nous avait habitué à bien moins dans le passé en vertu des nobles codes du genre. Les rythmiques guitares sont plus cassées, les break plus fréquents qu’auparavant et les moments les plus intenses sont devenu plus complexe, on sent bien que depuis ses débuts, Mortician a énormément progressé et a énormément gagné en technique. De plus, « Domaine Of Death » se rapproche de temps en temps plus du Death que du Grind, cela explique alors le temps rallongé de certain morceaux. Les Palm-mutes sont d’une redoutable efficacité, tant pour leur rapidité et leur complexités que pour leur sonorité apocalyptiques notamment sur « Cannibalized ».Certains accords, tout à fait novateurs, putréfient totalement la sonorité des bonnes vieilles quintes , notamment au début de « Telepathic Terror » . Même le chant, lui, a gagné eu précision, en rapidité. Je trouve même que sur cette album, les grognement ont un peu perdus leur aspect nécrophiles, bien que beaucoup plus cru et expéditif. D’un certain coté l’on ne peut pas dire que cela soit une mauvaise chose. La basse et son timbre si macabre , toujours aussi saturé seconde la guitare avec précision, et lui donne une dimension très malsaine, laissant derrière elle une longue traînée de sang putride. En ce qui concerne la programmation de la démoniaque boîte à rythmes, encore une fois il n’y a rien à redire !!! Sa rapidité et ses nombreux changements de rythmes, passant du pilonnage intensif sur « Domain Of Death » au mid-tempo sur «Extra Uterine Pregnancy » , furent à mon humble avis laborieux lors de leur programmation. Le groupe a aussi réalisé deux reprise, « Pulsating Protoplasma » de Pugent Stench et « Extra Uterine Pregnancy » de Disastrous Murmur, qui restent correct même si je ne suis pas amateur de ces deux groupes. Certains diront que cette galette est bien décevante, qu’elle n’est plus que le vestige d’une époque révolue et, que ce groupe est définitivement voué à ne faire plus que du pseudo Death Grindisant….Hahahaha !!! Les trous du cul !!!!!! Ce qui les attend risque fortement de leur fermer le claque merde !!!!!!!! Pour ma part, même si il n’est pas mon album de prédilection, cet album à su rassasier ma soif de sang et mon insatiable appétit de bidoche bien sanguinolente !!!!!! Une Tuerie sommaire à posséder !!!
De novembre à Décembre « final Blood Sessions » est enregistré par ce nouveau trio. Le nouveau line-up de cette formation est donc composé de Will à la basse et au chant, Roger à la batterie, et Ron à la guitare. Enregistré en novembre et décembre 2001 au Primitive Recording Studio, Mortician est donc de retour avec ce nouvel opus. Il s’agit d’un album à mi chemin entre le best off et le live. Cette réalisation représente bien le groupe New Yorkais, car il s’agit d’un échantillon de certains de leur meilleurs titres enregistré en studio. Une véritable réussite même s’il n’y a rien de nouveau !!!! Le son est vraiment de bonne qualité et, les parties batteries organiques procurent aux morceaux une très grande puissance ; Puissance bien différente de celle que l’on trouve sur les précédentes oeuvres. Tout les plus grands classiques comme « Chainsaw Dismemberment », « Necrocanibal », ou encore « Drilling For Brains » sont présent. Par contre on se démarque ici pas mal du passé car, tout les morceaux sans exception sont exempts de samples, ce qui n’en fait pas ici un concept album, et ce qui renforce la linéarité des titres proposés. Ceci est assez dommage lorsque l’on sait que Mortician fut l’une des première formation Brutal Death Grind à vraiment utiliser des samples ; Bien avant que cela ne devienne la trademark du style. Dans tout les cas, que l’on pense qu’il s’agit là d’un coup purement commercial, d’un palliatif à un manque d’aspiration après des années de bons et loyaux services ou, tout simplement un recueil destiné aux adeptes, quelle jouissance de pouvoir (re)découvrir bon nombre des titres les plus bestiaux et primitifs du répertoire du groupe!!! En avril 2001 Mortician exécute une tournée Européenne avec des groupes tels que Darkside, Arkhon Infaustus, avant de passer au Mexique avec Malignancy pour effectuer deux dates. Ils participent aussi au Wacken en août et à l’Euro Festival en Belgique. Début 2002 Will Rahmer et Roger Beaujard écrivent vingt nouveaux titres et les enregistrent en juin pour leur nouvel album Cette gallette est la dérniere réalisation de Mortician à ce jour, et il faut dire, qu’encore une fois ils n’ont pas fait dans la contine pour enfants !!!!!
Au niveau de la musique il n’y a rien a redire, du bon vieux Mortician comme je l’affectionne tant !!!! Même si moins technique que sont prédécesseur qu’est « Domaine Of Death », l’on a affaire ici à un opus de très bonne qualité. Le son semble se purifier (mais pas les paroles) de plus en plus, il ne sature plus comme avant, mais reste bien macabre quand même ! J’entend ou vois souvent des gens, qui en parlant de ce groupe, disent, que posséder un de leur album suffit pour connaître tous les autres, ils se trompent et cela me fait bien rire, car chacune de leur œuvre, que ce soit au niveau des textes ou au niveau de la musique, dégage une aura si malsaine, si particulièrement sépulcrale qu’elles sont pour moi indispensables!!!! Mortician n’est pas fait pour les trends en manque de sensation fortes qui pogotent juvénillement en se bourrant la gueule à la bière, comme dirait Eriogerg de Cavaticus. Non, chaque album sans exception s’écoute seul et religieusement dans les tréfonds d’une cave mal éclairée et poisseuse en dégustant avec passion des monceaux d’une barbaque refroidie depuis quelques semaines…. Passons à la musique maintenant. Très intense, ultra rapide, et oppressante, elle est une fois de plus à la hauteur de mes espérances. Les samples qui introduisent les morceaux sont encore une fois très présent, cruels, et surtout toujours aussi immoraux. (La gente féminine a de quoi s’en faire…hahahah). La guitare, toujours aussi lourde et incantatoire semble sortir des abîmes terreux d’un vieux cimetière emplit de drames et, laissé à l’abandon. Sans aucune fioriture, les riffs ultra speed, brutaux, entrecoupés de passages de tueurs beaucoup plus lent, dépressifs, sont d’une efficacités redoutable notamment dans « Dead And Buried ». Pour ce qui est de la basse, il n’y a encore rien a redire, son extrême saturation extermine toute trace de vie. Son grésillement me fait penser au crépitement d’un cadavre rongé par la vermine. Le chant, à l’instar du « Domaine of Death » résonne beaucoup plus, et sonne plus nekro, bien qu’un peu plus sourd. La batterie programmée est très bien maîtrisée, les blast beat sont vraiment très rapide, et carrément inhumains comme par exemple dans “Chopped to pieces”. En somme, inutile de s’engouffrer dans des développements sans fin. Nous aboutissons dans tout les cas au même constat que pour les précédentes œuvres. Le cadavre bouge encore et, n’est pas prêt de trouver un adversaire capable de le détrôner de son statut de meilleur groupe de sa catégorie !!!! Contact : http://members.aol.com/Cremated Par Verrukose-Urethra |