
« LEX TALIONIS est
notre interprétation de ce qu’est pour nous l’esprit du metal.
Nous essayons d’apporter au metal une infime part de ce qu’il nous
a offert. Il a changé nos vies. Nous faisons cette musique
pour que, quelque part dans le monde, la vision d’un fan de metal
s’étende un peu plus loin sur les terres de la violence musicale. »
P. M. R. Le groupe Toulousain, Lex Talionis est fondé en 1996 par le guitariste compositeur Pierre Marie Reverdy, dans le but de repousser les limites de l’extrême en matière de violence musicale. Après deux démo très appréciées dans le milieu de l’U.G Français (dont la mémorable « Ultimate Barbaric Bestiality » un mur sonore déjà très expéditif et brutal), plusieurs dizaines de concerts, en France en Espagne et en Italie et, diverses tractation de personnel, ce quintette se stabilise de façon durable. En effet, depuis 2000, Lex Talionis est composé des quatre même musiciens, qui sont, Jérémy au chant et au clavier, Nicolas Gleizes à la Basse, Yannick Morrisset à la guitare et de Pierre Marie Reverdy à la composition des morceaux, des lyrics et à la guitare. Dés lors le quatuor paré de détermination est prêt à vaincre et, comme en période de guerre, la technologie va être utilisée dans Lex Talionis au service de la brutalité. Cette attitude paye puisque peu après la sortie de leur dernière démo, Lex Talionis obtient un grand nombre de propositions de labels et, oriente finalement son choix vers Dead Sun Rec, label français travaillant avec des groupes aussi cultes qu’Agressor ou même Master et jouissant d’une large distribution mondiale.
Cet album reçoit un accueil colossal en Europe de l’Est notamment en Pologne et en Russie ou même un peu plus vers le sud, en Grèce entre autres. La galette entre les mains et, sans l’avoir encore écouté l’impatience me gagna rapidement de voir ce que ce combo, dont le nom évoque la loi qui exige de punir l’offense par une peine du même ordre que celle ci, avait dans le ventre avec une production professionnelle. Les premières secondes d’écoutes de l’apocalypse musical condensé dans les quelques vingt-neuf minutes de ce manifeste belliqueux suffirent à me déboîter la gueule !! La boîte a rythme, toujours volontairement exacerbée, nous mitraille littéralement de plein fouet : Les caisses, telles le déluge d’une mitrailleuse lourde en action, ne semblent prêtes à stopper l'offensive que lorsque tout les ennemis griseront à terre ; Les cymbales inspirent un crépitement frénétique de douilles tombant au sol… De quoi faire passer les membres du très drôle Diabolos Rising pour une bande de gays sur-lubrifiés répétant les scènes de leur premier tournage amateur !!!!! Les guitares quand à elles, sont suprêmes et réalisent une fusion plutôt ardue, celle d’une bestialité très crue et d’une maîtrise technique quasi royale qui n’hésite pas à apporter des mélodies : La puissance épique et martiale de « Inhuman Violence » viens, comme l’on peut s’y attendre, de rythmiques très brutales empruntées au DM et, même à d’indéniables influences TM puisque par attachement à cette dernière scène , « Inhuman violence » se veut être un clin d’œil à « The Ultraviolence » de Death Angel ( Les amateurs du genre ne s’y tromperont pas…). Les leads de leur coté confèrent à l’ambiance déjà très dense de l’ensemble une aura solennelle très forte en déversant, avec une virtuosité qui ne semble pas appartenir au commun des mortels, un flot épileptique de tappings très profonds et autres douceurs qui dévoilent un goût prononcé pour des guitaristes tels que Malmsteem. Le chant lui, tout aussi redoutable qu’incroyablement précis, colle parfaitement au reste des parties instrumentales et, l’on peu dire que la variation de tons passant du registre black écorché a celui du Death ultra guttural procure a cette album, comme souvent lorsque l’alchimie est réussie, une puissance toute particulière !! Le synthétiseur est également une facette primordiale dans la personnalité de Lex Talionis qui, tout en conférant un mysticisme fascinant à l’œuvre, joue aussi énormément sur l’aspect guerrier, martial, précédemment cité. Digne du plus sauvage, démesuré et monumental des péplums il contribue tantôt, que ce soit par nappes ou par solos, à assombrir certains passages d’une rancœur, d’une nostalgie profonde, tantôt à relancer avec une rage vertigineuse et sans merci l’assaut. Pour terminer sur l’aspect musical de cette tuerie, un petit détail qui a son importance et, qui concerne la production : Il semblerait qu’un mauvais mastering de la part d’un technicien du son du Masterlab, ayant coupé les extrêmes graves et poussé les aigus au maximum, soit responsable de la production un peu plus Black que Death de cet opus, et donc un peu plus agressive ; Certains trouverons probablement l’ensemble peu agréable à écouter car trop rude pour les tympans, personnellement, je ne m’en plains pas. Si l’on supplante l’aspect musical de « Inhuman Violence » et, au delà des remerciement où figurent entre autre Charles Martel, Charles 1er Le Grand ou Napoléon 1er l’on ne peut que remarquer avec plaisir que le groupe ne porte pas son nom au hasard tant la textuelle est explicite : Les sujets, ici récurrents, sont bien évidemment axés autour de la guerre, la notion de vengeance privée , la souffrance, la mort comme le suggèrent des titre comme « Sentenced To Death » où mis face à l’évidence que tout individu est un mort en sursit, il faut lutter et tuer l’autre pour survivre ; « War Domain » où est illustré le fait que tout guerrier en puissance n’est pas voué au repos ni à la jouissance de ses lendemains victorieux mais au combat perpétuel ; « Erase » qui met en scène une civilisation massacrée et, dont ses survivants ayants vus les leurs proches se faire tuer, violer, torturer nourrissent leur désir insatiable de vengeance ; « I’ll Thrash Your Grave » qui expose la trahison d’un vieux frère et le châtiment qui en découlera… En conclusion, Lex Talionis propose ici quelquechose de véritablement novateur et avant gardiste. Il y fort à parier que beaucoup verront avec dégoût en « Inhuman Violence » l’ambassadeur d’un genre musical nouveau ouvert vers une forme de Cyber Brutal Death Technique. Pour ma part et exceptionnellement, je ne tiendrais pas compte de ces facteurs d’intégrité. Même si certaines choses sur cet album me rebutent légèrement, j’estime qu’il véhicule certaines idées, valeurs, suffisamment extrêmes et fortes pour trouver sa place en temps voulut dans me lecteur ravagé de ma chaîne. Peu de temps après son invasion sur le marché, ce premier opus suscite un intérêt non négligeable. Suite à ces répercussions plus qu’encourageantes, le quatuor donne quelques concert en France et un peu partout en Europe sans jamais perdre son objectif premier : Composer un nouvel album.
Inutile de préciser que enfanter un digne successeur à « Inhuman Violence » s’annonçait d’emblée comme un pari difficile à tenir, une tâche relevant d’un héroïsme masochiste et, il faut attendre la noble année 2003 pour se faire une opinion propre de cette nouvelle œuvre au nom si évocateur et appétissant. Une fois de plus, les secondes qui matérialisent les premiers souffles de cette bête d’un peu plus de trente deux minute se révèlent gargantuesques et font vite prendre conscience à l’auditeur que la division de P.M.R n’est toujours pas décidée à faire de prisonniers !!! Les parties de guitares sont de toute évidence, grâce à une prod plus appropriée car plus orientée dans les graves et donc vers le DM, plus brutales, carton et puissantes. La manière de les concevoir à encore gravit un échelon de technique et, leur laminage de Brutal War Metal n’en est que plus hyperbolique et varié. L’on retrouve évidement ces déferlantes hallucinantes de riffs Brutal Death presque grindisants constellés de palm-mutes mais, ces décharges sont entrecoupées d’une foultitude de solos bien plus massive et variée que dans le passé. Lorsque l’on écoute les leads de malades qui parsèment « The Suprême Agression », on comprend mieux pourquoi un panel aussi hétéroclite de compositeurs tels que Malmsteen, Tony Mac Alpine, Patrick Rondat, Trey Azagtoth, Chuck Schuldiner, David Gilmour, James Murphy, Jean Michel Jarre, Serguei Prokofiev, Richard Wagner… figure dans les remerciements. Toujours au sujet des cordes et, pour revenir à quelque chose d’un peu plus basique, précisons également que Lex Talionis reste fidèle à ses origines Heavy et Thrash en en incorporant un peu plus d’éléments dans sa musique. En ce qui concerne les percussions, il est évident que Lex Talionis ne serait pas Lex Talionis sans son éternelle et fidèle boite à rythmes ! Cette particularité est devenue l’une des principales marques de fabrique de son art (le livret contient d’ailleurs la mention « No fuckin’ drummer used on this record » !!!!!) et, contribue de surcroît avec l’épileptisme maladif des solistes à créer la froideur cybernétique que le groupe recherche. Pas de changement donc sur ce point. On ne peut que relever une nouvelle fois une progression technique non négligeable : Les beats son toujours furieux à outrance et à en démembrer sanguinairement un batteur de Grind mais, ces derniers se sont diversifiés. Progression logique pour suivre celle des guitares et basse. Ainsi, les blast n’ont de cesse de se muter en de multiples changements de rythmes ; Le martelage s’apparente parfois à celui de tambour de guerre ce qui contribue à créer une aura martiale encore plus frappante que dans le passé… On sent un travail de programmation fastidieux et précis. Au delà du perfectionnement de l’ensemble, le principal changement viens du chant, puisque on ne retrouve plus l’alternance Black/Death qui faisait la spécificité de « Inhuman Violence ». L’accent est uniquement mis ici sur le Death avec des consonances très crues et profondes que certains chroniqueurs ont pus judicieusement rapprocher par moment de certaines personnalités du genre. Toujours au sujet du chant, il semblerait que Yannick Morisset place quelques phrasés Heavy sur « Leaving The Grave Of Submission », dans ce cas, il faudrait qu’on m’explique car soit je n’ai rien pané, soit je me suis par mégarde laissé submerger par le déluge… Enfin, on retrouve les plans de claviers tantôt par nappes, tantôt en solos et, leur vocation et leur efficacité n’a pas changée. Je pense qu’il n’y a pas grand chose à ajouter musicalement. Pour ce qui est des paroles, l’esprit n’a pas changé. Ceux qui resteraient dubitatif face à la symbolique de l’artworh n’ont qu’à se plonger dans la lecture des lyrics : Le caractère futuriste est un peu plus exploité que dans le passé, mais la toile de fond reste la guerre et la vengeance. En conclusion, après leur premier album déjà très traumatisant pour tout puriste, Lex Talionis arrive encore à surprendre avec ce second album qui se veut être une fusion de l’ancienne sève avec des support techniques modernes. Dans tout les cas, ma position reste ici la même que pour « Inhuman Violence » autant pour l’aspect idéologique que pour l’approche musicale même si un goût ici un peu trop prononcé pour le cybernetisme me gène et me rebute sur un certain nombre de passages et que en conséquence j’ai un léger penchant pour le coté cru et plus « dépouillé » du premier album. Contact : DeadSun Records Verrukose Urethra |