Bien
qu’assez discret et visiblement distant des trop nombreuses complaisances
médiatiques qui parsèment le mouvement Black Metal,
hexagonal ou non, ce quatuor enfanté en 1997 quelque part dans
les forges les plus enfouies de la très active scène
parisienne underground, a rapidement su se créer une aura et
réputation. Je n’ai découvert que très peu de choses et informations à ce sujet. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir approfondit les recherches. Ce « Of Witches And Celts » est la première demo de Griffar et, d’après ce que j’ai pu glaner ça et là, elle fut tout d’abord propagée dans l’underworld sous forme d’une démo tape strictement limitée à cinq cent copies avant d’être réédité par Iso 666 en format Cd, probablement du fait d’une demande pressante et ne désemplissant pas. J’avoue ne pas savoir par où débuter cette review de « Of Witches And Celts » tant le rendu est dense, intense. Avec une durée d’une cinquantaine de minutes pour quatre tracks, il est difficile de voir en cette première réalisation une simple démo !!!! Il s’agit là, comme le dirait si pertinemment camarade Nilfheim, d’une véritable incitation au voyage !! De surcroît, si Griffar se contentait de nous balancer la purée de manière classique, avec les ingrédients et traits caractéristiques revus et corrigés du genre, la besogne serait beaucoup plus aisée à palper et à exposer mais, il n’en est rien !!!! « Of Witches And Celts » est loin de nécessiter une seule écoute pour tout cerner. Il est généralement facile de rattacher à chaque groupe un certain nombre d’influences et d’inspirations, mais, sûrement pas dans le cas présent. L’aura de Griffar est assez unique de sorte que aucune comparaison avec tel ou tel aïeul ne parvient à toucher mon esprit et, s’il y avait lieu d’avoir matière à effectuer de quelconques rapprochements, nous frôlerions le catalogue sans pour autant parvenir à être objectif. Tout y est ! Cette horde est incontestablement brutale dans son approche mais, s’adonne en même temps à une émulation qui semble ne pas connaître de limites sans pour autant lorgner vers un hideux mélange des concepts. Les cordes alternent en permanence mélodies obscures et occultes étroitement ancrées dans le style inhérent à la scène française ; Phases augustes, épiques, voir martiales qui ne peuvent qu’appartenir à des être purement païens ; Et, au delà du Black Metal, feelings et approches plus Death Metal, parfois proches de l’arrogance Thrash Metal. Dans chacune de ces casuistique, les techniques utilisées sont diverses et tirent partie des meilleures composantes des genres ce qui laisse supposer un travail d’arrangements harassant et minutieux pour donner une véritable dimension épique et labyrinthique aux morceaux qui dépassent tous les dix minutes. Les batteur est impressionnant en tout point de part son incontestable faculté d’adaptation. Sa technique, sa rigueur, justesse sont remarquables dans la diversité procurée et nécessaire pour coller correctement au travail des guitares et de la basse tout en restant systématiquement brutal et implacable. Rien à redire non plus au niveau des lignes vocales toutes plus impériales et bien calées les unes que les autres. La masse de travail est clairement perceptible et, est mise en valeur par une production adéquat si bien que malgré quelques essoufflements, il est relativement difficile de trouver le temps long du premier claquement jusqu’à la dernière note. Le nom de cette œuvre suggère à lui seul toute l’ambivalence et la richesse lyrique proférées par les paroles puisque « Of Witches And Celts » peut être subdivisé en deux chapitres distincts : L’un étant consacré à la sorcellerie et ses méfaits et, le second à la gloire triomphante des faits de guerre et périples celtes. Voici donc quelque chose d’à la fois totalement non conventionnel et terriblement intègre. Très impressionnant ; Fortement recommandable ; et à part sur la scène hexagonale. Kontact : Sperm. S. |