Voilà un bon moment que je me tâtais à faire une chronique de ce « best-of » de l’un des plus ancien groupe de NSBM, j’ai nommé GONTYNA KRY.  
Ancien car, même s’il n’est pas connu de beaucoup de gens, ce groupe existe quand même depuis 1993, et a subit de nombreux changements de line-up.   
Il est vrai que l’on ne cite souvent comme groupe de BM polonais que Graveland, Veles ou Capricornus. Et pourtant, s’il est bien un groupe qui a su rester underground, c’est bien Gontyna Kry. Le groupe a été très peu distribué en France, sauf par certains distributeurs, et encore…
L’album ici chroniqué est donc un « Best-of » des démos parues entre 1994 et 1999.
Treize titres qui vacillent entre le Dark Ambiant, le NSBM et le Pagan Folk.
Vous l’aurez donc compris, les textes traitent aussi bien du paganisme, que du national socialisme ou de la guerre.          

La médiocrité sonore des démos du groupe, ainsi que leurs raretés ont véritablement pour but de cibler les « puristes » du genre, à l’instar d’autres groupes bien connus dans ce domaine.      
Je ne citerais pas les groupes visés afin d’éviter une nouvelle polémique à propos des groupes supposés underground.            

Nous avons donc ici un « best-of » qui nous propose entre chaque titre BM, des morceaux ambiant ou Pagan Folk qui, même s’ils sont souvent très courts, ne laisseront aucun auditeur indifférent.      
Le côté guerrier est très présent dans ces morceaux, et procure presque un sentiment de nostalgie envers une époque qui nous est inconnue et dont seuls les livres peuvent témoigner.         

Les morceaux ambiants et Pagan Folk sont tellement profonds dans leurs compositions, qu’il est facile de se laisser envahir par l’atmosphère qu’ils dégagent, tant ils sont chargés de haine, de cette nostalgie païenne dont je parlais plus haut, et de nationalisme polonais.  

Les morceaux BM sont tantôt rapides, tantôt lents, et ne manqueront pas de rappeler à l’auditeur les grands noms de la scène Black Métal comme Burzum, Absurd, Seigneur Voland etc…     
Le chant ( si tant est que l’on puisse parler de chant dans l’art noir ) est une véritable explosion de haine, qui, semblable à une mine à fragmentation, vous saute au visage et atteint chacune des parties de votre être intérieur.        
Les paroles sont suffisamment audibles pour permettre à l’auditeur de partager pleinement le point de vue de leur auteur, et ainsi lui permettre de s’immerger complètement dans les morceaux proposés.           
Le seul point faible de ces productions ( qui n’en est pas forcément un d’ailleurs ) est la médiocrité de l’enregistrement de ces même morceaux. En effet, pas besoin de sortir d’une école d’ingénieur du son pour deviner qu’ils ont été enregistrés en studio de répétition, et non en studios professionnels.          

Vous l’aurez donc compris sans problème, sorti de ce côté underground qui lui colle à la peau, le groupe ne se démarque pas plus que ça de ses compatriotes polonais.
Tant soit du côté musical, que du côté idéologique.      
Au contraire même. Par moment je dois bien avouer que j’ai eu l’impression d’écouter du Capricornus ou du Graveland.    

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