« Mocking The Philantropist » est le premier album de Grand Belial’s Key. Celui-ci a été capturé au Crucifier Studio, la tanière de The Black Lourde Of Crucifixion, batteur et vocaliste de G.B.K., alors que l’année 1996 touchait à sa fin les vingt quatre et vingt cinq décembre, dates volontairement symboliques renvoyant avec une véhémente ironie à la supposée naissance du mensonge.

Cet opus fut originellement pressé en alliance avec Wood Nymph Records, aujourd’hui disparut, tout d’abord sous forme de double vinyl en 1997 puis sur format Cd en 1998 . Mais, après un vent de boycott européen affilié à une certaine branche politique humanitaro-altruiste et éthiquement hypocrite Wood Nymph Records du, incapable de rentrer dans ses frais, rendre les armes et, se vit contraint de passer à la trappe, comme déjà beaucoup d’autres petites structures passionnées, sous les coups de boutoirs insidieux du système fiscal en vigueur.

Ce « Mocking The Philantropist » n’ayant, dans ce tumulte hideux, pas bénéficié de suffisamment de temps pour affiner le statut de pièce culte qu’on lui reconnaît aujourd’hui, il fut réédité avec l’accord du défunt label, car, comme le groupe le scande lui-même « No Boycott Can Stop Us ! »

La version se trouvant actuellement entre mes mains et servant de support à cette chronique est le format pro tape édité chez les Ukrainiens de Propaganda Recs et, reste, visiblement et selon les dires de certains, l’un des derniers moyens de s’approprier cette œuvre légendaire.

Dés immersion dans les arcanes tortueuses de « Foul Parody Of The Lord’s Supper », le premier track, Grand Belial’s Key impose à l’auditorat un style très personnel et original en ce qu’il est à la fois très cru, raw et subtile, mélodieux. L’on pense imparablement au visage que pourrait revêtir le rejeton le plus impur d’une union charnelle entre la quintessence prodigieusement harmonique, intègre et complexe de notre Blessed In Sin national et, la verve primitive, épurée et indécrottablement Old School d’un bon vieux Hellhammer de derrière les fagots ! Il est agréable de voir qu’en des temps quelque peu reculés où le conformisme scandinave de Dark Funeral et consort commençait déjà sérieusement à faire de lourdes émules, certains artisans réellement au service de la flamme noire du Black Metal n’étaient pas disposés à renier l’essence séculaire du genre, ses rustiques influences et, restaient ainsi conscient de la nécessité de lutter à la préservation d’un substantifique panthéon.

Les guitares massivement déployées par Gelal Necrosodomy et, lourdement appuyées par la basse très profonde et obscurantiste de Der Stürmer, sont très riches, inspirées et donc variées. L’on sent que les racines métalliques et les références du bougre sont inhérentes à l’indécrottable vieille école, entremêlant de façon complexe et talentueuse le primitivisme minimaliste des premières heures où les frontières entre Black Metal et Death n’étaient encore pas clairement établies, syncopassions témoignant d’un goût certain pour la verve insolente thrashysante et, longs passages mélodiques tortueux, solos sporadiques, feeling haletant et de tortueuses échappées en tierces typiques au Heavy Metal Old School ; Le tout en des structures de tracks très poussées et, appuyé par un son de disto des plus rustique à la fois très limpide et crasseux et donc emplit d’une personnalité très racée !

Sur ces bases solides la batterie exécutée par The Black Lourde Of Crucifixion témoigne d’un feeling très aéré, alambiqué. Sa frappe toute en relief, eu égard au jouissif passéisme exposé par les cordes, développe un jeu dont la fréquence rythmique s’avère la plupart du temps plus harsh qu’épileptique. Les blasts sont en effet bien rare face à cette prédominance de mid tempos très modérés mais, la puissance et la vigueur n’en demeurent pas moins les maîtres mots de ce marteau pilon très catchy ! Ses vokills sont coulés dans la même forge séculaire en ce que, très rauques et agressifs, ils se situent perpétuellement à la charnière du Black et du Death.

Soulignons la présence, sporadique au cœur des morceaux ou plus massive à titre d’interludes, de claviers exécutés par une certaine Lilith, lesquels, empruntant souvent aux tonalités de l’orgue classique, renforcent incontestablement la dimension religieuse exprimée dans les lyrics de Grand Belial’s Key.

Grand Belial’s Key ne fait pas partie de ces groupes à la mord moi le nœud empreint d’un satanisme caviard et décérébré qui pullulent de nos jours, lesquels ne sont généralement capables que d’arborer le rassurant symbole du pentagramme et de gueuler Hail Satan à tout va pour justifier leur haine des trois sœurs, s’intégrant par là et dans leur immaturité parfaitement dans les rouages obscurs et de substitution du judéo christianisme. Non ! Délectez vous des lyrics intégralement retranscrits dans le packaging et constatez que, probablement bercés par de longues éruditions nocturnes à la lueur des bougies, leur écriture regorge d’une culture et d’une verve savoureuse de luxure et de hargne n’ayant de cesse de dénoter les incohérences des cultes monothéistes, leurs inconsistance et, de les tourner en ridicule. Cet album ne porte pas son nom au hasard et, par ce biais, nombre de dogmes et de rites, si chers à la populace gériatrique pourrissant en nos campagnes, revêtent leur véritable visage, bien moins politiquement correct et altruiste !

Pour tout ceux et celles qui se sentent désabusés par les tournures que prend la scène actuelle, il reste bien heureusement des groupes tels que Grand Belial’s Key qui par cet album offre un hommage très dense et noble au véritable underground !

KULT !

 

Tout comme Lucifugum en son temps, avec le légendaire "on the sortilage of christianity", Grand Belial's Key a marqué d'une pierre noire la scène extrême avec une œuvre subversive qui lui aurait valut le bûcher sous l'inquisition.
Forte d'une renommée et d'une longévité sur lesquelles je ne m'étendrais pas,
l'entité GbK propose de revisiter les bas-fonds du christianisme de manière très personnelle. Point de florilèges satanistes ou de folklore panthéiste, ici;
cette mascarade qu'est la foi, cette faiblesse qui trouve dans la dévotion un alibi suffisant, seront désormais souillées par le trio que forment gelal necrosodomy (maître d'oeuvre), demonic et the black lourde of crucifixion (évidement batteur vu les poteaux qui lui servent de bras). « Judeobeast assassination » est un recueil de blasphèmes les plus immondes proférés à l'égard de la genèse judéo-chrétienne, sans concessions dans le vilipandage de l'histoire incroyable de ce junky et de ses errances qui furent tournées en exploits par une tripotée d'enculeurs de
mouches; épopée visqueuse et poissarde dont moult fientes se réclament ( et acclament) aujourd'hui encore...

Cette culture du blasphème bien gras serait donc la base conceptuelle et textuelle de "la chose", musicalement peu harmonieux et volontairement laid ce death-black allie des influences diverses pour répandre son venin à la gueule des féodés de dieu. Les mélodies (que Dave mustain lui même ne renierait pas) côtoient sans aucune transition les riffs les plus barbares qui permettent a black lourde de faire pétarader sa double grosse caisse au rythme frénétique d'une branlette
de moine. Cette alchimie toute particulière est propice à entretenir les instincts les plus vengeurs et générer un dégoût sans borne à l'encontre des "faibles" et des bonni menteurs.

De black ne subsiste vraiment que le chant qui vire assez souvent vers un phrasé brut et haineux assez rauque mis à l'honneur dans des refrains d'une véhémence quasi possédée... Dans ces conditions, je ne donne pas trois secondes à un ecclésiastique pour être pris de violentes diarrhées à l'écoute de cet album qui transpire de dégoût et mépris.

Exempte de claviers mielleux, par sa froideur et son arrogance, l'oeuvre de GBK s'érige, tel un monolithe d'intolérance, face à cette humanité béate, qui aux plus froides heures de l'hiver, aime à se frictionner mutuellement les méninges de ces contes pour handicapés moteurs que sont les livres saints.

Dépeintes dans une atmosphère viciée, les étapes successives de la vie de Jésus sont décrites avec ironie et mépris; rejeté par son propre peuple et les pharisiens, des théocrates détestables, le christ est mis en scène dans un nomadisme peu reluisant de 40 jours où il consommera diverses drogues propres à l'entretenir et l'encourager dans son lamento poussif. Le peuple de Nazareth en prend pour son grade lui aussi, décrit comme des proxénètes, des pédophiles et des fétichistes qui répandent leur sperme en guise de passe temps.

 Des titres comme « satanicunt », « the shitagogue » ou encore « fecal parturition » , musicalement excellent recèlent un lyrisme particulier, certaines vérités côtoient des éléments tout aussi contestables mais qui font de GBK un band couillu et qui ne saurait mâcher ses mots.


En résumé toute la foutue fange de cette époque qui a contribué de près ou de loin à la construction de ce mythe est passée à tabac, et peut importe si l'ego de l'auditeur s'en trouve froissé, GBK n'en a que foutre et c'est pour ça qu'on les aime....

Je pense que la source de leur venin n'est pas prête de se tarir, évoluant dans un pays profondément puritain et ultraconservateur; l'enfant monstrueux GBK n'est que l'émanation, l'expression même du fait qu'on ne peut résolument pas être honnête en prétendant qu'il existe une humanité unie sous l'égide d'une pensée unique, et qu'il vient un moment ou le barratin pour biggote mal godées doit cesser.


This album was recorded inside Mary's vaginal walls
 (Assembly Line Studio) during Easter (April 8-16)
 to ridicule the Commemoration of the Resurrection of a hobo.

 Contact :
Sperm_of-the_antichrist@hotmail.com
http://grandbelialskey.cbj.net
  

Yiskandar & Sperm. S.