
Bien
qu’il y ait fort à parier que ce nom de bien sombres augures
ne parlera guère à bon nombre de maniaques qui,
dans leur avidité, viendront se damner en cette page, Funerary
Call compte déjà bon nombre de réalisations et
de diverses collaborations à son actif. Pas moins d’une décennie sépare ce « Sickness Falling – Live And Unreleased » coproduit en cette année 2004 par les deux labels gaulois que sont Odium Records & Semen And Blood de « A Comseth De Ors » qui fut visiblement la toute première démo de la bête. S’ensuit en 1995 la démo tape « Damnation Journey » capturée sur les bases d’une improvisation totale érigée en l’honneur du Chaos et de la Destruction avec l’appui de J Read (Conqueror, Revenge, Axis Of Advance…. Pour les incultes). La même année voit le jour un 7 Ep via Infernal Holocaust Productions / Ordo Malleus dévoilant une facette beaucoup plus Dark Indus Ambiant de l’entité. L’année suivante, sur le même type de support, en collaboration avec Gods Disgrace Records And Publishing est capturé avec la participation d’un certain Christ Stanley « Pronouced Unholy ». En 1999 le track « On Locust Winds » parait sur une compilation sortie chez Chtonic Streams et intitulée « On The Brink Of Infinity ». Trois ans plus tard, Funerary Call réitère l’expérience pour « Harsh Action Enlightenment », compilation éditée par NCC / Shturmovik Song. De cet an de grâce 2002 jusqu’à 2003 sont enregistrés deux démos Cd-r à savoir « Promo Winter 2002 » & « Works Of Fire » Enfin, courant de cette même année 2003, Semen And Blood, de part sa volonté de réinstaurer dans notre undergound les cultes de terreur les plus ancestraux produit la tape « Unearthed » contenant « Damnation’s Journey », le 7 Ep de 1995 et, Pronounced Unholy ». Ce « Sickness Falling – Live And Unreleased » quand à lui et comme son nom l’indique, doit être considéré tel un document d‘archive regroupant des titres démos & live jusqu’alors jamais diffusés, à savoir un extrait de la prestation live donnée au Sahain Festival le 30 octobre 1999 et, une poignée de tracks capturés entre 1999 et 2001. Funerary Call se veut être l’essence sonore chaotique et destructrice du noir rituel de magie tel qu’il se conçoit par excellence. Le but avéré n’est pas tant musical que spirituel et, de part une substance tendant à matérialiser l’opposition régnant depuis la nuit des temps entre le bien et le mal, leurs impalpables forces, le dessein ici poursuivit est de susciter en l’auditeur une introspection, de lui donner un rôle actif au sein d’une recherche individualiste de la noirceur en ce qu’elle a de plus opaque et évanescente. Pour se faire, la folie créatrice instable et en perpétuelle évolution se terrant en les entrailles de cette entité nous offre ici un élixir où copulent sulfureusement l’inhumanité morbitaire de la musique industrielle en ce qu’elle a de plus dépouillée via la lacérante persistance d’un flot d’oppressantes et fuyantes résonances d’une froideur métalliques, de rythmes et contre rythmes mécanisés, de relents électroniques disloqués, de sonorités cycliques sans âmes, abruptes de synthétisme paraissant provenir de je ne sais quelle aciérie oubliée des enfers ; La quintessence d’un Dark Ambiant ayant outrepassé les frontières de la création terrestre, humaine gorgé de nappes spatiales distordues, basiques mais porteuses d’étouffants et inavouables maléfices, de mélodies damnées et de sons de claiers variés mais systématiquement insanes ; L’abstraction la plus rustique d’influences bruitistes impliquant, un peu à la MZ 412, leur lot de déchirantes saturations, d’insoutenables fréquences, de larsens perçants et assassins ; Et, tout l’obscurantisme d’une verve ritualistique déversant son lot de percussions hypnotiques, de râles de douleurs, souffrance, délivrance, de mornes et sous jacentes incantations. Tout ces putrides et dérangeants ingrédients, de prime abords et dans leurs dimensions individuelles si simplistes, contribuent paradoxalement en cette orgie, de part des arrangements et déstructurations judicieuses, à enfanter une essence abyssale et richissime s’appréhendant alors tel un voyage initiatique confinant les frontières de l’insanité, de toute émotion humaine, de tout sentiment terrestre et menant ainsi à un degré supérieur de conscience vers les sphères ultimes du chaos originel, du gouffre absolu. Par cette galette qui pourrait bien
résumer à elle seule l’appellation « Nekro
Ritualistc Death Noises » de cette section, Funerary Call
parviens avec réussite à atteindre ses objectifs. Une
réussite pour ma part mais, tout dépends bien évidemment
de la faculté de perception de tout à chacun et, de
sa volonté de transsubstantiation. Tout simplement excellent ! Contact : Odium recs S.A.B. Sperm. S. |