AARGHH !!! Enfin de retour sur un front allemand plus destructeur que jamais, mes oreilles se sont posées sur cette Gesamt Blitzkrieg qu'est Forgotten Darkness; et croyez moi, avec ce « Nacht aus Blut », ce putain de band à de quoi faire parler de lui jusqu'à 2088!!! Rien qu'a la vue de cette sombre relique, mes papilles ont jutées tant le lay out transpire l'élitisme et la pureté. Un album visiblement bien chargé (9 titres) dont le contenu nucléaire est partagé en deux parties; deux parties dont j'élaborerais la description en deux temps de la même manière que le fit Herr S.S.(hails!) pour « A prelude… » 

- Kapitel Krieg - (chapitre: "guerre") 

A quoi s'attendre à l'approche de ce titre si ce n'est à un bombardement massif typique de la scène black metallienne allemande qui semble ne rien avoir oubliée de son Histoire? Car oui, krieg est bel et bien le mot qui convient à cette première partie débutant sur « Einführung » (Initiation).

A l'écoute de cette intro, notre excitation sanguinaire est mise de côtés pour pouvoir laisser place à un temps orageux dont la qualité de samplage est impressionnante. Comme la coutume le veut, c'est une arpège en son clair qui ne tarde pas à pointer son nez en surplombant majestueusement le discours d'un octogénaire teuton (ça doit être lui l'initiateur!) se prenant manifestement pour Nietzsche. Rien de très d'exceptionnel en somme dans ce petit moment de sagesse typique du folklore aryen ayant souvent pour précepte premier de faire passer les vieux pour des demi-dieux.

C'est donc après une longue montée de tension que « Pesthauch » (Souffle de peste) entame les hostilités en démarrant sur la reprise de l'arpège, distorsion, hurlements et double grosse caisse en plus (ça contraste d'ailleurs beaucoup avec le discours du papi). Et là, rien à reprocher, plutôt tout à envier: son de tueur, batteur surexcité martelant tomes et cymbales tel un forgeron endurcit, riffs nobles et emplis de fierté, hurlements chaotiques fusant à la vitesse d'une blitzkrieg, bref un gros mal au derrière en perspective. Tout est grand, pur, et possède un relief très marqué. Cela va de riffs plutôt typés ns à des parties salement brutales en passant par des divisons de tempo géniales. Me concernant, je dirais que la cerise sur le gâteau, c'est l'apparition d'une mélodie en son clair rappelant avec éloquence celle de "into the pantheon" de vous savez qui.

« Nacht aus Blut », le deuxième titre portant avec fierté le nom de l'album, laisse place à un souffle apocalyptique sans concessions en balançant un bourrinage auditif de haut niveau et d'une qualité sonore faisant passer le Abyss studio pour la gay-pride. Bref, rien à signaler mis à part la claque que met ce morceau à la brutalité dépassant presque celle du "Krig" de Gorgoroth.

C'est « BlutvergieBen » qui poursuit l'assaut en débutant sur une violente explosion auditive comparable à celle de "Arising pagans" de Ases. La guerre semble cette fois être menée sur le front païen bien que l'abondance de riffs totalitaire "kaiseriens" demeure. Toujours plus bourrin, toujours plus authentique, ce titre est une véritable apologie de la guerre à travers les âges. A son écoute, une envie subite vous prend d'aller tabasser quelque banlieusards dans votre cité la plus proche en gueulant: DAS IST KRIEG !!!!!!!!!!!!! C'est donc une bien belle boucherie anti-communiste qui met fin à cette première partie en laissant place à une transition atmosphérique des plus militaristes.

 

- Kapitel Sieg - (chapitre: "victoire)

 

Une victoire qui déboule directement telle un panzer à Disneyland avec « Heimgekehrt » (Retour), un titre placé sous le signe d'othala sentant très fort le Endstille et sa gamme d'accords froids et spartiates (la diversité en plus). Riffs de taré (j'ai rarement vu un tel niveau de conviction), à la fois vénérables et emplis de sagesse, mais toujours surplombés de cette aura totalitaire si propre au groupe. On se trouve donc toujours entre excellence et perfection: du grand art que seules les larmes vengeresses allemandes sont capables d'exprimer.

Suit « Leiche für daf Ravenvolf », un morceau hyperboréen opérant dans un style entre Blodsrit et Endstille: une T.U.E.R.I.E ! Elle pourrait justifier à elle seule l'achat ou le vol de cette merveille qu'est « Nacht aus Blut ». L'attaque est initialement lanceé par des roulements de caisses claires si ordonnés qu'ils semblent annoncer la 3ème guerre mondiale. Je vous passe la description tant ces derniers me transcendent, et c'est rare que ça soit le cas. Disons simplement que suite à la première écoute de ce titre, je me suis jeté sur ma carabine pour vider ma dernière boîte de 500 plombs sur une vielle photo de Robert Hue.

Suite à cet assaut mémorable déboule « Drang zur Tat », une ogive nucléaire proche des titres de la première partie vous balançant quelque part au milieu de la Russie, un lance-roquette au poing, en semblant vous murmurer "bute-moi tous ces bolchos (et bistro comme dirait nilfheim, fervent admirateur de cette infâme langue slave)". Un titre d'une brutalité donc très gratuite clôturant avec grâce cette deuxième partie d'anthologie.

On évacue donc le champs de bataille avec une outro atmosphérique arpégée semblant renouer avec le début du cd. Cela suggère t'il l'éternelle recommencement du cycle des saisons? la futilité de la condition humaine se mordant constamment la queue en étant à la recherche d'une autre pour combler son manque affectif ? C'est donc sur nombre de questionnements philosophiques que semble nous laisser le viel aryen du début. Morale de l'histoire: réécoutez le début en essayant de comprendre ce qu'il marmonne (un peu de discipline tout de même!). 

Arrgh! Déjà la conclusion, ce champignon atomique me laisse dans un état si nostalgique que je referais volontairement une autre chronique en vue de parfaire l'apologie que j'en fait en ces pages. Bref, c'est avec la plus grande fierté que je vous recommande ce blasphème bourrin, ordonné, professionnel, et foutrement bien produit rappelant avec sévérité la prédilection suprême de la scène allemande pour l'art noir. De plus, si j'ai pris la peine de le chroniquer, c'est qu'il m'a violemment botté le cul (très très violemment!), les merdes stériles étant destinés à cet infâme charnier pourris qu'est l'oubli.

COOPEREZ, OU BIEN CREVEZ LA GUEULE OUVERTE !!! 

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A.M.S.G.