Avant de commencer cette review, je pense qu’un rapide tour d’horizon s’impose afin de présenter Forest.            
Forest est un groupe de NSBM russe, formé en 1994. La musique du groupe combine l’agressivité des premiers Darkthrone, Burzum et autres grands noms de la scène Black Métal du début des années 90, et l’ambiant dans ce qu’il a de plus agressif.
La première démo du groupe sortira en 1996 sous le même titre et comportera 4 titres. Démo qui sera rééditée en 2003 chez ISO666 avec un titre bonus d’une bonne vingtaine de minutes. Première démo que le groupe revendiquera comme exclusivement réservée à ses amis proches et aux vrais activistes de la scène Black Métal en Russie.       
Un an plus tard sortira une seconde démo de 4 titres. "Zarevom Nad Prakhom".
Editée une première fois chez Stellar Winter Records, puis chez ISO666.
En 2002, un Best-of sortira sous le titre "Forest ". Best of qui en fin de compte se trouvera être la réédition de la première démo           .
Mais c’est en 2004 que les choses sérieuses vont réellement commencer pour le groupe puisque trois albums sortiront cette même année chez ISO666 :
 « As A Song In The Harvest of Grief », « Foredooming The Hope For Eternity » et « Like a Blaze Above the Ashes ».
Et c’est très précisément ce dernier ( « Like a Blaze Above The Ashes » ) que je me propose de chroniquer ici.      

C’est donc par hasard que j’ai trouvé cet album chez un célèbre disquaire parisien ( vous le connaissez tous ), et, je dois bien avouer que je n’ai jamais regretté cet achat. Autant je reconnais ne pas être fan de NSBM, autant je dois avouer que la musique de ce groupe m’a franchement mis sur le cul. Un peu comme le jour où j’ai écouté mon premier album de Burzum ou encore l’excellent « A Blaze In Northern Sky ».
En clair, j’ai vraiment eu l’impression de redécouvrir le Black Métal avec cet album, et je me suis senti comme un puceau dans le domaine lors de son écoute.

Autant prévenir tout de suite, la musique est hyper simpliste. C'est-à-dire que l’on prend trois accords, et on les joue à de rythmes différents. Ni plus, ni moins.
La voix du chanteur semble venir d’outre tombe et est vraiment mise en retrait des instrus. De ce fait, il émane de cette musique une sombre aura qui a vite fait de vous plonger dans un état à la limite de la léthargie.       
Une musique si sombre, qu’on en vient presque à se demander si le groupe ne c’est pas planté dans le choix de son nom.   
Bref, du bon Black Métal comme on il s’en fait peu encore aujourd’hui.

Le premier morceau démarre donc sur une base rappelant Darkthrone. Par-là je veux dire que le morceau démarre immédiatement. Guitares ultra rapides et batterie lancée à toute vitesse, avec cette voix qui déverse sa haine à perdre haleine.
7 : 42min de haine qui n’incitent pas à couper le son, et encore moins à penser à autre chose qu’à la suite de cet album.           

Le second morceau quant à lui démarre tout aussi rapidement, mais n’a rien de vraiment différent par rapport au précédent. Et, c’est précisément là que se trouve la faille de ce groupe. La simplicité des morceaux arriverait presque à induire en erreur lors de l’écoute.       
Mais fort heureusement, l’énergie qui s’en dégage est vraiment différente d’un morceau à l’autre. Un très bon morceau ma foi, même si les 8 : 17min d’écoute rappellent franchement le premier, et à la limite même, pousse à se demander s’il n’avait pas été plus judicieux de la part du groupe de combiner les deux.

Après quoi, le troisième morceau démarre. Nous voilà donc partis pour 16 : 51min d’un Black Métal lent emporté par ces chants de haine. Le but de ce morceau est clairement défini par ses premières notes. Le total abandon de soi, et ce afin de sombrer toujours plus profondément dans la folie douce.        

Après quoi, le dernier morceau arrive. Un morceau ambiant de 11 : 41min. Un morceau ambiant sans synthé. Que des guitare et une basse. Un vrai délice pour les oreilles, surtout après une journée de travail vous pouvez me croire.      

Je terminerais en vous disant que cet album, malgré sa durée, s’écoute facilement en boucle. J’écoute rarement mes albums en boucle, mais celui-ci est tellement bon sur tous les plans qu’il se laisse écouter et réécouter tout seul.

Contact :
http://www.forestnsbm.narod.ru/


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