Il
aura fallu trois ans au combo portugais pour se sortir de ses galères
de line-up pour que finalement sous forme de trio naisse cet album
monstrueux. Un seul guitariste, l’increvable Sabbaoth, rebaptisé
Sepuchral Winds pour le coup, qui maintient le navire malgré
les départs imposés par son joug tyrannique ; il est
d’ailleurs le seul membre fondateur encore présent...
J’ai suivi FD depuis les démos, et il est réellement
plaisant de voir que le chemin parcouru a permis au groupe de se bonifier.
À la base un groupe de cinq activistes de l’UG qui s’est peu
à peu effiloché, chacun vaquant à ses groupes
annexes, pour finalement aboutir à la forme le plus pure du
metal, à savoir le power trio, la mouture la plus efficace
et, cet album en est la preuve ultime.
Si l’album précédent, Tormentor..., était en
grande partie influencé par la scène suédoise,
en essayant de battre le record de vitesse guitare/batterie, Under
the might... prends l’impression laissée auparavant à
contre pied, et pour le coup s’inspire de la scène connexe
à la précédente, c’est à dire la Norvège,
mais sans en prendre les poncifs les plus exécrables du moment.
Le premier titre laisse pourtant croire qu’on va s’en prendre plein
la tronche de manière continue sans aucun répit – ça
sera le cas tout de même mais avec suffisamment d’apports personnels
pour ne pas faire rimer efficacité avec linéarité.
Dès le deuxième titre changement total d’ambiance, de
tempo, bref de tout ce à quoi je m’attendais. Le riff d’entrée
fait irrémédiablement penser à la géniale
démo de SLAVIA sortie chez DRAKKAR pour ensuite partir sur
un riff hyper entraînant et accrocheur...ultra classique, mais
bordel ça fonctionne de telle manière qu’il est impossible
de décrocher.Tout le reste de l’album va être à
l’avenant : SW a compris que les riffs étaient primordiaux,
et c’est logiquement une collection de riffs géniaux aux mélodies
subtiles qui vont s'enchaîner, le tout magnifiquement épaulé
par le batteur qui sans en faire des tonnes varie le jeu pour apporter
un soutien rythmique sans faille. Mais le must c’est le retour en
avant du bassiste, chose existant à la période démo,
et enfin remis en valeur ici – il en résulte des lignes de
basse qui font la différence sur certaines parties (King of
war... et An impious return).
L ‘album est donc éminemment metal, là où d’autres
préfèrent se branler la nouille dans des considérations
pseudo-intellectuelles les dépassant au lieu de faire tout
simplement de la musique, et n’a d’autre objectif que de délivrer
la très mauvaise parole avec succès via un black metal
pur et surtout très dur. Excellent !
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