Les 4 premiers brûlots sont le fruit d’Einsatz Kommando, one man band que je ne connaissais ni d’eve ni d’Adam…. Cette partie intitulée "the forest call " présente un metal complètement atypique, mid tempo, aux mélodies très heavy. Les riffs sont d’un simplisme exemplaire excluant toute redondance, et sont facilement identifiables aux prouesses d’un Absurd par moment. Les vociférations sont gargantuesques et elles aussi atypiques, cela n’est pas à proprement parler un chant "classique ", mais serait plutôt identifiable à des grognements sourds. Le tout est ma foi cohérent, sorte de rac black metal haineux, old school et passéiste, aux teintes de noblesse et de nostalgies rendues palpables par ce côté heavy bien trempé. Atypique, Einsatz Kommando l’est par l’utilisation d’instruments peu conventionnels, comme en atteste le second titre de la galette agrémenté d’un instrument à vent digne d’un biniou breton ? ? ? Peut être est ce un hommage rendu aux ancêtres de sa contrée si cet homme est bien originaire de Galice, côte atlantique espagnole portant évidemment un héritage celtique. Une certaine grandeur se dégage toutefois de ces mélodies simplistes et guerrières, païennes à souhait. Gloire et honneurs sont rendus aux guerriers antiques qui s’illustrèrent par le glaive, au sein d’une nature prospère et généreuse. Telle est selon E.K l’essence même de la vie, une guerre perpétuelle, orchestrée par l’ambivalence de l’organique et du spirituel, un éternel cycle qui ne trouve son salut que par destruction et renaissance. " Revenge " est le titre le plus haineux de la galette, la rythmique saccadée et les riffs bien harsh sont agrémentés de quelques touches electro. Quant au chant, celui ci lui seul vaut le détour, il est comparable aux vociférations d’un garde beuglant au mégaphone du haut de son mirador, jouissif. " The right moment " est la suite logique du concept développé par E.K, les lyrics ont le mérite d’être foutues dans le livret et leur contenu idéologique oscille entre droit du sang, devoir de mémoire et fierté des ancêtres, ce qui fait les fondements de ce concept bien personnel. Je ne m’étendrais pas sur un quelconque jugement de valeur je ne suis pas là pour ça mais il incombe donc aux curieux de se procurer ce disque pour en lire et interpréter le contenu ; quoi qu’il en soit le dernier track est excellent, très puissant, à la rythmique martelée tout comme les convictions, reniant avec force les artifices du monde moderne qui aseptise même les individus les plus réfractaires et mécréants avec son cortège de lois pour faibles et sous hommes, couplé à l’action des pestes du désert qui vinrent souiller les terres ancestrales de leurs préceptes casse-burne et faiblards. L’obédience de ce combo est clairement contre les religions, les sous-homme et les posers ; Cosus est l’instigateur est maître d’œuvre du projet "battle for ancestral lands "qui se situe dans la ligné d’un black metal vindicatif, haineux et revanchard. Les passages lents et majestueux alternent avec des accélérations atmosphériques entrecoupées par des solos guerriers aux arpèges furieux. " eternal heathen war " est une pure débâcle jouée avec haine et conviction. L‘exécution de la rythmique et de la lead se superpose parfaitement pour permettre aux breaks de trancher avec la linéarité du morceau et repartir avec force sur un thème dominant qui n’est pas sans rappeler la froideur et la véhémence du vrai black metal. Le peu d’orgue s’ajoute de façon majestueuse à l’ensemble et lui donne toute son aura cosmique nécessaire à la création de cette œuvre aux dimensions païennes. Le dernier morceau sonne quant a lui a la manière d’un Judas Iscariot, mid tempo, voix grouillante, lead métamorphosée en un mur impénétrable pour finalement virer vers un riff très noble. En résumé ce split est déroutant par le mélange de deux styles musicaux qui ont une manière différente d’exécuter un metal païen ; cependant je ne pourrais conseiller cet opus aux esprits pointilleux et alarmistes ; quoi qu’il en soit l’imbrication idéologie/musique est assez forte pour contenter aussi bien les amateurs de pur metal que ceux qui prêtent attention aux lyrics, en bref que ceux qui ne seraient pas refrénés par des instincts bienséants de quiétude sociale s’ouvrent aux mystères de cet hommage aux "terres ancestrales ". Contact :
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