A l'heure actuelle, alors que beaucoup d'anciens tendent à se prostituer en faveur du grand nombre tels d'avides démagogues aux obsessions expansionnistes, il est légitime ainsi que justifiable de condamner le Black Metal au même avenir vide de sens que n'importe quel autre milieu infecté par les intentions idéologiques et castratrices moralisantes de la populace grouillante. Les prêcheurs s'infiltrent et injectent leur foi, les faibles qui l'acceptent se font moutons d'un troupeau d'illuminés ou, ce qui n'est pas mieux, tendent à se complaire dans leur puante médiocrité et à en faire une valeur à part entière. Dans tous les cas, l'âge actuel est à la gloire du berger. Seule une minorité de parias extrémistes et autodidactes semble se distinguer de ce monde souillé. Seule une élite semble parvenir à transcender ses ambitions amorales loin de toute religion intellectuelle et de toutes règles mondaines. Cette élite, Blackdeath s'est résolument rangé à ses côtés en ayant accepté pendant dix ans de façonner un monolithe d'intégrité et de haine purifiée de toute humanité. Un monstre dont les entrailles sont aussi sales que l'épiderme. Un rejeton infernal dont la genèse remonte en l'an 1995.

 

C'est en cette année que Parabellum ainsi qu'Abysslooker consentent à mettre au monde Draughwath. J'encourage par ailleurs tous ceux qui s'intéresseraient à cette sombre période de l'entité à se procurer la compilation des excellents titres des deux première démos, sobrement intitulée Apocalyptic Songs, et sortie l'année dernière chez Blutreinheit /Antihumanism Rec. Autant le dire tout de suite, il serait fort stupide de passer à côté tant ses démos résument l'essentiel du registre génocidaire et dépouillé de Blackdeath. Draugwath se dote déjà d'une aura unique, à la croisée d'Ildjarn et d'Ad Hominem, tout un usant de moyens et de méthodes on ne peut plus traditionnelle. Toute la différence réside dans le simple fait que les émotions sont présentes. En témoignent des morceaux tels que le cultissime Black Snow / Dance of Red Donkey (qui reparaîtra d'ailleurs sur Bottomless Armaggedon) dont l'atmosphère insupportablement malsaine plonge l'auditeur dans des sphères haineuses que nul n'est un peut concevoir. Loin de toute décadence pathétique et cancérigène dans laquelle nombres de blackeux dégénérés se plaisent à se vautrer, Parabellum et Abysslooker propagent la peste noire sur les masses tout en restant droits, insoumis, en contemplant celles-ci d'un regard consumé par une haine séculaire dont seuls les pures ont le secret. Point de production efféminée ni de masturbation technique pour ces deux démos, juste un fin mélange de violence aliénante matérialisée et de démembrement auditif. Seuls les pd et les bien-pensants s'en plaindront car ils ne trouveront aucun prétexte culturel à tant de chaos, aucun réconfort idéologique. Qu'ils crèvent. Les autres se délecterons de ce bol d'acide fraîchement tiré d'une batterie de panzer surchauffée pour la simple raison qu'elle est d'une rare authenticité.

 

En 2002, les Russes de Draughwath refont surface avec une volonté toujours plus ferme de répandre leur fiel sulfureux sur les diverses variétés d'untermenschen dont regorge notre splendide planète. Sombre résurrection répondant désormais au doux nom de Blackdeath (peste noire pour les cotoreps) et dont Saturn Sector, premier album du groupe, constitue la concrétisation. Force est de constater que Blackdeath effectue à travers cet opus un mystérieux tournant en se dotant d'une rhétorique aussi obscure qu'insondable et d'un style hybride, à mi-chemin entre un Darkthrone ("première époque" pour faire cliché) et un Mutiilation, oscillant entre une ossature classique parsemée de riffs houleux et d'autres passages aux sonorités criardes, hypnotiques et aliénantes. De nombreuses particularités qui perdureront jusqu'à Fucking Fullmoon Foundation sautent aux yeux dès la première écoute. En outre, Saturn Sector s'avère être un album au contenu beaucoup moins homogène que celui de ces prédécesseurs, épars et éthéré. L'adoption d'un schéma rythmique somme toute plus carré s'accorde parfaitement au son chirurgical et cristallin d'une boîte à rythme méticuleusement programmée; surtout lorsque l'on constate que Blackdeath excelle dans un registre aussi bien mécanique et inhumain que d'une lancinance maladive à faire vomir les mieux constitués de l'intérieur. L'humeur noire qui se dégage de l'ensemble, en plus d'évoquer ces classiques lots de morts que la nature peine à digérer, envahit tout ce que l'auditeur peut conserver de rationnel pour ne plus laisser derrière elle qu'un sentiment d'absurdité et de malaise. D'un point de vue sonore, rien d'extraordinaire n'est à remarquer, si ce n'est que l'utilisation d'instruments ou de samples plus déconcertants les uns que les autres ne font que renforcer ce feeling angoissant d'instabilité, véritable lieu-commun de tous les titres présents sur la galette. D'une rare incisivité, les six cordes soutiennent aussi parfaitement des riffs aigus dans la droite lignée d'un Transilvanian Hunger que des accords inversés d'une gravité subsonique n'ayant rien à envier à un Hate Forest. La basse, habillement mal-menée, est à cent lieux de s'effacer comme c'est le cas pour beaucoup d'autres groupes. D'une lourdeur accablante elle ne fait que confirmer avec succès tout ce que Saturn Sector a de plus inquiétant.

Par ailleurs la mélodie qui clôture "Obey Baphomet", uniquement interprétée à l'aide de cet instrument, offre une conclusion efficace à cet opus d'une rare virtuosité qui laissera dans l'esprit de ses auditeurs le spectre décharné d'une expérience envoûtante et malsaine; une présence qui ne manquera pas de les hanter dans leur solitude et de les conforter dans leur haine du genre humain, de ses déchets en tout genre que la nature n'a pas trouvé judicieux d'achever.

 

Fucking Fullmoon Foundation (FFF), sorti l'année suivante, offre alors une belle conclusion au style développé par son prédécesseur, persévérant à travers un black metal d'une rare nonchalance, toujours plus obscur. Pour cet opus, rien de bien différent n'est à constater si ce ne sont quelques nuances de ton et l'adoption de la langue du Führer concernant une grande parti des lyrics. Dans tous les cas, le registre reste le même: sec, tranchant et chirurgical; dans une propre lignée darkthronienne.

Tout d'abord, force est de constater que le travail visuel adopté offre un riche avant-goût du contenu auditif de la galette. Si l'ensemble de l'artwork peut paraître particulièrement primitif, l'aura qui s'en dégage inspire grandement par sa noirceur, son univers glauque composé de caveaux et de cadavres putréfiés. Un bon point que l'on a trop souvent tendance à écarter alors qu'il contribue en grande partie à l'imaginaire visuel accompagnant l'audition.

Ici, le thème du satanisme, propre à Blackdeath, s'efface quelque peu au profit d'une rhétorique très axée sur la mort, le chaos et les paysages figés des contrées hyperboréennes.

Dès le premier morceau le décor se précise et le constat effectué est des plus jouissifs: tout le macabre de Saturn Sector perdure sous une forme concentrée et toujours plus inhumaine; à tel point qu'il semble logique de se demander à quel monde appartiennent nos deux protagonistes. Le son beaucoup plus sourd de la guitare se substitue habilement à son agressivité passée pour laisser place à une lourdeur viscéralement démoralisante, et qui délègue donc par extension une importance de second plan à la basse. Vierge de grésillement, celui-ci offre un rendu nettement plus professionnel à l'ensemble, le rendant plus distinct (bien que Saturn Sector soit déjà très bien doté de ce point de vue là). L'ardeur des flammes holocaustiques qui jailliront du majestueux Bottomless Armageddon en est donc pour l'instant à un état larvé, mais les quelques envolées génocidaires présentes sur certains titres semblent déjà préfigurer à un futur glorieux . Dans tous les cas, l'atmosphère déjà dégagée par l'univers sonore offre un support des plus adaptés à la créativité de Blackdeath. Les riffs ingénieusement déstructurés ont largement de quoi pousser au suicide n'importe quel mélomane gauchiste bien-pensant et de quoi alerter Patrick Gaubert and cie. D'une dissonance extrême, ils sont à la musique ce que la grande danse macabre est à l'art, et dégagent autant de mauvaises humeurs que les miasmes humides d'une charogne laissée à l'abandon. D'autant plus que les cordes vocales d' Abysslooker, qui commencent résolument à entamer une sévère phase de décomposition,  surpassent déjà bien des prouesses en termes de violence auditive, en déployant un art guttural des plus rauque, digne d'un cadavre ramené d'entre les morts par l'inhalation d'une forte dose de CS pur. Mais, une fois encore, gardons-nous bien de jubiler face à cette infâme déjection façonnée à l'image de la haine éternelle, cet amas de chair pestilentiel ranimé par le courroux des larves. Blackdeath insuffle certes déjà à son art une aura macabre n'ayant rien à envier à un Mutiilation , mais que les fiottes cardiaques s'en tienne à ce dernier méfait, car la suite à de quoi prouver aux négationnistes les plus farouches que la shoah n'est pas un fantasme de sion...

 

La merveille qui suit Saturn Sector a de quoi désarçonner, car il s'agit en réalité de sept tracks capturés en février 1997 . Pour des raisons obscures, cet enregistrement a été réhabilité, remixé et édité en 2002 sous le nom de Bottomless Armageddon. En outre, ce petit séjour en cave ne semble pas lui avoir fait de mal, car, à l'instar d'un cru arrivé à maturité, il fait parti de ces choses qui suscite le respect, que l'on savoure, et que l'on redécouvre à chaque dégustation. Arborant une fière totenkopf surmonté d'un aigle impérial "lycancèphale", Bottomless Armageddon, parait à première vue inaugurer quelque chose de nouveau, un retour aux sources du mal; ne serait-ce que par ce nouveau type de travail visuel nettement plus symbolique, délaissant la richesse ambiante de ses prédécesseur mais aussi par le fait que les morceaux qui y figurent ne sont pas nouveaux... Il s'agit effectivement pour la plupart d'entre eux de titres datant de l'ère précédant Saturn Sector, issus des premières démos et remis au goût du jour. Mais là, il ne s'agit pas d'une vile réédition pédérastique tenant plus du self-suçage de chibre que d'autre chose. Non. Blackdeath insufle une nouvelle vie à ses titres. Comment? C'est bien là tout l'enjeu de chroniquer ce que l'on peut d'ores et déjà appeler "la Troisième Guerre mondiale".

Et c'est bien peu dire quand on remarque que nos deux salauds ouvrent les hostilités en lançant d'entrée de jeu le gros de l'artillerie lourde sur le front, le tout, avec le génie militaire d'un Ludendorff qui aurait vu sa famille se faire éventrer par quelques uns de nos compatriotes. "Obey Baphomet" qui est, soit dit en passant, LE titre de Blackdeath, se propose de vaporiser dans les tranchée la première couche d'ypérite, celle qui surprend et ne fais pas que "piquer les yeux". Bizzarement, ce morceau est rebaptisé pour l'occasion "Baphomet", mais cela ne change rien à son efficacité qui, quant à elle, atteint son apogée. Je ne sais pas par où commencer tant les mots me manquent pour décrire cette boucherie sonore qui a rythmée mes actes de fornication les plus violents, cet appel au déchirement vaginal et à l'éjaculation nasale (et ouais E.M., tu n'es pas le seul), ce monticule de mulâtresses puantes prêtes à être incinérées par les flammes de la victoire: celles d'un bon vieux Flammenwerfer. Le groupe place la barre nettement plus haut, et à l'écoute des premiers faits d'armes, il semble déjà incontestable que Bottomless Armageddon surpasse ses aînés dans tous les domaines. Le son en lui-même effectue une nette régression en se rattachant à ses qualités originelle: porcin, dégradé, sale; il ne s'agit pourtant pas de se complaire dans la facilité comme le font de nombreux groupe autoproclamé "élitistes ug", juste bons à railler Marduk pour compenser et justifier les lacunes de leur fade bouillie sonore. Non, Blackdeath s'oriente bien volontairement vers un style décharné que l'on retrouve à travers tout ce qui compose sa musique. Outre le son, c'est la composition qui semble dévier de sa trajectoire habituelle."Obey Baphomet" qui était un morceau très riche sur Saturn Sector est ici dépouillé au possible. Les riffs semblent épurés pour ne garder que leur essence maléfique. La boîte à rythme se répète inlassablement, perdant toute sa technicité, pour ne plus qu'arborer une primivité des plus brutales. Les mugissements d'Abysslooker n'ont définitivement plus rien d'humain, toujours plus rocailleux et glaireux. Le diktat est clair: Blackdeath entend souiller ses auditeurs par le réalisme presque épidermique de la haine qu'il déploie. Il va de soi qu'une audition de ce cd aurait probablement permit à Friedrich Paulus de maintenir ça ligne de front. Bref, si Bottomless Armageddon devait être résumé en quelques mots, ceux-ci seraient incontestablement: génocide, pogrom, épuration, suppression de bacilles, holocauste, massacre de masses; mais encore: choléra, typhus, tuberculose, diphtérie, érysipèle... ou peste noire! Et pour le plus grand bonheur de la milice, la suite des hostilités se révèle être, quant à elle, tout aussi concluante tant aucun morceau ne déroge à la règle du fléau. Notamment "The fall of gold Jérusalem" qui aurais fourni un agréable accompagnement sonore au triomphe de Titus. Même l'outro concluant la lutte armée recèle d'une grande qualité, voir, se suffit à elle même. Certes, la progression s'avère être des plus linéaires: le groupe ne change pas de recette et les différents morceaux se ressemblent. Mais le blâmer pour ça serait une erreur particulièrement avilissante, digne d'un lâche bâtard qui n'aurait pas eu la qualité d'esprit de remarquer que Blackdeath investit essentiellement dans un feeling despotique et totalitaire dénué de tout artifice. Ainsi je ne suis pas le seul à voir dans les quelques titres que propose la galette des morts en abondance piétinés par des colonnes d'outre tombe, le tout dominé par un décor écarlate prophétisant le destin funeste de notre monde. Fameux tableau holocaustique ne pouvant que ravir les oreilles de l'élite entière, et malmener celles des déchets.                                                                                                                  

Bottomless Armegeddon est de loin le meilleure oeuvre qu'il m'ait été donné d'avoir entre mes mains. Passer à côté serait honteux et mériterait l'exécution sommaire. Que dire donc de plus si ce n'est qu'Abysslooker et Para Bellum sont parvenu ici à exalter l'essence du Black Metal même, en maniant leur haine comme une arme de guerre. Guerre se suffisant à elle-même et qui, dès lors, ne semble plus avoir de raisons d'aboutir à une paix; aussi aryenne soit elle...

 

Après l'écoute d'une telle merveille, on ne peut qu'être exigeant quant à la suite du conflit. Et malheureusement, il convient de reconnaître la part d'ombre que fait Bottomless Armegeddon à son digne successeur: Satan macht frei. Et pourtant ce dernier méfait pondu en 2005 a bel et bien tout pour plaire, et c'est bien peu dire. Par ailleurs, il a le mérite de constituer une réelle "suite" dans la chronologie du groupe (B.A. étant un enregistrement antérieur) en reprenant malgré tout les choses en main là ou Bottomless les avait laissées. On peut donc dès lors se demander vers quel héritage ce nouvel opus va tendre. Et pour le plus grand malheur des sous-êtres, la réponse est aussi claire que le cristal qui joncha les rues teutonnes, la nuit du 9 novembre 1938: Satan macht frei renouvelle sa fidélité envers l'ère "Draugwath". Black Death réforme en effet son art et fait preuve une fois de plus de virtuosité en sachant évoluer, sans pour autant se prostituer en reniant ses origines, ce qui est tout à son honneur. Deux changements particulièrement nets marquent cette progression. Tout d'abord le son qui, non content de se limiter au chaotisme auditif de Bottomless Armageddon, pousse encore plus loin vers les sphères les plus acerbes de la crépitation. Le rendu de la guitare, des plus synthétiques, se rapproche plus d'une transmission radio au sommet de l'Everest que de l'effet obtenu par le branchage d'une metal zone, aigus à fond, en ligne directe. Sans pour autant rendre inaudible chaque "subtilité" mélodique, ce nouvel effet déconcerte grandement à la première écoute. Toutefois, il s'avère vite être très efficace quand il s'agit de cracher des parties bien dégueulasses, accompagnées par les beuglements toujours aussi efficaces d'Abysslooker. D'autre part c'est la boite à rythme qui tend à se détériorer, avilissant toujours plus le registre du groupe en le martelant de rythmes particulièrement frustes et grossiers. Le résultat s'avère finalement être tout à fait à la hauteur, et les compositions, très épurées au demeurant; offrent un support éminemment adéquat au décor sonore, ce que prouve "Satan macht mich frei", le premier morceau de la galette. En effet, le bellicisme propre au groupe se double ici d'une aura beaucoup plus militaire, empruntant même parfois un rythme cadencé bigrement proche d'une marche. Ce totalitarisme structurel, galvanisé une fois de plus par la causticité de la langue d' A.H., atteint une telle excellence lors de certains climax (a)mélodiques qu'il a de quoi discipliner quelques uns de ces nègres banlieusards adoptant la démarche de feu nos ancêtres primates. D'autre part, quelle jouissance quand l'on retrouve avec nostalgie ces fameuses envolées holocaustiques si propres à Blackdeath, qui évoquent toujours avec tant d'efficacité les quelques tracasseries subies jadis par le peuple élu en Pologne... Un peu à la manière de pegmata guerrières aux temps de la grandeur de la Ville, le groupe sait conférer à la plèbe le goût du sang, sans pour autant qu'elle en ait à supporter l'odeur. Finalement, il s'agit là d'un enregistrement bien proche du split avec Mortifera, et qui ne décevra pas les amateurs de cette veine fielleuse et grésillante. En ce qui me concerne, ce dernier assaut en date a largement de quoi rendre jaloux un Ildjarn qui ferait pâle figure face au savant mélange de chaotisme et de droiture dont Blackdeath a le secret.

Bref, nous voilà arrivés au terme de notre devoir de mémoire. Sans pour autant faire de Blackdeath un mythe dont on ne sait en réalité rien, il convient de porter hommage à ce qui, au sein du Hate Korp, a suscité immédiatement l'unanimité. Un feeling agressif et oppressant. Une ambiance malsaine. Une haine authentique. Ce groupe possède déjà de part ses qualités intrinsèques un potentiel inégalable. Et que dire quand vient le moment d'évoquer les formes parfaites par lesquelles se manifestent ces dernières...Ce qui est sûr, c'est qu'il ravira tous ceux d'entre vous qui êtes en train de lire ces pages, pour peu que vous ne vous soyez pas perdu. Ce qui est encore plus sûre, c'est qu'il touchera particulièrement les amateurs d'Ildjarn, d'Akitsa, de Haat et de ce que pourrait être un Ad Hominem, période Planet Zog, en beaucoup plus raw. Toutefois, cette réputation génocidaire est en parti dû à la toute puissance de Bottomless Armaggedon, véritable centre de la discographie du groupe qui draine autour de lui tout ce que le Black Metal a de meilleur: animosité, authenticité, rectitude et aversion. Bref, Blackdeath est à l'humanité ce qu'est le sida à l'Afrique: la juste vengeance d'un organisme supérieur sur une forme de vie à éradiquer.

 

HEIL BLACKDEATH ! 

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A.M.S.G.